Will Louis (1873 - 1959) n'est pas n'importe qui. Disons que ça ne va pas changer votre vie, mais il est quand même associé aux films Lubin, qui étaient basés dans le Sud; lui était justement natif du Maryland, et dans le cadre de sa production, il a engagé pour plusieurs films un acteur doué, surdoué même, génial. Un homme en surpoids qui en jouait (on appelait ça un heavy dans le théâtre) et qui était d'une subtilité confondante en dépit de la balourdise de ses rôles, Oliver Hardy.
Ici, il s'agit d'une comédie réalisée à Fort Lee et New York, dans les studios Edison, on n'y verra donc pas Hardy, qui était probablement parti vers d'autres employeurs... Mais on y verra qu'en ce milieu des années 10, che Edison on cherchait toujours la formule de la comédie parfaite... Et on l'avait peut-être trouvée, car ce film réussit en une bobine (seize minutes) à ouvrir des perspectives narratives, et offre une structure en trois parties, toute en subtilités...
Un homme et une femme s'aiment, mais monsieur a tendance à vouloir vivre sa vie un peu à l'écart, en utilisant le prétexte du travail pour des fiestas arrosées; et madame profite parfois un peu des absences de son mari pour des parties de bridge entre copines... Le couple a beau se jurer de ne plus faire de cachotteries, ils ne peuvent s'en empêcher. Mais lors d'un week-end, les deux époux se retrouvent, dans le cadre de leurs cachotteries respectives, avec un oeil au beurre noir, comme on dit: c'est la manique: comment cacher la chose?
C'est riche et il y a ici une sorte de précurseur des comédies maritales d'un DeMille, avec ces couples qui se vautrent dans le mensonge (généralement, leurs "crimes" sont pourtant bien anodins, il y a une certaine pruderie chez Edison) et s'y empêtrent avec soin! La mis en scène et la direction d'acteurs sont intéressantes, et Will Louis a l'oeil pour le détail: il utilise avec beaucoup d 'adresse la présence d'un tiers par exemple dans les scènes avec le couple, il s'agit souvent d'une domestique, dont le nom n'est pas crédité. Mais elle n'a jamais l'occasion de "jouer la comédie", elle oppose comme un choeur antique une sage et calme observation de la situation, à laquelle elle réagit souvent en soutien au public, dans un naturel parfait... Le film dans son dernier acte s'intéresse à un charlatan come la période en montrait beaucoup, un homme qui se propose de guérir les maux des yeux et ceux du coeur. Pour ce qui est des yeux, je demande à voir. Mais pour le coeur, il est efficace...
Ce court film de huit minutes me semble particulièrement approprié pour un film Edison non attribué: voilà, on ne connaît pas et on ne connaîtra pas l'auteur/autrice potentiel(le) de ce film, qui n'appartient à aucune série (souvent les films d'un groupement de fictions étaient attribués à la même équipe), et n'a en plus aucun acteur reconnaissable puisqu'il s'agit d'une oeuvre à but documentaire...
Mais il est totalement approprié qu'on puisse s'y réfèrer ici en tant que "film Edison" directement: Thomas Edison, dont on rappelle qu'il n'a jamais fait de cinéma, il en a vendu et a contribué à la création d'un certain nombre de techniques, mais la fiction ne l'intéressait absolument pas, était donc passionné par les sciences et techniques. Et sa création (hum... qui a vraiment créé le cinéma Edison?) avait pour vocation de transmettre aussi du savoir pour les curieux.
Donc, ici on nous intéresse aux propriétés magnétiques, et à leur rapport à l'électricité...
Octavius (Barry O'Moore) achète une voiture, avec laquelle il va pouvoir exercer son métier de manière plus efficace: il est détective, et c'est un crack... Ou du moins le pense-t-il. Justement, il se trouve qu'en ville, la police est sur les dents à cause d'une troupe de voleurs de véhicules...
C'est un crack, ça se discute: le monsieur a tendance à trouver les solutions par hasard, semble-t-il... C'est presque un serial, il y a eu douze films de court métrage, tous réduits à une bobine, montrant les aventure gentiment cocasses de ce limier qui se fie à sa chance... La série avait une vocation comique, mais en la comparant à la production Sennett contemporaine, on voit que les films Edison restaient un peu coincés en arrière...
Crédité "Francis Coppola" (un aveu de modestie, après la tendance au grandiose?), ce film fait partie du purgatoire de son auteur... Réputé intouchable et génial après ses quatre coups d'éclat des années 70, le metteur en scène a affiché un profil bas dans les années 80 en exécutant de nombreuses oeuvres de commande, histoire de sauver sinon son studio (coulé par l'échec commercial de One from the heart), du moins sa carrière... Il y est d'ailleurs parvenu, même si parfois il est descendu très bas: de sinistre mémoire, il est le réalisateur de Jack, en 1996...
Pourtant, même s'il n'en était pas du tout à l'origine, ce film brille d'un éclat particulier. C'est un de ces films inclassables, finalement, qui semble bénéficier de ses défauts même. Et il semble qu'il s'y soit retrouvé un peu... C'est pourtant un projet qui ne part pas sous les meilleurs auspices: la réalisation devait être assurée par quelqu'un d'autre (Penny Masrhall), et le rôle principal tenu par une autre actrice, en l'occurrence Debra Winger. Finalement, ce sera Kathleen Turner, encore auréolée de quelques sucès non négligeables, et avant sa descente aux enfers.
Peggy Sue Bodell (Kathleen Turner), 40 ans, se rend à une fête organisée par son ancien lycée: c'est une période incertaine, car elle est obnubilée par son divorce d'avec Charlie (Nicolas Cage); ils se sont mariés très tôt, elle avait 19 ans... La soirée se déroule de façon positive, jusqu'à l'arrivée de Charlie: la panique s'empare de Peggy Sue, et quand elle est élue reine de la soirée, elle fait un malaise.
Elle se réveille en 1960, dans un lit d'hôpital: Peggy Sue Kelcher, 18 ans, vient de faire une prise de sang. Le problème c'est que dans sa tête elle vient des années 80, et que ce retour en arrière n'est pas simple ni à comprendre, ni à supporter...
C'est inclassable: bien sûr, le sujet comme le script invitaient la comédie (légère et fantastique, bien dans la manière du film des années 80, donc), et Coppola et ses acteurs ont joué cette carte à fond, en particulier dans les déclages inévitables d'une personne d'un certain âge, qui est dans la peau d'une personne plus jeune. Ainsi quand Peggy Sue, arrivée chez ses parents, boit de l'alcool pour se remettre les idées en place, ou quand elle explique à son prof de maths qu'elle sait, par expérience, que l'algèbre ne lui servira à rien dans sa vie future... La comédie se double d'un degré d'acceptation particulièrement élevé de l'absurdité de la situation, Peggy Sue réussissant assez rapidement à reprendre le dessus, et à pragmatiquement s'adapter.
Le fantastique ne sera évidemment pas expliqué, puisque d'une part ça ne sert à rien, et d'autre part ce n'est évidemment pas le sujet. Mais il y a quelques non-sequiturs malgré tout, comme cette cérémonie étrange à laquelle son grand-père (l'un des rares qu'elle ait mis dans la confidence de sa vraie situation) 'a conviée, pour plus ou moins lui restituer son époque. Mais l'essentiel du film est évidemment dans l'introspection, la nostalgie, le questionnement du rapport affectif à l'autre, et la possibilité illusiore de pouvoir refaire sa vie. Le film, après tout, s'appelle, inspiré par la chanson de Buddy Holly, Peggy Sue Got Married, et non Peggy Sue Got Divorced... C'est dans un parcours mental qui va lui permettre de reconstituer le puzzle de son mariage avec Charlie, que la clé du film réside. Tout repred sa place dans une scène de 1960,quand Charlie lui avoue son amour et qu'il y a échange de bijou... Un bon vieux mariage de substitution, comme dans les films sentimentaux de Frank Borzage. L'étrange situation de Peggy Sue est peut-être assez facile à accepter, parce qu'il lui permet un exercice de nostalgie grandeur nature... Comme à Coppola et son public, qu vont se retrouver devant l'Amérique de 1960: ses voitures (Sherwood Green, Candy Apple Red, Lake Placid Blue... Les nuanciers de l'époque), sa musique, sa télévision...
