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2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 14:46

C'est en 1947 que Friz Freleng a repris des mains de Bob Clampett (qui quittait la Warner) le personnage de Tweety Pie (dans le film du même nom justement), qui était acoquiné avec un chat du nom de Thomas; lui aussi avait des origines Clampettiennes, mais il passerait à la postérité sous le patronyme de Sylvester... Ce film, le deuxième de Freleng pour l'utilisation du duo, en est la preuve... Et c'est une merveille de timing, d'humour noir aussi, et il a l'avantage d'évoir été accompli à la grande époque, donc l'animation en est particulièrement belle, et en prime c'est avant la cristallisation des personnages et de leur univers, donc on n'est pas devant du systématique!

L'argument est simple: Sylvester est le chat de la maison, mais les humains s'obstinent à acheter des canaris, qui disparaissent les uns à la suite des autres... Ce qui le réjouit. Mais avec l'arrivée de Tweety, c'est une autre affaire qui commence...

A noter, bien sûr, le titre qui va installer de façon durable une phrase particulièrement bien connue et reconnue... La violence aussi, car ici, on parle, certes de façon loufoque, de survie. C'est d'ailleurs souvent une question de survie et de mort! Ce film fait partie des cartoons "sans filtre" de la Warner, on ne s'étonnera donc pas de sa rareté.

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes Friz Freleng
2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 14:28

J'ai émis l'hypothèse, un jour, que les "Goofy Gophers" (les Gophers, ou géomydiés, ou "gaufres", sont des petites marmottes forestières américaines) étaient une assez mauvaise idée pour les Looney Tunes, dans la mesure où il n'y avait rien ou presque à en faire... Et ce film de Freleng le prouve.

Et deux petits animaux, se ressemblant comme deux gouttes d'eau... J'imagine que ce n'est pas un hasard s'il ressemble effectivement à Chip 'n Dale, soit "Tic et Tac" en Français... Mais avec un détail horripilant, le fait que les deux animaux se parlent dans un anglais châtié et qui èche par excès de politesse. 

Donc cette histoire de razzia dans une usine de conditionnement de tomates est quasiment sans le moindre intérêt, et particulièrement bavarde ce qui ajoute à l'irritation.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 14:25

C'est fou comme on a pu sur-vendre, en France, le canari Tweety (je sais, ce n'est pas comme ça que ça s'écrit en Français. Et alors?) comme un gentil ami des enfants, alors que pas du tout. Et sinon, le véritable héros de ces courts métrages, tous généralement assumés par Friz Freleng (pas le plus gentil des metteurs en scène, loin de là: Chuck Jones l'a souvent dépassé en tendresse voire mièvrerie) n'a jamais été le canari, mais bien le chat Sylvester, éternelle victime...

Ce film, qui nous présente presque exclusivement un enchaînement logique dans lequel le canari, le chat, un choen et la grand-mère sont pris comme dans un engrenage, est un festival de violence particulièrement carabinée: la grand-mère part de la maison et confie la garde au chien, qui apprend que s'il arrive quoi que ce soit au canari, il sera fusillé... De quoi mettre la pression.

Donc la grand-mère menace de l'utilisation de fusil mitrailleur, le chat est copieusement brutalisé par un coq, le tout sous la surveillance manipulatrice du canari... Sale bête.

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 18:50

Situé dans des années 20 de pacotille, et qui n'allaient pas tarder à redevenir à la mode à travers quelques films sympathiques (Waldo Pepper, Thoroughly modern Millie, entre autres), ce tout petit court métrage de rien du tout parodie la série Les Incorruptibles (The untouchables en Anglais. Bien sûr, le titre français en toute logique se rapproche du titre de la série dans notre langue: Les indescriptibles)... Bugs Bunny y incarne Elegant Mess, et non Eliott Ness.

Sans surprise, ce film (qui fait intervenir le déjà bien connu tout petit gangster Rocky, et accumule les gags poussifs autour de jeux de mots fatigués... Son seul atout, un design qui nous fait parfois relever une paupière.

