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6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 16:12

Toujours pour la firme Rex, comme tous ses courts métrages d'avant 1915, Lois Weber a réalisé avec ce Fine feathers une histoire qui sous une forme mélodramatique assez classique, cache en fait un film à la richesse thématique impressionnante. Comme souvent, il y est question de la négligence des hommes pour les femmes, mais aussi du don des femmes à la création: l'actrice-réalisatrice y interprète Mira, une jeune femme qui est martyrisée par son père cordonnier. Quand un artiste, Vaughn (Smalley), entre et est témoin d'une scène de violence, il recueille l'infortunée, et lui donne un travail de domestique dans son atelier. 

Très vite, il se rend compte que la jeune femme ferait un tableau merveilleux, et la peint en haillons. Mais elle n'apprécie pas le résultat, et tente de le persuader de la repeindre, cette fois avec une belle robe. Il accepte et les deux tableaux, considérés comme un chef d'oeuvre en deux parties, se vendent. Mais si Vaughn atteint la gloire, l'acheteur est aussi très intéressé par Mira. celle-ci aimerait que Vaughn se déclare, mais il tarde...

Donc, un artiste, un homme (dont l'atelier au passage forme un certain nombre d'élèves, toutes des femmes), ne voit en la femme qu'il devrait aimer, qu'un prétexte à sa propre création. Création d'ailleurs, dont l'impulsion de Mira sera la vraie source: on est ici dans un commentaire ironique, comme souvent chez Weber, sur la place importante de la femme. Et cette fois encore, la négligence masculine est au coeur du film, avec toutes les ramifications possible et imaginables: s'il ne voit en mira qu'un modèle, on peut se demander dans quelle mesure le film offre une métaphore de l'absence de désir; et c'est uniquement quand elle disparaît de son atelier que le peintre se réveille et comprend enfin son amour pour sa muse...

L'humour se manifeste parfois en douce, comme dans une scène située au début du séjour de Mira chez Vaughn: sagement, promue femme de ménage, elle commence par essuyer une toile et efface sans s'en rendre compte les esquisses d'une des élèves de l'atelier...

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Published by François Massarelli - dans Lois Weber Muet
6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 16:10

Rarement mentionné dans les filmographies, ce court métrage est un peu étonnant, de la part de Weber qui nous a souvent montré des univers plus proches du XXe siècle: From Death to Life est en effet situé dans une Grèce antique qui aurait tout aussi bien pu être Rome. Elle joue le rôle de la femme d'un inventeur de génie, Aratus (Smalley), qu'elle aime, et dont elle respecte le travail. Il est en train d'expérimenter un produit qui change la chair vivante en pierre, et l'expérience va mal tourner...

On est partagé bien sûr: s'il est un domaine qui est meurtrier pour le cinéma des origines, c'est la tentation du film en costumes, qu'ils soient grecs ou romains importe peu. Ces personnages en jupettes, qui sont incapables de demander du sel à table sans prendre la pose, font bien du mal aux films... Mais dans cette histoire (qui se développe évidemment avec un incident qui change l'épouse aimée en pierre), la réalisatrice a développé un thème déjà vu (On the brink) et qui reviendra souvent (Fine feathers, Too wise wives) chez elle: les femmes sont parfois négligées par les hommes qu'elles aiment, au point de devenir invisibles (Too wise wives), ou même de manquer de mourir par manque d'intérêt (On the brink). Ici, l'épouse d'Aratus tente de communiquer avec son mari, en lui amenant une fleur... dont il se saisit sans précaution, pour en faire un objet d'expérience! 

L'ironie sous-jacente est légère, mais bien présente: Lois Weber, qui leur taille un costard particulièrement acide dans How men propose, a la dent dure, mais elle fera mieux. Notamment, le côté statique de cet exercice antique en fait un film mineur.

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Published by François Massarelli - dans Lois Weber Muet
6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 16:10

Joe (Phillips Smalley) et Ann (Lois weber) se plaisent, se courtisent, et avec la bénédiction du père de la jeune femme, sa marient. Ils ne tardent pas à avoir un enfant, mais l'ennui s'installe pour la jeune femme... Qui commence à recevoir la visite d'un monsieur de la ville. Celui-ci la séduit, et elle abandonne son mari et sa fille pour suivre le citadin et vivre enfin la grande vie... Jusqu'à ce que l'âge aidant, sa beauté se fane.

Ce mélodrame très cruel que la fin ne parvient pas à adoucir, est une oeuvre de jeunesse du tandem Smalley-Weber (Puisque c'est dans cet ordre qu'on les présentait à l'époque), donc de Lois Weber. Ils sont essentiellement acteurs, mais il est envisageable que non seulement Weber ait fourni le script, mais qu'en prime elle l'ait réalisé C'est l'hypothèse de l'historienne (Spécialiste de Weber) Shelley Stamp... Longtemps pourtant, le film a été attribué à Edwin Porter, mais Porter était un vétéran en 1911, et dès 1915, il allait prendre sa retraite. Quel que soit le metteur en scène, c'est un film court mais soigné, dans lequel chaque scène est un plan soigné et complet, qui nous permet d'avancer dans une intrigue claire et linéaire. On s'intéresse à la fois au destin cruel de la femme qui a cru pouvoir échapper à la routine (largement influencée par Emma Bovary, et les costumes pointent aussi vers la période du roman de Flaubert), et au fatalisme de ceux qui restent (le mari, qui va bien tôt perdre l'enfant). Les éclairages sont étudiés, et chaque scène possède son histoire intrinsèque. On est devant un cinéma qui a cessé d'être primitif, mais n'est pas encore tout à fait moderne...

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Published by François Massarelli - dans Lois Weber Muet
6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 16:08

Produit par la compagnie Rex, qui n'allait pas tarder à être "avalée" par Universal, ce petit film est plein des qualités qu'on attend d'un film de Lois Weber. D'une part, l'histoire, un mélodrame à vocation sociale (teinté d'une certaine ironie) est d'une grande efficacité, et d'autre part, la mise en scène adopte une sorte de clarté linéaire typique de son style.

L'histoire commence comme du Dickens: deux orphelines jumelles sot adoptées, l'une par une modeste ouvrière, l'autre par une famille roche qui, nous dit un intertitre, souhaite donner de la compagnie à leur fils chéri... Les deux petites sont encore bébé, et grandiront dans l'ignorance l'une de l'autre. Mais à l'âge adulte, le hasard va faire que leurs destins se croiseront, à la faveur de l'indépendance assumée de la jeune ouvrière qui commence à travailler, et de l'humeur volage de la jeune fille adoptive de riches, qui pour sa part n'en fait qu'à sa tête.

Lois Weber transcende le genre du mélodrame, en se livrant à une recherche d'effets aussi efficaces que possible, pour moderniser un peu cette situation. Et bien sûr elle se livre à un portrait de la condition féminine assez paradoxale, montrant finalement la supériorité humaine de la jeune femme qui a été obligée de prendre son destin en main. Avec Weber, l'évangélisme militant n'est jamais très loin du féminisme, mais elle évite les écueils par son efficacité narrative tout au long de ces 15 minutes, qui nous proposent une intrigue que d'autres auraient probablement étirée inutilement.

Sans en avoir une preuve formelle, il me semble maintenant que le film Twin pawns de Léonce Perret, réalisé en 1919 et sorti à la Universal (c'était une adaptation officieuse de The woman in white de Wilkie Collins) possède plus d'un point commun avec celui-ci.

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Published by François Massarelli - dans Muet Lois Weber
6 décembre 2025 6 06 /12 /décembre /2025 16:07

On a retrouvé ce film de Lois Weber il y a moins de dix ans, et si on passe sur le côté spectaculaire de retrouver aujourd'hui un film en copie nitrate qui est plus que centenaire, on peut aussi se réjouir: c'est le plus ancien des films de Lois Weber dont nous disposions. Pour résumer l'importance de Lois Weber, on va se contenter de dire que la dame était à une certaine époque (couvrant à peu près toutes les années 10) la principale réalisatrice-productrice (ou plutôt la principale personne, peu importe son genre, à ce poste-clé de réalisateur ou -trice) de la Universal, et qu'elle avait une carte blanche enviable. Mais ça va plus loin: elle a été la première personne à faire preuve d'ambition dans la firme. En gros, elle a montré la voie à un studio, montrant l'exemple à, par exemple, Eric Von Stroheim ou Rex Ingram...

On ne verra pas tout ça, bien sûr, dans On the brink: le film est une courte et unique bobine, dans laquelle Lois Weber nous raconte une histoire simple et relativement naturaliste... Dans un village de pêcheurs, une jeune femme (Lois Weber) qui vit avec son frère handicapé mental (Phillips Smalley), rencontre un homme (Charles DeForrest) qui prend la défense de son frère, et elle tombe amoureuse de lui. Mais il est un peu trop prompt à se porter volontaire pour aider les jeunes femmes de la bourgeoisie qui viennent visiter le village pour s'encanailler... Et le drame couve lorsqu'elle se cache dans une chambre froide pour l'épier...

Les principales qualités du film sont la beauté de la photographie, majoritairement en extérieurs, et embellie par les teintes qui ont été conservées depuis cent ans. Et si Phillips Smalley n'y va pas avec le dos de la cuillère, au moins l'idée d'amener dans l'intrigue une personne qu'en d'autre temps, on aurait traité de "fou du village", mais qui va sauver sa soeur (occasionnant un belle scène de suspense assez sadique), débouche-t-elle sur de beaux développements. Quatre ans avant Hypocrites, Weber était déjà une excentrique qui se refusait à se réfugier dans les pires clichés, et trouvait des moyens intéressants de raconter une histoire à sa façon. 

Reste un mystère: quel a été sur ce film l'apport du vétéran Edwin Porter (auprès duquel Weber et Smalley ont effectivement été employé, en tant que scénaristes, acteurs et parfois assistants)? Les historiens tendent à minimiser son rôle.

 

 

 

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Lois Weber
5 décembre 2025 5 05 /12 /décembre /2025 21:27

Voici donc la glorieuse suite de Them Thar Hills, le chef d'oeuvre de 1934. Elle est d'ailleurs encore meilleure: Laurel et Hardy ouvrent un magasin d’électricité, situé par hasard à coté de l’épicerie tenue par Charlie Hall et Mae Busch. Très vite, ils se rendent tous compte qu'ils se sont déjà vus... 

Si cette dernière se réjouit de retrouver les deux compères, ce n’est pas le cas de son mari, qui leur fait comprendre qu’il ne tolérera rien de leur part. Très vite, la confrontation va dégénérer en une bataille de « tit for tat » (L’expression est utilisée explicitement par Hardy, je rappelle que dans l'univers de Laurel et Hardy cette expression désigne une lente, systématique et méthodique bataille d'agressions échelonnées), de l’épicerie au magasin d’électricité, et les basses vengeances et mauvaises action vont pleuvoir, de coups bas en coups bas, pour notre plus grand bonheur : jet de crème, barbouillage au saindoux, montres passées au mixeur…

Rien n’est trop beau pour ce chef-d’œuvre. Tout au long de la bataille, un « client » de Laurel et Hardy profite de la confusion pour se servir. Il vient vite avec une brouette, et termine par se servir avec un camion de déménagement. Ca passe tout seul, et c'est servi par des spécialistes particulièrement doués...

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie
4 décembre 2025 4 04 /12 /décembre /2025 21:14

Avec cette enquête dans un marigot poisseux, Alejandro essaie de jouer la carte d'un film de genre, d'autant plus "à l'Américaine" qu'il a été réalisé aux Etats-Unis... Avec Ethan Hawke en enquêteur autour d'un soupçon de secte Satanique, on a parfois l'impression que le metteur en scène joue à revisiter Night of the Demon, de Jacques Tourneur... Mais contrairement à son aîné, il campe aussi fermement que possible sur ses convictions, en convoquant ses obsessions personnelles: l'excès de religion, vue ici du versant satanique; la famille et ses turpitudes, car dans l'enquête autour d'un cas compliqué de possession mâtiné d'inceste et de viol, on s'attaque à des abus potentiels des plus horribles. Enfin, le metteur en scène, de façon un peu militante,  joue sur l'homophobie galopante de certains protagonistes.

A Hoyer, au fin fond du Minnesota, un homme se rend au commissariat de police, s'accusant de croire qu'il a abusé de sa fille Angela (Emma Watson)... Issu d'une famille très rétrograde et très modeste, John Gray (John Denick)est en effet accusé par cette dernière d'avoir commis un inceste. Et l'enquêteur Bruce Kenner (Ethan Hawke) se fait aider d'un psychologue spécialiste de l'hypnose régressive (David Thewlis) et découvre tout un univers de ramifications autour des activités interlopes d'un révérend soupçonné de mener une secte... 

Ce thriller aurait très bien pu faire un épisode un brin lourd de X-files, avec des personnages qui sont prisonniers d'un écheveau de clichés particulièrement marqués. Dommage, car le début soulève l'intérêt.

A moins que... Et si le début ne soulevait de l'intérêt que parce que c'est un film du réalisateur de Tesis et The Others? En le voyant s'attaquer à une intrigue qui tourne autour d'une supposée affaire de satanisme, avec Ethan Hawke en policier-à-qui-on-ne-la-fait-pas, Emma Watson en victime ambiguë, et David Thewlis en psychologue-qui-sait-tout, ça suscite un peu notre curiosité... Mais, comme d'habitude, il y aura des énigmes, des retournements de situation... Et tout est dans ce "comme d'habitude". On ne peut pas refaire The Others éternellement, et Amenabar triture son cinéma pour pouvoir s'y vautrer...

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Published by François Massarelli - dans Alejandro Amenabar thriller
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:40

Alors que la production de leur prochain long, Babes in Toyland, était ralentie puis stoppée par des accumulations de problèmes (Parmi lesquels une relation de plus en plus tendue entre Roach et Laurel), ce petit film est une (petite) oasis, pas primordiale, mais pleine de bons moments: les deux amis sont des auxiliaires de police qui ont permis (Comment, c’est un mystère…) l’arrestation d’un fou criminel, Butch, interprété par le grand Walter Long.

Celui-ci, au procès, déclare qu’il va s’évader et se venger en leur accrochant à tous deux les jambes autour du cou. Les deux hommes décident de prendre la fuite, mais doivent trouver une tierce personne afin de partager les frais du voyage. Ils passent une annonce, et Mae Busch y répond : elle souhaite également quitter la ville, mais son petit ami s’est évadé de prison et il va falloir l’emmener…

Bien sûr que le petit ami en question est interprété par Walter Long.

Derrière ce scénario invraisemblable se cache un gag à tiroirs: Long, qui n’a pas encore repéré que les deux hommes avec lesquels il va s’enfuir sont ses deux ennemis, est caché pour les besoins du film dans une malle dont il ne peut sortir. Les efforts déployés par Laurel et Hardy pour l’en sortir seront bien sûr l’occasion pour eux de lui faire subir diverses tortures. Sinon, lorsqu’il sort, il même sa vengeance à la lettre.

Avec ce film commence une période durant laquelle Charles Rogers, l’homme de confiance de Stan, devient le metteur en scène attitré. Si aucun de ces films n’est notable par sa mise en scène, ils permettront au moins à Laurel et Hardy d’offrir en toute quiétude la quintessence de leur art, tandis qu’au dehors l’orage entre Roach et Laurel gronde. Il est toujours assez frappant de constater que si Laurel n’était sans doute pas facile à vivre, il n’ya semble-t-il jamais eu la moindre friction entre lui et Hardy, toutes les disputes et grosses fâcheries, conflits d’ego et «différents créatifs» ayant eu lieu entre Laurel et leur producteur…

 

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:35

Ce classique mérite d’entrer dans l’histoire d’abord parce qu’il est un excellent cru, mais aussi parce qu’il a fait l’objet d’une suite.

L’histoire est bien connue : Laurel et Hardy doivent prendre le large afin de permettre à Hardy de soigner sa goutte. Il partent donc prendre les eaux dans les collines, avec une caravane: ils s’installent près d’un puits dans lequel ils ne savent pas que juste avant leur arrivée, un groupe de trafiquants a jeté de l’alcool de contrebande. Ils s’installent et vaquent à leurs occupations, faisant la cuisine en sifflant de temps à autre une louchée de ce précieux liquide. L’ambiance se réchauffe bien vite, et ils sont rejoints par un couple tombé en panne, Charlie Hall et Mae Busch. Elle reste avec les garçons, et participe à la beuverie, pendant que son mari s’occupe de la voiture. L’irascible mari prend très mal les familiarités des eux hommes avec son épouse, un «tit for tat» magistral termine le film, plus froid et plus lent que jamais.

A noter, dans ce court métrage, l’apparition d’un « signe » «cinématographique: la chanson interprétée par Hardy (Qui chante), Laurel (Qui ponctue de "Pum Pum" incongrus) et Mae Busch (Qui hurle des "pum pum" de plus en plus fort au fur et à mesure de l’augmentation de son taux d’alcoolémie), reviendra dans Tit for tat, et sera l’indice donné au public de la continuité entre les deux films. Il est par aileurs à noter que si Charlie Hall est toujours un ennemi juré et menaçant (Il fait partie de ces méchants d'autant plus dangereux qu'ils ne font qu'1m60), ici Mae Busch a enfin l'occasion de devenir franchement copine avec les deux comédiens. Ca fait plaisir.

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Laurel & Hardy Comédie
3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 14:33

Les deux héros sont des ramoneurs, et vont ramoner la cheminée d’un savant fou qui a inventé une potion de rajeunissement parfaitement efficace, dont Hardy va au final faire les frais: cela implique des bassines d’eau, donc Hardy ne peut qu’y tomber.

Le professeur Noodle ( = Nouille), joué par Lucien Littlefield, nous permet de voir ce comédien, un vétéran des studios Roach, dans un rôle inhabituel pour lui. En effet, Littlefield, dès son séjour à la Paramount dans les années 10, est devenu un majordome plus vrai que nature, ce qu’il a continué à faire encore et encore pour le «lot of fun», notamment chez Charley Chase. Ici, en savant fou particulièrement atteint (Il est très convaincant) , il donne la réplique à Sam Adams, qui joue Jessup, … son majordome.

Quant à la partie « ramonage » du film, faut-il préciser qu’on s’y salit beaucoup? Tout ici est basé sur la froide, lente accumulation de prétextes pour Laurel et hardy à saboter leur propre acion, en étant toujours plus salissant. Lors d'une opération particulièrement ratée, les briques mettent de plus en plus de temps à tomber sur la tête de Hardy et Jessup, le majordome, d'un ton dédaigneux, se contente de lui dire qu'il y a, quelque part, une chaise électrique qui n'attend que lui... Indispensable.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach Comédie