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3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 21:47

Un loup (ressemblant furieusement à un coyote et je ne parle pas que du design, mais je m'en tiendrai là) cherche à se servir dans un troupeau de moutons, gardé par un chien intrépide, laconique et très efficace... 

Chuck Jones a parfois "exporté" son concept de bestiole malchanceuse dont toutes les tentatives sont par définition vouées à l'échec. Ici, c'est l'un des films d'une série sporadique et mineure qui met aux prises le loup et le chien, sur fond de moutonneries... C'est drôle, et doté d'un timing exceptionnel. Il n'y a rien de trop, et le film se termine sur un gag quasi Keatonien: les eux animaux se font relever, et quand ils arrivent sur les lieux de leur conflit, ils doivent pointer...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 21:37

Un couple vit au plus près de la montagne, ils ont un nouveau né. L'homme part pour couper du bois, mais le bébé reste sans surveillance: un aigle le prend pour le ramener dans son nid. Une expédition se forme, à sa tête, l'homme (David Wark Griffith), qui va secourir l'enfant au péril de sa vie...

C'est un petit film modèle, finalement, qui permet au plus important réalisateur du début de la décennie suivante de faire sa première aparition, du moins la première notable. Ce film doit sans doute l'avoir marqué, car on retrouvera souvent cette dynamique, faite d'un mélange de descrition, d'urgence et de montage très clair. L'enjeu lui conviendra aussi, puisqu'ici il est question de son principal dada: une menace sur le bonheur d'une famille, mise en perspective dans un suspense important...

Le film a été partiellement tourné en studio à Fort Lee, ce qui se voit (la cabane dans la montagne, photo suivante), mais l'essentiel est en fait tourné en extérieurs, dans les bois. Ce qui est un atout important... Mais on retiendra aussi l'animation impeccable (même si un peu lente) de l'attaque de l'aigle.

 

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Published by François Massarelli - dans Edwin Porter Thomas Edison David Wark Griffith Muet
3 avril 2024 3 03 /04 /avril /2024 21:31

Dans ce qui est l'un des derniers films, sinon le dernier, de Porter en 1907, les deux auteurs putatifs (on ne sait toujours pas exactement s'ils étaient partenaires, ou s'ils se relayaient de film en film) posent les jalons d'une comédie qu'on hésite un peu à qualifier de "sophistiquée"...

Un employé de bureau se fait sermonner pour le fait qu'il est systématiquement en retard. Il trouve un moyen de se réveiller tot en imaginant un système "ingénieux"... Mais il se fait entrainer par un véhicule, qui l'amène, en pyjama, au bureau, plusieurs heures avant l'ouverture!

Oui, c'est sophistiqué, car contrairement aux lois déjà en vigueur pour le burlesque, notamment chez Vitagraph, ce film ne cherche pas à jouer la carte du grotesque. Il se situe dans un monde socio-énonomiquement identifié, avec un protagoniste qui travaille et qui met son poste en jeu...

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Published by François Massarelli - dans Edwin Porter Thomas Edison Muet
1 avril 2024 1 01 /04 /avril /2024 14:50

Dans une très bonne famille, le plus jeune rencontre une petite fille qui n'a personne pour jouer avec elle... Quand ils parlent de Noël, ils ne se comprennent pas: lui parle du père Noël, elle n'y croit pas. Et pour cause, puisqu'elle vient d'un foyer très pauvre, et sa mère n'a pas les moyens de lui offrir des cadeaux... 

Exécuté avec en tête l'idée de poursuivre l'expérience de l'année passée, durant laquelle Edison avait déjà sorti un film dans la même thématique (The Night before Christmas), ce petit film renouvelle avec une certaine sensibilité le concept des films de Noël! Encore une tradition qui finirait par devenir incontournable...

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Published by François Massarelli - dans Muet Edwin Porter Thomas Edison
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 15:49

Un auteur bloque sur son nouveau roman, et un de ses amis lui suggère de s'aérer l'esprit en prenant du bon temps, loin si possible de son épouse. Il part donc à Paris, après avoir prétendu se rendre "à Springfield" (d'après les intertitres Anglais du moins), pour retrouver "le professeur Mikkelsen". Mais à Paris il prend pltôt du bon temps auprès d'un ami fêtard, Laurent. Quand il revient, son épouse qui a découvert le pot-aux-roses lui tend un piège...

C'est du boulevard, donc si vous me suivez bien vous en conclurez que ce film est une comédie muette Danoise. Oui, vous avez bien lui, au pays de Carl Theodor Dreyer, on apratiqué la comédie, et pas seulement Lau Lauritzen, et ses accolytes Doublepatte et Patachon! ...D'ailleurs Andersen, scénariste, a travaillé avec ces derniers, et Emanuel Gregers, Andrs-Wilhem Sandberg et même Dreyer, en quelque sorte, ont fricoté avec la comédie...

Mais ce film est décevant, parce qu'il repose sur une intrigue mécanique de boulevard, pas très éloignée d'ailleurs de What price Goofy? de Leo McCarey avec Charley Chase. Sauf que celui-ci se limitait à deux bobines. L'intérêt de ce film reste très limité, mais on relève un peu la tête lorsque dans une soirée, non pas un, ni deux, mais carrément trois "professeurs Mikkelsen" font leur apparition. Mais sinon, le personnage principal, interprété par Rasmus Christiensen, et sinon le personnage secondaire d'un prétendant efféminé à la belle-soeur du héros, interprété par Peter Malberg, n'en finissent pas d'irriter!

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Published by François Massarelli - dans Muet 1927
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 15:42

Un homme souhaite épouser une jeune femme qui est la fille d'un propriétaire de chevaux. Mais ce dernier ne voit pas cette union d'un bon oeil... Il finit par accepter que le jeune homme participe à une course pour déterminer qui sera le vainqueur de la main de sa fille...

Le film est très obscur, retrouvé il est vrai sans intertitres, mais il semble bien que ce soit son état original... il est très probable que ce soit un remake ou plutpot un plagiat d'un autre film de la concurrence et qu'il ait été décidé que les spectateurs seraient sans doute familiers avec l'intrigue! 

N'empêche ce film appartient en plein à une époque formative, durant laquelle on commence à raffiner les ingrédients du mélodrame, à travers cette course, ces péripéties (avec évidemment parmi les participants à la course, un inévitable traître sans scrupules!), et cette durée limitée à une bobine, mais dans laquelle chaque centimètre carré de pellicule est utilisé. Le cinéma classique est en marche...

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Published by François Massarelli - dans Thomas Edison Edwin Porter Muet
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 11:21

Tout part d'un constat: dans une coté moderne (New York?), le policier Porky doit empêcher Daffy Duck, caard sans abri, de s'installer n'importe où... A un moment, on voit même qu'il a délogé un écureuil dans un parc, enlevant de son terrier tout le mobilier! Il finit par s'installer dans la vitrine d'un magasin...

C'est un cartoon en Cine-Color, le système de couleurs au rabais utilisé ans les cartoons Warner avant l'avènement du Technicolor trois bandes... La qualité s'en ressent un peu, mais la bonne santé et l'énergie déployées dans ce court métrage rattrapent clairement la situation! D'abord, Daffy est le VRAI Daffy Duck, pas un minable mesquin comme il le devenait chez les autres metteurs en scène. Arthur davis lui garde sa folie furieuse, son côté indomptable, et son sans-gène caractérisé...

Une scène montre d'ailleurs que le metteur en scène a des idées: quand orky avise Daffy qui vint de s'installer dans la vitrine, la conversation (tendue) est vue de chaque côté de la vitre, mais à chaque fois on se situe du côté qui écoute, pas chez celui qui parle. Sinon, des éléments d'animation renvoient aux déformations légendaires des films de Bob Clampett...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Arthur Davis
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 11:14

Une série de gags liés au Pony express... Sauf qu'ici, c'est le Phony express (un jeu de mots intraduisible, autour de Pony et de l'adjectif phony): on se rappelle (du moins j'espère, attention, car je pourrais bien ramasser les copies) de cesystème postal en vigueur ans l'Ouest américain avant l'avènemen du train: on transportait le courrier à cheval, des postiers sur-entraînés devant parcours des centaines de kilomètres avec des chevaux qui étaient relayés... De quoi intéresser le monde du cartoon, en effet!

Ce genre de film était plutôt l'apanage de Tex Avery, et on sent l'influence du vétéran sur le jeune Chuck Jones, qui à l'époque multipliait déjà les expériences. Mais plutôt que de se laisser aller à enchaîner les anecdotes disjointes, il nous raconte une vraie histoire avec un seul protagoniste, chargé d'une mission délicate...

La belle esthétique 'ronde" des débuts de Chuck Jones, héritée d'une fascination pour les équipes de Disney, fait ici merveille...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Looney Tunes Animation
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 11:06

Un père caille (Quentin quail, donc) décide de montrer les plus importantes choses de la vie à son petit, Toots: comment chasser un ver. Mais ce n'est pas facile, car la petite bestiole se défend, d'une part, et un gros corbeau brutal se mèle de la partie...

C'est un film assez souvent nerveux, dans lequel on remarquera deux choses: on a le sentiment d'une forte accélération du rythme, qui met mal à l'aise, et comme les protagonistes choisissent un registre bavard et hystérique, ce n'est pas toujours très confortable. Et sinon, le décor est souvent placé de trvers, renforçant l'idée d'inconfort. Curieuses expériences... Sinon, la dynamique entre un personnage "adulte" et un jeune plus dégourdi est un classique du genre, mais ce n'est pas un très grand film. A noter, le personnage de la caille est né d'une idée de Clampett... Mais Chuck Jones n'est pas Bob Clampett.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
31 mars 2024 7 31 /03 /mars /2024 10:53

Un bateau arrive à quai, et sa cargaison exotique est débarquée: principalement des bananes, mais aussi un grain de sable inattendu, un tout petit éléphant... Celui-ci va semer malgré lui l'incrédulité, la désolation et pour tout dire la confusion généralisée sur son passage, sans rien faire ou presque.

Jones, qui aimait à expérimenter sur bien des points à commencer évidemment par l'esthétique même de son style, appréciait de sortir des carcans des personnages établis, quitte à lancer de nouvelles franchises, dont il s'avérait le maître incontesté: on pense bien sûr au Coyote ou à Pepe le putois... Mais ici il fait un pur one-shot, surprenant par la simplicité de sa non-intrigue: une série de vignettes dans lesquelles des gens voient le cours de leur jourée perturrbée par la vision d'un minuscule éléphant... Un film tout en finesse.

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes