Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 17:53

Norm McCabe ayant hérité de l'unité de Clampett, promu aux films en couleurs, il était inévitable qu'il reprenne aussi la tendance généralement profitable que Clampett lui-même avait imité de Tex Avery: faire des films en forme de visite exhaustive et loufoque d'un environnement quelconque, prétexte à jeux de mots idiots et autres situations idiotes, le tout enrobé d'une animation plaisante. Le lieu, cette fois, est un zoo comme le titre l'indique...

Porky y a une mission importante: nourrir la girafe... Sinon, il est quasi absent. Et notons la présence d'un gag au sens douteux, encore une preuve que Clampett n'était pas parti depuis très longtemps: on nous présente un Ours de l'Alaska, dont la méthode de chasse est de serrer ses victimes dans ses bras. Il se jette sur un mouton et commence à le serrer dans tous les sens. Lorsque le commentateur s'émeut, le mouton lui lâche: "Oh, for goodness' sake, mind your own business!", soit "occupe-toi de tes affaires!"...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Norm McCabe
24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 19:06

Ce film avait avant sa sortie, déjà une réputation désastreuse... Si Kevin Costner, principal instigateur du projet, et selon la rumeur un peu plus encore, avait eu la présence d'esprit de demander conseil à James Cameron, il ne se serait pas fait. Mais comment voulez-cous prendre une telle histoire au sérieux?

Suite à un désastre écologique lambda, la terre est entièrement couverte d'eau... apparemment. Ce qui n'empêche pas le vulgus pecum d'espérer trouver la mythique terre émergée, dont on dit qu'elle existe quelque part. S'il y en a un qui n'y croit pas, c'est bien le Mariner (Kevin Costner), un solitaire qui écume les mers avec son trimaran. C'est un mutant, il a des branchies, lui permettant une telle endurance sous l'eau qu'il a pris l'habitude de piller les villes immergées pour en ramener des trésors, car dans Waterworld, tout s'achète et surtout tout se troque. Par contre, le Diacre (Dennis Hopper), un bandit qui avec sa bande s'est appropriée les milliers de litres de l'Exxon Valdez (sic) croit dur comme fer que la terre existe, et il sait qu'une fille, la petite Enola, possède un tatouage qui est une carte pour la trouver; le Mariner, suite à des circonstances qu'il serait fastidieux de raconter ici, se retrouve flanqué de deux passagères: une jeune femme, Helen (Jeanne Tripplehorn), et sa jeune protégée... Celle-ci bien sûr, n'est autre qu'Enola (Tina Majorino).

Côté pile, Costner voulait faire un film de science-fiction post-apocalyptique quasi intégralement tourné sur l'eau, avec tout ce que la mythologie du genre compte de figures imposées (Les petits groupes humains fragiles, le solitaire, la méfiance permanente, l'apprentissage de l'autre, l'existence d'un mythe pour retrouver une part d'humanité, et bien sûr la bande de zonards/zombies/débiles/ultra-violents ou tout autre truc dans ce genre qui, selon la formule de Joss Whedon dans Firefly, "sont allés à l'autre bout de l'enfer et en sont revenus plus dangereux encore"... Tout y est). Mais c'était miné d'avance, car la chose était un travail de titan, et surtout tellement chargé en kitsch que le spectre de l'auto-parodie involontaire guettait, rigolard, en amont...

Suite, j'imagine à des tergiversations, des négociations, des discussions sans fin, et des changements de personnel, le destin du film a été, heureusement, changé. Par l'expression "changements de personnel", je veux bien sûr parler en particulier du départ de Kevin reynolds, qui n'en pouvait plus d'avoir la star du film constamment sur le dos pour lui dire quoi faire, et qui a claqué la porte... Comme il n'a pas été officiellement remplacé, il paraît sensé de créditer Costner de la réalisation. Et c'est de fait lui, bien qu'il n'en ait pas été crédité, qui a eu le final cut...

