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11 septembre 2025 4 11 /09 /septembre /2025 21:36

Parmi les expériences désastreuses et même parfois gênantes des années 60, les équipes des Looney Tunes ont parfois tenté des appariments inédits. Ce film tente de concilier l'univers de Speedy Gonzales, celui de Tweety (à travers le personnage de Granny) et le personnage de Daffy Duck...

Dans la maison de Granny, Sylvester s'épuise à courir après Speedy Gonzales... Il est au bord du burn-out, alors il faut faire appel à des spécialistes, qui envoient Daffy Duck...

C'était une assez bonne idée, mais qui vient quinze années trop tard: autant les personnages de Sppedy et surtout Sylvester (le plan qui le montre en dépression nerveuse est d'une grande efficacité, sans parler de la cruauté) restent assez fidèles à leur image, autant Daffy n'est plus que l'ombre de l'ombre de lui-même! un personnage gâché par des années de médiocrité...

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Friz Freleng Looney Tunes Animation
11 septembre 2025 4 11 /09 /septembre /2025 21:28

Les années 60 ont vu les Looney Tunes décliner de façon spectaculaire: baisse de budgets, scénario indigents, animation bâclée... Je ne vais pas blâmer ce pauvre Bob McKimson: les films de Chuck Jones étaient quasiment aussi pauvres... 

McKimson a plusieurs fois tenté une parodie d'une série radiophonique très populaire, The Honeymooners, dont il a détourné les personnages en les remplaçant par des souris: The Honeymousers... Celui-ci est une série de conversations entre souris autour d'un chat. C'est nul, laid, mal fichu, sans rythme et totalement oubliable...

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 18:22

Le titre de ce film se réfère au titre d'un roman, écrit par une aspirante autrice, une jeune femme de la très bonne société qui s'est improvisée romancière... Quand elle publie son roman, son père lui fait comprendre qu'elle a tort en se livrant à une lecture publique d'une acerbe critique de l'oeuvre, dans un dîner. Humiliée, Clytie (Madge Kennedy) décide de prouver au monde entier, et en particulier au critique, qu'elle a eu raison: elle décide de le prouver en se livrant à un exercice qu'elle a imposée à son infortunée héroïne... Elle tente donc de se livrer à un faux cambriolage pour prouver qu'une jeune femme de la haute en est capable... Et se retrouve au poste! Le critique Jimmy Gilpin (Tom Moore), auteur de la fameuse attaque du roman, apprend qu'elle se trouve en prison et décide de lui jouer un tour à sa façon, en se faisant passer à son tour pour un bandit...

C'est un film amusant, dont il ne reste que des copies bien souffrantes. On en possède aujourd'hui environ 90%, dans une restauration basée sur des éléments très abimés. Pollard expérimente ici avec le style qui fera sa notoriété dans les années 20, à la Universal, pour des longs métrages avec notamment Reginald Denny (The reckless age, Oh doctor!) ou Edward Everett Horton (Poker face): des comédies, mais qui se présentent plus comme une préfiguration de la fameuse Screwball comedy, que des burlesques à la façon de Chaplin, Lloyd ou Keaton.

Dans la machination dont Clytie esr la victime, Pollard fait de nous des complices en nous en livrant tous les contours avant que Gilpin, ou les policiers avec lesquels il joue ce tour à l'héroïne, n'aient commencé. Cet avantage que nous avons sur l'héroïne, et la façon dont elle se fait prendre au jeu, ainsi que sa naïveté, sont le ressort comique principal du film. Dans le dernier acte du film, pourtant, Pollard fait intervenir un personnage maléfique qui lui, ne joue pas. C'est sans doute l'aspect le plus étonnant du film, qui débouche sur un authentique mélange de comédie et de drame. Les bonnes idées abondent dans ce film mis en scène avec goût et une grande lisibilité. Pollard est un raconteur d'histoire particulièrement aguerri, et ne s'embarrasse pas de recherches ni d'expérimentations dans ce qui reste un film linéaire mais très efficace. Le propos, bien sûr, est gentiment mais sûrement conservateur: chacun sa place! madge Kennedy et Tom Moore sont pétillants et leur alchimie fair merveille... 

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Published by François Massarelli - dans Harry Pollard Muet ** 1918
7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 22:14

Pour commencer, deux événements: vers 1975, trois gamins jouent dans une rue des quartiers populaires de Boston, quand une voiture s'arrête, et sous un prétexte (les trois gosses font des petites bêtises sans grande importance), l'un d'entre eux qui se fait passer pour un policier insiste pour que l'un d'entre eux ls accompagne... Le petit Dave part donc avec eux, laissant derrière lui ses deux copains, Jimmy et Sean... Dave subira des violences et des abus, avant d'être retrouvé, traumatisé à jamais.

