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20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 19:01

Daffy Duckaroo est un cowboy hollywoodien qui vient de prendre sa retraite. Il souhaite visiter l'Ouest Américain, mais il se trouve en plein territoire Indien (comprendre "Natifs-Américains"). Il voit une jolie cane (avec des plumes) mais il doit la disputer à un grand costaud...

Totalement frappé, le personnage de Daffy Duck à ses débuts pouvait être complètement ingérable, voire pire: les films de McCabe le montrent gééralement sous ses dehors les plus extrèmes, et même si celui-ci a une intrigue, l'idée reste quand même de le lâcher dans les pires situations possibles, dans la frénésie et la folie furieuse.

Bref, c'est une fois de plus un film fort admirable de Norm McCabe...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Norm McCabe Looney Tunes Animation
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 18:54

Dans cette Merrie Melody qui provient des vertes années de la branche animation de la WB, Freleng nous fait suivre un lapin qui ne suit pas les conseils de ses parents ni de ses copains: il s'introduit chez un fermier pour lui voler ses légumes...

On est vraiment dans la préhistoire, dans la période d'avant l'avènement de Tex Avery, clairement, et c'est le moment où les superviseurs et animateurs de Leon Schlesinger avaient pour seule mission de faire concurrence à Disney et ses Silly Symphonies... Donc c'est gentil, assez édifiant, et c'est surtout intéressant comme curiosité: à l'époque où le Technicolor à trois bandes était encore cher et peu accessible, on utilise donc ici un succédané de la version à deux bandes qui était utilisée avant... Esthétiquement, c'est donc différent. Pour le reste...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 18:49

Plutôt que de Looney Tune, il faudrait plutôt parler ici d'une Merrie Melody... Car ce film de Freleng date de l'époque où les deux appellations étaient clairement séparées, les MM en couleurs, et les LT en noir et blanc. Seul Tex Avery réalisait des films dans les deux séries, et sinon les plus cheap (donc les Looney tunes) avaient la réputation d'être moins surveillés par le tatillon Leon Schlesinger, donc plus libres...

Ca se discute d'ailleurs, les films de Tex Avery pouvaient difficilement être sous tutelle! Dans ce film de Freleng, on est dans le loufoque-mais-acceptable, avec unnsport que Freleng devait particulièrement aimer: le base-ball. Dix années avant Baseball Bugs, avec un peu le même esprit, il nous montre un match entre une équipe de pros, menée par un coq flamboyant (Dizzy Dan) et une équipe amateur rurale, menée par Claude, un coq peu sûr de lui...

C'est sympathique, mouvementé, et on y voit Freleng faire exactement ce qui était attendu de lui: des gags propres et simples, qui tempèrent leur loufoquerie, et un peu de musique pour placer les chansons appartenant à la Warner.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 18:36

Paris... L'agent secret Daffy Duck, dit Boston Quackie, reçoit une mission: apporter un attaché-case à l'ambassade de Slobovie... Hélas, dès la réception de l'objet il est subtilisé par un mystérieux espion au chapeau vert...

Ce n'est plus ce que c'était... J'en suis désolé: je me répète! Les dessins animés de la Warner à la fin des années 50 faisaient concurrence à la télévision, et il semble que l'idée ait été de les simplifier, voire de les cochonner... Admettons que l'intrigue ici est suffisante pour qu'on suivre même mollement, certains gags font à peu près mouche... Mais l'animation est repoussante, et pour tout dire maladroite. C'est un comble!

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Daffy Duck Animation
20 avril 2026 1 20 /04 /avril /2026 15:27

C'est lors de son travail pour le producteur Joe Rock, après quelques années formatives chez Hal Roach et avant d'y retourner pour de bon, que Laurel a participé aux films les plus farfelus de son oeuvre pré-duo... Dans celui-ci, on utilise les décors encore debout d'un film qui avait beaucoup rapporté à la Universal, The Hunchback of Notre-dame, ce qui explique la mention "Passage privé" au dessus d'une arche, dans une intrigue supposée se passer à Londres...