...Ouf, il 'a pas fait "Danse avec les phoques"! Et donc, côté face, Costner a laissé l'humour du projet prendre le dessus: Dennis Hopper, en particulier, avec sa bande de kamikazes fumeurs, nous empêche en permanence de prendre quoi que ce soit au sérieux... Costner a veillé à resserrer le montage, mettre en évidence l'action, et au final on a un film parfaitement distrayant, volontiers kitsch, avec tous ces objets rouillés qui s'entrechoquent, et sans temps morts. Et surtout, surtout, parfaitement décérébré...

Comme Costner comprend vite, il a refait le film avec The Postman, mais sur terre. C'est un peu intelligent. Mais pas beaucoup quand même parce que Waterworld a été un échec commercial particulièrement cuisant. Mais il est édifiant de comparer les deux films, leur structure, le personnage principal... Jusqu'à une courte scène de Waterworld qui préfigure la rencontre avec Olivia Williams dans The Postman.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Science-fiction Kevin Costner
21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 18:38

Des fois, il est ardu de commencer une chronique... Mais rarement à ce point. Rappelons pour commencer que ce film est l'un de ces cas à part, tellement reconnu comme étant mauvais, et par tant de monde, que c'en est officiel. Un ratage certifié, qui a raflé tous les prix pour lesquels il avait été nominé... à une distribution de hochets pour les pires films, acteurs, producteurs, réalisateurs, etc...

Bref, c'est un navet officiel. Et pourtant, c'est aussi un film assez rigolo à regarder, et pour lequel on n'a pas regardé à la dépense: il dure presque trois heures. L'énorme succès de Dances with wolves, en 1991, a peut-être beaucoup fait pour que les distributeurs (Warner en l'occurrence) en autorisent la diffusion.

Ils s'en mordent les doigts depuis.

Et pourtant, Costner qui s'est lancé dans ce film à l'issue du naufrage de Waterworld (Signé par Kevin Reynolds, mais tout le monde savait qui était le patron!), aurait dû s'abstenir. Au monde entièrement sous eau de ce dernier film, The Postman substitue un environnement post-apocalyptique plus classique: les étendues sauvages et désertiques du Nord-Ouest, en particulier de l'Oregon. Le gouvernement, les villes, la technologie, rien n'a survécu à une événement d'ailleurs jamais expliqué qui a poussé le monde dans le chaos. Un fermier a profité de l'occasion pour créer une troupe de bandits à sa solde, unis par une sorte d'éthique vaguement militariste, raciste, et basée sur la loi de la jungle. La tâche, pour tout un chacun: survivre.

Dans ce contexte, un voyageur solitaire se voit réquisitionné par la troupe en question, menée par l'illuminé Bethlehem. Il s'échappe, et se réfugie dans un véhicule abandonné: une camionnette de la poste; a l'intérieur, il trouve du courrier, un uniforme de postier, et une idée toute simple: pour donner confiance aux villageois qui pourraient éventuellement le chasser, il va prétendre être un facteur, mandaté par un gouvernement rétabli... En dépit de la méfiance de certains, le truc marche. Mais il marche si bien qu'au bout de quelques temps, le "facteur" commence à croiser d'autres facteurs, mais eux croient à fond en leur mission...

L'idée du roman de David Brin est bonne: d'une part, le poids symbolique du courrier est une réalité, et d'autre part, la façon dont naît une idée, presque par hasard, qui va changer le monde, sied bien à cette histoire improbable située au-delà d'un événement mythique et qui ne sera jamais explicité. Mais au final, tout se résume à une lutte entre deux camps, le bien et le mal, une lutte dans laquelle il est impératif de choisir son camp; et si le réalisateur Costner, lui, a choisi, bien sûr, car il sait ce qu'il veut faire de ces chevauchées, de ces ralentis, de la musique de James Newton Howard, de ses héros. Mais le personnage passe les trois-quarts du film à faire sa chochotte...

Et pourtant il y a des acteurs, Olivia Williams, par exemple, ou Larenz Tate. Il y a même un peu de baroque (Mais pas assez: pensons à ce qu'aurait probablement fait de ce western futuriste le Joss Whedon de Firefly...), et un peu d'humour: notamment à travers ces mercenaires bas du front qui veulent qu'on leur montre un film, mais qui râlent pour qu'on remplace le film d'action qui leur est proposé, par The sound of music... Bref, si le film est plaisant à regarder, c'est certainement très involontaire. Un critique a d'ailleurs rebaptisé le film à sa sortie, en hommage à son réalisateur, Dances with myself. Et je pense que le ratage apocalyptique de ce film a aussi été pour beaucoup, en dépit de la qualité évidente des deux autres oeuvres de Costner, dans le fait que sa carrière s'est arrêtée au bout de trois films (Le troisième, Open range, est un western sorti en 2003, et est d'une grande dignité). Quatre si on compte Waterworld, mais je ne souhaitais pas me mouiller.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Kevin Costner Science-fiction
21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 12:09

C'est à la fin de son contrat avec la First National, qui distribuait les "Mary Pickford productions", que Mary Pickford a mis en chantier ce film, avec son équipe habituelle. Le réalisateur en est le déjà chevronné vétéran Sidney Franklin, dont on peut quand même dire que même si ce n'est pas un Ford, un Murnau ou un Borzage, ce n'est quand même pas n'importe qui, et sa patte (la qualité!) se ressent du début à la fin du film. Charles Rosher est à la caméra et là aussi c'est une valeur sûre qu'on ne présente plus... Le film est une comédie qui se pare d'un message humaniste de bon aloi, bien présenté au milieu de plusieurs intrigues savamment organisées entre elles:

Alexander Guthrie (Ralph Lewis) est un puissant financier, sans scrupules ni limites, qui n'est pas spécialement dérangé par le fait d'écraser littéralement les autres. Il croit en la loi de la jungle et n'a que mépris pour les pauvres. Sa petite-fille vit avec lui, et Amy Burke (Mary Pickford) n'est pas loin de partager les idées de son grand-père. Mais elle s'ennuie... Du coup, quand son père, (Dwight Crittenden) un chercheur en sociologie qui voyage beaucoup dans le cadre de ses recherches, vient passer le week-end, elle le supplie de l'amener avec lui.

Le problème, c'est que le père se rend dans les bas-fonds du'ne ville moderne, afin de vivre l'expérience des gens qui n'ont pas d'autre choix que d'y habiter, et Amy va devoir s'habituer à de toutes autres circonstances que celles dans lesquelles elle a vécu jusqu'à présent. Elle va aussi découvrir le monde, et "see how the other half live", selon l'expression consacrée: voir comment les autres vivent...

Outre cette expérience qui va particulièrement ouvrir les yeux de la jeune Amy, on s'intéresse à d'autres habitants de la rue mal-famée choisie par John Burke: William Turner, un jeune homme dont on va vite apprendre qu'il a été l'une des "victimes" de la méchanceté du vieux Guthrie, et qui n'est pas indifférent à la jeune Amy; les deux voisins ennemis, O'Shaughnessy (Andrew Arbuckle), l'Irlandais et Isaacs (Max Davidson), le Juif, qui passent leur temps à se battre et qu'il va falloir tenter de réconcilier; enfin, Peter Cooper est un mystérieux inconnu venu quelques temps après Amy, et qui va s'humaniser à son contact, tout comme la jeune femme va commencer à développer une véritable empathie pour son prochain. Bien sûr, on n'aura aucune difficulté à reconnaître Ralph Lewis en Peter Cooper: c'est Alexander Guthrie qui vient surveiller sa petite fille dans sa nouvelle vie, et qui va lui aussi changer.

