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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 10:47

Cherchant inlassablement une formule qui donnerait des résultats intéressants, Roach n'avait pas encore arrêté son choix lorsqu'il mit ce film en chantier. Il devait être important puisque on constate que le nom du patron y est crédité à la mise en scène aux côtés de Bruckman... Mais pour le juger sur pièces, ce sera difficile, car il n'en reste qu'un fragment très court, environ une minute, consistant en deux extraits de séquences...

Hardy et Davidson sont deux chercheurs d'or qui sont tombés sur un filon important et décident de profiter de la vie. Ils se rendent dans un palace où ils vont bien vite rencontrer deux jeunes femmes charmantes (Viola Richard et Martha Sleeper) mais leur inaptitude sociale va vite déboucher sur le chaos généralisé...

D'une part au milieu des autres films de l'époque dans lesquels Hardy était déjà confronté à Laurel alors que le duo n'était pas encore constitué, on imagine qu'on aurait très bien pu remplacer Max par Stan. Mais le contraste entre les deux vedettes nous rend forcément curieux de retrouver une copie du film qui nous permettrait de voir leur confrontation... En attendant on a quelques images dans lesquelles Hardy apprécie la présence de nombreuses et avenantes jeunes femmes, et une séquence partagée entre Davidson et Martha Sleeper, qui est comme si souvent excellente: une confusion entre un fixe-chaussettes et une jarretière va provoquer des ennuis... 

Sinon le film se terminait sur une séquence qu'on aimerait voir: une bataille géante de tartes à la crème. Une idée qui allait resservir, avec Hardy, Stan, mise en scène par Bruckman, mais sans Davidson...

 

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Published by François Massarelli - dans Clyde Bruckman Max Davidson Laurel & Hardy Muet Comédie
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 10:27

La famille Gimplewart veut vendre sa maison, et vite: leurs voisins sont une troupe de comiques incontrôlables (parmi lesquels on reconnaîtra quelques gloire du studio de Hal Roach) et du coup leur vie quotidienne est un enfer. Mais les rigolos ne s'arrêtent pas pendant les visites et inévitablement les premières tentatives pour se séparer de leur bien échouent... Jusqu'à ce qu'un acheteur potentiel arrive et leur propose d'échanger leur maison avec la sienne, sans attendre. Au vu de la demeure, ils acceptent tout de suite, et... la maison s'avère rigoureusement invivable.

Au hasard: quand on croit allumer la lumière dans une pièce c'est une autre qui s'éclaire, les parois de la baignoire ne tiennent pas en place, le four ne marche pas au gaz mais à l'eau (par contrecoup les robinets sont dangereux...), etc. Ce principe d'une maison devenue folle a souvent été exploité notamment par Buster Keaton (dans One week et Electric house) mais au service de Max Davidson, c'est un merveilleux révélateur de caractères, et une occasion rêvée pour la comédie de réaction chère au studio d'Hal Roach. Et le film repose sur une équipe à l'efficacité prouvée: Bruckman est un grand metteur en scène rompu au rythme de ce genre de film, et Davidson est flanqué pour compléter sa famille de deux partenaires fantastiques: Lillian Elliott le seconde merveilleusement pour les réactions outrées, et Spec O'Donnell remplit sa mission habituelle, à savoir être le fils ("Love greatest mistake", nous dit un intertitre fort méchant)  de max, mais cette fois sans montrer aucune émotion...

Mais si le film est aisément le plus célèbre de tous les films Roach avec Davidson, c'est sans doute pour une raison et une seule: parmi les dingos de la maison d'à côté, on reconnait donc James Finlayson, Charley Chase, Stan Laurel et Oliver Hardy. Leurs clowneries, largement improvisées, sont idiotes à l'extrême, mais c'est si réjouissant. Et pour la petite histoire, les coupes de cheveux de Laurel  et Hardy sont bien courtes, et pour cause: c'est le premier film qu'ils ont tourné après The second hundred years, dans lequel ils incarnaient des prisonniers qui s'évadent, et dont les crânes étaient tondus...

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Clyde Bruckman Max Davidson Muet Comédie
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 09:56

Max Davidson incarne une fois de plus un père dont la fille (Martha Sleeper) a grandi, et fréquente un jeune homme bien sous tous rapports, mais qu'il va falloir surveiller. La mère décide donc d'envoyer son mari accompagner les deux tourtereaux à la plage, et... il est tellement peu adapté à cet environnement qu'il va déclencher catastrophe sur catastrophe, au grand dam d'un policier local (Tiny Sandford) qui aimerait tant manger son sandwich sans être interrompu...

