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24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 22:39

Pour résumer, exceptionnellement, un coyote perdu en plein désert du Sud-Ouest des Etats-Unis, affamé, tente d'attraper un oiseau coureur, sur la route, et utilise des moyens divers et variés, pour changer. Mais cette fois-ci, de façon étonnante, ça ne marche pas du tout...

A ce stade, pourquoi se priver? L'entreprise de Jones, qui consistait à utiliser systématiquement des variations de toujours la même situation, n'a jamais varié pour autant. Si ce n'est que le style a évolué naturellement, ainsi que les décors qui bien entendu ont été de plus en plus abstraits au fur et à mesure des années...

Ce film tardif est un bon exemple, d'ailleurs, de la technique imaginée à la fin des années 40 par Jones et le scénariste Michael Maltese: alors qu'une tentative d'utiliser une bombe contre la bestiole a comme de juste complètement raté, le coyote se retrouve à tenter d'échapper à la bombe, tout en tombant de très haut, et une fois arrivé en bas, il va quand même devoir subir les effets de la bombe... Les gags sont systématiquement la source d'autres gags, et ça ne s'arrête jamais...

...enfin si, à la fin. Mais cette fois, hélas, un gag verbal (ou quasi verbal, puisqu'il utilise un jeu de pancartes) gâche toute la fête en jouant sur les mots.

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Looney Tunes Animation
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 23:07

Chuck Jones avait déjà eu l'idée, franchement bizarre, de mêler les univers respectifs de Wile E. Coyote et Bugs Bunny... Pourquoi pas? ...Sauf que pourquoi s'évertuer à faire du coyote un insupportable bavard, lui qui justement n'a pas besoin de la parole pour être un protagoniste génial?

Ca recommence, et on doit donc supporter ici la loghorrée de l'animal, qui nous explique ce qui n'a pas besoin d'être expliqué, ce qui tue les gags. Bugs Bunny a plus de chance, mais l'adversaire est ici tellement faible, qu'il ne lui faut pas grand chose pour donner l'illusion de la grâce. Jones était un maître en matière de timing, il savait aussi parfois se planter dans les grandes largeurs... 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Bugs Bunny Animation Looney Tunes
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 22:54

Avec les confrontations entre Daffy Duck et Bugs Bunny, on est généralement déçus, à moins que Chuck Jones ne se soit chargé de les orchestrer! Il a établi, en trois films étonnants et quasi intégralement similaires, une dynamique précieuse à la fois simplissime et complexe, mélange de timing, d'attentes, du caractère de l'un, de l'autre, et de leur antagoniste Elmer Fudd, de dialogues... Et on ne peut que les citer, et une fois cités, on regrette inévitablement, car... aucun film ne peut rivaliser avec cette sainte trilogie de l'absurde!

Donc inutile de dire qu'avec ce petit film de rien du tout on en est loin: Daffy Duck regarde un show à la télévision, qui propose de récompenser les membres du public qui vont amener un lapin; il se rend chez Bugs, qui accepte à contrecoeur de l'accompagner. Le reste est surtout une série de vexations de Daffy Duck par Bugs Bunny...

D'une part, je ne suis pas très enthousiaste devant ces courts métrages qui parodient la télévision de l'époque; c'est souvent McKimson qui sy colle, du reste. D'autre part, il y a quelque chose de gênant dans cette curieuse idée de montrer l'intérieur du terrier de Bugs Bunny, visité par Daffy Duck. C'est gauche et on n'y croit pas une seconde. Disons que le final, qui revient à la citation inévitable des trois films cités plus haut, est le meilleur du film.

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Bugs Bunny Animation Looney Tunes
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 22:44

Bugs Bunny reprend à son compte le début d'un court métrage de Tex Avery, Dangerous Dan McFoo... A Dawson City, un café est le refuge des chercheurs d'or fatigués, quand un étranger couvert de neige (mais avec deux grandes oreilles) entre, et commende un jus de carottes. Le reste est une confrontation plaisante entre Bugs Bunny et un bandit local d'origine francophone, nommé Blacque Jacque Chellaque... Ce qui ne s'invente pas.

McKimson contourne efficacement l'appauvrissement de l'animation en se réfugiant dans le style. Il laisse un soupçon d'influence de l'UPA le guider, avec des designs très angulaires, et il s'inspire de la dynamique particulière du court métrage de Tex Avery (que ce dernier, incidemment, avait refait à la MGM, rappelez-vous), et le film est un de ses rares bons courts émétrages à cette époque crépusculaire...

Et sur une note particulièrement personnelle, j'avais longtemps pensé que j'avais peut-être rêvé cette confrontation aux cartes entre Bugs Bunny etun protagoniste, durant laquelle le lapin sortait un 21 de coeur. ...ce n'était donc pas un rêve.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Bugs Bunny
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 22:34

Ce film nous montre le talent de Friz Freleng, même à cette difficile période durant laquelle, monde à l'envers, les dessins animés des Looney Tunes et Merrie Melodies semblaient entrer en concurrence avec l'indigence de la télévision. Mais avec ce film, Freleng a décidé, si il lui a fallu admettre que désormais les budgets ne permettent définitivement pas de proposer une animation deluxe, qu'il peut au moins garder ses standards sur deux points: le rythme, d'une part, et le style...