C'est tout sauf une leçon de morale: c'est une fois de plus un film dominé par l'énergie de Mary Pickford, qui montre un vrai humanisme comme elle le fera si souvent, quelles que soient les conditions dickensiennes et les clichés conservateurs de ses films. Mary Pickford y vit au milieu d'un authentique melting pot où tout le monde se serre les coudes, et fraternise, même les "voisins ennemis" mentionnés plus haut... Et c'est aussi et surtout une comédie, qui vire parfois au slapstick (Un accident de voiture au début, sans gravité mais traité à toute vitesse comme il se doit, une série de scènes de jeu entre Mary et les enfants locaux), et qui est toujours marquée d'abord par le jeu, avant les intertitres. C'est du grand cinéma muet, lisible et totalement soigné, dans lequel on finit par oublier le studio, pour se laisser aller à la tendresse de l'ensemble. Bref, c'est fabuleux.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Comédie 1919 Mary Pickford Sidney Franklin **
20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 09:58

Rob Reiner, au moment de réaliser ce film, ce n'est pas n'importe qui: il vient de réaliser quatre films les uns après les autres, dans l'ordre: Stand by me, The Princess Bride, When Harry met Sally et Misery. Quatre réussites indéniables, quatre succès, dans quatre genres différents... Fidèle à ses habitudes, il se lance dans un film d'un genre qu'il n'a pas encore abordé, ce qu'on appelle généralement le courtroom drama, soit le film de procès. Mais un procès d'un genre inattendu, puisque situé dans la cadre de cette merveilleuse institution qu'est l'armée Américaine.

Digression #1: si vous avez un problème avec l'anti-militarisme le plus basique, arrêtez de lire, je ne vais absolument pas me priver. Il se peut que je me laisse même aller à des amalgames douteux et inavouables entre les Marines et le fascisme, car je suis plutôt d'un genre facétieux.

Reprenons: toujours selon ses habitudes, Reiner se repose sur une oeuvre préexistante et un scénario d'un tiers, ici l'oeuvre adaptée est une pièce de Aaron Sorkin, qui a lui-même adapté son script. Et Reiner fait appel à un certain nombre d'acteurs compétents, aussi bien une impressionnante valeur sûre (Jack Nicholson) que quelques jeunes acteurs et actrices qui montent, Demi Moore, Kevin Pollak, ou Kevin Bacon. On reconnaît aussi Noah Wyle ou James Marshall. Reiner engage aussi un scientologue pour lui donner le rôle principal.

Digression #2: celui-ci aussi je vais me le payer.

Un Marine est tué dans la nuit par deux camarades, sur la base de Guantanamo. L'affaire est encombrante, car si en apparence les deux tueurs se seraient vengés de ce que l'un d'entre eux allait être dénoncé par la victime, il apparaît à une jeune investigatrice, le lieutenant JoAnne Galloway, que ça ressemble beaucoup à ce type de punition interne et non-officielle qui est parfois ordonné aux Marines pour "maintenir la cohésion" dans leur bataillon. L'état-major va assigner un autre avocat qu'elle pour défendre les deux tueurs, avec l'idée probable d'étouffer l'affaire. On choisit donc un impulsif feignant et incontrôlable: Daniel Kaffee (Le Scientologue). Mais JoAnne, décidée à suivre son intuition, va quand même réussir à se mettre sur le coup. Bien sûr, entre les deux avocats, ça ne va pas se passer très bien... Et bien sûr ils vont s'apprivoiser et gagner leur procès.

Inévitable: un courtroom drama, ça obéit à des règles immuables, comme le premier Marine venu du reste. Donc on a une enquête qui se prépare, et dont les zones d'ombre ne sont pas toutes résolues avant que le procès commence, et le clou du film est le procès lui-même, résumé à ses grands lignes essentiellement par les coups d'éclats et les coups de théâtre. Rob Reiner fait un travail compétent, plus même pour maintenir l'intérêt. la confrontation entre Jack Nicholson en nazi, pardon en colonel de Marine, contre le reste du monde, est forcément un moment qui implique le spectateur. Comme on dit, ça se laisse regarder, le personnage de Kevin Pollak en assistant légal nous permet d'alléger un peu le tout. Et on rappelle que le corps des Marines, ces grands enfants, passe son temps à argumenter qu'ils sont chargés de la protection de la planète, ce qui leur donne manifestement le droit d'oppresser les membres du corps qui sont issus des minorités, et de les tuer si bon leur semble.

