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25 décembre 2023 1 25 /12 /décembre /2023 09:42

Cinq jeunes femmes se rendent dans un hôtel-casino situé en pleine montagne (c'est du côté de Laruns, mais c'est probablement au printemps, et le temps est un peu spartiate...) pour l'enterrement de vie de jeune fille de l'une d'entre elles. La soeur de la fiture mariée, Axelle (Luna Carpiaux) se remet mal d'une rupture et ne parvient pas à trouver le plaisir d'être en compagnie de ses amies; elle est attirée par Marguerite (Aloïse Sauvage), une amie de sa soeur qu'elle ne connait pas très bien. Pendant ce temps, les trois autres se réfugient dans un conformisme des plus irritants...

C'est assez peu une comédie, mais le film repose beaucoup sur l'observation des caractères de ses protagonistes, et il y a un assez grand naturel dans les échanges entre les cinq jeunes femmes. Le suspense principal est évidemment lié au rapprochement (inéluctable) entre deux d'entre elles, mais il est troublant de voir que si d'un côté le séjour (qui tournera au fiasco lors d'une alerte incendie) est effectivement la chronique tendre de la naissance d'un amour, avec les signes extérieurs les plus traditionnels (nature en fête, sous-bois, utilisation du regard et du point de vue sur les corps, mais aussi et surtout l'eau ruisselante d'un cours d'eau local), le film glisse vite vers un point de vue très noir sur les dprimes des trois copines qui sont mariées, en couple, et qui ont perdu tout sens du bonheur au-delà des conventions et d'un conformisme qui encourage le mensonge et la joie de façade...

A travers les rituels, les passages obligés Maïté Sonnet réussit à évoluer sur ces deux plans sans jamais se prendre les pieds dans le tapis, et nous livre un joli film sensible, tactile, situé dans un décor sublime, et réussit à offrir un point de vue sur la fragilité des sentiments, tout en nous les montrant en action...

 

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Published by François Massarelli - dans Court métrage
25 décembre 2023 1 25 /12 /décembre /2023 09:25

Charley Chase et Dorothy Appleby sont mariés, et ils se réveillent le matin en chansons: clairement ces deux-là manquent s'ingulièrement d'ennuis et de frustration dans leur vie! Heureusement, le destin veille... Lors d'une promenade dans un parc, Charley déclenche une série de quiproquos: par erreur, une jeune femme Dorothy Granger) qui est en pleine dispute avec son mari croit qu'il tente d ela séduite alors qu'il est en "conversation" avec un bébé, et elle décide de le faire chanter. ...D'autant qu'elle est une copine de son épouse, et qu'elle a précisément décidé de se rendre chez elle ce jour-là!

Les efforts de Chase pour mettre en danger son couple sont drôles, certes, mais on admet qu'il est assez difficile de les motiver, si ce n'est pour qu'on ait au moins une bonne raison de regarder le film! C'est un assez bon fiml, avec de nombreux passages de fausse séduction dans lesquels Chase se livre à l'un de ses péchés mignons, à savoir la parodie de séduction...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
25 décembre 2023 1 25 /12 /décembre /2023 09:13

Un financier (EXTREMEMENT près de ses sous), J.P Anderson interprété par Oscar Apfel, apprend qu'une compagnie de chemin de fer va être mise en vente, et il décide qu'il en sera le propriétaire. Il se rend à Kansas City avec son secrétaire (Charley Chase), mais compte tenu de l'importance d ela manoeuvre qu'il envisage, il décide qu'ils vont devoir échanger leurs identités, afin d'éviter qu'on attente à sa vie... Durant le trajet, Chase se prend au jeu et commence à se comporter comme un patron, et il séduit même la fille (Dorothy Appleby) de J. P. Anderson...