Et dans ce qui aurait pu être une confrontation de plus entre Bugs Bunny et Yosemite Sam, seterminant par une poursuite en train qui dépasse joyeusement les bornes du loufoque, l'équipe de Freleng commence par établir les lieux: Bugs Bunny se rend donc au Fat Chance saloon, où il va avoir maille à partir avec le mini-bandit local... Mais clairement, si les efforts n'ont pas manqué pour établir une ambiance western (Duel, Saloon, etc...), ce qui a le plus motivé les auteurs ici, c'est le grand n'importe quoi qui se passe sur rails à la fin. Sam en particulier, par sa rage phénoménale, crée le rythme à lui tout seul.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng Bugs Bunny
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 22:25

Bugs Bunny a l'idée saugrenue de partir en vacances pour les monts Ozark, et il rencontre des buzzards locaux. Sans grande surprise ils ne sont pas de la plus grande intelligence...

C'est assez classique, d'un certain côté, même si de façon surprenante aujourd'hui la Warner reculerait probablement à l'idée de sortir un film qui mette en avant le cliché de la bêtise indolente des habitants des montagnes du Missouri... D'autant que le Vice-président des Etats-Unis fait partie plus ou moins de cette communauté, qui a le culot e prétendre que les moquer c'est faire preuve de racisme... Passons.

Le film est plaisant, et repose beaucoup sur la dynamique paradoxale établie entre Bugs Bunny à son plus intelligent et moqueur, et deux oiseaux complètement demeurés...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bugs Bunny
22 avril 2026 3 22 /04 /avril /2026 18:30

Dans le palais d'un sultan (nous ne le voyons pas au début, il nous tourne mystérieusement le dos), le maître des lieux procède à des auitions pour trouver la perle rare: un artiste qui lui donnera envie de l'écouter ou de l'entendre... Un groupe de jazz Dixieland, puis un chanteur à banane, se font éliminer (deux fois, une fois par le sultan, puis une fois par les crocodiles)... C'est alors que Bugs Bunny, qui a pris le mauvais virage (à Des Moines, cette fois, pas à Albuquerque), arrive, et est sommé lui aussi de montrer ses talents de conteur. 

Un prétexte comme un autre pour nous servir des extraits de trois cartoons, Bully for Bugs, Sahara hare et Water, water every hare... Cette fois, ce n'est pas Freleng qui doit se coltiner la corvée du travail de compilation et recyclage, et ma foi Ken Harris, un animateur qui n'a pas fait d'autre court métrage pour les salles, s'en tire plutôt bien. 

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes
21 avril 2026 2 21 /04 /avril /2026 00:10

Une petite localité tranquille, une nuit: à minuit, le sacristain reçoit un coup de téléphone, une voix de femme, puis on entend un coup de feu. Un homme d'affaires, Erland, a été tué. Une femme, l'actrice Mimi Brandt (Karina Bell), l'arme du crime à la main, s'accuse... Avec elle, le jeune comte Braa (Gorm Schmidt), son amant, s'accuse aussi... Le procureur Steen (Elith Reumert) a fort à faire pou dénouer l'intrigue, qui a commencé quelques temps plus tôt quand Erland a commencé à approcher Mimi pour lui parler d'un héritage dont elle serait bénéficiaire...

C'est un whodunit! Vous savez, ce film qui vous fait réfléchir longuement avant de vous révéler que c'est le jardinier qui a fait le coup! Généralement, c'est un exercice assez vain, mais les films peuvent aussi être réhaussés d'un peu de comédie ou d'atmosphère...

Cela reste donc longtemps une énigme, pour le procureur comme pour nous, puisque les témoignages des deux seuls protagonistes qui apparemment savent quelque chose nous sont certes donnés, mais à chaque fois ils sont adroitement ciblés de manière, on le comprend très vite, à éviter d'en dire trop. La question inévitable, c'est bien sûr de deviner lequel des deux tourtereaux ment pour couvrir l'autre... Ce que comprend Steen assez rapidement.

Anders Sandberg savait tout faire et avait une bonne maîtrise de tous les genres... Dans un cadre raisonnable s'entend, et cette histoire sentimentalo-policière lui convient plutôt pas mal, avec ses arrières-goûts de mélodrame sentimental. Les ingrédients nécessaires en sont tous présents: le père conservateur du jeune homme, l'indignité de se montrer en public avec une actrice, le vieil homme d'affaires franchement libidineux... 

Ce n'est en aucun cas un film à message, juste un film de genre, bien fait et plutôt bien interprété, avec savoir-faire sinon brio, et avec quelques touches d'humour fournies par les domestiques, dont Mathilde Nielsen, qui tournera deux ans plus tard avec Dreyer dans Le maître du logis...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1923 A.W. Sandberg
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 19:15

Foghorn Leghorn se voit imposer par son épouse de couver les oeufs, ce qui provoque l'hilarité du chien de la ferme. Mais le coq décide de ne pas laisser passer cette moquerie... Pendant ce temps, l'ombrageux petit faucon Henery Hawk cherche à faire comme d'habitude: chasser le poulet...

On baille d'avance... Le petit monde essentiellement rural de Foghorn Leghorn, dominé par le coq sentencieux, bavard et lourdingue, ne passe décidément pas.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 19:07

Ni un "one-shot", ni à proprement parler un cartoon d'une série spécifique, ce film confronte deux personnages d'un jour, les chiens Alf et Chester, que leurs accents cockney exagérés identifient comme des mauvais garçons Londoniens, avec un personnage qui a fait ses preuves: le brave Sylvester... Les deux chiens le poursuivent, il se réfugie... chez le Dr Jerkyl. Il absorbe un produit, et quand le gros chien Alf arrive pour le massacrer... Il change vite d'avis.

Un an avant Hyde and Hare, qui mettra Bugs Bunny aux prises avec une version du fameux docteur de R.L. Stevenson, le metteur en scène s'amuse de la dynamique particulière donnée par un personnage dont la force et la férocité change au gré des effets de la drogue. C'est plaisant... Les deux chiens forment une bonne équipe, mais les enjeux (lequel des deux est le caïd, lequel le lèche-botte) ne va pas très loin.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes