Yosemite Sam a passé vingt années en naufragé solitaire sur une minuscule île, sur laquelle seul un cocotier l'a maintenu en vie... Seulement il en a assez des noix de coco! Et un requin, depuis vingt ans, multiplie les tentatives de le manger, avec une insistance pour le moins agaçante... Mais Sam a d'un seul coup un espoir d'améliorer son ordinaire: il repère l'arrivée d'un nouveau venu, un lapin.
Tout ici confine au systématisme assez réjouissant, de l'idée absurde qu'il ait fallu vingt ans à Yosemite Sam pour remarquer qu'il ne mangeait que de la noix de coco (il a même un gros livre de recettes qui est entièrement consacré à ce fruit), au caractère enthousiaste du requin, qui lui aussi s'acharne depuis 20 ans! Donc évidemment, Bugs Bunny sera l'esprit fort de ce film.
Par ailleurs, la stylisation à la UPA s'étend de façon considérable avec ce film, dont l'animation reste quand même assez rudimentaire... Regardez le design du requin dans la photo située plus haut.
Naples... Au restaurant, Tore (Alberto Danza) rencontre Margaretella (Rosè Angione), la fille de l'arrogante Donna Carmela, et, malgré les mises en garde des amies de cette dernière, le jeune homme tombe amoureux. La jeune femme ne lui est d'ailleurs pas hostile...
Elle va très vite utiliser son argent, l'humilier et le pousser pour couvrir ses dépenses extravagantes à détourner de l'argent... Par ailleurs, l'amour de Tore, qui s'aveugle, déplait furieusement à d'anciens petits amis de la jeune femme.
C'est le deuxième des longs métrages intégralement conservés d'Elvira Notari, après Santanotte, et on retrouve beaucoup de motifs qui le rappellent: mêmes décors, bien entendu, la ville de Naples et ses quartiers populaires, ses terrasses de restaurant. Les mêmes acteurs, aussi, qui forment une sorte de troupe autour de la réalisatrice. C'est, enfin, le même type de mélodrame un peu extrème, qui commence dans le cliché et se finit, pour beaucoup de personnages, au cimetière. A noter: Rosè Anione, qui interprétait l'héroïne de Santanotte, meurt dans ce film exactement de la même façon.
Dans les alpes, un village propose de donner une prime de "50 000 Cronkites" à celui qui réussira à monter jusqu'au sommet du Schmatterhorn. Sam se décide, bientôt suivi par Bugs Bunny, qui pense qu'une telle somme sera l'occasion pour lui de se fournir en carottes...
Le dessin animé est une fois de plus un terrain de jeu pour Bugs, d'un côté, qui monte sans efforts, et pour Sam, qui galère, et passe généralement son temps à tomber, glisser, etc...
C'est un bon film, s'il n'était assez peu glorieux dans son animation, de plus en plus schématique. En tout cas impossible de prendre au sérieux cette histoire, qui s'amuse de la monnaie (Walter Cronkite étéit un journaliste de la télévision), et du nom de la montagne locale (en lieu et place du Matterhorn, le Schmatterhorn...).
Bugs Bunny apprend que le gel menace les carottes, et il se rend en train vers Chattanooga. Il se retrouve dans le même wagon que deux passagers clandestins, Ralph et Ed, qui sont aussi affamés que bêtes...
C'est assez moyen. Disons que le personnage de Bugs Bunny n'a pas forcément grand chose à faire face à deux andouilles comme les vagabonds du train... Ceux-ci sont relativement typiques de la manière de McKimson, qui adorait mettre aux prises ses personnages avec des figures à la fois fortes et idiotes. Pour le reste le film rejoint la longue liste des dessins animés accessoires et peu probants, en ces années 50...
