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10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 21:25

Dans le Sud ouest  des Etats-Unis, McKenna, un marshall (Gregory Peck) est à la recherche d'un bandit, Colorado (Omar Sharif), quand il fait la rencontre d'un vieil apache. Avant de mourir, celui-ci lui révèle qu'il possède une carte pour trouver un mythique gisement d'or. Bientôt, il se retrouve au milieu d'un groupe hétéroclite, des bandits, des notables de villes des environs, voire des déserteurs, qui tous, recherchent d'une façon obsessionnelle l'or des légendes...

Voici un filmouth particulier, car habituellement, dans ces productions le poids vient d'abord de la longueur du film, or à 128 mn, celui-ci est bien moins long que les autres... Il faut dire qu'il a été coupé de près d'une heure. C'est sur d'autres points qu'il se conforme aux lois du genre: un casting impressionnant (en plus des deux acteurs cités, Edward G. Robinson, Telly Savalas, Eli Wallach, Keenan Wynn, Lee J. Cobb...), mais aussi des décors impressionnants, trouvés dans l'Oregon, l'Utah, le Nouveau Mexique... Et ils furent filmés avec une caméra Cinérama unique (qui réduit la distortion habituelle du procédé, même si ça n'est pas idéal sur un écran classique)... Et bien sûr, le périple délirant des nombreuses faction qui sont à la recherche du trésor, va passer par des épisodes spectaculaires, de tremblements de terre en explosion intempestive...

C'est raté. Le film est particulièrement emrbouillé, de fait, dans la mesure où il avait été prévu pour trois heures de spectacle réduites à deux. Les scènes à paysages spectaculaires, tournées par la deuxième équipe lors de repérages, contrastent avec des séquences qui montrent les acteurs principaux jouer devant des transparences... Les péripéties sont ridicules, le suspense autour des deux femmes qui coinvoitent Gregory Peck est d'une nullité accablantes, et on n'échappe pas à une séquence de simili-nudité, épouvantablement étalonnée. 

La motivation du film était de répéter le succès des Canons de Navarone pour la même équipe (Peck, thompson, et le producteur Carl Foreman)... Bref, de faire un filmouth. 

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Published by François Massarelli - dans Western Filmouth
10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 21:15

Le Petit Nicolas (Mathéo Boisselier), dans ses éternelles années 50-60, part en vacances avec ses parents (Valérie Lemercier et Kad Merad), et sa grand-mère (Dominique Lavanant). Il part avec une mission, écrire à son amie Marie-Edwige, d'autant que celle-ci l'a gentiment embrassé avant leur séparation. Bien sûr, il va trouver des copains en vacances à la mer, et bien sûr ses parents vont se disputer, un peu. Et il va aussi y avoir dans la vie de cette petite famille, l'irruption d'une autre famille (Judith Henry et Bouli Lanners), surnommée les Bernique (c'est une longue histoire), avec leur fille Isabelle que Nicolas va prendre en grippe...

Laurent Tirard avait réussi une sympathique adaptation des histoires du Petit Nicolas dans un film de 2009 dont la plupart des personnages adultes étaient interprétés par les mêmes acteurs que dans ce film... Un long métrage respectueux du personnage de Sempé et Goscinny, qui remettait plutôt bien en selle un univers surranné, gentiment humoristique, et donnait envie de reprendre à la source, c'est à dire de relire les nouvelles originales... Le problème avec ce film, c'est donc de se réapproprier cet univers dans le but probable de pérenniser une franchise... Donc cette fois, on peut le dire, en tant qu'adaptation, ce n'est pas tout à fait ça!

