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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 21:23

S'il est un personnage de dessin animé qui a fait comme il le fallait la promotion de la chasse (c'est à dire en s'en moquant avec classe), c'est bien Bugs Bunny. On retient bien sûr la prépondérance des rencontres sur le terrain de Bugs Bunny (avec ou sans Daffy Duck) et d'Elmer Fudd... Mais ce film de Friz Freleng est différent...

Non, Elmer contre Bugs, c'est vraiment l'affaire de Chuck Jones (Rabbit fire). En choisissant d'opposer son lapin à Yosemite Sam, Freleng est à son affaire, lui qui a créé le petit bandit (qu'il soit cow-boy, pirate ou comme ici, chasseur, c'est à dire un insupportable bas du front) justement pour bénéficier du concentré explosif de colère et de petite taille du personnage aux favoris extrèmement roux...

Et donc, Bugs Bunny est tranquille à vaquer à ses occupations (la préparation de carottes rôties au feu de bois), quand Sam arrive et décide de chasser le lapin. S'ensuivront donc des aventures cocasses et délectables, avec le timing impeccable qui est la marque du réalisateur.

Le début en particulier, qui tourne autour d'un fusil aux proporiétés étranges, est éblouissant... Quant à la fin, pour une fois, néanmoins... mais non. Regardez par vous même...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes Bugs Bunny
23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 21:22

Parmi les partenaires de Bugs Bunny dans les films de Chuck Jones, celui-ci est assez rare: le petit pingouin "Playboy" est présent en tout et pour tout dans deux films, dans lesquels Bugs Bunny l'aide à retrouver son chemin... L'autre s'intitule Frigid Hare.

Dans celui-ci, le pingouin est laissé par les responsables du cirque qui l'emploient et Bugs s'évertue à le ramener au Pôle Sud, ignorant que l'oiseau est natif de Hoboken, New York...

C'est très drôle, le ressort comique reposant beaucoup sur le contraste entre le lapin sarcastique et le petit oiseau souvent larmoyant... La comparaison entre le pingouin et un poulet, qui crée un gag récurrent, donne aussi une coloration absurde au film. L'apparition tout aussi récurrente de Humprhey Bogart, en vagabond à la "Sierra Madre", est par contre assez irritante...

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes Bugs Bunny
23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 20:30

Devenu star, Bugs Bunny prend quelques minutes pour répondre aux journalistes... Il leur livre un récit édifiant d'un classicisme rigolard, dans lequel il a monté les échelons de la célébrité, à travers quelques anecdotes.

C'est un assez bon film, globalement, qui montre Bugs Bunny en star installée, un rien hautain, et le caractère qui est le sien est en parfaite adéquation avec ce parcours ironique... On trouve un peu ici l'esprit des flash-backs des premières bobines de Singin' in the rain... Et puis le "partenariat" avec Elmer Fudd y est gentiment moqué dans une absurde séquence de comédie musicale.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Bugs Bunny
23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 20:25

Dans un château médiéval, un valet offense un chevalier... Ils vont se battre en duel. Le valet c'est Bugs Bunny, et le chevalier va donc souffrir,en dépit des anticipations de la foule...

Film plutôt pépère, Freleng y développe sa conception du personnage, un trublion qui s'autorise tout sans aucun scrupule, our tenir le choc contre des méchants toujours plus bêtes que dangereux... Comme l'équipe du metteur en scène ne respecte rien, le lieu du duel devient assez rapidement un stade avec un commentateur à micro!

C'est donc l'un des premiers Bugs Bunny "médiévaux", et il y en aura d'autres, le lus souvent dus à friz Freleng et Chuck Jones.

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Friz Freleng Bugs Bunny
23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 07:15

Un jeune cadre citadin a fait un "burnout", et a décidé de se prendre en mains: il revient à la vie en pleine nature, dans les Vosges... Il arrive à un lac sauvage où il pense pouvoir passer du temps tranquille, mais d'une part la nature est parfois taquine (des bestioles, notamment qui bourdonnent, volent et piquent) mais en plus il voit arriver une famille (le père la mère la fille et le chien) qui vont non seulement troubler sa quiétude, mais surtout le pousser à se comporter de façon odieuse... Et puis ça dérape fortement.

C'est de la comédie d'observation, et le parti-pris a été de limiter les dialogues au strict nécessaire, c'est-à-dire qu'il n'y en a pas. Un ppeu à la façon dont Pascal Rabaté a utilisé le son dans Ni à vendre ni à louer, en héritier de Tati... Mais un Tati qui serait méchant: le personnage principal, tout à son "développement personnel" comme on dit, ne prête aucune vraie attention à ce qui l'entoure et jette ses déchats comme un malpropre, et les gags liés à son "burnout" sont assez acides, notamment la lecture des messges de ses collègues. Derrière le retour à la nature, le personnage est en prime dépendant de son portable...

C'est drôle, incisif et surprenant, et en environ 15 minutes de narration sur 20 minutes de métrage, ça a le bon goût de ne pas être trop long...

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Published by François Massarelli - dans Comédie
22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 21:22

Bugs Bunny se réfugie pour la nuit dans une maison, sans savoir qu'il s'agit du repaire d'un duo de bandits, Rocky (caricature de Edward G. Robinson) et Hugo (caricature de Peter Lorre). Il va vite ne faire qu'une bouchée des deux malfrats...

C'est un film rigolo, mais assez vide: on devine très vite que Bugs Bunny va se payer les deux bandits, qui n'ont aucune chance. Du reste, "Peter Lorre" s'échappe très vite, et il reste une caricature de Robinson qui est assez plate si on la compare à ce qu'en faisait notamment Tex Avery (Thugs with dirty mugs)...

Ce film aura au moins une descendance, avec des courts métrages qui mettront Bugs Bunny aux prises avec des malfrats, mais Freleng s'y abstiendra de passer ar les caricatures, en créant des personnages pérennes, Rocky et Mugsy (Bugs and thugs)...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Bugs Bunny Animation Looney Tunes
21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 14:30

Liliom (Charles Boyer), bonimenteur de foire, aime Julie (Madeleine Ozeray) , et Julie aime Liliom... Mais c'est une histoire triste: le balourd apprend que sa belle attend un enfant, et se prenant les pieds dans le tapis, décide de "travailler" à sa façon: c'est-à-dire de participer à une action malhonnête, qui lui fera perdre la vie. Mais son cas n'est pas fini: il doit, en effet, rendre des comptes dans l'au-delà...

Curieux cas que Liliom, adapté d'une pièce de Ferenc Molnar qui semble hanter le cinéma avec insistance dans les années 20, à commencer par un type de personnage inspiré du rôle-titre et qui apparaît par exemple dans The show de Tod Browning: aboyeur de foire au grand coeur qui se cache derrière un cynisme en carton, John Gilbert y arbore d'ailleurs le déguisement de Liliom! Puis c'est Charles Farrell qui va interpréter le rôle à la Fox pour Frank Borzage dans l'un de ses premiers films parlants (1930)... Pourquoi, alors que le système des versions multiples est déjà en place, faut-il attendre 1934 pour une version française (due à Erich Pommer sous la responsabilité de Fox Europa), je l'ignore, mais ce qui est sûr c'est que le fait que ce soit un film de Fritz Lang est un étrange hasard... Pommer avait deux films à faire tourner, un par Ophüls, et un par Lang, et il a semble-t-il décidé d'inverser la logique, confiant le film policier à Ophüls! Quoi qu'il en soit, Lang qui sortait d'une expérience cuisante (le tournage puis l'interdiction par les nazis de son Testament du Dr Mabuse) s'est jeté dans le projet qui reste son unique film Français...

Et le résultat est aussi Langien que curieux! Le film, de Hongrie, est transposé dans un pays différent, et perd à mon sens en substance en perdant cette impression diffuse de dictature pesante. Pour preuve, une scène qui nous montre de braves policiers qui font respecter un très hypothétique couvre-feu, et qui ne sont guère menaçants. le personnage de Liliom, privé de ce carcan symbolique, manque singulièrement de qualités. Mais ce qui semble avoir intéressé le plus le metteur en scène, c'est sans surprise le rendez-vous onirique d'un homme avec sa destinée, dans un conte de fées noir... Le "procès" de Liliom au purgatoire, quand on lui présente le film de sa vie, littéralement, ou encore la vision à la fois grotesque et sombre des petites mains du paradis, qui renvoient à un cinéma de l'entre-deux bricolo comme Der müde Tod était à la fois du merveilleux et du tragique...

C'est un film à part, qui l'a passionné... le temps de le finir. Après, eh bien: il fallait partir aux Etats-Unis, et il a oublié Liliom; nous aussi...

 

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Published by François Massarelli - dans Fritz Lang
20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 21:41

Celui-ci est un classique: superbement animé, il nous montre Bugs aux prises avec un savant fou qui est une magnifique caricature de Peter Lorre, mais aussi un monstre inclassable, sorte de boule de poils géante, qui préfigure en rigolo le terrifiant monstre de l'Id de Forbidden Planet.

...Avec une paire de baskets.

Voilà, ces films à l'animation fluide et inventive nous offrent comme un véritable age d'or, une période durant laquelle d'ailleurs les animateurs n'avaient pas peur de s'écarter des modèles établis: ainsi le lapin de CHuck Jones est il plus petit que celui de Freleng, McKimson et Clampett. Un choix délibéré pour Jones qui aimait opposer Bugs Bunny à des immenses costauds baraqués de partout sauf du cervelet: le monstre rouge cité plus haut, par exemple, ou le grand Nasty Canasta... Et ces six films sont autant de classiques.

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation Chuck Jones Bugs Bunny
18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 22:08

D'emblée, se pose la question: peut-on vraiment faire comme tout le monde et considérer ce film, situé en Argentine, dans la pampa, comme un western? Certes, il y a des chevauchées, des vaches, des hommes armés, la cavalerie, une diligence et bien sûr des indiens... Mais un gaucho ce n'est pas un cow-boy! Et si on joue sur les mots, l'Argentine, c'est quand même au Sud-Est du continent Sud-Américain... Même pas à l'ouest, donc...

Qu'importe. Et Tourneur, qui a aussi beaucoup tourné dans des genres différents, a choisi sembl-t-il de faire de ce film un simili-western, dans lequel on suit les aventures de Martin (Rory Calhoun), un gaucho de la pampa, quise voit mis en prison suite à une affaire d'honneur qui tourne mal... On lui laisse le choix entre la prison et l'armée, et il est envoyé dans un bataillon de durs à cuire mené par le major Salinas (Richard Boone), qui lui-même est encore plus dur à cuire! Le Gaucho déserte à cause des mauvais traitements qu'il subit, et rencontre la belle Teresa (Gene Tierney)...

Totalement séduisant, ce film d'aventures est situé dans de beaux paysages, que souvent Tourneur avec son savoir-faire de réalisateur de films modestes a souvent trafiqué avec des transparences, mais si on se laisse aller on y croira... Son héros est un homme de traditions, celle des gauchos bien entendu, qui est situé en permanence entre ses loyautés (celle pour son ancien patron, et celle pour Teresa, mais aussi sa loyauté pour sa propre liberté et ses propres valeurs), qui est bien plus qu'un cowboy. Comme le Burt Lancaster de The flame and the arrow, Martin est un Robin des Bois qui a trouvé sa Lady Marian...

Et pourtant rien n'est vraiment facile, ni traditionnel ici: s'il adopte clairement le rôle du méchant, le Major est bien plus complexe, joué avec une retenue remarquable par Boone: c'est un homme de valeurs, lui aussi, il a une vision différente de celle de Martin des gauchos mais il comprend la constance, la franchise sans filtre de ce dernier, qui exerce une certaine fascination sur lui. Le principal protecteur de Martin est un brave homme, mais c'est un politicien dont les conceptions "modernistes" sont aux antipodes de celles de son protégé... Le romantisme du film est souvent souligné par l'amour de Teresa, et je dois dire que rarement Gene Tierney a été aussi juste...

Ce film sur une fuite en avant se dirige à son dernier acte vers la tragédie, celle du sacrifice d'un homme à des valeurs, une philosophie de liberté totale qui triomphe sans crier gare.

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Published by François Massarelli - dans Jacques Tourneur
18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 21:59

C'est bien sûr une adaptation parodique de Jack and the beanstalk (Jack et le haricot magique) dans laquelle Bugs Bunny se retrouve dans l'improbable situation d'être dans le jardin d'un géant au cerveau probablement très peu développé pour lui boulotter ses carottes...

Bien sûr que le géant n'a aucune chance... Ce film très rythmé, d'une grande beauté (la rondeur disneyienne des films de Freleng à son apogée) est donc l'une des premières confrontations significatives du metteur en scène à la créature à grandes oreilles, après le formidable Hiawatha's rabbit hunt... Et conformément à ce qui sera le destin de tous les pauvres bougres qui seront face à Bugs Bunny, ce géant (comme il le dit lui-même, "ce lapin n'a aucune chance, je suis un abruti") est clairement foutu d'avance...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes (Muet) Bugs Bunny Friz Freleng