Anders Wilhelm Sandberg ambitionnait, lorsqu'on l'avait promu réalisateur dans les années 20, de devenir le maître de la comédie au Danemark... Mais le créneau était déjà pris: Lau Lauritzen occupait de façon incontestable ce terrain. Néanmoins, à la vision de ce film, on peut se dire que l'idée a du avoir du mal à lui sortir de la tête... C'est une comédie policière particulièrement farfelue, dont le succès a dépassé les frontières au point qu'il est plus facile de trouver le film ou des renseignements le concernant sous son titre Anglais: The Hill Park Mystery, ou The Park Hill Mystery, puisque on trouve les deux!
Le journaliste Erik Brandt (Gorm Schmidt) est arrivé à la rédaction de son journal à Copenhague, avec à nouveau la résolution d'une enquête. Grâce à son acharnement, il est venu à bout d'un tueur redoutable... mais n'a pas dormi depuis bien longtemps. Il se rend donc chez lui avec un chèque conséquent, et deux semaines de vacances pour rattraper ses nuits en retard, et comme le dit un intertitre, "n'aurait pas du regarder par la fenêtre".
...Car il y a vu un meurtre, simple, bête et brutal. Dans le parc avenant à sa propriété, un homme est accosté par une femme (Olga D'Org) qui fait tomber ses cigarettes, et quand l'aimable citadin les ramasse, il se prend un coup sur la tête, qui le laisse raide mort pendant que la femme disparaît. La police n'ayant que peu d'envie de le croire, le jeune détective va se lancer aux trousses d'une tueuse qui est d'autant plus redoutable qu'elle est particulièrement avenante, et pas insensible à son charme elle non plus...
Les deux acteurs ne sont pas des inconnus pour qui fréquente le cinéma de Sandberg: Olga d'Org interprétait Estella, dans la splendide adaptation par le réalisateur des Grandes espérances de Dickens, le film étant sorti en 1922... Et sinon, Gorm Schmidt, qui jouait souvent les jeunes premiers dans les longs métrages de Lau Lauritzen avec Doublepatte et Patachon, a souvent joué des rôles importants chez Sandberg, ne serait-ce que celui de David Copperfield en 1922... Il était rompu au ton du mélodrame comme à celui de la comédie. ...Et il le prouve ici.
Impossible de toute façon de prendre vraiment au sérieux ce film qui lance un détective compétent mais très très fatigué, dans des aventures où le cocasse le dispute à l'absurde. Sandberg s'est clairement énormément amusé, en variant les décors avec un goût certain, une pointe d'extravagance dans le farfelu (on pense parfois au ton particulier du Brasier Ardent, la flamboyance en moins), et bien sûr ne rate aucune occasion de relancer le mystère en prenant systématiquement le point de vue du héros, c'est à dire celui de l'homme qui n'a en réalité rien compris du tout!
Sandberg se paie même le luxe de se placer dans son film, et de chasser sur les terres de Lauritzen dans une jolie séquence à la mer avec ses baigneuses en maillot. Il se dégage de ce film pour le plaisir un parfum enivrant de parfaite carte postale du muet, sans un gramme de drame, ce qui est quand même frappant pour une production Danoise! Bref, ce film oublié du réalisateur de Klovnen est plus que recommandable, il est donc hautement recommandé.
Dans la région des Dolomites, une petite bourgade est située juste en dessous d'une montagne mythique, le Monte Cristallo... Une légende a depuis longtemps été colportée, selon laquelle une lumière bleue mystérieuse est visible sur la paroi lors de la pleine lune, une lueur qui a la réputation d'attirer les jeunes hommes à leur mort. Les villageois ont pris l'habitude d'en attribuer la responsabilité, à tout hasard, à une jeune femme qui vit dans la montagne, Junta (Leni Riefenstahl). Un jeune homme venu des vallées est touché par la beauté de la jeune femme, et veut percer son secret...
Leni Riefenstahl est venue au cinéma par le biais de la danse, puis du sport, bref: du corps. C'est à travers la filmographie d'Arnold Fanck, un cinéaste qui réalisait de remarquables "films de montagne", qu'elle a commencé à travailler dans le medium auquel elle allait consacrer une bonne part du reste de sa vie, non sans controverse mais celles-ci ne seront en aucun cas le sujet de cette chronique... Dès 1926, elle tournait avec Fanck Die heilige Berg, soit la montagne sacrée, un mélodrame situé en pleine montagne dont de nombreuses scène impliquaient de l'escalade. Elle a souvent donné de sa personne et cette aisance se retrouve dans ce film dont elle interprète l'héroïne tragique...