Le "voyage dans le temps" permet aussi de goûter à l'interdit, comme cette rencontre qui n'avait pas eu lieu dans le passé de Peggy Sue, avec un beatnik de son lycée, qui lui faisait secrètement envie dans la réalité... Mais tout, au final, renvoie à l'idée que pour Peggy, c'est Charlie, et pour Charlie, c'est Peggy. Pourtant, dans le prologue (années 80), de nombreuses allusions à d'autres possibilités se retrouvent évoquées, comme ce personnage de Richard, qui était un élève brillant (donc la bête noire) et qui a réussi au-delà de toute espérance. Et si Peggy Sue refaisait sa vie avec lui? Le lien entre les comportements des personnages dans les années 80 et dans les années 60 est aussi un ingrédient de la comédie, mais un facteur malin d'identification des personnages... Et l'un des aspects les plus faux du film: on voit bien que les personnages sont incarnés par des acteurs trop jeunes dans le prologue pour être quadragénaires, et trop vieux dans les années 60 pour être des lycéens. Mais on les reconnait sans problèmes...
Mais cet aspect finit par cristalliser le côté symbolique du film, situé dans un espace mental, celui d'une personn coincée entre ses désirs passés, et sa morosité ambiante. Il lui faut bien un peu de magie... et ça passera par deux ou trois choses, une robe magique qui fait le lien entre les deux époques, ou encore une idée culinaire de la grand-mère, bonne fée du film. Par contre, Nicolas Cage, neveu du metteur en scène, est ridicule de A jusqu'à Z, qu'il soit le Charlie quadragénaire (maquillage outrancier, comportement qui lui donne plus un côté vieux sexagénaire louche), ou en Charlie de 18 ans...
Mais cette comédie nostalgique était dans l'air, puisqu'une année auparavant, Robert Zemeckis avait embarqué Marty McFly dans le passé de ses parents. La comparaison est déloyale, mais ce film de "Francis Coppola" est, disons, un sympathique bonbon de nostalgie qui se laisse regarder.
Peut-on faire plus anglais que ce film? Il est situé dans la campagne anglaise, comprend la narration d'une rivalité entre une compagnie d'autocars (on devrait d'ailleurs plutôt utiliser le terme au singulier), il est beaucoup question de pubs, et patrmi les nombreux personnages passablement obsessionnels, il y a un pasteur tellement passionné de trains qu'il ne pense qu'à ça...
A propos de "ne penser qu'à ça", qu'il me soit permis de dire aux linguistes anglophiles, que la localité de Titfield ne cache absolument aucune pensée cochonne... reprenons: à Titfield, donc, on ferme la gare, car la seule ligne qui y passe n'est plus rentable. Les locaux se désolent, sauf les gérants de la compagnie locale d'autocars évidemment. Certaines personnes décident de réagir, et de contrevenir la récente loi de nationalisation des trains, en recréant la ligne à titre privé. Ils trouvent donc un excentrique local richissime pour la financer, et des volontaires pour conduire la locomotive. Mais évidemment ça ne plaira pas à tout le monde: donc, sabotage, magouilles et inspections obligatoires vont se succéder...
C'est la quintessence d'un style, celui des studios ealing, dont Charles Crichton était l'un des piliers: une combinaison réussie entre des sujets totalement Britanniques, une réalisation attentive aux acteurs, ces derniers qui généralement s'en donnent à coeur joie (Stanley Hollowway, en richissime soiffard, qui paie des tournées générales en permanence parce que ça lui permet de boire sans honte ni remords), et un ton en douceur; pas de vulgarité excessive, et si satire il y a elle est douce. Même Kind hearts and coronets, le film le plus célèbre du studio, avait la politesse de sa grande classe...