C'est une merveille comique, avec une certaine unité de lieu, probablement la plage de Venice. Davidson y est en roue libre et assure le show à lui tout seul, d'abord aux prises avec une improbable voiture, puis un maillot de bain trois fois trop grand, une troupe d'enfants qui n'en peuvent plus de rigoler à son passage, et surtout un policier qui fait le double de sa taille! 

Et qui dit maillot de bain trop grand, dit forcément nudité forcée, et c'est l'occasion pour Roach de tester un gag qui sera ensuite raffiné pour un superbe film de Charley Chase, Limousine love, dont une bonne part de l'intrigue tourne autour de la nudité et de son corollaire, la dissimulation: parce qu'il lui fallait recouvrir sa nudité, Max a volé la veste d'uniforme de Sandford. Afin de se dérober à sa vue, il demande à la troupe de gosses qui le suivent partout de le cacher, mais forcément ça fait, au contraire, un attroupement très voyant...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Max Davidson Leo McCarey
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 09:37

2028, la guerre menace entre la Russie et l'Allemagne, et la terre fait face à une crise redoutable de l'énergie et des scientifiques ont mis au point un accélérateur de particules, le Shepard, qu'ils vont tester depuis un satellite. Une femme qui fait partie de la mission y va autant par devoir, que pour fuir la terre, où elle a accidentellement provoqué la mort de ses enfants. Pendant le test du Shepard, tout se passe fort mal, précipitant le satellite dans une autre zone, voire une autre dimension. A partir de là, ça va être un massacre... Sans parler du fait que pendant ce temps, sur terre, d'étranges phénomènes se produisent.

La franchise Cloverfield est peu banale: elle consiste, d'une manière inédite, en une série de films qui sont des variations sur un principe: on assiste à des événements disjoints pendant qu'une apocalypse ravage la terre, faisant intervenir des monstres gigantesques qu'on aperçoit assez peu en définitive. Le premier film proposait un dispositif de caméscope embarqué, qui était retrouvé avec des images en l'état et montrait les effets du chaos sur de jeunes adultes principalement préoccupés de leur vie sexuelle et sentimentale; le deuxième prenait le parti inverse de s'intéresser à une jeune femme qui échappait au cataclysme en se réfugiant chez un homme qui devenait son kidnappeur au fur et à mesure, l'apocalypse de déroulant essentiellement dans les coulisses. Ce nouveau film lui donne un contexte, mais n'allons pas trop vite! car ce film donne aussi une date, qui n'est jamais utilisée dans les autres films, et joue beaucoup avec l'idée d'une terre sur plusieurs dimensions... 

C'est à la fois une tentative de blockbuster sans cervelle par Abrams, un producteur qui connait très bien ses classiques, et un film expérimental, qui étend un univers en jouant avec le creux et le vide, car à partir du moment où le titre contient le mot Cloverfield, un film se retrouve muni de tout un bagage qu'on n'a même pas besoin de chercher à l'écran. Des efforts sont pourtant faits pour relier le film avec ses deux prédécesseurs; mais ce n'est sans doute pas là que l'intérêt de l'expérience réside: c'est plus dans une tentative de renouveler à la fois une franchise et un genre (La science-fiction avec un équipage isolé dans l'espace), à travers un écheveau de pistes de script qui vont dans tous les sens. C'est d'ailleurs précisément ce qu'on lui a reproché, mais je pense que pour une fois (on n'est pas chez Nolan, donc au moins l'humour est volontaire) c'est une erreur de s'en plaindre, car ça ajoute un jeu cérébral intéressant. Maintenant, on a envie d'avertir JJ Abrams: les ramifications, ça peut être rigolo, mais un jour il faudra revenir en arrière, et ça peut donner des catastrophes. Et Abrams, qui était à l'origine de Lost, devrait le savoir...

 

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Published by François Massarelli - dans JJ Abrams Science-fiction
1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 10:04

Il serait assez stérile d'aller à la recherche de "ce qui a vieilli/ce qui n'a pas vieilli" dans ce film tant il est un reflet de son époque. Rappelons les faits: la troupe du Splendid accumulait les succès au théâtre, et commençait à infiltrer sérieusement le cinéma, il devenait légitime de les laisser faire "leur" film, avec un metteur en scène extérieur à la bande, mais compatible. le choix d'adapter Amour, coquillage et crustacés s'imposait... Mais on peut se demander pourquoi avoir rebaptisé la chose Les bronzés, si ce n'est pour faire court, marquer les esprits, et éventuellement déguiser le film en une comédie à la Max Pécas, ce qu'il n'est pas...

Anémone disait qu'elle avait cessé de fréquenter les gens du Splendid le jour où elle avait constaté qu'ils étaient tous de droite! En attendant, si eux ne l'étaient peut-être pas, leurs personnages sont un impressionnant concentré de beauferie, de médiocrité, et de mauvais goût, à tel point que c'en est parfois désagréable. L'importance de Jean-Claude en particulier (Michel Blanc) finit par irriter, et le gentil film de vacances tourne vite au jeu de massacre, avec une prépondérance, comédie à la Frâââânçaise oblige, pour le dialogue. Parfois c'est authentiquement drôle, parfois (bonsoir, nous allons les niquer) c'est plus qu'embarrassant. Et si les intentions sont d'abord et avant tout de brocarder la petitesse d'esprit de l'homo giscardus (tient, le bon président fait une apparition assez drôle), parfois on rit un peu trop avec les bizuteurs...

Quant à y trouver du sens, on constatera que si tout revient dans l'ordre à la fin, le seul couple un tant soit peu attachant (Gigi et Bourseault), le seul de ces séducteurs qui ait un peu de positif en lui (Michel Creton) sont voués à la tragédie...

 

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Published by François Massarelli - dans Patrice Leconte Comédie
31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 11:30

Certains films ont les acteurs qui vont faire se déplacer les foules et, ce qui est plus important, donner une interprétation iconique; d'autres reposent sur une mise en scène parfaite, novatrice qu'elle soit discrète ou voyante; pour d'autres films, c'est la musique, d'autres enfin reposent sur un décor tellement emblématique... Le cinéma c'est toujours une combinaison de ces facteurs (j'entends une personne au fond qui dit "et le script"?, je répondrai que je l'ai sciemment laissé de côté, on parle de choses sérieuses ici), mais rares sont les films qui cochent toutes les cases... Le troisième western de Sergio Leone, lui, y parvient sans problème...

Les gens qui habitent au sud de Burgos, en Espagne, le savaient, quelque part dans le désert, on trouve les lieux sur lesquelles la production de Il buono, il bruto, il cattivo pour reprendre le titre Italien, s'était installée à l'été 1966 pour recréer une Guerre de Sécession fantasmée qui devenait le symbole glorieusement absurde de toutes les guerres; de part et d'autre d'une colline, deux séquences emblématiques du film avaient été tournées: près d'un ruisseau miteux, le décor de tranchées plus proche de celui de la première guerre mondiale, et le pont qu'il a fallu faire sauter... deux fois, comme on l'apprend dans le film grâce à un Clint Eastwood hilare. de l'autre côté, le cimetière mythique qui sera l'arène finale, le lieu du sacro-saint duel, un cimetière de 5000 tombes qu'il a fallu créer de toutes pièces! Les lieux ont été laissés tels quels par la troupe une fois le tournage fini, et la nature a fait le reste...

Mais des dizaines d'années plus tard des passionnés, locaux comme étrangers, se sont mis en quête d'abord de retrouver le site du cimetière (facile à repérer d'en haut, d'ailleurs, puisque si la nature a repris ses droits, elle l'a fait en imitant la structure particulière circulaire et concentrique de la construction initiale. Puis ces doux dingos organisés en association se sont décidés à recréer le cimetière puis à l'entretenir. Seule quelques débris de tombes subsistaient... C'est l'étonnante histoire de ce film, qui est fait e constants allers-retours entre les pèlerinages des passionnés, puis leur entreprise du dimanche (il se trouve que certains d'entre eux sont des archéologues, ça tombe bien) , et des interviews de spécialistes (Christopher Frayling), des survivants de l'équipe du film (en premier lieu Eastwood, mais aussi Morricone, et pas qu'eux!) mais aussi d'autres passionnés, dont James Hetfield de Metallica, ou les réalisateurs Alex de la Iglesia et Joe Dante! Enfin, un concert de Metallica en Suède est utilisé avec pertinence, bien que ce soit parfois très surprenant! 

