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18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 14:08

Les deux enfants du titre, un garçon d'une dizaine d'années et une jeune adolescente presque femme, s'allient à un noble et son épouse qui ont eu par un marin qu'ils emploient que le Capitaine Grant, disparu en mer, serait toujours vivant: une bouteille a été trouvée, avec un message mystérieux dedans. Aidés d'un scientifique un peu excentrique, ils vont parcourir la Cordillère des Andes, l'Amérique du Nord, l'Australie et la Nouvelle-Zélande à la recherche du marin disparu...

En quatre bobines, les aventuriers imaginés par Jules Verne, sorte de panel idéal pour une aventure tous publics, et sans arrières-pensées, passent à la moulinette de toutes les péripéties, Jasset ne se privant pas d'un de ses péchés mignons, le suspense avec un train. Bien sûr, la vision de l'aventure un peu naïve, tout comme celle, odieuse, des Aborigènes, appartiennent à leur époque...

Ce film, qui est du autant à Jasset qu'au scénariste Michel Verne, le fils, illustre la façon de faire du cinéaste quand il se laissait aller à la fantaisie, sans passer par ses histoires de bandits internationaux. Ca bouge, ça part dans tous les sens et ça fait montre d'une vitalité cinématographique permanente, avec du suspense cela va sans dire. Le film, comme le roman, se résout dans un retournement des plus mélodramatiques, sans un gramme de crédibilité... Au moins il se finit bien!

Par contre c'est l'une des dernières oeuvres de Jasset, mort cette même année. Le film n'est sorti qu'en 1914, et est attribué à Jasset et l'acteur Henry Roussel, qui a très certainement pris le relais et fini le film à la place de son auteur d'origine.

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Published by François Massarelli - dans 1913 Muet Victorin-Hyppolite Jasset Eclair
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 14:04

On le dit souvent, Jasset est le précurseur du feuilleton, et avant Louis Feuillade, il a beaucoup fait pour à la fois créer un univers spécifique de l'intrigue policière à rebondissements, et fidéliser les spectateurs autour de séries qui eurent un énorme succès: Les aventures de Nick Carter d'abord, qui eut un énorme succès dans le monde entier (et c'est d'ailleurs grâce à a qu'on en possède aujourd'hui des copies), puis Zigomar et enfin Protéa. Le premier est un détective à l'ancienne: intelligent, travaillant en étroite collaboration non seulement avec la police mais aussi avec la presse, il a pignon sur rue, et est connu et craint de tous les bandits. Le deuxième, plus baroque, est son pendant malhonnête, un super-héros du crime... Enfin Protéa est une justicière dont Jasset n'aura le temps que d'esquisser les contours...

Ce film, l'un des derniers longs métrages de son auteur, est un cross-over entre les deux premiers personnages, en même temps que la conclusion aux aventures de Zigomar: sans nul doute, la censure Franaise très pointilleuse à l'époque, ne devait pas apprécier que le personnage principal d'une série de films soit un voleur quasiment intouchable, et a demandé à Eclair d'y mettre bon ordre. Le film est incomplet aujourd'hui, et difficile à résumer autrement qu'en précisant que Nick Carter et Zigomar se font une guerre sans merci, et d'escarmouche en piège, l'un d'entre eux finit par gagner...

C'est totalement délirant, hautement improbable, et les idées (qui seront d'ailleurs piquées par d'autres, en priorité bien sûr Louis Feuillade et Fritz Lang) vont chercher très loin: la toute première scène finit au bout d'une minute par une explosion spectaculaire dans laquelle un ennemi de Zigomar est mis hors d'état de nuire, justifiant l'intervention extérieure du héros d'un autre film! Et sinon, quand Zigomar tend un piège, il n'y va pas par quatre chemins: il tente d'assassiner son rival avec un...

...Piano.

Et Jasset (qui clairement ne prend absolument pas son film au sérieux) va jusqu'à utiliser l'animation image par image pour donner vie à une idée grotesque: lors d'une descente de police, Zigomar n'a qu'à appuyer sur un bouton pour donner à son tripot clandestin l'allure d'une digne salle de concert... Un type de substitution dont Fritz Lang se souviendra... Il se rappellera aussi du suicide spectaculaire en prison, le tout pour son Dr Mabuse der Spieler, en 1922.

Maintenant, on aimerait voir les autres films réalisés par Jasset dans le genre, avant que la censure ne s'en mêle et le somme de mettre son immense talent au bénéfice de l'unique bienséance avec ce film, qui contient toutefois, on s'en doute, sa dose de péripéties tournées dans le Sud (Marseille, Nice, Toulon) et son quota de morts violentes...