C'est apparemment sans effort (mais ce ne peut être que trompeur) qu'elle accomplit ses impressionnants exploits, et le film ne manque jamais de dramatiser la montagne, dont le secret sera éventé dans les vingt dernières minutes, un secret simple mais effectif, qui n'enlève rien de la symbolique chargée en érotisme: car si le jeune homme (Max Holzbauer) qui s'intéresse à elle feint d'être fasciné par sa différence et ses conditions de vie, le fait est qu'elle l'attire, et les images à ce niveau ne mentent pas du tout. Mais l'innocence de la jeune femme l'arrête...
C'est l'histoire d'une conquête qui ne dit pas son nom, celle d'une jeune femme qui ne fait qu'une avec la nature. La réalisatrice, qui reprend le cadre de la montagne des mains de Fanck (elle a tout appris de la réalisation avec lui, finalement, même s'il a souvent eu recours à des collaborations, la plus célèbre étant celle, orageuse, qu'il a établi avec G.W. Pabst sur le tournage en 1929 de Die weisse Hölle der Piz-Palu), a tout compris du pouvoir de la nature au cinéma, elle qui a su trouver les angles d'approche, les cadrages et le rythme parfait pour représenter les magnifiques beautés de la nature alpine. Et son film, qui parle très peu (et de façon post-synchronisée, il a donc été tourné "en muet"), rivalise parfois en mystique, et en tragédie, avec l'admirable Vampyr réalisé la même année par Dreyer... Pas mal.
Le conseil d'entreprise des établissements Elmer J. Fudd se tient, mais les administrateurs sont inquiets: le patron est bien malade; il se prend pour...
Un wapin.
Il est donc placé dans une institution (le "Fruitcake sanitarium", rien que ça) où on va l'aider. Manifestement, il ne souhaite pas l'être: il demande à un vrai lapin qui passe par là (vous aurez deviné de qui il s'agit) de l'aider à s'enfuir... Le médecin en charge du cas arrive et trouve Bugs Bunny, s'imaginant qu'il s'agit d'une métamorphose d'Elmer due à son trouble...
Oui, tout le monde est cinglé manifestement...
Et donc voici Bugs Bunny qui, sous forte médication, est persuadé d'être Elmer Fudd, et Elmer se prenant pour Bugs Bunny... Le film atteint une glorieuse idiotie quand Bunny-Elmer se rend chasser ("Be vewy quiet, I'm hunting wabbits"), et Elmer-Bugs lui demande "What's up, doc?")...
Après Our mutual friend et avant David Copperfield, c'est la deuxième des quatre adaptations spectaculaires de Dickens par Sandberg. On y retrouve le même soin que dans les autres, une volonté affichée de rendre le roman aussi complet que possible dans son adaptation, mais avec cette fois des raccourcis: la longueur des deux premiers films avait été la source d'ennuis avec ses distributeurs, cette fois Sandberg a réussi à rester en dessous de deux heures, et livre une version linéaire, d'une fidélité exemplaire, et très réussie... Notons également que l'économie du cinéma danois était assez particulière, les sti=udios ayant pris l'habitude d'engranger des films et de les garder parfois longtemps avant de les distribuer. Ce film a probablement été tourné deux ans avant sa sortie.
Philip Pirrip (Martin Hezberg), un jeune garçon orphelin qui grandit aux côtés de sa soeur (Ellen Rovsing), une femme acariâtre, et de son mari Joe Gargery (Gerhard Jessen), forgeron de son état, ressent plus d'affection pour ce dernier que pour sa soeur, qui a la main fort leste. Un soir qu'il est resté au cimetière, sur la tombe de sa mère, un forçat évadé (Emil Helsengreen) obtient de lui la promesse de revenir lui donner de la nourriture en échange de la vie sauve. Il revient le soir même... Sans savoir que son geste allait changer complètement sa vie.