Caricatural: forcément, l'armée a tout prévu pour se défendre, forcément les jeunes avocats sans expérience vont déjouer tous les pièges, forcément les deux accusés vont ne rien comprendre (rappelons que ce deux hommes ont pour vocation de ramper dans la boue en se faisant insulter par des ordures dont le métier est justement de rabaisser les jeunes recrues en les humiliant ou en les frappant s'il le faut, donc forcément on n'échappera pas à l'un ou l'autre cliché, et forcément ils ont le QI d'une moule oubliée sur une table depuis l'été 1994), et bien sûr, à partir du moment où on donne le rôle principal au Scientologue, ça va mal se passer.

Insupportable: je suis servi; non seulement Demi Moore n'est pas terrible, ce qui n'a rien de nouveau, mais en plus elle sert de potiche du début à la fin. Mais en plus, heureusement qu'elle répond à un autre avocat qui lui est un homme: la preuve, il joue au base-ball... On imagine aisément Cruise (car c'était lui!) se pencher sur le script pour voir où il pourrait ajouter du "physique". Il est nul. Mais alors nul... Toujours cette insupportable hyper-activité qui est supposée être la preuve d'un esprit fort. Ca ne fait de lui qu'un sale gosse auto-satisfait. Au moins Spielberg, ou Paul Thomas Anderson, sauront-ils utiliser Tom Cruise au lieu de lui servir la soupe.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Rob Reiner
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 09:48

Conçu à l'automne 1941, le film est sorti e janvier 1942, une année charnière dans l'histoire du studio de Leon Schlesinger, puisque c'est la période durant laquelle les premiers Looney Tunes en couleurs sortiront. Porky's pastry pirates est donc l'un des derniers Porky en noir et blanc, et met le cochon devenu pâtissier aux prises avec des pirates d'un genre nouveau: des insectes...

Une mouche famélique, qui rêve en soupirant devant la vitrine de la pâtisserie, rencontre une guêpe (ou une abeille selon les dialogues, mais bon le doute est permis), qui lui suggère d'aller se servir. Mais le diptère peureux ne veut pas, Porky ayant la tapette facile... L'autre lui fait donc une démonstration de ce que la menace d'un dard peut faire au plus dur des pâtissiers...

C'est amusant, sans plus, si ce n'est un gag affectueux: la guêpe parle avec la voix de James Cagney, parfaitement imitée, ce qui la situe immédiatement du mauvais côté de la loi...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 09:43

Un chien meurt de faim... et rencontre un autre qui lui, en revanche, se porte à merveille. Il lui donne la recette du bonheur: trouver un maître, faire semblant de l'apprécier, le flatter à l'occasion, et le tour est joué... Pour illustrer ses propos, le film nous raconte la rencontre du chien beau parleur, avec son futur maître, Porky Pig. Celle-ci n'avait pas commencé sous les meilleurs auspices...

Le chien va en fait s'imposer chez Porky, comme seul un personnage de dessin animé peut le faire, et comme beaucoup de personnages de Chuck Jones le feront eux aussi: par l'invasion, l'obsession, et jusqu'à ce que Porky capitule... Et pourtant le film, si l'animation reste parfaitement adéquate, reste quand même bien sage.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bob Clampett
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:18

Fred Madison (Bill Pullman), saxophoniste, vit un quotidien sans relief, on sent bien qu'il est maussade. Il est jaloux, et semble soupçonneux de la conduite de son épouse Renee (Patricia Arquette). un matin, il reçoit un message qu'il ne comprend pas: quelqu'un lui dit, via l'interphone, qu'un certain Dick Laurent est mort...

Mais il reçoit aussi des cassettes vidéo, envoyées anonymement, qui prouvent que quelqu'un s'est introduit chez eux pendant la nuit et les a filmés... Jusqu'à ce qu'une cassette contenant une scène de meurtre n'arrive à leur domicile...

...Puis Fred est arrêté pour le meurtre de son épouse, puis condamné à mort. Parallèlement, il commence à être victime de fortes migraines... Un jour il disparaît, et à sa place on trouve le petit délinquant Peter Dayton. Libéré, il est sous surveillance policière, et ne comprend rien à ce qui lui est arrivé. Mais très vite, des événements vont arriver qui vont lui faire oublier cette déconvenue: en particulier le fait que un mafieux local et producteur de porno va se prendre d'amitié pour lui, mais surtout la petite amie de ce dernier, un sosie de Renee Madison (Et actrice de porno de son état), va le séduire. Le nom du mafieux? ...Dick Laurent.

Ne cherchez pas à comprendre au sens classique du terme. L'intrigue n'a pas de logique possible, juste une série de variations, avec une structure symétrique, d'ailleurs beaucoup plus rigoureuse qu'on ne pourrait le croire au premier coup d'oeil. Et surtout, Lynch plonge dans le film noir jusqu'au cou, mais pas celui des années 40 et 50: on est plutôt dans le néo-noir, un sous-genre des années 80 dans lequel se sont illustrés aussi bien Michael Mann, que Jonathan Demme et David Fincher. Et d'ailleurs, au niveau esthétique, c'est assez refroidissant. La bande son qui entremêle un jazz ultra-libre (c'est à dire volontiers hirsute et dissonant), et David Bowie, Marilyn Manson et Rammstein, participe aussi à établir une distance ironique vis-à-vis du film. 

Pour finir, si j'aime le côté puzzle de Lost highway, aussi impossible à finir que celui de La vie mode d'emploi de Perec, je dois dire que je ne souscris pas à l'esthétique de porno chic, le côté policier cathodique du samedi soir, même si tout cet amas de clichés distillés sert sans doute à montrer une certaine vision ironique de la masculinité, celle d'hommes, jeunes ou vieux, qui finissent toujours par avancer en pleine nuit, à tombeau ouvert, sur l'autoroute qui les mène sans doute vers l'enfer.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans David Lynch Noir
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:12

On se demande un peu où va le film, quand tout à coup surgit un personnage du passé: la fourmi Pygmée de Porky's ant, cette fois prise au piège d'une cage. Elle manipule Porky afin qu'il la libère, mais une fois qu'il l'a laissée sortir, il se rend compte qu'elle est précieuse et qu'elle vaut cher, très cher: c'est marqué sur la page!

Bon, c'est du Chuck Jones, ce qui veut dire que tout est dans la réaction des personnages, sachant que Porky met tout le film à attraper la bête, on constate qu'au moins il l'attrape, contrairement à un coyote bien connu... Plaisant, donc. 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Chuck Jones
18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:02

L'humour ethnique est partie intégrante de l'univers des dessins aimés WB des années 30 et 40, il n'y a pas moyen d'y échapper. Norm McCabe a pour sa part fait partie de l'équipe de Bob Clampett, il était donc si j'ose dire à bonne école pour ce genre de bêtises, mais là, on va quand même assez loin...

D'une part, Porky Pig est ici une variation sur Robinson Crusoe, donc il y a un Vendredi (et un gag "verbal" qui mélange Friday, Sunday et Washday), qui bien sûr comme chez Defoe devient l'esclave du héros... Un "esclave" en jupette, qui parle avec l'accent de Eddie Rochester Anderson, là encore un gag récurrent chez Clampett... 

Ensuite, bien sûr, il y a des cannibales. Je vous laisse un espace pour soupirer en levant les yeux au ciel:

...

Voilà qui est fait. Un bon gag, toutefois, une fois qu'on a admis que c'est lamentable: quand Porky entre dans une grotte et tombe nez à nez avec les anthropophages, il s'enfuit, aussitôt suivi par la troupe. Seul l'un d'entre eux revient à la grotte pour apposer un panneau "Partis déjeuner"...

Sinon, l'animation est très adéquate, mais on l'aura compris: le film, comme on dit, ne casse rien.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes