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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:25

Sherwood Nash (William Powell) est un homme d'affaires, polyvalent, mais qui n'a pas encore trouvé son créneau... Ce qui l'encourage à tout essayer! Après avoir raté son entrée dans la finance, il rencontre une jeune femme au talent certain, Lynn (Bette Davis), qui dessine à la perfection des costumes. Il a l'idée de lui faire plagier les robes importées de Paris par les trois principales maisons de couture de New York, ce qui va évidemment lui rapporter des ennuis... mais s'il joue ses cartes de façon appropriée, ça va aussi lui rapporter tout court, avec un voyage à Paris à la clé, et bien sur, une question qui va le hanter, aussi bien que Lynn: sont-ils, ou ne sont-ils pas, faits l'un pour l'autre?

Voilà le type de film que Dieterle pouvait tourner en trois semaines sans avoir l'air de se fatiguer... Pur produit de la Warner de ce début d'années 30, avec la star William Powell qui s'apprêtait à passer à la concurrence (MGM) avec armes et bagages, Fashions of 1934 (Parfois appelé seulement Fashions) est aussi un film aux frontières mal définies entre comédie et comédie musicale, grâce à l'apparition d'un numéro de music-hall dont le maître d'oeuvre est bien sur Busby Berkeley. Et Bette Davis, qui a détesté le film et la direction que souhaitait lui voir prendre le studio, est adorable, comme toujours dans les films de cette période... Si le plaisir qu'on prend à suivre ces immorales aventures d'un escroc au capital de sympathie indéniable est très palpable, on s'autorisera quand même une réserve: tout ça ne vole pas très haut, et derrière l'intrigue gentiment immorale et l'élégance efficace habituelle de la réalisation de Dieterle, on a beaucoup de grivoiserie, incarnée en particulier par l'homme de main de Nash, Surnommé Snap (Frank McHugh), qui est un obsédé sexuel d'un niveau très avancé. Bref, cette histoire de mode et de plumes d'autruche est légère, légère, et pas très conséquente.

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Published by François Massarelli - dans William Dieterle Busby Berkeley Comédie Pre-code William Powell
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 22:09

Un professeur d'art (George Clooney) soutient à Roosevelt que si on veut gagner la guerre décemment, il faut sauver non seulement les hommes mais aussi l'art, que les nazis sont en train de piller pour leur chef; vu l'absence de jeunes spécialistes (tous déjà à la guerre) il va devoir recruter certains de ses copains, tous amateurs éclairés, tous volontaires pour aller casser du nazi...

Certes, on quitte le milieu grinçant de la politique avec Ides of march, pour plonger dans un film pétri de bons sentiments, d'humour un peu suranné (Avec sa musique militaire sifflée, un cliché qui a la vie dure dans les films sur la seconde guerre mondiale)... Mais c'est tout George Clooney, qui fait sien le propos de son personnage: et ces volontaires du troisième âge (Bill Murray, Bob Balaban, John Goodman, etc) ont un volontarisme qui fait plaisir  voir maintenant que la maison blanche est squattée par un butor qui ferait passer cet ignare de Nicolas Sarkozy pour Mère Teresa...

En nous amenant à suivre sa joyeuse bande de copains (Vous avez remarqué qu'ils sont rangés par deux? Et toutes les "paires" d'acteurs avaient déjà travaillé ensemble) qui vont récupérer les oeuvres volées par les nazis durant la guerre, Clooney fait un film certes imparfait mais foncièrement sympathique, tout en posant la question de l'utilité de mourir pour l'art. Intéressant débat: les nazis étaient en plus d'assassins des sales voleurs, des pillards sans foi ni loi, qui plus est ils cassaient toutes les oeuvres. Aujourd'hui, les nazis ne détruisent plus, du moins pas devant tout le monde, non: maintenant, ils repeignent en bleu, tout en continuant à stigmatiser les autres; et ils s'approchent dangereusement du pouvoir.

Donc, même si le ton du film est gentiment badin, un peu foutraque, on n'échappe pas à la question qui s'est posée à ces hommes. Cela valait-il la peine de mourir pour sauver des oeuvres d'art? Oui, mille fois oui: l'art c'est la civilisation, il faut empêcher qu'il tombe au mains des barbares, tout comme les mairies, les assemblées, les villes antiques attaquées à coup de dynamite, ou les palais officiels de nos vieilles démocraties qui ont singulièrement baissé leur garde aujourd'hui comme il y a soixante-dix ans.

 

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Published by François Massarelli - dans George Clooney
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 18:38

"A man's best friend is his mother"

                                          Norman Bates

Au début de ce film, on assiste à la tentative de fuite d'un explorateur qui a manifestement atteint le but de sa vie, attraper le fameux singe rat de Sumatra, et ce dans son habitat même: Skull Island (Sic). Il envisage de le ramener chez lui en Nouvelle-Zélande, afin de le vendre à un zoo... Mais les indigènes ne sont pas très chauds pour le laisser partir. Pas plus d'ailleurs que le fameux animal, qui dans la confusion l'a mordu. L'un de ses comparses, apprenant la blessure... procède méthodiquement à l'ablation de toutes les parties du corps qui ont été infectées.

Ainsi commence Braindead, également connu pour sa version Américaine sous le sobriquet plus passe-partout, et moins fidèle au film, de Dead alive. Car si le film est effectivement un monument gore, voulu par Jackson comme le film ultime du genre, c'est aussi et surout une comédie qui se vautre dans la débilité revendiquée la plus profonde... avec des torrents d'hémoglobine.

Littéralement.

on va donc, une fois arrivés en Nouvelle-Zélande, assister aux aventures de Lionel, un jeune homme timoré, qui amène sa petite amie Paquita au zoo, sous la surveillance secrète de sa maman, qui se fait mordre par, mais oui, vous avez deviné... Le singe rat de Sumatra, une vraie sale bête. A partir de là, ça vire au n'importe quoi, de plus en plus décérébré (La encore, cette expression n'est pas qu'une vue de l'esprit), et s'il ne faut pas avoir trop de tripes pour voir le film... vous avez compris ou je veux en venir.

Bref, ça gicle, ça découpe, ça hache, ça brûle, ça éventre, ça déchiquette, ça émascule, et ça le fait sans hésitation aucune. En plus, l'ennemi du héros est très rapidement identifié comme étant sa mère, donc ça transgresse pas mal aussi. Soyons juste, on finit assez rapidement par en avoir un peu marre, mais Jackson, toujours scout jusqu'au bout, maintient un semblant de script et parfois se permet des scènes si jovialement idiotes qu'elles semblent devoir impérativement être revues sur le champ. Je pense en particulier à la scène de kung-fu dans le cimetière, durant laquelle un curé a ces mots définitifs: "I kick ass for the lord".

Bref, si vous êtes prêts à subir le film le plus salissant après Shortbus, mais pour d'autres raisons...

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Published by François Massarelli - dans Peter Jackson
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 16:41

Ce n'est absolument pas la vocation de ce site de parler de la publicité, des abominables filmaillons de quelques secondes qui envahissent nos écrans, certes. Mais...

Quand un réalisateur de renom (Kurosawa l'a fait, et pour ceux que ça intéresse, Fellini aussi) s'attaque à une publicité, y apporte des ingrédients personnels, et accomplit avec ou sans budget conséquent un miracle, pourquoi ne pas s'y attacher? Et ici, le miracle, justement, a lieu.

A condition d'aimer Wes Anderson, bien entendu, et ça tombe bien: j'aime énormément ce réalisateur, son univers, donc je ne pourrais pas passer à côté d'un tel film qui bien qu'il ne dure que deux minutes, est suffisamment riche pour y passer du temps... Surtout que le metteur en scène s'y représente, en réalisateur justement. On y assiste à la fin du tournage d'une scène d'action dans un film international, dont Jason Schwartzmann est la vedette. A la fin de la prise, la caméra (Agitée d'un côté comme de l'autre du proscenium, on ne se refait pas) s'attache à le suivre, pendant qu'il nous explique que son métier l'oblige à une solution rationnelle pour son argent: budget, rencontres, voyages, imprévus... sa vie est donc confiée à sa carte de crédit...

On mesure mal à que point il est réjouissant, même pour deux minutes, de retrouver le petit monde décalé et référentiel de ce metteur en scène, qu'on voit justement réaliser une scène d'un film qu'il ne tourner jamais, avec ses acteurs fétiches, et qui en profite pour retourner l caméra sur ce qu'on ne voit jamais. Et là, on mesure aussi le monde qu'il fait pour tourner ne serait-ce qu'un petit spot de deux minutes...

Un spot de deux minutes qui rappelle à qui veut bien l'entendre à quel point le metteur en scène, donc, aime le cinéma. Ce qui fait, certes, que le serpent finit par se mordre la queue: un film sur le cinéma pour montrer à ceux qui l'aiment qu'on l'aime aussi... c'est vertigineux, ou complètement inutile. Bon, ça fait bien deux minutes que je parle de ce film de 120 secondes, je m'arrête ici.

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Published by François Massarelli - dans Wes Anderson
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 19:02

Ce film est très important dans la carrière de Harold Lloyd. Non que ce soit le meilleur film, voire le meilleur court, non; mais l'idée de départ, de suivre la vie au jour le jour de deux jeunes hommes dans les années 20, dont l'un, médecin à lunettes, allait tomber amoureux, ne prédisposait pas ce film à devenir l'étincelle qui allait permettre à Lloyd de devenir cette image iconique de jeune homme bien sous tout rapport suspendu au vide... Et pourtant!

Dans la première bobine, on assiste à une salve de gags liés à la personnalité du jeune médecin, qui fait sa pub en se grimant et en jouant des "faux clients" sauvés par le docteur miracle... Une cliente arrive, amenée par son père: elle est somnambule. dans la deuxième bobine, Lloyd et son meilleur copain doivent liquider tout les résultats d'une expérience de distillerie clandestine (N'oublions pas qu'on est en plein Volstead Act, donc fini l'alcool!); dans la soûlographie qui s'ensuit, Lloyd se retrouve face à la somnambule, au dessus du vide. Les réactions du public plus du tout amusés mais captivés par le danger ont persuadé Lloyd de retenter le truc dans un film de l'année suivante, Never weaken, puis de faire encore plus fort avec Safety last... L'histoire tient parfois à peu de choses...

A part ça, le film prend volontiers son temps, on sent Lloyd prêt à s'attaquer à des films plus longs. Le format de deux bobines allait bientôt s'allonger de cinquante pour cent... Mais on sent aussi une formule en marche, ce qu'il allait falloir dépasser. La première bobine détaille finalement la double vie du héros: médecin dune part, fêtard à ses heures perdues. Puis la deuxième bobine se concentre sur la situation de la rencontre improbable entre le poivrot et la somnambule.

N'empêche qu'avec ce film, Lloyd, travailleur et fêtard, porté sur la publicité, et prêt à tomber amoureux, personnifie une fois de plus l'homo Americanus des années 20 dans toute sa splendeur, et il le faut en gags: c'est merveilleux.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:47

C'est toujours avec une certaine appréhension voire un certain fatalisme qu'on s'attelle au visionnage d'un film de Verhoeven,l'immortel (?) auteur de Showgirls, Hollow man, Basic Instinct et Robocop... Car il ne fait pas oublier qu'avant de cultiver les navets aux Etats-Unis, le monsieur avait fait ses premières armes dans sa Hollande natale, en y multipliant les provocations et le mauvais gout souvent un peu trop assumé (Turkish Delights, Spetters). C'es donc avec la plus grande des surprises qu'on accueille ce film, nommé sur nos écrans Francophones Black book. Il propose une vision de l'Hollande sous la botte, qui nous change de tant de récits si souvent lénifiants de "notre" résistance, en proposant une vision noire, sans concessions, de l'expérience Hollandaise, tout en proposant des péripéties qui vont vite.

Un peu trop vite même parfois: Rachel Stein, une Israelienne d'origine Néerlandaise, se souvient de "sa" guerre, lorsque après s'être cachée chez des fermiers, elle avait assisté à la destruction de la maison de sa famille d'accueil, puis avait rejoint une filière de passage vers la Belgique en compagnie de ses parents, qui étaient tombés dans un piège auquel elle seule avait survécu. Puis,  elle avait rejoint la résistance à Amsterdam, dont le but était d'infiltrer la Kommandantür locale. La mission de Rachel, rebaptisée Ellis De Vries et teinte en blonde, était donc d'infiltrer les appartements d'un haut dignitaire nazi, Muntze, et au besoin de coucher avec lui...

...Mais pas de tomber amoureuse. A partir de là, tout va aller très mal.

On se souvient de ce que disait Desproges, ironisant sur les choix "simples" entre la Résistance et la collaboration... Ici, on a effectivement une situation qui dépasse la simplicité des livres d'histoire d'antan: il y a des profiteurs de guerre chez les nazis, ce dont on se serait un peu douté, mais ils sont en affaires avec certains résistants. Les frontières du bien du mak, qui seront si claires en apparence à la libération, sont en réalité définitivement floues. Certains se mouillent pour survivre, c'est le cas de la secrétaire Ronnie, qui couche avec un nazi avant, et avec un Canadien après la libération, sans jamais apparaître comme une opportuniste. On notera en revanche que les Résistants sont prompts à condamner Rachel, qu'ils ont poussée à se compromettre avec un Allemand, en faisant des commentaires sur le fait que les Juifs sont peu fiables (Rappelons que tout commentaire qui commence par "les Juifs" est souvent une connerie)...

Le film trépide, et on suit avec un certain bonheur l'énergie communicative de Carice Van Houten, dont les péripéties en quatre langues (Hollandais, Allemand, Anglais et Hébreu) sont du plus haut captivant, et tout en remettent ce petit monde chaotique en place, permettent de toucher un peu à la vérité probable du grand bazar de la fin de la guerre tout en nous distrayant. Pour reprendre les mots de Desproges: Boum, le train! Boum, le convoi d'armement!

S'il fallait formuler un regret, ce serait sans doute lié à une scène, que je qualifierais volontiers de "Verhoeven chimiquement pur"... Rachel prend en environ 12 secondes la décision de coucher avec un nazi afin de mieux effectuer sa mission d'espionnage. Si on compare au supplice de questionnement intime que s'inflige l'héroïne de Lust, Caution, de Ang Lee dans les mêmes circonstances, il y a de quoi hausser un peu les épaules... Mais quand elle s'apprête à infiltrer les lieux et qu'elle se teint les poils pubiens (Ce qui nous vaut des plans anatomiques du plus bel effet), fallait-il vraiment nous inviter à voir de quelle façon elle laissait le premier venu se rincer l'oeil, puis coucher avec elle? Verhoeven restera toujours un sacré cochon, y compris quand il tourne un bon film!

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Published by François Massarelli - dans Seconde guerre mondiale
17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:01

Une fois de plus, Bebe Daniels est une jeune femme à marier, et son père Bud Jamison, parmi les nombreux prétendants de tous âges et de toutes tailles, lui a préféré le plus médiocre, interprété par Snub Pollard. Et une fois de plus, c'est après avoir établi cette situation que Harold Lloyd entre dans la danse. On voit très bien son apport à ce film qui serait sinon bien parti pour être un sempiternel jeu de quiproquos et de course-poursuites certes roboratives, mais dénuées d'invention: il est introduit par un plan qui joue avec le spectateur, tenant en laisse un chien qui reste longtemps hors-champ, et qui au regard de l'effort qu'il semble nécessiter, pourrait bien être énorme... Il ne l'est pas, il est même minuscule. Lloyd, qui adorait ce genre de gag, nous a bien eu.

L'intrigue est basée sur le fait que la famille de Bebe et Bud doit se rendre à un marathon, dont le départ est situé vers la fin de la bobine. Donc, l'enjeu, c'est d'être celui qui emmènera Bebe Daniels au marathon! Mais Lloyd finira, bien sur, par disputer l'épreuve à son corps défendant, non sans avoir contribué à sa façon à un gag récurrent, classique et mémorable...