Et puis derrière cette Angleterre pastorale, qui semble se recroqueviller sur ses habitudes (un personnage accuse les nouveaux promoteurs d ela ligne d'empêcher le progrès), on a surtout une merveilleuse histoire d'entraide... Bien farfelue comme il se doit. Et puis pour finir, quoi de mieux qu'une histoire de train pour représenter le pays du Trainspotting?
Ce film est sorti en été, la saison idéale pour ce genre d'histoire! le titre fait directement allusion à la nature, mais aussi probablement au naturel de son héros, un quinquagénaire bourgeois et acariâtre, qui se plaint tout le temps... mais de quoi, au fait? En prime, le titre vient en droite ligne de Shakespeare, donc ça lui donne un faux air de leçon essentielle...
C'en est une du reste: le monsieur se retrouve à bougonner dans les bois, au bord d'une rivière, puis se rend compte qu'il n'y est pas seul: un garçon est aussi présent, qui va le pousser à s'arrêter, se poser, et profiter de la nature autour de lui. En quelque sorte, il entre en contact avec le petit garçon qu'il a été, et réapprend les plaisirs simples d'être dehors, de pêcher, de ne penser à rien. Il demande alors au petit garçon de porter un message à son épouse, dans lequel il lui explique qu'il va rester domrir à la belle étoile, ça le rendra meilleur.
Vous pariez combien qu'elle le rejoint?
Blague à part, c'est un peu sentimental, oui, mais c'est pour la bonne cause! On va devoir évidemment faire taire nos remontrances contemporaines, car quand on voit un homme de cinquante ans qui se baigne dans une mare, aux côtés d'un garçonnet, forcément, on voit les choses différemment. Aucune malice dans ce petit film rafraîchissant...
A New York, un Allemand fraîchement débarqué prend le tramway; il demande au contrôleur comment il peut se rendre à sa destination une fois sorti du véhicule, on lui propose de suivre une voyageuse qui s'arrête au même endroit. Mais celle-ci s'interroge pourquoi cet étrange personnage la suit un peu partout, et fait intervenir la police...
C'est un bien étrange film, car on aurait bien sûr pu imaginer de délirantes ramifications dans toutes les directions. Stan Laurel, quelques années plus tard, fera d'ailleurs des variations pour Roach sur le même thème. Mais ici, ça reste une vignette qui fait état d'une situation finalement assez répandue aux Etats-Unis à cette époque où le pays n'était pas encore replié sur lui-même, et les citoyens comprenaient qu'on puisse venir d'ailleurs...
Jusqu'à un certain point cependant, puisqu'ici cela va aller jusqu'au procès. Le film reste malgré tout d'un grand optimisme, et ose même un happy-ending assez inattendu, qui nous montre que l'auteur ne s'arrpetait pas non plus aux conventions physiques, en montrant un avenir possible pour un couple fait d'une avenante créature et d'un immigré Allemand à l'embonpoint proéminent...
Un bateau pirate, le Sheba Queen, vient à bout d'un vaisseau de la marine Anglaise. La seule personne à bord du bateau vaincu, ce sera Pierre François (Louis Jourdan), un énigmatique prisonnier, et la capitaine pirate, Anne Providence (Jean Peters) le trouve parfaitement à son goût... Ce qui n'est le cas ni des marins, représentés en particulier par Dougal (James Robertson Justice), ni du médecin de bord (Herbert Marshall), un déclassé alcoolique en mal de rédemption, et encoremoins du mentor d'Anne, le pirate Barbe-Noire (Thomas Gomez)... Ils ont raison: c'est un infiltré pour la couronne Britannique...
Ca sent évidemment le pitch: "un capitaine pirate qui est en réalité une femme"... Tourneur le prend pour ce qu'il est, et n'en profite pas pour, par exemple, installer un suspense suivi d'une révélation. D'une part, le titre annonce directement la couleur, d'autre part il préfère sans doute la voie inverse: montrer le capitaine Providence comme une pirate aussi impitoyable et dure que n'importe quel autre pirate, puis par petites touches, révéler la féminité qui se cache derrière cette carapace... N'oublions pas qu'on est en 1951, et que les conventions s'appliquent sans la moindre discussion. Mais dans le film, ces deux aspects du personnages entrent en conflit... Un phénomène qui évidemment renvoie à la carrière de Tourneur, et ces personnages déchirés entre la raison et le surnaturel, par exemple...
Tourneur, on le dit souvent, s'investissait dans un film jusqu'au moindre détail; il avait besoin de croire en ce qu'il montrait, et ce film n'est pas une exception... Mais il navigue (si j'ose dire) en des eaux bien plus conventionnelles que ses westerns, ses films noirs, et ses films fantastiques. Tout y est, les pirates soiffards, l'île de La Tortue, les perroquets, le marin avec le cache sur l'oeil, la Planche... Le Technicolor rutilant (Fairbanks avait raison, quand il disait qu'il était difficile de concevoir un film de pirates sans ces couleurs délirantes, ces rouges rouillés, ce bleu-gris des tableaux du XIXe siècle) ajoute à cette patine qui tend à enfermer le film dans une catégorie "samedi soir de pluie"... Peut-être le casting est-il en cause? Louis Jourdan ne sera jamais Gregory Peck, et il semble que Jean Peters ait été le deuxième choix après Susan Hayward... Si on ajoute la présence de l'éternellement mauvais James Robertson Justice, et les excès de Barbe-Noire, il n'y a guère que Herbert Marshall qui s'en sorte. D'ailleurs... Tourneur a adoré le personnage, il a une vie intérieure palpable. La vie compliquée de Marshall a joué un rôle là-dedans, à n'en pas douter...
Pendant la seconde guerre mondiale, sur l'île ecossaise de Todday, on fait face à un drame sans précédent, un vrai désastre; une pénurie de whisky... Mais quand un bateau s'échoue le long des côtes, c'est un miracle: il en transportait justement 50 000 caisses... l'armée, représentée par le capitaine Waggett (Basil Radford) a pour mission de protéger la cargaison, mais les villageois ont pour leur part une autre conception des choses...
C'est le premier film d'Alexander Mackendrick, et il s'inscrit fort bien dans le style Ealing, si distincrif: la comédie n'y est jamais jouée à la farce, et toutes proportions gardées, on sent dans la description de la vie à la dure de cette île des Hébrides, comme un écho d'un autre film dans un cadre similaire, la tragédie en moins: je veux parler de The edge of the world, de Michael Powell, bien sûr.
Mais la comédie de caractères l'emporte, en subtilité bien sûr: outre Basil Radford, absolument parfait en officier Britannique très comme il faut et totalement dépassé par les événements (il faut voir la tête de Radford quand il téléphone à ses supérieurs pour aviser, et qu'il entend un gradé lui demander de lui "garder une caisse"), on appréciera Joan Greenwood en standardiste à marier: avec sa diction si caractéristique, elle vampirise les scènes dans lesquelles elle apparaît...
Un riche propriétaire explique (vertement) au petit ami de sa fille qu'il refuse de le voir la courtiser... Considérant sa vie sentimentale finie, la jeune femme se tourne vers l'altruisme: elle va aider la cuisinière, Molly, une indécrottable romantique, à séduire le garçon de ferme... Pendant ce temps, son propre fiancé va-t-il acquérir un peu de force mentale et tenter de la conquérir?
C'est une petite comédie, en une bobine, réalisée par un metteur en scène qui chez Edison était désormais identifié à ce genre de film... Le décor rural est mis à profit, et offre une sorte de vision idyllique de la campagne Américaine, dans un film qui se fait un écho (fort lointain) à Cyrano, mais vu d'un point de vue féminin. Qu'on se rassure: à la fin, on célèbrera deux mariages...