Laurel incarne donc le dr Pyckle, qui fait l'admiration de sa jolie assistante (Julie Leonard) et on se demande bien pourquoi. Il isole le produit qui contient les tentations du mal, et... le boit cul-sec évidemment. La suite? des poursuites sans queue ni tête dans tous les sens, car "Mr Pryde" est un fieffé farceur...

La cible principale de ce court métrage glorieusement idiot, bien sûr, n'est pas le classique de Stevenson, plutôt les tendances cinématographiques autour de ses adaptations, le film de 1920 (avec John Barrymore) en tête...

Quant au metteur en scène... l'ancien acteur devenu producteur indépendant Joe Rock avait parfois lui-même mis la main à la pâte de ses comédies,, qui pourtant pour la série des deux bobines qui présentaient Laurel, étaient le plus souvent attribués à Scott (Percy) Pembroke ou Harry Sweet. C'est ce dernier nom qui figure sur le générique des copies en circulation.

 

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Muet
19 avril 2026 7 19 /04 /avril /2026 18:00

Un paléontologue reconstitue des squelettes de dinosaures, et tente d'empêcher son chien Shep, un jeune chiot tout fou, de lui piquer des os. Quand il ne retrouve pas un os, le scientifique distrait pense qu'un bull-dog l'a pris... Et il envoie Shep le récupérer avant de constater que l'os est dans sa poche. Shep affronte donc l'énorme bête...

C'est beaucoup plus clair, paradoxalement, dans ce film qui n'appartient à aucune série spécifique des Looney tunes (Bugs, Daffy, etc...), de voir ce qui différencie la patte d'Arthur Davis de celle des trois autres metteurs en scène qui se succèdent autour de lui, Freleng, Jones et McKimson. Contrairement aux trois, qui ont fait évoluer leur style graphique depuis les années 30, Davis conserve une esthétique rondouillarde qui rend ce film bien différents des autres... Et sinon, le style de l'animation est plus frénétique, moins posé que les autres films de la même époque. 

Quant à la chute, qui offre une transgression inattendue (un personnage qui n'a rien dit se met à parler soudainement), elle nous rappelle que Davis marche dans les pas de celui dont il a repris l'unité, Bob Clampett...

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Published by François Massarelli - dans Arthur Davis Looney Tunes Animation
19 avril 2026 7 19 /04 /avril /2026 17:53

L'héroïne de Inside out, Riley, reçoit la visite d'un garçon, Jordan (lui aussi fait une apparition, assez franchement rigolote, dans le film de Pete Docter). Ses parents sont bouleversés... à leur façon: la maman essaie de parler comme les jeunes, et le père se sent obligé de tenter une conversation. Pendant ce temps, les "quartiers généraux" des émotions des deux adultes s'emballent...

Ces quatre minutes parfaitement hilarantes sont une variation sur le film Inside out (Vice versa), donc elles en reprennent le principe: à l'intérieur de chaque humain, une équipe formée d'humeurs (la joie, la tristesse, la colère, la peur et le dégoût) dirige les opérations pour faire en sorte que l'humain aille dans le bon sens... Mais ici, contrairement au film qui montre de l'intérieur les mécanismes d'une ado qui grandit, le propos est surtout une suite de gags qui débouchent sur... 

...AC/DC.

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Published by François Massarelli - dans Pixar Disney Animation
19 avril 2026 7 19 /04 /avril /2026 17:46

Dans le pacifique, un très vieux volcan autour duquel des dauphins et autres baleines trouvent le bonheur, chante sans relâche qu'un jour il trouvera l'amour. Pendant ce temps (très long), sous l'eau, une dame volcan entend et espère...

Oui, ça sonne bizarre écrit comme ça. C'est l'une des petites idiosyncrasies de Pixar qui nous rappellent qu'autour d'eux il y a la galaxie Disney... Donc si une fois de plus ce court métrage (exploité dans le même programme qu'Inside out, de Pete Docter) est esthétiquement impressionnant, il faut quand même le dire, ces cailloux pleins de sentiments, et ces cétacés qui vont sagement par deux (oh, tous strictement mâles et femelles, vous pouvez m'en croire) n'en finissent pas d'être gnan-gnan...

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Published by François Massarelli - dans Pixar Animation Disney
18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 15:09

Conrad Cat est un personnage intermédiaire, l'une de ces nombreuses tentatives effectuées par Chuck Jones à l'époque où il essayait de se démarquer de la triplette Porky - Daffy - Bugs, qui faisait la loi dans les années 40 chez Leon Schlesinger): d'autres héros d'un ou deux cartoons se sont retrouvés mis en avant, avant de disparaître... Conrad ne sera pas le dernier chat, du reste, puisqu'il y aura aussi Claude, plus intéressant.

Conrad, donc, tente en dépit de ses limites (physiques et autres), d'amener dans une salle de spectacle un pot contenant une petite plante, mais la porte et la plante semblent ne pas être compatibles... Après quelques minutes de jeu autour de ces accessoires, il parvient à ses fins, et entre dans la salle où il devient le jouet d'un oiseau particulièrement irascible qui souhaite conserver sa tranquillité dans un chapeau de magicien! 

C'est étonnant, et je mettrais volontiers ce court métrage dans le même panier que l'admirable The Dover Boys, avec son jeu élastique sur le timing... Et peut-être aussi pour ce plan qui nous montre les instruments tombant les uns à la suite des autres, dans la fosse d'orchestre, vus en amorce, et surtout entendus... Une expérimentation sonore qui nous rappelle qu'àcette époque, Chuck Jones ne se satisfaisait jamais de ce qui aurait pu être sa routine.

Quant au titre, il est typique de cette tendance qu'avaient les courts métrages de la Warner d'imiter les titres de longs métrages (ici, The bride came C.O.D., de Lloyd Bacon) de la firme, sans qu'il y ait le moindre rapport avec l'intrigue...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
18 avril 2026 6 18 /04 /avril /2026 14:46

Daffy Duck a toujours été un personnage à part, difficile à cerner, et ce cartoon de 1945 le prouve. A cette période, les dés sont déjà jetés: Bugs Bunny, apparu par intermittences à partir de 1938, puis de façon plus fréquente depuis 1941, est devenu le personnage principal des cartoons de la Warner, supplantant sans aucun effort les autres vedettes confirmées et potentielles, soit à l'époque Porky Pig, Elmer Fudd, et Daffy Duck... Pourtant le lapin est né du canard, mais sa personnalité, moins franchement cinglée, s'est imposée d'elle-même. 

Et Daffy Duck, personnnage ingérable dans Porky's duck hunt puis Daffy Duck in Hollywood, s'accommodait facilement des univers furieusement décalés de Bob Clampett, Tex Avery et Frank Tashlin, mais sa dynamique de fou furieux ne permettait pas de faire grand chose avec... Friz Freleng, ici, semble vouloir le démontrer en construisant un cartoon entier sur..

...Du vide.

Daffy Duck est donc tranquillement au bain (beaucoup de mousse dans un petit étang) quand il est dérangé par des pleurs, ceux d'un caneton. Il porte un mystérieux porte-documents... Mais aux questions de Daffy Duck, il répond par l'agression. Mais un chasseur, si poli, si précautionneux, arrive. Les deux canards tentent de lui échapper, mais très vite, d'une part Daffy devient la proie désignée du chasseur (qui ne peut raisonnablement s'attaquer à un caneton, fut-il grossier), et d'autre part les deux "adultes" finissent par se demander ce que contient le mystérieux porte-documents...

Vous le saurez à la fin.

C'est en tout cas un brillant exercice de style, de transition, qui montre Daffy Duck plus impliqué, plus au fait de l'intrigue, tout en se conduisant comme le trouble-fête qu'il était à ses débuts (il demande même à son animateur de lui dessiner un tonneau pour s'y cacher), mais qui ne se rend pas compte qu'il est au prise avec une construction savante à la façon des Bijoux de la Castafiore...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Daffy Duck Animation Looney Tunes