 

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Published by François Massarelli - dans 1912 Muet Eclair Victorin-Hyppolite Jasset
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 14:00

Tourné à la toute fin de sa vie, Balaoo est l'un des plus étranges films de Jasset, dont les films d'aventures et policiers ne manquaient pourtant que rarement d'une dimension baroque, voire inquiétante. Pour commencer, c'est une adaptation de Gaston Leroux, qui n'était pas le plus raisonnable des auteurs! Mais avec cette fable comique d'un genre à part, qui est prise très au sérieux par Jasset et ses interprètes, le réalisateur semble faire tout simplement le portrait d'une humanité aliénée...

Pour commencer, Balaoo le personnage est un singe-homme, plus qu'un homme-singe. Et je vus assure qu'il n'a rien d'un Tarzan! Il serait même beaucoup plus proche du monstre de Frankenstein. Venu en Europe à la demande de M. Coriolis, un vieux savant, il est 'transformé en homme' à la faveur d'un procédé 'connu de lui seul', nous dit un intertitre: Jasset ne s'embarrasse pas d'explications, et a une histoire à raconter, pas un exposé scientifique... Puis il est habillé, nourri (et fait de menus travaux sans noblesse). Mais il obéit à un sale type qui profite de lui, et qui convoite la fille de son bienfaiteur, et là, ça ne va plus... Frustré, il devient un vrai diable, semant la terreur dans tout le pays. Sévèrement grondé, il part semer la terreur en Suisse...

Alors, humain, ou pas humain? C'est intéressant de constater que quand sa «créature» s'enfuit, l'homme qui l'a relégué au rang d'animal cherche à le récupérer, et feuillette les journaux à la recherche d'indices qui seraient plutôt dans la catégorie des faits divers! De son côté, Balaoo est un animal élevé en homme: il vole des œufs dans les poulaillers, mais... les déguste avec du sel! Mais dans la nature, il est un vrai acrobate et se rit du vertige...

Le film est incomplet, seule une bobine a survécu, et il n'est pas sûr qu'on en ait la fin. Abîmée par le séjour dans la glace (on a retrouvé Balaoo à Dawson City), la pellicule n'est pas des plus aisées à regarder, mais d'autres fragments d'une copie Française ont aussi été retrouvés: c'est un film qui a le ton de la comédie dans sa situation et son intrigue, mais dont le jeu des acteurs est résolument fait de tension dramatique. Jasset a demandé à tous ses interprètes le plus grand sérieux, ce qui fait à mon sens le prix de cet étrange film qui dépasse le cadre de la pochade (on imagine le chaos boueux qu'en aurait fait un George Monca ou un Jean Durand...) pour aborder celui de la fable ironique.

 

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Published by François Massarelli - dans Victorin-Hyppolite Jasset Muet Comédie Eclair
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 13:56

Ce très court métrage (environ 4 minutes en l'état) est la preuve que, comme Feuillade par exemple à la compagnie Gaumont, Victorin-Hyppolite Jasset, metteur en scène principal de la compagnie Eclair, faisait un peu de tout. S'il est surtout connu pour ses séries policiers et d'aventures, un domaine dont il fut le précurseur incontesté, il a aussi tâté du drame plus classique, et comme ici, de la comédie...

Un vagabond très à l'aise se débarrasse d'encombrantes dames qui essaient de le faire partir de leur village, en les escamotant dans un sac mystérieux qui ne le quitte jamais: il est fort pratique, puisque le bonhomme l'utilise pour s'évader de la prison où l'ont enfermé deux gendarmes...

C'est un film à trucs, dont l'essentiel de la technique repose sur le montage très planifié, et l'utilisation de truquages à la Méliès. Le jeu des acteurs aussi, du reste, s'inspire de ce type de films, et le vagabond nous prend souvent à témoins... Le film repose beaucoup, dans son intrigue et le jeu exagéré des acteurs, sur la tradition populaire. Sans parler des gendarmes en bicorne, on serait presque chez Guignol! Mais l'utilisation de décors naturels (même si les intérieurs sont de toute évidence en carton-pâte) tranche sur les productions de la Star-Films. Ces quatre minutes vite passées ne sont sans doute pas la meilleure introduction à Jasset...

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Published by François Massarelli - dans Victorin Jasset Eclair Comédie Muet
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 12:30

Le capitaine Delord et la jeune mademoiselle de Breteuil s'aiment, et vont se marier... sauf que le jeune militaire est gravement blessé, ce qui va entraîner la fin de leurs fiançailles. Vingt années plus tard, la jeune femme est devenue la veuve d'un comte, et leur fils Raoul se lance dans la vie: il est reporter, et écrit un article très critique sur le vieux général Delord... Celui-ci voit rouge et décide de provoquer le jeune paltoquet en duel, ignorant qu'il s'agit du fils de son ancienne bonne amie... Celle-ci va devoir intervenir.

S'il s'agit d'un mélodrame poids lourd, voir le résumé, ce petit film d'une bobine, encore un survivant miraculé du studio Eclair, est plein de qualités. Et pour commencer, il est fort bien interprété, dans une mise en scène qui varie entre un sens du raccourci (qui est assez courant semble-t-il chez Jasset) et une tendance à laisser les émotions s'exprimer. De plus, il se situe à part des tendances contemporaines du cinéma naissant (notamment chez Gaumont) à développer un point de vue assez réactionnaire. Ici, le metteur en scène donne finalement le meilleur rôle à ce jeune reporter qui accepte à cotre-coeur de se battre en duel, pour défendre l'honneur de la presse. Le statut du héros blessé dans sa jeunesse, vieille baderne dans son âge mur, est bien moins enviable...

Ensuite, le metteur en scène aime à utiliser la profondeur de champ et réussit à masquer les illusions théâtrales en évitant les entrées à gauche et à droite. Les premières scènes qui voient le capitaine Delord arriver au fond de la pièce (et il vient de dehors, la luminosité du fond en fait foi) ou encore la formidable scène de duel où le point de vue de Raoul, le fils, nous est donné par le biais de l'arrivée au fond de l'écran de son rival, sont autant d'occasions pour Jasset de faire un cinéma totalement différent, et qui justifie pleinement son enviable réputation de grand précurseur.

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Published by François Massarelli - dans Victorin-Hyppolite Jasset Muet Eclair
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 12:25

C'est un petit film, ramassé sur les deux tiers d'une bobine, mais ses qualités sont évidentes, et jouent sur deux tableaux: d'un côté, un don incroyable pour installer en très peu de moyens, toute une atmosphère, et de l'autre un talent de conteur qui se paie le luxe de mobiliser cinq personnages, et de créer un suspense dense en jouant constamment sur le point de vue...

C'est le soir, un cafetier va fermer, et il ne prête pas attention aux deux hommes qui viennent d'arriver pour boire chez lui: ils sont au premier plan, et pendant qu'il s'affaire à mettre son café en ordre, et monte et descend à la cave, les deux malfaiteurs eux n'en manquent pas une miette et échafaudent un plan. Puis ils quittent apparemment les lieux, quand deux gendarmes habitués des lieux arrivent: ils prennent un dernier verre puis s'en vont. Quand ils sont partis et que le cafetier ferme boutique, les deux hommes reviennent, l'assomment et vont à la cave pour le mettre à l'abri avant de tout dévaliser... Mais les gendarmes reviennent, et s'installent pour manger!

Le café est le lieu unique, dont nous verrons trois décors: la salle principale, la chambre du patron, brièvement, et surtout la cave, le lieu où le suspense est à son comble: d'abord parce que c'est l'endroit, sombre et à l'écart, où le cafetier, nous le savons, risque la mort; et ensuite parce que paradoxalement, le premier point de vue qui ait été développé étant le leur, nous sommes amenés à partager l'anxiété des malfaiteurs quand ceux-ci se rendent compte que des gendarmes viennent d''arriver dans le café, et plus encore quand l'un d'entre eux se rend dans la cave...

La morale reprend ses droits quand le cafetier se réveille, seul dans la cave et que des inserts de l'activité des bandits dans son café, nous renseignent sur le fait que le point de vue a changé: nous sommes désormais aux côtés du patron, et la morale sera sauve à la fin de ces dix minutes...

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Published by François Massarelli - dans Victorin-Hyppolite Jasset Muet Eclair
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 12:20

Ce tout petit film est un exemple du ton résolument différent des productions Eclair, surtout quand on les compare à la bourgeoise compagnie Gaumont... Un couple qui habite une très grosse maison est heureux jusqu'au jour où, blessée au visage, madame devient totalement aveugle. Aidée par son mari, elle tient le choc, mais se désespère... Heureusement, une amie vient la visiter. ...Heureusement? Disons que la cécité empêchera l'épouse de voir littéralement son mari, comme nous en faisons l'expérience, tomber totalement sous le charme de l'amie... Et les deux amants vont donc littéralement mener leur idylle coupable sous les yeux de l'épouse qui ne le saura pas... Jusqu'à ce qu'un docteur bien intentionné lui rende la vue.

C'est donc cruel, méchamment ironique, et très rapide: le film se finit en une bobine, et va à l'essentiel. Au-delà de l'anecdote mélodramatique sans grand relief, ce film non signé est intéressant parce qu'il va sérieusement au devant des difficultés: dans le cinéma des années 10, comment indiquer la cécité en ne passant que par le jeu des acteurs? Et comment faire passer le point de vue d'une personne aveugle?

Mêm avec le jeu très excessif des acteurs, ce petit film anonyme s'en sort bien...

 

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Published by François Massarelli - dans Eclair Muet
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 12:14

Ce petit film (une bobine seulement) tourné par le studio Eclair est d'une grande noirceur; il tourne autour de Paul (Paul Hubert), un jeune homme un peu trop prompt à promettre au-delà de ses capacités...

Dans une atmosphère ô combien provençale, nous faisons la connaissance de Paul qui est «amoureux» de Louise. La façon dont il se comporte, le romantisme des images, nous poussent en tout cas à le croire, et Louise aussi... Mais pendant qu'ils travaillent, sous un soleil de plomb, à ramasser des pommes, Paul flirte aussi avec Marthe... Les deux femmes parlent. ...Puis elles se battent, et apparemment, c'est Marthe qui l'emporte. Louise n'entrevoit qu'une solution: se donner la mort!

Bon, on ne va pas forcément parler de réalisme, ici, mais comme souvent avec ces petits mélos Eclair, le ton résolument baroque de l'intrigue s'accompagne d'une photographie splendide, et est entièrement privée de commentaire moral explicite. On aimerait en savoir un peu plus sur Clément Maurice, le metteur en scène supposé de ce petit film, qui a manifestement peu tourné... Ou pas signé ses films.

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Published by François Massarelli - dans Eclair Muet
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 12:04

Nicolas Koline, émigré Russe arrivé à Paris en même temps que les Mosjoukine, Volkoff, Lyssenko et consorts, a été lui aussi une figure importante du cinéma Français muet, avec la compagnie Albatros d'abord,  puis en indépendant. Acteur de comédie (Il est bien sûr l'immortel cuisinier "invisible" de Napoléon) et metteur en scène à l'occasion, son cinéma était tourné résolument vers le public, et notamment celui de la comédie...

Le graisseur du P.L.M. (Paris-Lyon-Marseille, avant la création de la SNCF), Galupin (Nicolas Koline), a une vie tranquille, entre son pot-au-feu, son petit blanc, et un boulot certes salissant mais qu'il aime bien: un jour qu'il est à graisser les roues d'un train à l'arrêt, deux passagers se plaignent de son chant intempestif... John Beckler (Charles Vanel) et son secrétaire Colchester font venir le graisseur, et échangent quelques mots. Surpris devant l'optimisme de Galupin, Beckler lui fait comprendre que posséder de l'argent n'apporte que des soucis, et ils font un marché: Beckler donnera 600 000 Francs par mois à Galupin à la condition expresse que celui-ci les dépensera intégralement. Le graisseur accepte, mais ne va pas tarder à le regretter...

La famille Galupin se complète de cinq personnes; Madame Galupin (Ernestine de son petit nom) est interprétée en solide matrone par Madeleine Guitty, et sinon ils ont quatre enfants. Le ton global est celui de la farce, et pas des plus fines... Ca se laisse voir comme on dit, et Nicolas Koline est décidément bien sympathique, mais c'est tellement inoffensif que ça en devient sans saveur...

Sauf peut-être quand Galupin qui n'arrive pas à écouler son argent fait une croisière avec des marins saouls, et qu'ils abordent ce qu'ils croient être une île déserte, et qui s'avère être une station balnéaire. La bouffonnerie l'emporte... 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1926
18 août 2019 7 18 /08 /août /2019 11:58

Au XVIIIe siècle, un narrateur qu'on ne verra jamais nous raconte les aventures de son oncle Benjamin (Léon Mathot), un médecin de campagne qui se contente gentiment de sa petite vie tranquille, entre son cabinet et... sa bonne amie Manette (Madeleine Erickson), cabaretière: quand elle consulte, lui ne la fait pas payer, et réciproquement. Mais sa famille ne l'entend pas de cette oreille: il faut marier Benjamin! Quand un propriétaire local s'ouvre auprès d'elle de l'opportunité de donner la main de sa fille au médecin, la sœur (Betty Carter) de ce dernier saute sur l'occasion...

Il reste très peu de ce petit film réalisé d'après un gros succès de Claude Tillier, une comédie légère qui à n'en pas douter se voulait picaresque. Passée à la moulinette du Pathé-Baby (soit une réduction du temps du film, en 9.5 mm, et un recadrage «familial» de l'intrigue, on a l'impression qu'il ne se passe pas grand chose. René Leprince, vétéran de la comédie déjà en 1924, n'est sans doute pas le plus intéressant des cinéastes Français du muet, et c'est un euphémisme. Bref, cet objet est beaucoup plus une trace d'un film très mineur, qu'autre chose...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet 1924