Plus tard, il fréquente la maison excentrique et délabrée d'une dame à demi-folle qui vit en compagnie de sa mystérieuse pupille Estella (Olga D'org): Miss Havisham (Marie Dinesen), éternellement habillée en robe de mariée (son mariage a été annulé in extremis), vit dans le passé et la rancoeur, et semble élever Estella dans la méchanceté à l'égard des hommes, ce dont Philip (surnommé Pip) fera bien vite les frais, d'autant qu'il est amoureux... Quand le premier acte se termine, Pip devenu adulte (Harry Komdrup) apprend qu'il est l'heureux dépositaire d'une fortune, mais sans connaître l'identité de son bienfaiteur... Ou de sa bienfaitrice, car il soupçonne Miss Havisham d'être son ange gardien secret...
Dickens ne s'était pas fait que des amis, avec un roman dans lequel il mélangeait le chaud et le froid, l'amour (Pip) et la souillure (Miss Havisham), les largesses d'un mystérieux bienfaiteur et la violence menaçante d'un forçat. En Pip, héros enfantin devenu adulte sans perdre son âme d'enfant, il avait créé un personnage qui allait déplaire, mais qui était parfait pour le cinéma. D'ailleurs il y a de nombreuses adaptations, et ça continuera tant que le cinéma et les images qui bougent existeront... Avec sa naïveté affichée, Pip est le parfait vecteur de cette entreprise d'illusions que sont les films.
Et c'est, je pense, ce qui attire Sandberg dans Dickens et la raison pour laquelle il va réaliser tant d'adaptations de ses oeuvres... Il touche ainsi à une relative universalité, ou du moins à ce que l'occident en 1922 considérait comme tel. Il a du matériau parfait pour du mélodrame, pour des intrigues linéaires avec moult péripéties. Et il a des possibilités plastiques phénoménales, avec ces costumes 1860, ces décors Londoniens qui ici, au passage, ne sont pas forcément très recherchés, mais aussi ces décors naturels qui sont l'une des caractéristiques les plus évidentes du cinéma danois: de la scène dans le cimetière jusqu'à la rencontre finale de Pip et Estella, le film est souvent confronté à une nature sans artifice, parfaitement composée, dans des plans rigoureux. Pas d'audaces filmiques proprement dites, et si le metteur en scène est comme la plupart de ses collègues danois passé expert dans l'utilisation du clair-obscur et ne s'en prive pas, il fait peser de manière importante ces scènes diurnes qui marquent en particulier la première partie: on se souvient de la rencontre sinistre, en plein jour, avec un bandit... Le décor en est lugubre à souhait et tout le film nous montre cette faculté à tirer le meilleur aussi bien d'une ambiance décrite par Dickens (qui ne se privait pas, ça non!) que des lieux qu'il choisissait pour son film. N'oublions pas que sandberg recréait l'Angleterre de Dickens dans le Danemark des années 20!
Le film allait-il bouleverser l'histoire du cinéma? Non, bien sûr, pas davantage qu'il n'allait restituer au Danemark sa place de premier plan qui était la sienne en ce qui concerne le septième art, dix années auparavant. Mais ce que voulait Sandberg, c'était offrir à un public populaire des retrouvailles avec un roman qui avait tout pour l'être, populaire...en allant si possible un peu plus loin qu'une simple illustration. C'est tout, et c'est déjà beaucoup. Et c'est surtout parfaitement réussi, d'autant que de tous les films adaptés de Dickens par le réalisateur, c'est sans conteste le meilleur, le plus cinématographique aussi.
Le parcours initiatique de Pip, entre la cruauté de la vie et des êtres, et la candeur qui l'anime, est l'occasion d'une liste impressionnante de scènes sublimes: j'ai déjà mentionné la rencontre inquiétante avec le forçat, dans un décor parfaitement défini... Mais les morceaux de bravoure abondent: les premières entrevue avec la cruelle Miss Havisham et sa pupille, la froide mais mystérieuse Estella, le rendez-vous nocturne avec l'horrible Orlick, tout en atsmophère, et la fin tragique de la vieille Miss Havisham, tournée de façon frontale et d'une violence assez impressionnante... le cinéaste a beaucoup donné, et son film est une magnifique transposition.
La vie de Marie Duplessis (Yvonne Printemps), d'abord surnommée Marie Des Champs par ses collègues couturières à l'atelier parisien où elle fait ses premières armes, puis Marguerite Gautier par ses amants... Poussée par les circonstances économiques à coucher pour s'en sortir, devenue courtisane de luxe avec un carnet d'adresses particulièrement rempli, elle rencontre un jeune homme sans e sou, avocat de son état: Armand Duval (Pierre Fresnay)...
Fernand Rivers ou Abel Gance? Le premier est le réalisateur en titre, le deuxième a écrit le scénario. Oui, mais il a aussi semble-t-il "supervisé" le film, un terme toujours ambigu dans le cinéma. Dans le documentaire de Nelly Kaplan, Hier et demain, il revendiquait la réalisation du Maître de Forges, le précédent film de Rivers qui il était vrai était le premier film parlant de ce dernier. Au-delà de ce scénario, qui porte la marque de son auteur des débuts à la fin (les dialogues particulièrement, truffés de "name-dropping" des plus irritants :"Tiens, vous avez vu Hugo aujourd'hui?" " il est là-bas en compagnie de Vigny, il parle avec Gautier"), on imagine le metteur en scène se promenant sur le plateau et mettant ça et là la main au mégaphone...
C'est bavard, mais ça possède une certaine classe: les décors et costumes, et une préciosité dans la photographie, due à Roger Hubert et Harry Stradling, et la composition intrigante d'Yvonne Printemps, dont c'était (presque) le premier film. Curieux de constater que ce visage organisé autour de grands yeux expressifs, n'ait pas auparavant mobilisé le cinéma... Sa prestation dans le film, qu'elle interprète d'abord avec le regard, la rapproche des divas du muet. En revanche, la dame était aussi une soprano établie, et nous le rappelle. Ce n'est pas le meilleur du film...
Et tant qu'on est aux choses qui fâchent, lors d'une scène qui nous montre Armand tentant de se sortir des ennuis financiers, il fait appel à un usurier, qui nous est présenté avec insistance (ombre diabolique, nez proéminent, accent outré, et se frottant obsessivement les mains) comme un Juif. Le regard de Fresnay sur l'homme est particulièrement parlant...
A noter: la publicité du film a souvent mis en avant la contribution de Gance, entraînant une confusion certaine. Le grand homme (je ne parle évidemment pas de Fernand Rivers) n'a pour sa part pas eu un mot dans le reste de sa vie pour ce film, qui a probablement rejoint dans son esprit le groupe des films qu'il a fait "non pas pour vivre, mais pour ne pas mourir"...
Tourné à l'occasion de la fête de la Vierge dans la région de Campanie, ce film de court métrage n'existe plus que grâce à sa présence sur une bobine nitrate, préservée chez un collectionneur Italo-Américain. Ce qui nous éclaire sur son existence car en prime ce court documentaire n'est répertorié quasiment nulle part.
Trevico est une petite commune de la province d'Avellino, en Campanie (la région dont la capitale est Naples): qu'on ait retrouvé ce court sur la même bobine qu'une autre vision d'une fête religieuse tournée dans les environs, cette fois l'Assomption à Avellino, n'est sans doute pas un hasard (La Festa della S.S. Assunta in Avellino, 1923). On y retrouve le même principe: montrer la ferveur populire, et les étapes de la journée, en finissant sur les feux d'artifices...
Ces films ont vraisemblablement été tournés par Notari, cinéaste Napolitaine, dans le but d'être directement exportés vers les Etats-Unis, afin de renforcer les liens entre ceuxrestés au pays, et ceux qui étaitent partis s'exiler... En toute logique, c'est chez un de ces descendants d'exilés qu'ils ont été retrouvés.