1943: nous assistons à tout un remue-ménage, avec des soldats Britanniques en pleine agitation, qui se dépèchent d'aller à Londres en camion et envahissent les bains publics ou se prélassent des officiers d'un autre siècle. Ils se saisissent en particulier d'un homme, le Brigadier-Général Clive Wynne-Candy, à la bedaine intraitable avec une moustache de morse, qui ne les comprend pas: bien sur, il y a des manoeuvres, et il est au courant, mais pourquoi ont-ils devancé l'appel, alors que 'la guerre commence à minuit', que les dites manoeuvres, dont le vieil ours est partiellement responsable en tant qu'instructeur du "Home guard", ne sont pas supposées avoir déja commencé? Le jeune officier responsable de la tricherie, qui a été au passage particulièrement efficace, se défend en expliquant qu'avec les méthodes des nazis, il vaut mieux couper court au fair-play militaire, et agir en un éclair... Clive Candy se souvient alors du temps durant lequel, jeune officier récemment décoré de la Victoria Cross, il avait lui aussi désobéi, afin de faire valoir des idées qu'il estimait de la toute première importance. Il se remémore son séjour à Berlin en 1902, au cours duquel il avait du se battre en duel, l'amitié avec son "ennemi", le fringant Theodor Kretschmar-Schuldorff (Anton Walbrook) mais aussi la rencontre avec celle qu'il allait chevaleresquement laisser à son ami, la belle Edith Hunter (Deborah Kerr). Il se rappelle aussi de sa maladroite naïveté en pleine fin de la première guerre mondiale (Affirmant le 10 novembre 1918 que la guerre en avait encore pour bien longtemps), de sa rencontre avec Barbara, le sosie de Edith, avec laquelle il s'était marié, puis d'autres rencontres avec Theodor, devenu un réfugié suite à l'avancée des nazis. A chaque fois, un peu plus vieux, un peu plus décalé, il se comporte un peu plus en "Colonel Blimp", l'image même de la vieille baderne colonialiste et anachronique, sans jamais n'être que ridicule. Interprété par Roger Livesey, c'est un homme terriblement attachant. Nous assistons bien à un peu de sa vie, mais de sa mort, il ne sera pas vraiment question, même si on l'imagine, à la fin du film, relativement imminente...
Film de propagande? C'était, pourtant, l'intention. Mais Michael Powell et son complice Emeric Pressburger sont comme toujours des originaux, et ont choisi de prendre jusqu'à un certain point le contrepied des petites habitudes, et font un film dans lequel l'Angleterre, la bonne vieille dame, s'en prend plein la figure. Certes, avec tendresse, mais il faut remarquer le onmbre de fois ou ce pauvre Clive Candy se trompe: a Edith Hunter, jeune femme éprise d'indépendance, qui a été chercher en allemagne ce qu'elle ne peut pas trouver en Angleterre, soit une certaine liberté (Elle souhaite travailler, et un poste de gouvernante est plus facile à trouvber dans un pays étranger), il tient un discours paternaliste qui s'ignore; à Theo, qui a plus que lui la capacité à comprendre le fond des choses en matière de changements idéologiques, il assure en 1919 que l'Allemagne vaincue se relèvera sans aucun souci de ses ruines... Clive Candy, mu en toutes circonstances par des idées d'un autre siècle, mélangées à un esprit chevaleresque et fair-play sans aucune mesure avec l'évolution du monde au cours du vingtième siècle, est donc la cible principale de ce film sur le temps qui passe. Et Roger Livesey, aidé par un beau travail de maquillage et un métier à toute épreuve, fait passer le personnage de ses 25 ans à ses 70, sans aucun problème...
Ce qui permet de suivre et d'aimer ce personnage perdu dans un siècle qu'il ne comprend pas (A un américain, coincé en plein front, il tient un discours ahurissant, disant à quel point la façon dont se déroulent les combats démontre que cette nouvelle guerre est un conflit d'amateurs par comparaison avec la guerre des Boers!), c'est le refus de tout dogmatisme dans ce qui est après tout une démonstration, du fait du temps qui passe, des esprits qui changent... Aussi décalé soit-il (En tout contexte), on aime le général Candy; ses méthodes surrannées et son conservatisme aveugle cachent aussi un coeur d'or et des valeurs humanistes réelles. C'est ça aussi la réalité de la vieille Angleterre, nous disent en substance les auteurs: non, la Grande-Bretagne ne pourra pas gagner la guerre en se comportant avec les nazis comme avec les ennemis du siècle dernier, mais ça ne remet rien en cause dans le fait qu'on l'aime, ou qu'on en adopte l'essence même d'une idéologie décente et démocratique...
Dans l'ombre du Général Candy, nous voyons en 1902, 1920 et 1943 trois femmes: Edith, qui assistera aux mésaventures des deux "frères ennemis" Theo et Clive, et aura sans doute à un moment à choisir entre les deux; Barbara, repérée le 10 novembre 1918 dans un couvent ou le général s'est réfugié pour manger, et qu'il va ensuite traquer jusqu'au Yorkshire, pour finir par se marier avec elle; enfin, Angela dite "Johnny", une jeune auxiliaire féminine que le vieux général va se choisir comme chauffeur, lorsqu'il la verra, un nouveau sosie de la belle Edith pour les vieux jours (Même si la relation restera platonique) du vieux soldat. Pour ces trois femmes, Powell a choisi la belle Deborah Kerr pour incarner un idéal féminin systématiquement en avance sur le pauvre Clive: suffragette et motivée par un idéal de libération féminine en 1902, douce et aimante, mais plus futée que son mari pour comprendre ce qui se déroule autour d'eux (Lorsque Clive fait un discours totalement décalé à sa future belle-famille, Barbara apporte avec tendresse son soutien à son mari, dont elle sait qu'il ne souhaitait
pas se rendre ridicule) en 1920, et enfin toujours jeune et à la fois loyale et progressiste en 1943: Angela et d'accord sur le fond avec les jeunes soldats qui renvoient l'Angleterre de toujours au placard, mais elle garde son soutien pour le vieil homme. Cet ange gardien (Theo, lui, l'a compris quand il apprend le nom de la dernière Deborah Kerr dans le film) a peut-être été motivé dans le script par le refus de Michael Powell de "vieillir" la belle actrice (Dont il était amoureux) à la façon dont il va changer Walbrook et Livesey. Quoi qu'il en soit, sa participation est l'un des points forts de ce chef d'oeuvre...
Enfin amené à tourner un film en couleurs arès sa participation à l'épique The thief of bagdad, qui lui avait ouvert les yeux, Powell se laisse emporter: mais ces 163 minutes sont malgré tout un régal permanent, non seulement pour les yeux charmés par ce bon vieux Technicolor, mais aussi parce que la mise en scène y est fantastique, avec des idées partout, du rythme (Les premières scènes si déstabilisantes, avec cette bande-son ironique qui mélange les styles musicaux), et des moyens toujours novateurs de faire passer le temps: pour montrer les 12 ans entre le retour de Berlin de Candy et l'arrivée de la guerre mondiale, Powell nous montre une pièce (que nous avons vue) dont les murs se garnissent de têtes d'animaux que l'impétueux militaire a été massacrer dans quelque colonie afin de s'occuper. La première de sces séquences se termine par l'apparition dans cette même pièce d'un casque à pointe... C'est Jack Cardiff, qui n'était qu'assistant caméraman, qui s'est chargé de ces plans. La scène cruciale du duel, dont on assiste à tous les préparatifs, nous est cachée par la caméra qui s'en va dehors auprès des amis de Clive, afin de nous épargner justement la "scène à faire"...
Après des films de propagande superbes et toujours un peu décalés (49th parallel, One of our aircraft is missing), Blimp était un cri du coeur de la part de deux hommes qui avaient envie comme Chaplin de faire un sermon qui prêche pour une certaine idée de la vie, contre les nazis et autres barbares de tout poil, mais plutôt qu'une sèche communication orale, ils ont choisi d'en faire un extravagant film aux couleurs magnifiques, traversé par l'amour, l'amitié et la décence d'un homme. qu'importe qu'il ait eu tort sur toute la ligne... Ils ont aussi, grâce au merveilleux personnage de Theo, donner à entendre un plaidoyer pour la démocratie, prononcé en toute logique pour qui connait bien l'oeuvre de Powell, par un Allemand! Ce film inclassable qui fut invisible pendant si longtemps, insuccès oblige, avant sa redécouverte dans les années 90 (Grâce à, who else, Martin Scorsese) peut aujourd'hui être vu dans un blu-ray qui est bien l'une des sept merveilles du monde. Justice rendue à un chef d'oeuvre...
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Inspiré par l'évacuation des derniers habitants d'une île Ecossaise, St-Kilda, Powell se rend sur place, et avec le soutien de la population locale, accomplit un film qui montre les derniers jours de présence humaine sur une île condamnée à l'extinction. Powell, qui retournera en Ecosse quelques années après (I know where I'm going) , réussit avec ce film une oeuvre troublante, dans laquelle l'équilibre entre la fiction (Ces acteurs, Nial McGinnis, John Laurie et Finlay Currie, allaient tous revenir dans au moins un de ses films) et le naturalisme documentaire est complété par le lyrisme des plans de paysages: ces falaises dans la brume... Comme Michael Powell sait déjà ce qu'il veut faire, et qu'il se refuse à la facilité, il fait du seul "méchant" de l'histoire, le trop rigoriste John Laurie en traditionaliste aveugle et ombrageux, un homme motivé par des valeurs qui le dépassent, prêt contre toute attente à s'ouvrir le moment venu, et à montrer une richesse de coeur inattendue. Et puis, Powell s'est symboliquement mis en scène en touriste riche qui fait escale en compagnie d'un des protagonistes du film, et entend ensuite celui-ci raconter la tragédie, qui de fait prend d'emblée une dimension bien plus mythique que naturaliste... Un grand film, riche en possibilités complètement nouvelles, aussi bien du reste pour le cinéma Britannique que pour l'ensemble du septième art.
Dans la première moitié du XIXe siècle, un petit garçon orphelin de son père Français grandit à Paris, avec sa maman d'origine Anglaise, et auprès d'une autre famille Franco-Anglaise. Le petit Gogo (Pierre) est donc le compagnon de jeu de la petite Mimsey (Mary), jusqu'au jour ou la mort de sa mère provoque l'arivée d'un oncle (Douglas Dumbrille) sévère et sec, qui le ramène manu militari en Grande-Bretagne, le rebaptise Peter Ibbetson du nom de sa mère. Adulte (Gary Cooper), il va devenir architecte. Il n'est pas spécialement attiré par les femmes, obsédé par la petite fille qu'il a quitté étant enfant. Lors d'un séjour à paris, il a une aventure avec une jeune Anglaise (Ida Lupino), mais ne peut se résoudre à oublier Mimsey; il se rend d'ailleurs sur les lieux abandonnés de son enfance. de retour au pays, il doit honorer une commande, le cabinet d'architecte devant remettre à neuf des écuries pour le compte du duc et de la duchesse de Towers (Ann Harding), dans le Yorkshire. Une fois sur place, il se dispute de façon répétée avec la maitresse de maison, sous la surveillance d'abord bienveillante du duc, mais ils réalisent bien vite tous les trois que la relation entre Mary et Peter a évolué vers un amour fou et impossible. D'autant que Mary est bien la petite fille de sa jeunesse...
On n'attendait pas vraiment le viril et musclé Henry Hathaway sur ce terrain... sur ces terrains devrait-on dire, car Peter Ibbetson est décidément un film riche, qui entremêle beaucoup de genres, et le fait bien. Film sentimental, sur l'amour fou, qui fit d'ailleurs délirer les surréalistes lors de la sortie Parisienne du film, évocation brillante et atmosphérique d'un passé lointain, film fantastique enfin lorsque les amants séparés par les circonstances commencent à se rejoindre pour de vrai en rêve... L'histoire de George du Maurier aurait pu dévier vers le n'importe quoi, au lieu de quoi la sensibilité manifestée par Hathaway et la confiance accordée aux acteurs (Cooper et Harding en tête, bien sur) vont l'emporter, accompagnés d'une photo d'une infinie délicatesse, dans laquelle la lumière sera le seul ingrédient utilisé pour départager la réalité (déja brumeuse) des séquences oniriques, abordées aussi frontalement que possible. Pourtant le metteur en scène prend constamment le soin de mettre une distance entre le public et l'action, de ne pas s'approcher de trop près, comme pour signifier l'absolue délicatesse de ce qui se trame sous nos yeux. L'effet est de nous persuader effectivement que ce qui se joue sous notre regard est bien une manifestation absolue d'amour fou... Peter Ibbetson est u/http%3A%2F%2Fimage.toutlecine.com%2Fphotos%2Fp%2Fe%2Ft%2Fpeter-ibbetson-1935-01-g.jpg)

non seulement une occasion de fouiller un peu plus avant dans le personnage, c'est aussi le moment de révéler ses failles, son doute, son moi profond. D'ailleurs, cette histoire, plus longue qu'à l'accoutumée, laissera des traces, sous la forme du souvenir vivace d'une femme, celle qu'il aura épousée, et qu'il tentera de venger dans un prologue musclé à Diamonds are forever (Avec le retour de Sean Connery), une ouverture foutraque à For your eyes only (Réalisé par John Glen, monteur, réalisateur de seconde équipe ici, et fervent admirateur de ce film; interprété par Roger Moore), et une scène de visite amère au cimetière dans Licence to kill (De John Glen à nouveau, et avec Timothy Dalton).
Rigg: Bond a réussi à trouver l'ame-soeur...
Un crime a lieu en pleine soirée, dans la rue, sous les yeux d'une famille réunie pour prendre son repas. Plus grave, le gangster responsable du meurtre et son gang s'introduisent chez les Leeds, et les menacent de représailles s'ils parlent. Le procureur Whitlock (Walter Huston) est décidé à les faire témoigner, et ils acceptent, jusqu'au jour ou le père de famille est enlevé et tabassé, puis c'est au tour de l'un des garçons du foyer, le jeune Donny, d'être kidnappé... la famille prend peur, et à l'exception du grand-père (Chic Sale), un ancien de la guerre de Sécession, ils prennet la décision de céder à la menace... Whitlock essaie de les faire changer d'avis.
Ce film est longtemps resté invisible, de la volonté même de son créateur principal, à savoir bien sur Harold Lloyd, qui s'était passionné pour un roman publié dans le Saturday Evening Post, écrit par Clarence Budington Kelland. De fait, il a tenté l'impossible, avec la complicité de son collaborateur des années de gloire, Sam Taylor: adapter un roman d'une part, relativement éloigné de son style, tout en y insérant d'autre part un personnage qu'il puisse jouer, et son univers habituel, fait d'un choc entre une version de Harold et le reste du monde... Pour surprenant qu'il soit, le film reste une grande date par son ambition et le coup de poker qu'il représentait. Mais ce fut un échec commercial, en même temps qu'une occasion particulièrement douloureuse pour Lloyd de se prendre une volée de bois vert critique, ce qui explique sans doute pourquoi le film est resté si longtemps à l'écart des réseaux de diffusion...
Trois ans après, la banlieue des Diaboliques est le siège d'un film colorié en noir, que Clouzot commence en nous faisant le portrait au vitriol d'un médiocre, le Docteur Malic (Gérard Séty). Psychiatre, il dirige sa clinique, mais celle-ci a connu des jours meilleurs. L'argent ne rentre plus, et on y soigne juste deux malades: un toxicomane en très mauvais état (Louis Seigner), et une jeune femme (Véra Clouzot), muette à la suite d'un traumatisme qui ne nous sera jamais expliqué. Le docteur en a assez de végéter, et passe de plus en plus de temps au bistrot tous les soirs. Jusqu'au moment où un étrange Américain (Paul Carpenter) lui propose un marché: il lui faut accueillir un client, un dénommé Alex, et ne pas poser de questions, même lorsque se produiront des événements inattendus, tels que les remplacements imprévus de personnel. En échange de ces services, Malic recevra cinq millions de Dollars... Fin saoul, il accepte, mais dès le lendemain ne s'y retrouve plus: tout le personnel (en fait une infirmière et une cuisinière) a été remplacé, et une étrange "amicale d'ocarinistes" de Bagnolet a élu domicile au tabac du coin, dont le barman a lui aussi été remplacé pendant la nuit. De plus, un mystérieux Américain (Sam Jaffe) et l'aimable Monsieur Kaminsky (Peter Ustinov) font leur apparition dans la clinique...
La Grande Catherine est devenue l'impératrice redoutée de toute la Russie,
mais une poignée de fidèles de l'ancien régime rêvent de faire revenir à la vie politique la fille de l'impératrice Elizabeth, qui est entrée au couvent. celle-ci refuse, mais le comte Chouvalov
va rencontrer son sosie Tarakanova, une jeune tzigane à la naissance mystérieuse, qu'il va aisément convaincre qu'elle est la fille cachée de l'impératrice. Catherine envoie pour enlever la jeune
femme, qui lui fait de l'ombre en prétendant au trône, le comte Orloff. celui-ci, justement, a déja croisé la route de la jeune Tzigane, et ne s'en est pas remis.
A nouveau produit par la Société des Films Historiques, Le joueur d'échecs fait donc suite dans la carrière de Raymond Bernard au Miracle des loups, et on se réjouit de voir un film habité par la fougue et l'ingéniosité, ainsi qu'un scénario superbement construit, à nouveau par Bernard et Jean-José Frappa. Les interprètes en sont excellents, et on ne regrette pas de passer deux heures et quart en compagnie de ce film, qui dès son introduction, se passe sur un plan dynamique plutôt que didactique (En lieu et place donc des leçons d'histoire un tantinet nationalistes du Miracle des Loups): En pleine occupation Russe de la Pologne, des soldats Russes passent, la nuit dans une ville aux rues désertes de Lithuanie, et une femme qui était seule dehors se fait tuer par l'un des soldats. Pendant ce temps, dans une résidence cossue, les partisans de l'indépendance se retrouvent et chantent ensemble des hymnes, jusqu'à ce que l'une d'entre eux donne l'alarme, en entendant les bruits des sabots des chevaux Russes. Une brillante exposition qui paradoxalement met l'accent sur le son (chants, bruits de sabots), tout en utilisant montage alterné avec assurance, et reste éminemment visuelle: un tour de force.
Les aventures de Boleslas et de ses amis, qui le dissimuleront dans un automate afin de le faire passer la frontière, mais seront retenus bien malgré eux à la cour de Russie, sont parsemées de moments de bravoure, dans lesquels un nationalisme relativement léger s'installe: la scène au cours de laquelle Sophie vit à distance une bataille malheureuse pour son camp, et tente de conjurer le désespoir en chantant à tue-tête au piano un air martial, imaginant aussitôt la victoire comme devant un écran en cinémascope, a été souvent relevée par Kevin Brownlow comme l'un des meilleurs exemples de ce que les Français pouvaient avoir de fougue cinématographique communicative. Une autre scène formidable nous montre la fin de l'automate joueur d'échecs, qui donne son titre au film, fusillé sur ordre de Catherine, et dont on n'est pas sur qu'il n'y ait personne de dissimulé à l'intérieur, une séquence haute en couleurs, elle-même alternée avec une scène lugubre qui voit Nicolaieff s'introduire chez Kempelen, et déclencher pour son malheur des pièges imaginés par l'étrange Baron.../image%2F0994617%2F20211024%2Fob_07b2f5_unnamed.jpg)

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