Mais l'intérêt c'est sans doute l'aspect carte postale, une sorte de plaisir vaguement coupable, de retour aux années 60, avec les couleurs pastel qu'on leur imagine, la mode, les voitures, les façons de parler, et des souvenirs d'enfance des parents des jeunes et moins jeunes spectateurs... Car ceux-là ne s'y retrouveront certainement pas. Cette France dans laquelle la femme ne travaille pas (ou pas toujours), où la belle-mère est l'ennemie du papa, qui de son côté fait tousser tout le monde avec sa pipe... Par contre, on aurait certainement pu appeler ce film Les vacances des parents du Petit Nicolas! Il leur arrive beaucoup de choses, en paticulier un risque sur leur union, à cause de fréquentations mal venues (sans parler de l'inévitable épisode "naturiste", un cliché depuis Le Gendarme...

Oui, ce n'est pas une référence des plus nobles...

De son côté, Nicolas (l'acteur a changé, pour des raisons évidentes) est souvent la victime des circonstances. Les meilleurs moments proviennent comme chez Goscinny du décalage entre les circonstances et la compréhension qu'en a Nicolas.

Mais bon, la limite du film (parfaitement sympathique, même si moins que le précédent) c'est précisément de venir après tant d'autres... à commencer par Les Vacances de M. Hulot! Et en s'éloignant de la spécificité des récits originaux, et de la narration de Nicolas (assez limitée ici), on perd en esprit, quand même...

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Published by François Massarelli - dans Comédie René Goscinny
10 janvier 2024 3 10 /01 /janvier /2024 18:49

Charley (Chase) et Connie (Constance Bergen) se marient, et apprennent que la tante de la jeune femme va leur allouer une généreuse donation. Mais le problème c'est qu'elle aun train de retard, et qu'elle est persuadée que l'heureux marié est Felix, l'ancien petit ami de sa nièce, qu'elle adorait. Afin de ne pas la brusquer, quand elle arrive chez eux, ils convient Felix à jouer la comédie: il se fait donc passer pour le marié, et Charley de son côté est supposé être le locataire. Le problème c'est d'une part, au delà de la logistique compliquée, que la tante aore Felix et déteste immédiatement Charley; mais en prime Felix en profite pour pousser son avantage...

Une situation absurde mais simple, et aisément explicable (au delà d'un détail, puisqu'on se demande quand même pourquoi il n'est pas plus simplement décidé d'expliquer la méprise...), et un développement conjugal dans lequel toutes les conséquences logiques sont exploitées avec juste ce qu'il faut d'exagération: c'est le terrain de jeu idéal pour Charley Chase, et c'est souvent ce qui a fait la marque de ses plus grands films à l'époque du muet.

Celui-ci est très plaisant, et parfois réjouissant (les complications du coucher, qui donnent lieu à une mise en scène idiote, mais assumée par les trois comploteurs, la guerre ouverte entre Felix et Charley, et la mauvaise foi irritante de "Tante Nelly")... 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 15:11

Tout de suite, le titre: ce n'est pas une faute, ni une réinterprétation, c'est bien le titre officiel de ce film, sorti à la sauvette en 1928, et qui selon la formule consacrée s'est perdu dans les brumes de l'oubli, auquel une ressortie assortie d'une reconstitution et restauration rend aujourd'hui la vie. Cette expression à la syntaxe douteuse est probablement due à un besoin d'associer le film à une origine populaire... D'ailleurs le film est situé sur une péniche. Comme L'hirondelle et la mésange (André Antoine), La belle Nivernaise (Jean Epstein), La belle marinière (Harry Lachman), et surtout, surtout, L'Atalante, de Jean Vigo. c'est donc un genre à part entière dans l'histoire du cinéma...

L'histoire n'est pas à proprement parler révolutionnaire: Jean-Marie Grignard (Camille Bardou), marinier, rencontre une danseuse, La Concha (Suzanne Talba), dans un bar, et lui propose de venir avec lui sur sa péniche La Mouette. Il y vit avec sa servante, Gertrude (Gaby Dary), et son fils adoptif Pierre (Jean Gérard). Après des hésitations, une bagarre qui éclate à cause d'elle décide la jeune femme à accepter la proposition. Et pourtant elle n'apprécie pas outre mesure la vie sur l'eau. Elle remarque que Pierre, par contre, n'est pas indifférent à la jeune femme...

Jayet, dont c'est la première réalisation, a des ambitions. Il a manifestement été bouleversé par Gance, dont il a adopté le style des séquence de montage paroxystique... Il a probablement beaucoup vu les films des Impressionnistes (Delluc, les premiers L'Herbier et les premiers Epstein), et peut-être le premier film de Sternberg, Salvation hunters. Il a donc oscillé entre un cinéma naturaliste au jeu très sobre, et une mise en scène qui repose sur des images dont le but est de traduire les sentiments, quels qu'ils soient. Beaucoup s'y sont cassé les dents... Ici, tout dépend du degré de cliché, par exemple, Camille Bardou, en vieux marinier qui a tout à coup la tête dans les étoiles à la simple pensée de la jeune femme qu'il a rencontrée, est touchant, et la mise en scène semble incorporer sa pensée naïve. La vision de Concha, très connotée comme si souvent les femme saltimbanques dans le cinéma français, est plus embarrassante, même si le metteur en scène a su obtenir une économie de moyens de son interprète.

Le film ne s'embarrasse jamais d'images inutiles, tout en utilisant le montage pour opposer aux images de l'intrigue, des plans de nature (le soleil couchant vu depuis la péniche) et des images du travail des hommes, comme chez Grémillon... Ou Hawks.

Donc ce n'est sans doute pas le film français le plus intéressant de la période, mais il s'inscrit après tout dans une tradition assez noble, et la délicatesse de certaines séquences (Grignard rapenant la jeune femme à la péniche, au petit matin, une séquence dans laquelle tout passe par les regards) peut effectivement surprendre. Tout comme la dureté d'autres scènes,: quand Pierre se rend à la cale où son père adoptif est sur le point de violer la jeune femme qu'il vient de ramener en lui promettant monts et merveilles, et que le jeune homme semble manifester une totale indifférence à ce qu'il a vu, par exemple...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1928 *
8 janvier 2024 1 08 /01 /janvier /2024 14:42

Le patron (Pierre Doris) d'une succursale de la FBI (Fibres Belges Industrielles) reçoit la confirmation que le produit de l'avenir est désormais entre leurs mains: un des scientifiques (Michel Galabru) qui travaille pour eux l'a en effet confirmé... Ils vont pouvoir se lancer dans la fabrication d'un maillot de bain révolutionnaire, qui tout en couvrant bien le corps là où il faut, permet aux rayons idoines de bien faire leur job, et le bronzage est intégral... Pour Edgar Hoover (hum...), le patron de la FBI (Philippe Noiret), c'est un miracle énonomique en perspective...

Bon, le miracle, il est relatif, et en ce qui concerne le film, il n'existe pas. C'est adapté d'une série de dessins, plus que d'une bande dessinée, et c'est mauvais, mais alors mauvais. Ce n'est même pas "si mauvais que ça en devient bon", ou un nanar, ou un film sauvé par ses vedettes de passage (Francis Blanche, Jacques Dufilho, Michel Serrault, Jean Richard voire Brigitte Bardot avaient tous des problèmes avec leurs impôts, j'imagine), non, c'est juste mauvais, embarrassant, foutraque, mal foutu, bête, construit comme un mauvais rêve, et totalement raté. Aucun intérêt sauf bien sûr pour les filmographes. 

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Published by François Massarelli - dans Comédie Navets
7 janvier 2024 7 07 /01 /janvier /2024 16:42

L'épouse (Constance Bergen) de Charley Chase est très contente, elle vient de recevoir une réponse positive concernant la filiation de son mari avec le conté de Chase, dans le Kentucky: il se trouve qu'il est bien le descendant d'une illustre famille de la région. Ils décident d'y passer leurs congés...

Illustre, illustre... disons plutôt que la famille Chase fut la première à s'installer à Chaseville, comté de Chase, Kentucky, et d'ailleurs ils ont peut-être même été les seuls à une époque, au vu du fait que "tout le monde est cousin", d'une part, et (attention, ça ne va pas être politiquement correct, mais alors pas du tout) et que tout le monde n'a pas inventé l'eau chaude non plus. Les Chase rêvaient vieux Sud, plantation et mint julep, ils vont vite déchanter, et se retrouver avec des cabanes, et des bouseux en bottes qui boivent du whisky de sciure de bois fabriqué dans l'unique baignoire du comté...

Je l'avais dit: pas politiquement correct...

Bref, c'est un film qui accumule à loisir les clichés sur le Sud arriéré, à tel point que c'en est quand même un peu réjouissant; ça me fait penser au Sud Rural et profond tel que Tex Avery le voit, par exemple... Et le comédien s'amuse avec un double rôle, en ajoutant à son citadin un peu hautain le rôle de "Pappy" Chase, un old timer complet, avec moustache fournie, pipe en bambou, et un certain talent pour la danse loufoque...

Parmi les très nombreux figurants d'un film fait entre copains au studio Hal Roach, on reconnaitra facilement quelques grands noms parmi les acteurs qui y travaillaient. Max Davidson avait beau avoir eu sa propre série de films en vedette, il se contentait d'apparaitre:

Leo Willis était un vétéran de chez Roach, on ne compte pas ses films, lui par contre n'a jamais été la vedette d'un film. Mais quelle trogne!

Charlie Hall a été un acteur de second plan toujours efficace en ennemi de Laurel et Hardy. Il apparait souvent à l'époque chez Chase, y compris pour de rares rôles parlants:

Enfin, la bouille joviale et sympathique du grand Noah Young fait toujours plaisir à voir, y compris pour une poignée de secondes...

 

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
7 janvier 2024 7 07 /01 /janvier /2024 16:34

Charley Chase est puni, il n'a plus le droit de se rendre à une partie de poker avec ses copains, c'est d'ailleurs un ordre de madame (Constance Bergen): un flash-back, impliquant du golf, et beaucoup de loufoquerie autour d'un prétendu talent pour l'hypnotisme, va tenter de nous l'expliquer...

Tout commence par une saillie, une de ces bêtises qu'on sort comme ça sans réfléchir, sans se préoccuper du fait que la personne à laquelle on parle puisse le prendre littéralement: quand on demande à Charley comment il a réussi un coup très fort au golf, il répond qu'il a hypnotisé la balle. Il n'en fait pas plus pour que son meilleur ami (Tom Dugan) croie qu'il a effectivement des pouvoirs, et il en faudra à peine plus pour Charley y croie lui-même...

C'est malgré tout ça un court métrage très "conjugal", dans lequel tout est lié aussi à une décision loufoque, celle de Constance de prétendre qu'elle a été hypnotisée, et de faire croire à son mari qu'il peut ainsi en toute impunité se rendre à une partie de poker. Mais la suite tourne autour du couple qui joue ainsi au chat et à la souris, impliquant une fois de plus le copain Tom, et deux chauffeurs de taxi qui n'avaient rien demandé à personne...

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Published by François Massarelli - dans Charley Chase Hal Roach
6 janvier 2024 6 06 /01 /janvier /2024 23:34

2065: sur une terre désolée, un couple qui habite une très vieille maison, dans lequel la communication devient difficile, reçoit une visite inattendue: un homme (Aaron Pierre) leur annonce que l'homme, Junior (Paul Mescal), a été sélectionné / réquisitionné pour une mission spatiale d'exploration en vue d'un exil humain. Ils n'ont pas le choix, et Hen (Saoirse Ronan), l'épouse, ne put l'accompagner, car elle n'a pas la constitution pour les tâches demandées. Mais on leur annonce qu'une réplique, une IA construite à l'identique de Junior, sera laissée sur place. La nouvelle a des effets inattendus, et la tension s'accroît...

C'est une adaptation d'un roman récent de Iain Reid, une dystopie romantique, et très vite on verra que l'aspect de science-fiction passe nettement au second plan, même si les considérations climatiques se rappellent parfois à notre souvenir... L'essentiel du film est un huis-clos, dans lequel Hen et Junior, souvent accompagnés de l'énigmatique Terrance, pèsent le pour et le contre d'un échange inattendu (le film est exploité en France sur la plateforme Amazon sous le titre Le Remplaçant, incidemment)... Avant que, bien sûr, le doute s'installe.

Car l'inévitable préambule nous prévient: les IA sont partout, on les utilise dans l'industrie, etc, etc... Du coup il apparaît inévitable qu'on se pose la question: et si un échange avait déjà eu lieu? Car c'est bien de ça qu'il s'agira, de l'impossibilité d'envisager un tel remplacement, pour les humains, et pour les IA, eh bien de l'impossibilité d'envisager de ne pas être humain... Ce qui est en soi un sujet potentiellement fascinant.

Mais j'insiste bien sûr sur le terme potentiellement, car en dépit de tous les efforts des acteurs pour installer une intimité dans ce long film à trois personnages, c'est un ratage. Oh, pas total, non, c'est juste assez ennuyeux, et doté de dialogues ou non-dialogues du plus haut ridicule. C'est dommage...

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Published by François Massarelli - dans Garth Davis Saoirse Ronan Science-fiction
5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 18:58

Le réalisateur de ce film n'est pas un inconnu, mais c'est l'un des autres réalisateurs de l'unité de Leon Schlesinger à la WB... Autre que, donc, Tex Avery, Chuck Jones, Bob Clampett, Friz Freleng, ou Bob McKimson. Il a eu une carrière éclair de "superviseur", comme on disait sur les cartons de générique, enytre 1940 et 1943, et son dernier film était en quelque sorte un coup d'éclat: il y représentait l'ennemi japonais exactement comme la propagande de l'époque le montrait, c'est la raison pour laquelle Tokio Jokio est aujourd'hui et jusqu'à nouvel ordre sur la liste rouge des films indiffusables de la Warner...

Ce qui n'est pas le cas de ce film, qui égrenne avec humour les différents types de hobby qu'un citoyen peut avoir, et qui le fait assez sagement. Un genre de film-compilation de gags, le genre de choses que Tex Avery ou Bob Clampett faisaient dans leur sommeil... 

On y voit le style direct et simple de McCabe, dont le trait est proche de ce qu'était à l'époque le dessin de Freleng: des personnages rondouillards, des mimiques simples, une animation fluide...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Norm McCabe
5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 18:56

Ce court métrage qui ne paie pas de mine, est un cas d'école: c'est sans doute à ce genre de films, qu'on voie que Freleng, qui parfois avait du génie, était quand même un peu décalé par rapport à ses collègues, Avery, Tashlin, Clampett et Jones... D'ailleurs, il reprend ici un truc fréquent des films de Tex Avery quand celui-ci réalisait des Merrie Melodies: le "travelogue", ou le faux documentaire qui accumulait les anecdotes, toutes prétextes à d'abominables gags. Avery, disais-je, en avait fait l'une de ses spécialités, et Clampett avait repris le truc.

Mais Freleng, ici, ne s'en sort pas très bien, car ce qu'on attend d'un dessin animé comme celui-ci, c'est qu'il soit totalement loufoque... Et dans ce cas, il ne l'est pas. A l'exception d'une intervention de deux loups, toutefois, voir photo... Sinon, c'est sage, bien rangé, presque Disneyien; soigné, bien animé, et (dans un beau tirage qui rend bien justice au Technicolor) très beau à voir... Mais c'est à peu près tout.

 

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Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng Looney Tunes