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12 février 2025 3 12 /02 /février /2025 11:44

Bosko se produit en public avec sa partenaire Honey. Il y a quelques ratés (deux chutes notamment) et un moment embarrassant, lorsque Bosko réalise qu'il parle avec un gant, qui avoue ne rien savoir faire. Bosko, lui, sait tout faire: chanter, danser, jouer du piano, et imiter Jimmy Durante, pendant que Honey, qui a tous ces talents, imit également Greta Garbo.

Sinon, on est à l'age du jazz: du moins de ce qu'à l'époque dans l'Amérique blanche, on croyait en être... Donc c'est rythmé, et assez gauche à ce niveau. Mais le plus notable, c'est l'efort permanent qui est fait pour confiner l'action sur une scène de théâtre, à l'heure où Busby Berkeley nous montrait le spectacle, dans les films Warner, en ouvrant les portes sur un vaste monde qui était à lui seul un univers parallèle...

 

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Published by François Massarelli - dans Looney Tunes Animation
12 février 2025 3 12 /02 /février /2025 11:21

Dès le départ, c'est clair que le héros de ce court métrage, ce sera Ernest Morrison, dit Sunshine Sammy. Et le terrain de jeu, ce sera une fois de plus une amérique semi-rurale, vécue du mauvais côté des rails, comme on dit là-bas... C'est que le jeune Afro-Américain, aussi débrouillard soit-il, reste quand même tout sauf un privilégié, et le film se débrouille pour lui donner une voix... A défaut d'une voie.

Ernie et sa petite soeur ont du mal à joindre les deux bouts, ce qui dans leur cas signifie qu'une fois le lait du biberon épuisé, il faut le remplacer... L'ingéniosité loufoque sera donc le maître mot de la première partie. Mais quand le garçonnet et ses amis entendent parler d'une affaire de kidnapping, ils se rêvent en détectives...

Et celui qui ira le plus loin, c'est justement le garçonnet du début, qui se verra carrément en sauveur d'une jeune héritière kidnappée, dans une épopée délirante.

Le monde dans lequel ces gamins vivent, finalement, est très paradoxal: d'une part, on voit bien que les deux jeunes noirs sont totalement acceptés et intégrés au sein d'une petite bande, et il n'y a pas le moindre accroc entre eux. Mais d'autre part, ils sont renvoyés constamment à leur condition d'Afro-Américains, sous le versant aussi bien culturel que socio-économique... Et les gags les plus courants sont toujours orientés soit vers la couleur (les deux gamins couverts de lait, au début), soit vers les stéréotypes. C'était impossible à cette époque de voir les choses autremen, et le studio d'Hal Roach (qui pour sa part professait à l'époque des idées clairement d'ouverture par ailleurs) ne dédaignait jamais un gag "ethnique", qu'il soit tournés vers les asiatiques, les juifs, ou les noirs...

Mais ici on s'interroge: une scène nous montre qutre garçons, qui ont formé une société secrète, les Jesse James Juniors... Soit J.J.J.! Et quan le petit Sunshine Sammy s'introduit par erreur chez eux (où il va raconter le pire bobard de tous les temps), il est assez perturbant de voir le gamin entouré de ces quatre lascars en habit, sous un masque blanc qu couvre tout leur visage.

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach
11 février 2025 2 11 /02 /février /2025 15:54

Rien que dans le titre, on voit bien ici que tout revient à un conte de fées, à un miracle, et que Riskin et Capra avaient, d'une certaine façon, trouvé la formule magique. En matière de formule, ils croyaient pourtant avoir trouvé la potion à fabriquer des Oscars, ce que voulait Harry Cohn, le patron de Columbia, une audace folle pour un petit studio de rien du tout, partagée par Capra lui-même, très ambitieux dès cette époque, et impatient de montrer son pouvoir de metteur en scène, et sa mainmise sur l'objet filmique.

Mais cette année-là, ce fut un autre Frank (Lloyd, pour Cavalcade) qui rafla les Oscars convoités, et Lady for a day, bien que nominé quatre fois, n'obtint rien (au passage, la réputation du film de Capra, aujourd'hui, enfonce allègrement celle du film de Lloyd, mais passons). Il fallait attendre l'année suivante, et le triomphe de It happened one night... Mais à l'heure où on dispose (même en Blu-ray) d'une version intégrale, avec un superbe transfert effectué d'après le négatif obtenu par Capra lui-même pour ses archives, à partir d'une copie complète alors que les éléments d'origine disparaissaient dans les années 50, on peut enfin revenir sur ce classique, l'un des films préférés de Capra, et y voir ce qui n'est rien d'autre que la matrice de ses plus grands films, de Deeds à It's a wonderful life en passant par Meet John Doe. Le voyage vaut le détour, aujourd'hui comme en 1933...