Et de tout cela on va prendre une belle leçon d'histoire, méthodique et qui ne néglige pas le moindre détail, on va évidemment revenir sur la scène du duel le plus spectaculaire des films de Sergio Leone et en détailler la genèse, on va aussi aborder la question de l'absurdité d'aller faire un tel film en plein pays fasciste... Mais on va aussi et surtout assister à une belle leçon d'humanité, de la part de ces quidams qui vont aller tellement loin dans la reconstruction de leur lieu de mythe, qu'ils vont être applaudis par trois artistes de premier plan à la fin du film, à leur grande surprise d'ailleurs... Ce film inattendu est un documentaire humain et tellement réjouissant qu'il est hautement recommandé...

 

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Published by François Massarelli - dans Documentaire Clint Eastwood Sergio Leone
28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 10:52

Le vert paradis des amours enfantines? Mickaël vient d'arriver pour habiter avec sa famille (une soeur et les deux parents, la mère est enceinte) dans un ensemble d'immeubles, et quand il voit les garçons du quartier qui s'assemblent au dehors il aimerait bien aller avec eux. C'est grâce à Lisa (Jeanne Disson) qu'il réussit finalement à les approcher et à s'intégrer avec eux: football, baignades, et même bagarres... Et très vite les choses vont se préciser, et Lisa faire tous les premiers pas appropriés, jusqu'à entraîner Mickaël dans les bois pour lui voler un baiser... Ils ont dix ans et ça n'ira pas plus loin. 

Et puis le vert paradis, il est plus verdâtre que paradisiaque... Car Mickaêl s'appelle en réalité Laure et si elle est particulièrement à l'aise avec l'aspect androgyne de son corps qui lui permet de se faire passer pour un garçon (tout en étant très attentive aux gestes des copains, leur façon de se tenir, de cracher et de bouger, y compris de se battre), elle n'est pas, mais alors pas du tout à l'aise avec ce qui l'attend, l'arrivée redoutée de la féminité, car elle envisage sa sexualité sous l'identité d'un garçon...

Le film se situe dans un environnement relativement contemporain: si ça pourrait bien être en 2011, rien ici ne trahit vraiment une date: pas de comportements qui identifient clairement une époque, pas de portables ni de PC, pas d'argot qui puisse éclaircir ce flou. C'est volontaire, car peut-être y'a-t-il beaucoup de l'expérience personnelle de Céline Sciamma dans cette histoire, entièrement vue à hauteur de la jeune fille... tout y est conté de façon linéaire, et Laure-Mickaël prend les spectateurs de son côté, au point où on a peur pour elle quand elle risque de s'exposer. Et le film va dans le détail: ainsi pour se préparer à la baignade, Laure (qui n'a confié son secret à personne dans sa famille) va découper son maillot une pièce avec une paire de ciseaux, et trouver en un bout de pâte à modeler un pénis de substitution qui fera l'affaire... elle va finir par trouver en sa petite soeur Jeanne (Malonne Lévana), qui a six ans, une alliée, qui va donner corps à ses mensonges auprès des copains.

Et la cruauté éclatera au grand jour quand sa mère (Sophie Cattani) découvrira que sa fille se fait passer pour un garçon. Et c'est bien triste, mais on ne la croit pas un instant quand elle dit à sa fille qu'elle ne lui interdit de se faire passer pour un garçon que pour lui faciliter les choses, il est d'ailleurs probable qu'elle se ment à elle-même quand elle dit qu'elle est prête à accepter l'indécision de sa fille face à sa sexualité à partir du moment où cela ne la précipite pas dans le mensonge... Le père (Mathieu Demy) a plus de facilité à accepter le problème, et d'ailleurs il a une relation de forte complicité avec Laure. Au point de lui faire conduire le camion dans une première scène, et de l'initier à la bière ailleurs: un peu trop forcé, du coup...

Mais le film est touchant, prenant, une chronique enfantine reposant pour une grande part sur l'improvisation par ses jeunes interprètes qui sont tous très naturels. La palme revient ici à Malonn Lévana qui est totalement authentique. Céline Sciamma ne pousse pas le naturalisme jusqu'au bout, et sa mise en scène repose sur des plans d'une grande rigueur, aucune séquence ne sort de son cheminement. Elle profite formidablement de la proximité de la cité où elle tourne avec la nature tranquille de la fin de l'été: pourtant les sous-bois où l'amour naissant s'exprime, vont aussi devenir le terrain de la brutalité, de la cruauté et des épreuves pour la fillette, dans des anecdotes qui vont de l'embarrassant au sordide... Car quand la vérité éclate, ça va faire mal. Plus sans doute dans la confrontation entre la mère et la fille, que dans le choc frontal pourtant terrible, avec les autres enfants.

Et malgré tout ça, le conte se termine sur un beau sourire de Laure, une petite opportunité pour elle de renouer avec Lisa... ou pas. C'est à ce moment, lors de la toute fin, que le film rejoint pour ses protagonistes la sphère de l'intime et donc du privé.

 

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Published by François Massarelli - dans Céline Sciamma
27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 09:28

Sous-titré "une comédie familiale", La cité de la peur est donc l'unique film de l'entité de comédiens à vapeur qu'on appelait "Les nuls"... Que ce temps semble loin, et qui appellerait un groupe d'acteurs embarqués dans la comédie cathodique "les nuls" aujourd'hui? Et pourquoi pas "Les inconnus" tant qu'on y est?

On ne va pas s'arrêter sur le film, il n'en vaut que très rarement la peine: mal monté, mal foutu, il ressemble essentiellement à une sorte de "spécial", (ou de spécholle) d'une hypothétique émission de télé, à voir une fois en se bidonnant, un peu ou beaucoup selon les moments, puis à oublier en se demandant ce que ça aurait été si un authentique réalisateur l'avait commis. Alain Berbérian était à l'époque un des techniciens fidèles qui avaient assisté à l'oeuvre du trio... à la télévision.

Donc c'est souvent très verbal, malgré tous les gags visuels glissés ça et là, mais le problème c'est qu'entre le mordant du dialogue, et le mou des gags à voir qui tous ou presque tombent à plat, il y a un film mou du genou. Reste que La cité de la peur (une comédie familiale) était sans doute le film à faire afin d'aller enfin vers le cinéma. Surtout Alain Chabat, qui a su, lui concilier ses multiples influences dans des films qui sont souvent soignés, bien plus en fait que ce petit exercice de style un doigt rigolo. Mais juste un doigt.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Alain Chabat
26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 15:53

Une riche veuve (Lillian Elliott) a décidé de se marier, au grand dam de ses deux fils (Spec O'Donnell et David Butler): elle a choisi Wattles (Max Davidson). Afin de se débarrasser de lui, ils vont se livrer à tous les stratagèmes les plus tordus, dont le fait de se faire passer pour fous, ou monter un bobard gigantesque le jour du mariage...

On prend les mêmes? C'est vrai que le prétexte du film ressemble à celui de Don't tell everything, mais le film va plus loin avec moins de personnages. Et c'est la première apparition d'un dispositif qui resservira: alors que Max est supposé être seul avec la veuve, derrière le dos de celle-ci les deux grands fils font des clowneries hilarantes pour persuader le beau-père potentiel de passer son chemin... On retrouvera une scène similaire, en plus drôle encore, dans le génial Pass the gravy en 1928.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Max Davidson Comédie Leo McCarey
26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 15:41

Cette fois, pour leur troisième collaboration, Hal Roach a décidé de donner à l'acteur Max Davidson le premier rôle officiel, ce qui était justice tant les films qu'il interprétait sont totalement centrés sur ses personnages. Cette fois, il incarne un veuf, papa Ginsberg, qui tente de se remarier mais possède un handicap certain: son fils, Asher (Spec O'Donnell), est insupportable. Aussi lorsque dans une soirée, il rencontre la riche veuve Finklemeyer (Lillian Elliott), il lui dissimule l'existence de son rejeton car il sait que ça risquerait de faire capoter ses plans de mariage.

Avant d'aborder la suite, Ginsberg rencontre un garagiste (Jess De Vorska) avec lequel les rapports seront compliqués, ce qui enrichit le film, et donne lieu à un gag final bien amené. Et la relation entre les deux acteurs est fantastique... Sinon, le sel du film réside dans le développement de la situation compliquée entre les jeunes mariés et le fils qui décide de trouver un stratagème pour venir habiter chez lui sans révéler à sa belle-mère qu'il est cet insupportable gamin qu'elle avait détesté lors de la soirée où elle avait rencontré Ginsberg: il va donc se déguiser en jeune femme et se faire passer pour la bonne.

...Et là ça va dépasser les bornes de la censure pour des séquences du plus haut comique gonflé, la deuxième bobine est un festival de trucs à ne pas faire!

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Max Davidson Leo McCarey Comédie