Le gag dit "du miroir" fait partie de ces morceaux de bravoure qu'on trouve dans tellement de films (sans parler de ceux qui ont pu disparaître) qu'il est inutile d'en chercher l'origine. Le principe en est simple: un personnage, situé d'un côté d'un miroir brisé, va exécuter exactement les mêmes mouvements qu'un autre personnage situé lui de l'autre côté, ignorant du fait que le miroir est cassé; chaque comédien ayant eu recours à ce gags a eu à sa disposition des gagmen différents, qui ont tous contribué à personnaliser le gag, de Billy West à Charley Chase en passant par Max Linder et les frères Marx. Moins glorieusement, le film possède un gag lourdingue avec un comédien qui joue une domestique en blackface... Autre époque.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Hal Roach Harold Lloyd
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:46

A nouveau tourné en toute liberté, ce film sera refait un certain nombre de fois, en particulier par Charley Chase qui trouvait dans ce genre de situation une source constante de gags: un jeune homme et une jeune femme s'aiment... derrière le dos du père de la belle. Ca commence à la plage, lorsque Lloyd et Daniels décident, sans que le père (Bud Jamison) s'en aperçoive, de se retrouver le soir même pour aller danser.

Et ils choisissent un proto-speakeasy (La loi de prohibition n'ayant pas été ratifiée), tenu par une bande de malfrats dont Snub Pollard et Marie Mosquini sont les chefs. Ils emploient un barman plein de ressources: c'est Noah Young... Encore une fois, ce court métrage d'une bobine utilise avec bonheur tous les trucs, toutes les ressources, avec un rythme soutenu.

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:39

La quintessence de l'art des studios Roach à l'époque ou on pouvait à peine parler de studio... En pleine rue, Lloyd sort de chez lui, et perd tout son argent. Quelques minutes plus tard, il rencontre une jolie fille (Bebe Daniels), mais celle ci a un rendez-vous avec un galant. Sachant que l'homme en question est Snub Pollard, Lloyd relève le défi, et leur colle aux basques, permettant à l'équipe de faire exactement ce que le public attend: tout ce petit monde se rend en effet à Griffith Park, le haut-lieu de la drague de cinéma pour les studios Sennett et Roach dans les années 10, et... on n'a plus qu'à lâcher tout ce petit monde, ça dégénérera bien en poursuite.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet Comédie Harold Lloyd
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 16:52

C'est dans le cadre d'un film collectif sponsorisé par les Nations Unies que Jane Campion a réalisé ce court métrage, qui présente de façon évidente des similarités avec certains de ses films des débuts. Il est situé dans une partie rurale de la Nouvelle-Zélande, où une jeune fille tient un journal, qui est lu en voix off: l'eau manque, et l'inquiétude qui est liée à ce manque rythme toutes les journées pour elle et ses parents. Etant encore une enfant, elle tente de maintenir les activités d'une enfant, mais c'est difficile... L'imagination, toutefois, continue à aider, et c'est grâce à l'imagination des enfants que la communauté semble avancer: à la fin, on semble prêt à faire venir la pluie quand on écoute les enfants...

De petits riens en petites touches, de plans des adultes qui parlent mais n'écoutent pas, en plans des enfants qui tentent d'agir, parfois avec réalisme, parfois avec fantaisie (Saute-mouton avec des nuages qui descendent bien trop bas pour être honnêtes), parfois avec cruauté: quand les enfants commencent à recueillir leurs larmes pour en économiser l'eau, une cousine a l'idée d'annoncer la plus dure des nouvelles à l'héroïne... Qui quand elle s'est un peu remise, ajuste un bocal pour pleurer dedans.

Au-delà du "grand sujet" environnemental, c'est l'univers de toujours de Jane Campion, fait de complicité, d'imagination plus grande que la vie, de fantaisie, et d'une touche unique de poésie.

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Published by François Massarelli - dans Jane Campion