Le titre est motivé par d'une part une scène durant laquelle Chase, qui a du trouver en vitesse des vêtements qui correspondent à son supposé statut de patron richissime, ignore tout des excentricités du haut-de-forme qu'il a loué, qui s'avère être celui d'un prestidigitateur; d'autre part, l'expression "you said a mouthful!" était à l'époque assez courqaante (elle l'est d'ailleurs toujours) et véhicule généralement l'approbation agacée du locuteur. Ce n'est pas l'un des grands films de la série de courts parlants de Chase chez Roach, mais c'esr décent. L'opposition entre Chase et Apfel est un excellent point, maintenant Dorothy Appley n'est sans doute pas mémorable en "love interest"...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 18:04

Daffy Duck décide de ne pas suivre ses congénères qui partent tous vers le sud, et il ignore leurs mises en garde, pour voler au contraire vers le nord (pour motiver sa quête il montre un encart dans un journal qui montre une jeune femme à la silhouette mise en valeur, surnommée la "snow queen"...).Mais les conditions polaires auront raison de sa détermination, et il finira par se réfugier dans une cabane à l'intérieur de laquelle vivent un renard et une fouine. Inutile de dire que ces derniers sont motivés par l'hypothèse de manger du canard...

A partir de là, c'est le bon vieux Daffy Duck, le canard crétin donc, qui prend le devant. J'ai souvent parlé des deux identités de Daffy et de cette impression que le héros tel qu'il avait été remodelé par Chuck Jones manquait de substance: en gros, c'est un minable. Mais ici, il redevient un canard-dynamo pour quelques brefs gags, tel que Tex Avery et Bob Clampett l'ont inventé quelques années auparavant... 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Daffy Duck Norm McCabe
21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 17:53

Beaucoup plus un film de la série Merrie Melodies qu'un véritable représentant des Looney tunes, ce film de Tex Avery est typique de son goût pour les travelogues parodiques. Et en l'occurrence, il s'agit d'un voyage un peu au hasard aux Etats-Unis, au gré de l'humeur d'un narrateur (à la voix posée, pédagogique et pédante), prétexte à des jeux de mots et des situations idiotes...

Citons au hasard: le park ranger qui fait des kilomètres en courant dans la montagne pour se rendre sur les lieux où un touriste à jeté un cigare allumé... pour ramasser le cigare et le fumer d'un air satisfait.

une troupe de scouts se rue sur les toilettes d'une station-service.

un ours blanc dont on vante la grande résistance aux températures basses se plaint du froid avant de démontrer en s'asseyant que son bas du dos est clairement gelé.

enfin, un gila monster, lézard peu amène, fuit effrayé par les hurlements d'une petite fille modèle.

C'est parfaitement inutile, mais c'est l'univers comico-poétique de Tex Avery... Avec quelques gags au rotoscope, notamment le daim qui parle comme mae West (avec une silhouette avantageuse) ou bien sûr le lézard qui fait sa mue en strip-tease.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Tex Avery
21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 17:46

Un canari (devinez lequel) a été enlevé par des malfrats, et la police est sur les dents... Pendant ce emps, un chat de gouttière (devinez lequel) a aperçu l'oiseau et a décidé de se l'approprier... 

Sur un canevas très simple, Friz Freleng fait ses gammes: accumulations d'expériences ingénieuses de la part de Sylvester pour récupérer l'oiseau, gags vsuels et corporels liés à l'échec répété, utilisation adroite du hors champ et bien sûr une parfaite appropriation de la bande-son pour les besoins de la mise en scène...

Le tout avec en prime les bandits récurrents chez lui, dont l'inévitable Rocky, un patron mafieux de 58 cm de haut, au visage perpétuellement caché derrière un chapeau ridiculement grand. Il a du servir pour un paquet de films, avec son accent de New York...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Friz Freleng Animation
21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 17:38

Un chien a tellement faim, qu'il en rêve de nourriture... Ses maîtres le nourrissent avec une patée qui consiste en beaucoup de choses, mais... pas de viande! Affamé, il en a des hallucinations. Jusqu'à ce qu'un camion de boucherie passe, et qu'une entrecôte n'en tombe... Jusqu'ici, c'est presque une belle histoire pour lui, sauf qu'il va lui falloir entrer en concurrence avec deux autres chiens... 