25 ans plus tard, les trois hommes ont grandi, et se sont éloignés les uns des autres. Dave (Tim Robbins) s'est marié, a eu un enfant; mas il a perdu à jamais sa solidité dans son expérience traumatisante. Jimmy (Sean Penn) était déjà un petit dur à l'école, ça ne s'est pas arrangé: lui et ses frères ont eu des ennuis avec la police, il a même fait de la prison. Il a eu une fille, Katie (Emmy Rossum) d'un premier mariage, et il est maintenant marié et a deux autres filles. Il est commerçant, il est rangé... Sean (Kevin Bacon), lui, est devenu policier. Sa femme l'a quitté.

Même si Dave et Jimmy sont voisins (et leurs épouses sont cousines), ils ne se fréquentent guère. Et Sean les connait, sans plus... Un événement tragique les rapproche: Katie, un matin, a disparu. On la retrouve dans un fossé, assassinée. Celeste (Marcia Gay Harden), l'épouse de Dave, l'a vu rentrer la veille, couvert de sang, tenant un discours sans queue ni tête...

Les deux événements sont liés, par la volonté de commencer par raconter cette expérience qui les a tous trois traumatisés, surtout Dave. Comme le dit Jimmy en apprenant la mort de sa fille: si c'est lui qui avait suivi les deux pédophiles, il n'aurait pas eu la même vie, et sa fille ne serait pas morte... Mais il n'est pas le seul à faire un lien: Celeste, puis Sean, vont un peu rapidement sauter à la conclusion... Le film tisse entre les trois hommes et leur environnement, des liens tragiquement sombres... Ce qui s'est passé 25 ans auparavant, nous dit le film, les a pour leur vie entière placés dans une situation terrible. Et les répercussions vont se retrouver au centre du drame, déclenchant une tragique méprise monumentale...

On a vu Clint Eastwood sonder le poids de l'héroïsme de ses personnages, tisser des liens forts avec le passé, interroger la trace de ce qui a pu arriver, les liens invisibles qui renseignent les parcours de toute personne... Les guerres, qu'on les ait gagnées ou perdues (The Outlaw Josey Wales, Firefox, Heartbreak Ridge), sont souvent de ces éléments traumatiques qui informent la vie d'un personnage, comme le cavalier mystérieux de Pale Rider qui porte sur lui les stugmates de traitements insondables... Le tueur de Unforgiven porte en lui les traces de son passé, qui lui donne la force de devenir un justicier. Inversement, Charlie Parker dans Bird est hanté par un traumatisme lié à l'une de ses pires expériences de jeune saxophoniste. Le passé dans ses films occasionne des trous béants dans les êtres... 

Je pense que jamais cet aspect évident et majeur de son oeuvre, n'a été aussi magistralement rendu que dans cet admirable film noir, dont le déroulement largement linéaire nous permet de passer d'un personnage à l'autre, en nous concentrant sur les trois garçons devenus des adultes malheureux...  Eastwood, qui une fois n'est pas coutume filme dans l'Est, investit un quartier de Boston, dont il nous détaille la vie des gens, modestes pour la plupart, qui vivent tous dans le même drame, celui de l'une de leurs familles qui vient de perdre une jeune femme de façon dramatique. Le passé devient tout à coup une grille de lecture, qui va déclencher un nouveau drame, dans lequelle le déterminisme approximatif va jouer un rôle navrant...

Devenu l'inévitable suspect numéro un, Dave va avancer avec de plus en plus de difficultés, pour cacher son incohérence et son trouble. Il va devenir une proie facile pour le doute, la mauvaise conscience, et semer le doute. Mais si le film n'est pas un whodunit, il nous entraine derrière lui, comme étant un suspect tellement idéal qu'il ne peut pas en être autrement... 

Le film est d'autant plus réussi, qu'il semble qu'Eastwood se soit dispensé de certaines petites manies (ces dialogues faussement complices des policiers qui s'envoient vanne sur vanne), pour se concentrer sur l'essentiel: un travail d'acteurs absolument remarquable... Vous avez vu le casting? Outre Sean Penn, Kevin Bacon, Tim Robbins (tous les trois fantastiques, surtout ce dernier), Marcia Gay Harden et la jeune Emmy Rossum, on trouvera aussi Lawrence Fishburne et Laura Linney... Et même Eli Wallach. Pas un faux-pas, pas un pli, c'est un film majeur, unique en son genre, un joyau. 