Dès le début, Capra installe le contexte de façon magistrale: New York, les rues et la faune pas toujours très catholique, malfrats, mendiants, escrocs, policiers bienveillants (L'un d'entre eux -Ward Bond- pique ouvertement une pomme à l'héroïne, allusion à un laisser-faire très ambigu). C'est dans ce contexte qu'une vieille clocharde, Apple Annie (May robson), tente de joindre les deux bouts en vendant des pommes. On y fait aussi la connaissance de Dave the Dude (Warren William), un sympathique chef de gang, qui gagne des paris grâce aux pommes d'Annie, qui lui a toujours porté bonheur. Annie apprend que sa fille Louise, élevée à l'écart en Espagne et qui est persuadée que sa mère est une dame riche de la bonne société new Yorkaise, va venir avec son futur mari et son futur beau-père, afin que celui-ci puisse rencontrer "Mrs E. Worthington Manville", l'opulente mère de sa future bru. Se jugeant endetté par la chance qu'elle lui a apporté, Dave se décide à tout faire pour permettre à Annie de jouer le jeu jusqu'au bout, et va l'aider à créer l'illusion de la richesse...

Conte sur l'entraide, Lady for a day se passe dans un New York où la crise est partout: voyant Annie en beaux habits, une mendiante remarque: 'Vous vous rappellez, quand elle était tout le temps habillée de cette façon?"; un employé d'un hotel risque sa place (et sera licencié) pour faire suivre le courrier d'Annie qui dissimule sa situation à sa fille, et les bandits parlent de leurs occupations comme de leur gagne-pain. On ne verra pas les petites gens qui travaillent de façon légitime: ici, on est clochard, bandit, ou gouverneur... Pourtant les apparences sont trompeuses: ainsi, on improvise un mari à Annie avec le "juge" Blake, un "pool shark", c'est-à-dire un joueur de billard professionnel (Guy Kibbee). Il est certes un vrai escroc, mais il est aussi capable de parler avec la plus grande emphase et une certaine classe. De même, l'entraide passe par des canaux inattendus: dans la maison prétée à Dave pour le temps des la venue des invités d'Europe, censée être la maison d'Annie, un valet va se prêter très volontiers à la supercherie, se contentant d'objecter aux manières parfois peu raffinées de certains acolytes de Dave (Ned Sparks y est un savoureux assistant au parler matiné d'argot, qui se voir rétorquer par le valet: "Monsieur, si j'avais le choix des armes contre vous, je choisirais la grammaire")... Enfin, dans cette histoire où les bandits se liguent pour réaliser en quelques jours le rêve le plus fou de l'une d'entre eux (tant les victimes de la crise et les hors-la-loi semblent avoir fait un pacte de respect mutuel), un secours inattendu viendra agir en guise de cerise sur le gateau, comme dans It's a wonderful life...

L'entraide, en ces années de galère, n'est pas l'assistanat: c'est parce qu'il lui doit une certaine réussite, du moins à en croire sa superstition, que Dave vient en aide à Annie, et mobilise tout son monde. La philosophie populiste de Capra est déja là dans ce film, dont l"humanisme et la tendresse s'impriment dans chaque scène. De fait tous les gens qui s'investissent sont des fripouilles, de Happy Maguire (Ned Sparks), le raleur, à Missouri Martin (La propriétaire d'un établissement dont la protection de Dave cache peut-être des magouilles un peu plus subtiles, jouée par Glenda Farrell); mais tous ces gens malhonnêtes forment une famille, un univers, cohérent, qui renvoie à l'idée d'une Amérique microcosmique, comme l'esprit de communauté qui sera à l'oeuvre dans Deeds, ou dans la famille de dingos dans You can't take it with you. Dans ce film, tout le monde sort transformé, à commencer bien sûr par Dave the dude qui semble avoir acquis une morale, Annie, qui pourra mourir tranquille, et même le maire, le gouverneur, et le chef de la police, qui ont désormais des manières plus douces avec leurs subalternes.

Le mélange de comédie et de drame, deux genres bien souvent illustrés par capra en ces années Columbia, n'est pas tant une façon de pêcher les Oscars qu'on aurait pu le croire; c'est l'expression d'une sensibilité, propre au metteur en scène, et qui s'exprime de façon directe et efficace. Cette histoire est incroyable, mais elle est forte, elle rend heureux le temps de voir le film, et c'est tout ce qu'on demande. On imagine assez bien que si on voyait ce film en ignorant totalement ce qu'a pu faire le metteur en scène par ailleurs, on aurait une seule envie, de voir tous ses autres films... Du reste, c'est une vitrine superbe du savoir-faire du réalisateur, d'une certaine époque aussi, avec les grands Guy Kibbee, Ned Sparks, Walter Connolly, Glenda Farrell, et bien sur le fantastique Warren William, piqué à la Warner pour l'occasion, comme Kibbee (Ils étaient tous deux partenaires dans Gold diggers of 1933)... Un grand, très grand film de Frank Capra.

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Published by François Massarelli - dans Frank Capra Pre-code
6 février 2025 4 06 /02 /février /2025 21:54

Note indispensable: ce texte, qui suit la chronologie des événements en particulier pour les premières 45 minutes du film, ne cache pas grand chose des mystères que dévoile le film, et s'adresse donc à ceux qui l'ont déjà vu... 

Tourné à la fin de son parcours avec Paramount, en collaboration avec Shamley productions, le studio qui produisait à l'époque les films d'Hitchcock pour la télévision, Psycho contraste apparemment de façon spectaculaire avec les somptueux films réalisés auparavant, notamment Vertigo (1958), ou bien sur North By Northwest (1959, réalisé pour la MGM). Après un générique formellement novateur, du au talent de Saul Bass, accompagné de l'extraordinaire musique de Bernard Herrmann, le film d'Hitchcock commence par un recours inattendu à un titre: Phoenix, Arizona, suivi de la mention du temps aussi inutile qu'exact. Cela sert bien entendu à indiquer un sens factuel, qui est aussi factice, première d'un certain nombre de fausses pistes.

Mais de fait, l'ensemble de cette première partie de Psycho se déroule en effet dans cet état, et la lumière intense qui y règne y met en valeur un monde bien réaliste dans lequel évoluent des petites gens sans histoires, ou du moins sans belle histoire: Marion Crane (Janet Leigh) et Sam Loomis (John Gavin) s'aiment, et veulent vivre leur amour en toute tranquillité, mais comme lui est divorcé et pas encore suffisamment prospère pour la faire vivre tranquillement, il attend le moment propice... Dans un film antérieur, on aurait sans doute eu affaire à des gens qui se seraient occasionnellement rencontrés dans un café ou un restaurant; eux se voient dans une chambre d'hôtel, et ont consommé leur amour, comme en témoigne leur intimité dévoilée, les sous-vêtements, la nudité partielle, puis leur conversation permet d'établir leur petite vie, leurs désirs, leurs rencontres furtives, en cachette pour sauver les apparences. On est devant un film à petit budget au réalisme sordide... deuxième fausse piste. Quant au relâchement de l'habillage (Soutien-gorge, le torse nu de John Gavin) plus le lit, et la situation en elle-même, on peut dire qu'il s'agit de la première transgression du film...

Après cela, bien sur, Marion Crane va commettre une faute, en subtilisant de l'argent qui lui a été confiée à une banque ou elle travaille... En attendant, elle aura participé à une discussion avec sa collègue (Patricia Hitchcock), très bavarde, qui dit des horreurs sur le mariage (On y apprend qu'elle a pu supporter sa nuit de noces grâce à un tranquillisant que lui a donné sa mère)... le genre de comportement qui justifie sans doute l'extrême prudence avec laquelle Sam et Marion assument les relations sexuelles extra-conjugales dans leur chambre d'hôtel... 

Puis Marion prend la fuite, de façon manifestement irrépressible, et elle est parfaitement consciente de la stupidité de son geste, à plus forte raison après avoir été aperçue par son patron, auquel elle avait pourtant dit qu'elle retournait se coucher pour se soigner... Elle veut néanmoins rejoindre Sam, son amant, qui vit à Fairvale, Californie. Hitchcock, tout en continuant son film dans la même veine transgressive, se permet bien sur une touche de symbolisme remarquée par beaucoup: la Marion voleuse contraste avec la Marion amante, par la couleur de ses sous-vêtements; ici, un ensemble noir, là ou les dessous étaient blancs. Elle gardera cette couleur jusqu'à un certain point, mais plus tard. En attendant, chez Hitchcock ou rien n'est gratuit, on a vite fait d'identifier la marque d'une faute.

Cette impression est accentuée par la cavale de la jeune femme, ponctuée de rencontres avec un policier qui fait très peur (On retrouve la vieille phobie Hitchcockienne de la police). On pourra sourire de son comportement erratique, en particulier chez le concessionnaire, ou elle vient en hâte changer de voiture. Sans doute pour détourner les soupçons ou brouiller les pistes, mais elle ne fait qu'empirer les choses... Quoi qu'il en soit, c'est bien sûr de son point de vue que nous assistons à l'ensemble de la cavale, et bien sûr elle se rend bien compte qu'elle n'est pas douée. Dans cette partie du film, toujours baignée par le soleil impertinent de l'Ouest américain, on est encore en plein réalisme, en pleine Amérique profonde. Ca ne va pas durer, puisque durant sa fuite, Marion se retrouve en pleine averse, et va passer littéralement de l'autre côté du miroir: perdue, elle avise une lumière au bout du tunnel de pluie: le motel Bates. Normalement elle n'aurait jamais du y atterrir...

Une fois passée de l'autre coté donc, Marion Crane va rencontrer son destin en la personne de Norman Bates (Anthony Perkins), qui tient un motel. Un garçon un peu timide avec lequel elle sympathise, et de toute évidence leur rencontre est celle de deux solitudes. Le temps, sans s'arrêter, change d'option ici, et Hitchcock ne se permet plus d'ellipse. C'est presqu'une deuxième transgression: il nous a mené par le bout du nez, a installé cette situation d'extrême urgence pour Marion, et maintenant il lui impose, ainsi qu'au spectateur, une halte. Comme chacun sait, il va ensuite être question de taxidermie, le hobby étrange d'un jeune homme désoeuvré dont la mère franchement abusive se manifeste de temps à autre, imposant au jeune homme de passer du temps dans le motel situé à coté de l'imposante et sinistre baraque ou elle règne en maitresse despotique. Il va aussi être question d'échange, entre ces deux personnes qui sont disposées à profiter de la présence de l'autre-jusqu'à un certain point. On sait que Norman, qui espionne Marion se déshabillant par un trou dans le mur de son bureau, la désire effectivement, mais Marion? Elle est un peu décontenancée par le jeune homme, mais à un moment, elle l'invite à partager son repas dans sa propre chambre du motel; c'est Norman qui décline, préférant l'informalité de son salon à coté du bureau du motel. C'est à ce moment, durant la conversation que se situe la première allusion aux oiseaux, qui décorent la pièce: en gravure dans des cadres, et bien sur empaillés, le plus spectaculaire étant une chouette dont les ailes déployées semblent menacer les deux jeunes gens... On retrouvera cette image d'oiseaux, empaillés, dans de nombreuses scènes, et une autre chouette empaillée se trouve d'ailleurs à l'entrée de la chambre de Mrs Bates. Très vite, la conversation dévie pourtant de la taxidermie, pour se concentrer justement sur la mère de Norman.

Puis le film passe par l'extraordinaire scène dite de la douche, sur laquelle je ne m'étendrai pas, pour un certain nombre de raisons: d'une part, elle est suffisamment connue, ensuite elle est un objet cinématographique pur, à voir et entendre. Notons que le story-board en a été dessiné par Bass, qui a défini de lui-même la scène telle qu'elle a ensuite été tournée. Donc Marion Crane prend une douche, et... disparaît du film. Trois transgressions pour le prix d'une: faire disparaître la star, il fallait l'oser; mais en prime tourner sans aucune ellipse une scène de meurtre à coups de couteaux, aussi explicite que possible, enfin sur le corps nu d'une jeune femme (Et cela, sans équivoque, et sans pour autant montrer les "naughty bits", du moins pas officiellement). C'est l'un des aspects, si je puis me permettre cette digression, sur lequel Spielberg est l'héritier de Hitchcock: il s'agit souvent chez lui de montrer l'immontrable, le jamais vu avant, ce qu'on n'ose même pas imaginer. C'est aussi l'un des apports essentiels de Psycho. La scène de la douche est purement et simplement une scène jamais vue ni imaginée auparavant.

L'espace d'un instant, le spectateur, une fois la star du film partie, se retrouve de façon inattendue dans les bras peu assurés d'Anthony Perkins, qui a pour mission de faire disparaître les traces d'un crime, là encore en temps réel. Hitchcock, qui démontra plus d'une fois que tuer n'est ni facile ni une partie de plaisir, se concentre ici sur les conséquences physiques et immédiates d'un meurtre, et la logistique de celui qui doit camoufler la présence du crime. Un soupçon de suspense nous implique même à ses côtés, lors de la lente descente d'une voiture au fond d'une mare: elle cesse sa descente, laissant le jeune homme dans l'angoisse... Angoisse que nous partageons bien sur. 

On se trouve ensuite dans une autre histoire, liée à cette longue exposition: Sam et Lila, la soeur de marion, joignent leurs efforts pour retrouver la disparue. Lila est interprétée par Vera Miles, qui obtient enfin un rôle de premier plan chez Hitchcock qui voulait tant retravailler avec elle (La première fois, c'était dans l'autre film tardif noir et blanc, le quasi-documentaire The wrong man). Une nouvelle forme de transgression apparaît dans l'énoncé fréquent et assez brutal de la faute commise par Marion, révélée à Sam, reprise par le détective qui suit Lila, puis dite à un shérif local qui pourrait les aider; ce rappel constant d'un péché commis par l'ex-héroïne contraste avec les habituels arrangements de la vérité si courants d'un cinéma américain qui tend à arrondir les angles. Autre transgression essentielle, celle qui conduit le détective, un super-crack joué par Martin Balsam, sur la piste de Marion jusque dans le motel Bates... Il s'approche de la vérité, tant et si bien... qu'il va y souffrir d'une mort montrée dans une nouvelle scène à la violence qui varie énormément sur la précédente, mais qui en possède des réminiscences (A commencer par l'extraordinaire musique de Bernard Herrmann). On peut d'ailleurs considérer l'intervention de Richard Farnsworth dans Misery de Rob Reiner comme un remake de cette scène, ou en tout cas un hommage frappant... L'enquête personnelle menée par Lila et Sam les conduira aussi au Motel Bates pour une confrontation avec l'horreur. C'est là qu'on apprendra toute la vérité, au terme d'un film fabuleux, complexe, et on l'a vu, hautement transgressif.

Psycho n'est pourtant en rien inattendu dans l'oeuvre d'Hitchcock: il annonce la couleur, si j'ose dire, dès l'utilisation du noir et blanc, inspiré de son travail à la télévision (dont il reprend les méthodes de tournage afin de travailler dans l'urgence); il y reprend aussi une thématique qui a déjà été exploitée dans de nombreux films; pour s'en tenir aux films les plus proches chronologiquement, on constate que le mariage, le mot de la fin de North by northwest, est ici omniprésent, depuis le fantasme de Marion et Sam au début, jusqu'à ce mensonge imaginé par Lila pour enquêter chez Norman, sous le couvert d'être un couple en pleine lune de miel qui cherche à s'installer dans un motel. Au passage, le mariage passe aussi par les à-cotés: discussion de Patricia Hitchcock, la réflexion de la femme du Shérif de Fairvale en entendant parler de "Mrs bates": "Ah, Norman s'est marié, quelle bonne nouvelle!"... Le mariage donc comme seule issue possible aux amoureux, mais aussi le mariage au fin fond d'un lourd secret: l'amant de Mrs Bates aurait été assassiné parce que la maman de Norman aurait appris qu'il était marié, avec deux enfants. Par ailleurs, la sexualité dans toute sa complexité telle qu'elle s'étale ici baignait tous les films d'Hitchcock depuis les années 20. Et Vertigo était déjà une histoire en trompe-l'oeil, un conte policier qui dégénérait en histoire de fantôme puis en histoire d'amour fou... Ici, il y a à nouveau un mélange réussi des genres... Qui tombe certes un peu en compote lors de l'explication obligatoire d'un psychiatre qui gâche 5 minutes de film vers la fin; Hitchcock se passera avec raison d'explication dans le film suivant... qui sera un échec cuisant partiellement en raison de l'incompréhension du public. Mais The Birds reprendra à son compte la thématique de la mère qui prend trop de place, Hitchcock confiant à Jessica Tandy un rôle toutefois bien éloigné de Mrs Bates... Psycho prolonge et relaie donc les thèmes de l'oeuvre, sans s'en éloigner autant qu'on l'aurait cru.

Ce sommet brutal de l'oeuvre d'Alfred Hitchcock, me semble résumer à lui seul à la fois les aspects les profonds de la réflexion sur le crime, le péché, le sexe, l'amour et la culpabilité du cinéaste, tout comme les côtés les plus jouissivement futiles de son cinéma. C'est cette dernière piste qu'il a choisi d'explorer pour faire la promotion de son film, en 1960, en s'inspirant de Clouzot et de ses Diaboliques. Il est vrai qu'il est courant, en 1960, de s'installer au milieu d'un film dans une salle obscure, et d'en rattraper le début ensuite. Mais Hitchcock a revendiqué sa création, en réussissant à imposer des heures d'ouvertures et de fermeture des salles, une façon d'affirmer la toute-puissance de l'acte de création qu'est le cinéma. Pour finir, il y aura toujours des esprits chagrins pour venir faire la fine bouche sous prétexte de l'age du film, ou de sa relative sagesse face aux bains de sang contemporains, devant ce qui est une des plus belles preuves du génie d'Hitchcock; Il serait absurde de vouloir comparer Psycho à Saw, ou tout autre film... Ce film qui parle avec génie de crime au quotidien, autant d'en commettre que d'en subir, et de se faire, ne serait-ce que l'espace d'un instant, le complice d'un acte délictueux, qui suit avec minutie la cavale absurde d'une personne comme vous et moi qui a volé sans jamais en avoir eu la vocation, juste l'impulsion, et en détaille les conséquences cosmiques dans toute leur brutalité et leur horreur, n'a jamais été égalé, et ne le sera probablement jamais. Je n'écris le "probablement" que par politesse. 

PS: Fairvale, l'Eden recherché par Marion Crane soudain entaché d'horreur et de sang, n'existe pas. Phoenix, si, bien sûr.

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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock
5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 22:42

A Toulon, un cambriolage spectaculaire défraie la chronique...Nous faisons la connaissance d'un couple, les Robineau: Bastien (Pierre Blanchar) est cordonnier, et Adrienne (Viviane Romance) lui reproche une vie qui ne lui convient guère... Il est très jaloux, et le fait savoir quand un gangster, Amédée (Georges Flamant) s'approche d'un peu trop près... De son côté, nous rencontrons aussi M. Victor Agardanne (Raimu), dont l'épouse (Madeleine Renaud) vient de donner naissance à un beau garçon. Distrait, brouillon, il est aussi touchant que confus, et le quartier l'adore. Ce qu'on ne sait pas au début, c'est qu'il est aussi receleur, et qu'en plus il va tuer un homme. C'est Bastien qui sera accusé...

Quel admirable film... On n'attendait pas vraiment Raimu, qui déploie ici tout son talent en incarnant une fripouille, qui glisse lentement mais sûrement vers la lâcheté, et s'enferme dans une fuite en avant qui est d'autant plus fascinante qu'elle révèle, y compris au personnage lui-même, toute une noirceur insoupçonnée. Grémillon a eu la possiblité de s'abstenir de tomber dans un double écueil qu'on pouvait anticiper, à savoir le fait de tout faire reposer sur le gimmick de Raimu en bandit. La retenue du film rend le personnage plus intéressant encore: même malhonnête, le personnage retient son humanité...

Le deuxième risque était de laisser Raimu cabotiner, mais la distance maintenue souvent par le metteur en scène, et la consistance de tous les personnages:Andrex en sale type, Viviane Romance avec bien plus de richesse que dans les rôles de garce invétérée auxquels elle était décidément abonnée, et surtout Blanchar et Madeleine Renaud, tous sont d'une grande véracité. 

Il est vrai que Grémillon, qui a du se voir plus ou moins imposer le film, reste dans l'âme un documentariste, et le film profite souvent de son goût pour la véracité de ses images: promenant occasionnellement ses caméras dans Toulon, il en a ramené des images superbes, mais il a aussi pu sans problème demander à ses acteurs d'incarner des hommes au travail, et le film en est encore grandi. Pas un gramme de trop dans ce film noir modèle, qui réussit à offrir une porte de sortie à ertains braves gens sans tomber dans le mélo. N'empêche, une fois le film fini, on n'en finit pas de repenser à cet étonnant, étrange certes, mais aussi si terriblement humain dans ses égarements, sa noirceur et ses faiblesses, M.Victor. L'un des plus beaux rôles de Raimu.

 

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Published by François Massarelli - dans Jean Grémillon
5 février 2025 3 05 /02 /février /2025 22:31

Les gamins de Our Gang trouvent, en jouant, ce qu'ils pensent être un élément d'un chariot de pompier, et s'improvisent soldats du feu... alors qu'il s'agit en réalité d'un alambic, utilisé par des gangsters pour leur trafic. Grâce à leurs jeux, ils vont aider la police à neutraliser un gang de malfrats...

Le film est situé, dans l'histoire de la série créée dans les studios Hal Roach, plutôt au début. Les caractères des enfants ne sont pas encore posés, et la série peine à trouver sa structure: le film commence, en effet, par une série de gags qui font intervenir des animaux habillés, ce qui traîne en longueur... sans parler du fait que manifestement, les dvers volatiles sont plus que gênés par le traitement, et ça ne mène nulle part. Le film prend de l'intérêt quand Ernest Morrison intervient, occupant d'abord l'espace à lui seul: encore une fois il est le centre clairement désigné de l'univers du court métrage. 

Puis les autres le rejoignent, et l'esprit de la série, mi-enfantin, mi-loufoque, reprend ses droits... L'équipe est menée à nouveau par Robert McGowan, qui était un peu le metteur en scène à tout faire chez Roach: on lui doit quelques participations à des séries animalières, ceci expliquant cela. La supervision est une fois de plus créditée au directeur général du studio, Charles Parrott...

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Published by François Massarelli - dans Hal Roach Muet
4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 22:25

Ce n'est pas pour la série Alfred Hitchcock presents que ce film de 48 minutes a été tourné, mais pour la série d'anthologie Startime. Il n'y était pas associé, mais on lui a confié un épisode, et il est probable qu'il a été attiré par l'idée de réaliser un moyen métrage assez imposant, en couleurs, dans es conditions assez proches de celles dont il disposait pour sa propre série. Le film est passionnant, tout en offrant une vue de la vie quotidienne, dans laquelle cette fois on ne trouvera ni mort violente, ni espionnage... Mais bien un thème si éminemment Hitchcockien, celui de la culpabilité sous l'angle du soupçon.

Un incident se déroule, sous nos yeux,  nous le verrons de trois angles différents: un vieil homme, qui règle la circulation à proximité d'une école, a un accrochage avec une mère de famille, qui se trouve être l'épouse d'une huile locale. Des témoins sont présents, un professeur d'une part et un couple qui vient de s'installer en face, dont la femme connait le vieil homme: il sait des choses sur elle qui pourraient lui valoir des ennuis, estime-t-elle... Quelques jours plus tard on signifie au vieil homme qu'il est licencié, car une lettre anonyme le dénonce comme un "vieux vicieux"... Désireux de ne pas le laisser se voir accusé à tort, les membres de sa famille mènent l'enquête...

Le film est une simple promenade, relativement légère, au pays du soupçon, du qu'en dira-t-on, et de la suspicion de classe, ordinaire autant que crasseuse. La famille du vieil homme a un débat, dans lequel s'expose toute la complexité de l'affaire: faut-il laisser dire, et passer à autre chose, ou se battre pour la reputation? En d'autres termes, une accusation dont on sait qu'elle est fausse, a-t-elle besoin d'être ignorée ou combattue? Et quel rôle la société peut-elle jouer face à un crime supposé, ou imaginé? 

En nous associant de fait au destin du vieil homme, le metteur en scène nous rappelle ses sympathies pour le peuple, qui étaient déjà si présentes dans ses oeuvres Anglaises, et qui n se sont jamais démenties. On les a d'ailleurs retrouvées, au fil de certains films, au détour de Shadow of a doubt, ou même The wrong man. Et le dispositif scénaristique qui consiste à utiliser la poudre aux yeux de trois angles d'approche pour une seule scène, est intéressant. Moins toutefois que la façon dont Hitchcock a filmé la quasi-plaidoirie de george peppard devant sa famille, d'un autre angle encore plus inattendu: depuis le plafond du studio! ...Un film qui prend donc de la hauteur!

A noter, si George Peppard ne tournera pas d'autre film pour Hitchcock, en revanche Vera Miles en est à sa troisième collaboration avec lui. Et la quatrième serait sa plus spectaculaire... Ce qui ne va pas tarder.

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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock TV
4 février 2025 2 04 /02 /février /2025 22:13

Un Britannique, Cavendish (James Donald), raconte: son arrivée, il y a longtemps, dans un hôtel dans les Alpes Suisses, et sa rencontre avec une jeune femme... Mariée de fraîche date, Mme Stella Ballister (patricia Owens) y apprenait pourtant la mort de son époux, décédé à cause de son impatience de se mesurer à la montagne. Très vite, Cavendish et Stella sont amenés à se revoir, lui lui faisant la cour, et elle s'accrochant à une  idée et une seule: dans quarante ans, le glacier lui rendra le cadavre de son mari...

On cherche évidemment à cerner l'angle romantique dans ce film court de la série Alfred Hictchcock presents. Non que l'oeuvre du maître manque de romantisme, force est de constater toutefois qu'il est généralement teinté de la plus élémentaire noirceur... A plus forte raison dans la série télévisée, dans laquelle rien que de mémoire, on ya assisté à la cavale d'au moins deux maris qui s'étaient débarrassés de leur épouse en étant, disons, créatifs autant qu'impulsifs!

Ce ne sera donc pas une surprise si on constate que derrière l'impeccable attitude si Britannique, le flegme imperturbable de ces protagonistes, se cache une histoire à la méchanceté particulièrement acérée, et un certain sadisme pointu, pour ces gens qui se condamnent à se refuser de laisser libre cours à leur rapprochement (car Stella, entre deux accès de son obsession morbide, le dit sans ambages à Cavendish: en d'autres circonstances, elle aurait cédé à ses avances...

Et au final, tout ça pour... ?

Un film de haute volée, à la méchanceté militante, qui montre le poison des conventions, l'absurdité du romantisme, et la façon dont l'obsession moureuse débouche sur du vide,le tout enveloppé dans une idée poétique que n'auraient sans doute pas reniée un ou deux surréalistes, ce besoin absurde pour Stella de revoir son mari une dernière fois... Y compris quarante ans après sa mort.

 

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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock Alfred Hitchcock presents TV
2 février 2025 7 02 /02 /février /2025 17:21

...en a-t-on besoin? Non, bien sûr: on a tellement tourné et retourné de versions des Trois mousquetaires, comme du reste de l'autre best-seller de Dumas, Le comte de Monte-Cristo, qu'une nouvelle version est par essence inutile. Ceci posé, toute version qui remette en jeu le grand souffle de l'aventure à la Dumas, qui cherche à donner à voir sous un potentiel nouvel angle ces aventures si classiques, ne manque pas totalement d'intérêt. C'est ce qui fera qu'il y aura toujours des recours à ces classiques... 