 

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Looney Tunes Animation Friz Freleng
28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 18:41

Yosemite Sam est le cuisinier royal d'un monarque d'un roi capricieux, qui lui demande avec insistance à varier son ordinaire et réclame donc du hasenpfeffer (un ragoût de lapin)... En panique, le petit cuisinier va recevoir une aide inattendue, celle de Bugs Bunny qui passe par là...

C'est une fois de plus totalement indigent, et il n'y a pas grand chose à dire de ce film tardif, si ce n'est d'une part qu'il s'agit de l'un des plus courts de tous les courts métrages des looney tunes et des Merrie melodies avec 5 minutes et 30 secondes, et... c'est tant mieux! Et d'autre part, Yosemite Sam a été acrobate, lanceur de couteaux, colonel sudiste, pirate, et même viking en plus d'être fondamentalement un cow-boy (avec le tempérament, le vocabulaire et l'accent): cette fois, il est cuisinier. Bon.

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Friz Freleng Looney Tunes
28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 18:34

Dans une contrée anglo-saxonne, au Moyen Age, un tout petit Viking sème la terreur... Mais un lapin veille.

C'est la fin. Les Looney Tunes achèvent leur totale mutation vers le sous-produit à vocation inévitablement télévisuelle, et le vieux lion Friz Freleng, qui d'ailleurs se fait assister par Hawley Pratt (Comme Chuck Jones avant lui avait utilisé la collaboration d'un Abe Lewitow, par exemple) dépose les armes et fait des films totalement indignes, à l'animation poussive et laide, et je ne parle pas de l'indigence d'un scénario crétin pour être charitable.

Le seul point à sauver, sans doute, c'est le côté loufoque enfin assumé de voir UN SEUL VIKING tenir tête à toute une communauté, et en plus c'est Yosemite Sam le Viking!

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Bugs Bunny Animation
27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 17:20

Bugs Bunny et Wile E. Coyote sont voisins, et le coyote une fois de plus aimerait bien manger le lapin... Mais s'il se considère ouvertement (et avec insistance) comme un génie, l'animal est bien à la peine pour "retenor son voisin" à dîner...

Que dire de plus que ce qui a déjà été dit sur To hare is human et sur rabbit's feat, les deux films précédents sur lesquels Bugs Bunny et le Coyote s'affrontaient: le dialogue gâche tout... Non que les gags soient révolutionnaires (on notera quand même l'effet extrème de l'aimant attrape-tout, qui attrape vraiment tout), mais l'omniprésence de la voix insupportablement "je sais tout" du coyote nous empêche d'apprécier quoi que ce soit ici...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Wile E. Coyote Chuck Jones Animation Looney Tunes
27 avril 2026 1 27 /04 /avril /2026 17:16

Un bien sombre drame que ce film de Sandberg, réalisé en pleine montagne, mais sans que jamais le metteur en scène laisse le lyrisme des paysages l'emporter. Au contraire, c'est la rudesse de la nature qui semble avoir été sa principale motivation pour y placer les protagonistes d'une histoire hautement mélodramatique:

Thor Brekanaes (Peter Nielsen), un fermier austère, s'est marié avec une femme (Karen Caspersen) à laquelle il reproche d'avoir eu un enfant naturel, juste avant son mariage. Et leur enfant commun, un garçon, est né avec des troubles mentaux... Du coup, la rancoeur du fermier pour son épouse va rejaillir sur Vasil, l'enfant illégitime... Mais la mère, comme elle l'avait prédit à son mari, se tue à la aissance de son deuxième fils, pour ne plus avoir à subir le joug de celui que les locaux appellent Lehnsmanden (en gros, le seigneur des lieux)...

Des années plus tard, alors qu'à la ferme Brekanaes Thor héberge de nombreuses personnes, dont une jeune femme, Thora (Karina Bell), Swein (Sigurd Langberg), qu'il a adoptée, mais aussi le fils d'un de ses employés qui fait office d'intendant à la ferme. Il rend souvent visite à la jeune femme qu'il projette d'épouser, avec l'assentiment de Thor. Thora est très appréciée de tous: en particulier, d'Alsak (Peter Malberg) le fils simple d'esprit de Thor. Mais la jeune femme est amoureuse de Vasil (Emmanuel Gregers), qui revient alors au payx pour annoncer à son père qu'il envisage de cesser ses études de droit pour se consacrer à l'écriture, et souhaite emmener Thora avec lui. Le père refuse, toujours sous le coup du dépit et de la rancune tenace qu'il garde envers son épouse décédée depuis longtemps... 

Quand quelques jours plus tard, Thor est retrouvé mort, assassiné d'un jet de pierre. Les soupçons se tournent vers Vasil, mais Swein est tout aussi potentiellement coupable que lui... C'est Thora qui découvrira la vérité...

Du mélodrame, disais-je, et du lourd. Mais si le film laisse l'introgue suivre son cours, il vaut mieux: d'une part, on doit avouer qu'une fois de plus le mystère ne vaut pas lourd: le "coupable" du "meurtre" sera vite trouvé, permettant une fin relativement heureuse, mais quand même assez sombre... Les acteurs dirigés par Sandberg sont parfois dans la ligne, dans la mesure où ils jouent des archétypes. Une mention spéciale est due à Peter Malberg qui compose un personnage "simple d'esprit", comme on dit, constamment sur la brèche et réussit à ne pas en faire trop (ce qu'il pouvait parfois se permettre, surtout dans ses nombreux rôles de "méchant" pour Sandberg... De même que le lien entre lui et Thora est joué avec tact par Karina Bell. cette dernière réussit dans les deux dernières bobines à élever son personnage au dessus de son simple statut de commodité... L'actrice, souvent employée pour la comédie, est meilleure dans le drame, où l'étrangeté de son visage est un atout précieux.

On est dans une atmosphère qui rappelle un peu les films "paysans" de Murnau, avec leurs lourds secrets du passé, et leurs intrigues qui mobilisent toute une tribu de membres de la famille et d'employés de ferme. Mais Sandberg, en jouant la carte du conflit habituel entre campagne et cité, entre tradition et modernité, se réfugie plus dans le mélo classique avec ses règles et ses coups de théâtre, que dans le symbolisme transgressif de Terre qui flambe ou City Girl... Le metteur en scène Danois reste, avec ce solide film campagnard, les pieds sur terre, ou plutôt dans la glaise. Il dépeint en vrai citadin, c'est à dire à distance, le jugement de deux hommes par l'ensemble d'une communauté pas spécialement encline à rigoler avec le péché... 

Il n'empêche, pour cette incursion Norvégienne, Sandberg semble se débarrasser un peu de sa tendance Dickensienne, qui prenait depuis quelques films toute la place depuis qu'il avait réalisé trois films (un quatrième, Little Dorrit, allait sortir en décembre 1924) adaptés du célèbre auteur anglais. En recentrant son univers sur la Scandinavie, il se renouvelle...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/moraenen

 

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Published by François Massarelli - dans A.W. Sandberg DFI Muet 1924
26 avril 2026 7 26 /04 /avril /2026 21:20

La geste du Roi Arthur, qui se situe pour ce film en 972 après J.C., pour un film qui accumule les contradictions: il y a une intrigue, mais les épisodes qui le composent sont facilement disjoints. Le propos est à la parodie tous azimuts, mais les recherches personnelles de l'un des six auteurs sur geoffrey Chaucer (auteur des Contes de Canterbury, très à la mode dans ces friponnes années 70) les ont poussés à adopter une approche "réaliste", dans a représentation sans fards ni artifices d'un moyen âge parfaitement odoriférant! ...Tout en se permettant de souligner l'absence totale de budget en faisant représenter les chevauchées par des moitiés de noix de coco frappées l'une contre l'autre. Enfin, les six membres de la troupe et auteurs se voient attribuer des rôles spécifiques (Arthur est Graham Chapman, Lancelot John Cleese, Bedevere Terry Jones, Galahad Michael Palin, Sir Robin Eric Idle, et enfin Terry Gilliam interprète le laconique et omniprésent valet d'Arthur, Patsy), ce qui ne les empêchent jamais d'interpréter d'autres rôles marquants (Chapman est Dieu, Cleese Tim l'enchanteur, Palin le fameux Chevalier du Ni, Idle un ramasseur de morts durant la grande peste, Jones incarne tout comme Palin une anarcho-syndicaliste... et Gilliam incarne de son côté le vieillard de la scène 24!)...

C'est parce qu'il semblait impossible pour les Pythons de réussir à capter l'esprit particulier de la série qu'ils ont décidé de s'auto-produire et de s'auto-diriger. Le résultat avait tout pour être un désastre... Et un gouffre financier, qui soyons franc n'aurait sans doute jamais vu le jour, s'il n'y avait eu suffisamment de groupes de rock dingo pour les ader! Même les quatre membres de Pink Floyd ont mis la main au porte-monnaie. Mais en lieu et place d'une simple affaire d'extorsion, ce film étrange et particulièrement foutraque, qui joue en permanence avec les codes, la continuité et le bon goût, est devenu, à part entière, un classique...

Je me suis refusé pour cet article, à deux choses: la première, la citation à outrance, parce qu'un film ne devrait pas se citer, je pense qu'il doit plutôt se voir. Et sinon, bien sûr, vous aurez remarqué que je m'abtsiens de toute tentative de synopsis. 

Avec ou sans élan.

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Published by François Massarelli - dans Terry Gilliam Terry Jones Monty Python Lemon Curry
26 avril 2026 7 26 /04 /avril /2026 19:04

Dans leur jeunesse, Polly et Soren Bastrup étaient d'inséparables camarades de jeux, le garçon ayant pris l'habitude de célébrer l'anniversaire de son amie en lui offrant les plus belles fleurs... Mais Soren était le fils de l'employé du père de Polly, le Comte Wrangell (Philip Bech). Ce qui faisait de la jeune femme une authentique comtesse...

Devenus adultes, ils ne peuvent plus partager la même complicité, mais quand Soren (Aage Fonss) revient de Copenhague avec une jeune fiancée, Stella (Karina Bell), qui plus est une danseuse de variétés, la Comtesse Polly (Grethe Rygaard) va en ressentir une certaine mélancolie...

Ce film vient après plusieurs adaptations de Dickens, et on sent que Sandberg en a retiré beaucoup... D'une part, le film tourne beaucoup autour des notions de classe liées à la noblesse; le personnage de Polly, pour Soren, est absolument intouchable, et il le lui dit souvent, et dès leur enfance. L'essentiel du film, situé lors d'une partie de chasse (tiens donc... Comme La Règle du Jeu... Mais c'est le seul point commun, ne rêvez pas), montre clairement Polly comme étant non seulement au-dessus du rang de son ami, devenu à la suite de son père décédé un employé du château, mais aussi dans une catégorie à part pour tous les protagonistes: son père se conduit, comme ses amis, de façon assez odieuse avec la danseuse, et le cousin (et fiancé!) de Polly, interprété par Peter Malberg, n'est pas en reste. Seule la Comtesse Polly aura l'intuition de ne pas accabler la jeune femme pour la vie qu'elle a mené.

Ce qui vient également de Dickens, c'est à la fois le mélange des genres, entre mélodrame très classique (un jeune homme tombe amoureux d'une danseuse et doute de sa moralité), et la comédie (Karina Bell, constante muse de Sandberg à cette période, joue Stella, voontairement, comme une ravissante idiote un peu vulgaire)... Mais c'est pour mieux brouiller les pistes. Car le film que nous voyons me semble cacher une autre intrigue... Mais la cache de moins en moins sur la fin:

Derrière l'histoire un rien enfantine de Soren et Stella, les deux tourtereaux qui se sont rencontrés au théâtre où la jeune femme montrait ses jambes, se cache la douleur et l'amour condamné de Polly pour un jeune homme destiné à être son employé, et selon les coutumes ancestrales, son inférieur. En choisissant de finir sur un plan de la jeune femme, qui vient de recevoir des bonnes nouvelles des jeunes époux Soren et Stella, et qui part de dos vers son château, la mine triste, il nous prouve qu'elle était bien l'héroïne sacrifiée, d'une sorte de tragédie.

 

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Published by François Massarelli - dans 1923 A.W. Sandberg Muet