...Noir.

 

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Published by François Massarelli - dans Noir Clint Eastwood
7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 14:20

Dans les montagnes "Sloboviennes", Sylvester est un chat dédié à sa mission de chasser les souris... Il s'attaque donc à un petit rongeur qui va lui poser des problèmes nombreux... 

Ca sonne, a priori, comme une situation très classique, mais d'une part le film ne débouchera pas sur une franchise spécifique, contrairement aux aventures de Sylvester contre Tweety, ou contre Speedy Gonzales. Et l'idée d'enrober ce court métrage d'une fausse identité de conte (avec des gags liés au folklore slave) est un excellent début.

D'autre part les gags sont excellents, et dotés du timing légendaire dont Freleng savait faire preuve, aussi bien en matière d'utilisation de la musique, qu'en matière d'explration des personnages dans toutes leurs possibilités. Moins réactifs que les créatures de Chuck Jones, les animaux de Freleng n'en sont pas moins expressifs...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 14:16

Sylvester décide d'aider son fils à chasser des souris: il choisit de l'emmener avec lui au musée où il se livre à cette activité, précisément le jour où le petit kangourou Hippety Hopper s'y est caché... Le petit le prend pour une souris.

Bavard, animé à la truelle, avec des gags téléphonés et sans aucun relief: c'est un film de McKimson bien dans la moyenne... Bref, ça n'a pas le moindre intérêt...

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Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes
7 septembre 2025 7 07 /09 /septembre /2025 14:15

Ce film reprend les principes de Little Blabbermouse, en allant jusqu'au bout des possibilités: dans un magasin (humain), une souris-camelot avec une voix et une diction proche de celles de W.C. Fields présente les rayons à des souris curieuses. Les bestioles se retrouvent devant des articles (et parfois même des tableaux, qui à chaque fois mènent à des jeux de mots et autres gags... De temps en temps une insupportable petite souris l'interrompt...

C'est un excellent film, cette fois, Freleng se laisse totalement aller à une forme de style inspirés des films fourre-tout de Clampett et Avery. Chaque vignette est menée au bout, avec des loufoqueries totalement assumées: lorsqu'on présente, au rayon des chaussures, les mules (en vert et rouge), ce seront fatalement des animaux... Les tableaux donnent lieux à des variations comiques qu'Avery avait soit déjà utilisées, soit il le ferait plus tard... Si on excepte la présence de la souris qui parle trop, c'est un petit chef d'oeuvre...

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 15:27

"When the cat's away, the mice will play..." donc, quand le chat n'est pas là, les souris dansent. A l'intérieur du cabinet du dr I. M. Nutts, une famille de souris constatent qu'ils sont tranquilles, et décident de faire la fiesta: certaines sris regardent des bactéries au microscope, expérimentent avec des médicaments, et autres bêtises... Pendant ce temps, un chat attiré par la perspective d'un bon repas, s'introduit sur les lieux...

C'est à la fois un conte, avec un début, une intrigu et une conclusion, et un catalogue joyeux d'excentricités, et de gags idiots: la marque de fabrique de Tex Avery, maître du timing, et transgresseur en chef à la Warner!

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Animation Looney Tunes
6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 15:20

C'est un curieux mélange entre parodie, catalogue de gags, et comédie musicale... Le principal personnage est une imitation assez plate de W. C. Fields...

Une souris-camelot présente les articles en vente dans un drugstore. Chaque article donne lieu à une vignette, souvent commentée par un petit souriceau qui est un insupportable moulin à parole... Mais il y a aussi un chat...

Derrière ce qui tient lieu d'untrigue, la situation qui consiste à passer d'un sujet à l'autre fait immanquablement penser aux courts métrages de deux collègues de Freleng, qui étaient très doués pour ce genre de film: Clampett et Avery... 

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
6 septembre 2025 6 06 /09 /septembre /2025 15:12

Une souris grise, prise au piège, demande l'aide d'un chat... Qui s'interroge sur la situation: la souris lui raconte donc une histoire édifiante, dans laquelle un lion qui a laissé la vie sauve à une souris s'en trouve fort aise quand la bête lui sauce finalement la mise...

C'est un film plaisant, dont le graphisme est sérieusement daté, notamment la souris et le chat! Mais c'est surtout intéressant, derrière le côté gentiment édifiant de ce conte, de voir Freleng déjà intéressé par la confrontation entre deux animaux, l'un impresionnant et l'autre minuscule, avec une inversion des valeurs: le titre, après tout, est clair: la souris ment comme un arracheur de dents!

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Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Looney Tunes Animation