...Et des acteurs pour les interpréter. Ici, on mise tout sur les quatre ùmousquetaires, d'ailleurs, avec en François Civil un excellent D'Artagnan, à la fois jeune loup aux gestes encore vert et aux initiatives un rien trop juvéniles, mais capable de laisser sa fougue faire le travail avec une adresse certaine. Pas de surhomme à la Douglas Fairbanks, ou de gentilhomme qui a déjà vécu comme le D'Artagnan de Gene Kelly, ces deux exemples étant de toutes façons trop vieux pour le rôle! Et en Athos, Porthos et Aramis, Bourboulon a trouvé des candidats extrêmement sérieux: Vincent Cassel, Pio Marmaï et Romain duris. Ils participent pleinement au plaisir certain dégagé par le film, comme du reste l'inévitable Milady incarnée par Eva Green... 

Le film, tout en s'efforçant de restituer à ces aventures une sorte de réalisme (moins de couleurs éclatantes dans les tenues des mousquetaires, par exemple), pousse quelques portes et ouvre quelques fenêtres, notamment en faisant de Porthos un mousquetaire bisexuel sans complexe. Ca a du bien faire râler les facheux de tout poil, tant mieux, qu'ils râlent. Mais surtout le film rend sa complexité politique et son tissu si volontiers complexe au roman de Dumas. Il va même jusqu'à déplacer le conflit politique interne en rattachant l'intrigue de Dumas à la conspiration Protestante de Chalais... Ce qui donne un arrière plan intéressant à la deuxième partie (Milady). Plus embarrassant, toutefois, le personnage de Richelieu (incarné par Eric Ruf, prend, c'est notable, bien moins de place que d'habitude... Et pas de Bonnacieux à l'horizon, Constance est de nouveau une demoiselle... 

Mais c'est comme le disait déjà Henri Diamant-Berger en 1921: en France, on a des paysages qui sont ceux qui ont inspiré Dumas, sans doute y'en a-t-il moins en 2023 qu'un siècle plus tôt, mais le film bénéficie vraiment d'une volonté de montrer des scènes tournées sur des lieux emblématiques, magnifiques, tangibles. Les cascades sont authentiques, les scènes d'action ont requis une préparation physique, et ça se voit. C'est je pense le principal atout, d'ailleurs prolongé par le film de Alexandre de la Patellière et Mathieu Delaporte, Le Comte de Monte-Cristo, sorti l'année suivante... Alexandre de la Patellière est d'ailleurs l'un des scénaristes de cette adaptation. Cela veut-il dire que nous en aurons d'autres, au vu du succès? Et pourquoi pas?

 

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Published by François Massarelli - dans Dumas
1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 20:20

C'est sous la responsabilité de Charles Parrott, donc Charley Chase, que la série Our gang a vu le jour sous la forme de courts métrages de deux bobines, dans les studios d'Hal Roach. Le comédien n'a pas réalisé ce film, mais il en a supervisé la confection. Aux manettes, on trouve deux noms, celui de Fred Newmeyer, qui faisait partie de l'unité de Harold Lloyd d'une part, et Robert McGowan, qui allait devenir le principal réalisateur des courts métrages suivants. La présence de Newmeyer nous rappelle l'importance de Lloyd dans l'histoire du studio, et la filiation entrela série Our gang et les courts métrages du grand comédien: c'est suite à la présence cruciale d'Ernest Morrison dans ses films, que l'idée avait germé dans le studio de construire une série autour du garçonnet. Il est, dans ce premier film, le centre des débats, d'ailleurs, et aura toujours de l'importance dans la série...

Mais avouons-le, ce premier film part un peu dans tous les sens, en chassant plusieurs lièvres à la fois: les agissements du groupe des garçons, qui décident de rosser un nouveau venu, un bourgeois qu'ils jugent ridicule... Et qui va leur casser la figure à tous. La rivalité entre le nouveau garçon et un autre, pour conquérir le coeur d'une jeune fille fournit l'argument du deuxième aspect. Enfin, tout ce petit monde se mobilise pour venir en aide à la maman de la petite, dont le magasin a des difficultés, et qui est menacée d'expropriation. 

Le film est sympathique, mais la bande manque ncore un peu de substance... Ce court métrage de deux bobines a longtemps été perdu, réduit à des courts extraits qui avaient été exploités en 16 mm dans les circuits de cinéma pour les particuliers, les ancêtres du super 8, de la VHS et du DVD...

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Published by François Massarelli - dans Muet Hal Roach