La lutte sera inégale, car l'un des chiens (il est tout petit) a probablement dix fois plus d'intelligence que les deux autres, et ensuite parce que les deux canidés en question ont parfois d'étranges idées: comme souvent dans les dessins animés de la Warner, on passe plus de temps à triompher des autres qu'à profiter d'un avantage, et au final le bout de viande devient un simple prétexte à vexations, invective, et bien sûr violence...

Chez Tashlin, le gag prime généralement sur tout, et plus il est gros et exagéré, plus il s'en délecte. Ca donne souvent de belles démonstrations d'énergie, mais ici ça débouche sur un certain agacement face à ce pauvre chien, qui au fait s'appelle Fido. Original...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Frank Tashlin
20 décembre 2023 3 20 /12 /décembre /2023 08:20

"Bikinis and big booties, that's what life is all about!" assure James Franco dans un micro, déguisé en rappeur de Floride, résumant à lui seul un film trop rose, trop tout. Rose, la couleur, parce que sinon, c'est tout sauf un film de princesses...

Voilà un film qui n'est pas ce qu'on pourrait croire en voyant son imagerie volontairement forcée: des bikinis, donc, des gros fessiers, et une vulgarité esthétique permanente, mais qui est le sujet même du film... La cible, à travers ce sujet du Spring break, institution établie et assumée par tous les pans de l'université Américaine (lors des vacances de printemps, les plus chanceux et fortunés des étudiants Américains filent vers le soleil, notamment la Floride, en grappes, et vont s'éclater sur la plage dans un déferlement de danses, baignades, beuveries, orgies de drogue et de sexe...) est forcément le déboussolage de la jeunesse, incarnée ici par une troupe de jeunes femmes qui s'ennuient déjà en cours, et rêvent justement des plaisirs faciles procurés par ce type de manifestation...

Mais pour se payer le Springe break, il leur faut cambrioler un magasin minable...

Pour le reste, rien ne semble les distinguer des autres jeunes femmes écervelées, généralement habillées (quand elles le sont, car durant le Spring break, on laisse volontiers tomber le maillot de bain en plus des inhibitions) d'un bikini, et poussées avec leur camarades à s'agiter au son d'une non-musique aussi peu chargée en neurones qu'elles.

Mais les rebelles vont progressivement mesurer les ennuis qu'elles se sont créés dans leur quête de plaisir, par exemple quand les filles qui ont braqué le magasin vont révéler ce qu'il s'est réellement passé lors du casse à celle qui faisait le guet, ou quand elles passent une nuit au poste de police pour possession (dans les circonstances du Spring break le moins qu'on puisse dire c'est qu'une rafle par les stups est assez facile à faire)... Et puis elles vont tomber sous la coupe d'un type qui n'attendait qu'une troupe de jeunes femmes prêts à tout pour les embaucher dans sa bande...

Le choix de prendre au premier degré cette humanité défaillante, ritualisée dans ses moindres détails, dans laquelle le conformisme consiste justement à aller contre la répression morale culturelle, semble intéressant a priori... Mais débouche sur des choix et de bouleverser la chronologie, dans un montage éthéré, qui alterne donc les moments d'éclate pure (souvent vomitive), les errements nocturnes ou diurnes (généralement vomitifs), et les cinséquences de choix, en multipliant les vues de corps qui dansent, de gros plans anatomiques (ah, les Américains et leur obsession pudibonde des gros seins!), et de scènes passées (le casse) et futures (une arrestation) éloigne le spectateur, et parfois prend le risque de contenter le voyeur, peu regardant. 

La non-musique (absolument immonde, sans aucune excuse, puisque c'est précisément le genre de soupe qu'on consomme ou subit durant ce genre de fiesta crapuleuse et surcoaïnée) n'arrange pas les choses. Bref, j'imagine qu'il existera certainement un esthète qualifié, d'une revue cinématographique ou autre, pour nous assurer que ce film est Godardien, ce qui de mon point de vue ne veut rien, mais alors rien dire; que les choix assumés de Korine le rendent proche d'un cinéma vérité, que le hip-hop de spermarché de la pire espéèce donne au film des accents de rébellion, ou que le film est proche du cinéma de Sofia Coppola.

Pas moi: l'ennui et le dégoût l'emportent. Derrière l'apparente dénonciation d'un conformisme du déboussolage des ados, une certaine fascination pour leur excès l'emportent. 

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Published by François Massarelli
19 décembre 2023 2 19 /12 /décembre /2023 17:08

Le titre est un brin mensonger: Chase, qui vient d'avoir un malaise, se retrouve entre les mains d'un docteur (?) qui lui conseille pour éviter les soucis de santé, de se concentrer sur "quelque chose de simple", notamment des comptines... Il s'y adonne aussitôt. Ce qu'il ne sait pas c'est que le même jour, un fou s'est évadé de l'asile local et qu'il est aisément reconnaissable au fait qu'il se fait passer pour un médecin, et par son obsession des comptines!

On se dit qu'on sait où ça va, et ça y va justement: beaucoup de personnages vont se faire prendre au piège et devenir suspects d'être, justement, l'évadé! On s'attend à du joyeux loufoque qui monte en sauce, mais il n'y a rien de mémorable, sinon une apparition de Arthur Housman, l'acteur le plus spécialisé en poivrots de toute l'histoire du cinéma, qui n'avait selon la légende pas besoin de jouer puisqu'il était en état avancé d'ébriété en permanence...Il y interprète un personnage accessoire, qui vient demander sa clé à l'hotel. Quand on lui dit qu'elle est occupée par "M. Housman", il répond que c'est lui, et qu'il vient de passer par la fenêtre...

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Charley Chase
19 décembre 2023 2 19 /12 /décembre /2023 16:48

Empruntant le souvenir du titre d'un énorme succès de l'année, le court métrage n'est pas pour autant une parodie de It happened one night, de Frank Capra... Si ce n'est qu'on y retrouve un jeune homme (Chase) amoureux d'une héritière (Betty Mack) qui vont tous deux se retrouver dans un train en partance pour Los Angeles...

Tout commence donc par une promotion: Charley arrive dans son tout nouveau bureau (il est employé de Null & Void, co.), et fanfaronne auprès de ses nouveaux collègues, allant jusqu'à dire qu'avec sa détermination à travailler dur et à monter sur l'échelle du succès, il est probable qu'il pourrait être amené à épouser la fille du patron! 

Le problème c'est que d'une part son patron (Oscar Apfel) est justement dans le bureau, l'a entendu, et n'apprécie pas la remarque. L'autre aspect du problème est que par-dessus le marché Chase l'a déjà rencontré et que ça s'est fort mal passé. Il décide donc de donner un poste empoisonné au jeune homme pour se débarrasser de lui. Mais en route, Charley va vraiment rencontrer Betty...

C'est un film parfaitement huilé, dans lequel on retrouve tout un univers très courant chez Hal Roach, d'employés modèles avec une éthique de travail et une ambition tout à fait légitime, mais qui finissent par être pris au piège des circonstances, une situation qui fut souent à la source de chefs d'oeuvre de Harold Lloyd, ou... de Charley Chase. Au premier, le film emprunte une routine autour des chapeaux des personnages, quant au second... il est tout à son aise dans ce petit film farfelu.

On y reconnaître quelques visages familiers, dont Charlie Hall, l'un des acteurs les plus présents chez Hal Roach, dont l'accent Britannique et la détermination singulièrement agressive ont souvent été l'origine de bien des désagréments pour Laurel et Hardy, et aussi Marion Byron (voir photo ci-dessous), une actrice tragiquement oubliée, qui partageait énergiquement la vedette de Steamboat Bill Jr de Buster Keaton, avant de se voir confier chez Roach des rôles en duo avec Anita Garvin pour une série de comédie de deux bobines, hélas réduites à 3 films seulement...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach