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29 octobre 2022 6 29 /10 /octobre /2022 14:29

Dans une pièce qui ressemble fort à un cabaret, un certain nombre de patineurs sont présents et vont présenter leurs talents, dans des numéros qui tiennent à la fois de la comédie et de l'acrobatie.

Il n'y a rien à dire sur ce film, qu'on reconnaît encore comme étant selon toute probabilité réalisé en l'absence de Méliès; il y a des arrêts de caméra, mais sans effets spéciaux, par exemple, ce sont juste des erreurs syntaxiques grossières. Le propos est populiste, grossier, et sans aucune espèce de beauté cinématographique. Pas de poésie pour ce Méliès-ci...

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 12:07

Continuant à remplacer son patron, c'est sans doute Manuel qui a réalisé ce film sans relief, sans intérêt réel, qui du reste est aujourd'hui bien difficile à juger en raison de sa forme fragmentaire...

Dans une cuisine, le marmiton Lully (interprété par une jeune femme) fait danser et rire tout le monde, mais il est viré pour ses retards fréquents... le film s'arrête là.

J'ai bien peur qu'il n'y ait rien à en dire, si ce n'est qu'il utilise le même espace de décor que les films L'avare et Le Conseil de Pipelet...

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Published by François Massarelli - dans Muet Méliès
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 11:27

Méliès, Méliès, c'est vite dit! Car il n'y a pas beaucoup d'éléments ici qui puissent nous confirmer que le film est bien de lui, et comme beaucoup de comédies "populaires" de la Star-Films on est tenté de l'attribuer à l'acteur Manuel. 

Un couple suit les conseils de leur concierge, le monsieur va se rendre à la foire et participer à la foire à une compétition de lutte... Et sortir victorieux contre toute attente.

Rien à se mettre sous la dent, si ce n'est une tonne de vulgarité, d'une part, et quelque chose d'étonnant quand même: Manuel, s'il est bien l'auteur du film, a utilisé avec insistance la profondeur de champ: au fond du décor de la première scène, une porte qui donne sur une autre pièce, ce qui donne une impression de vérité peu banale chez Méliès... Il y a aussi le rapprochement de la caméra, par les acteurs à la fin, mais c'est un truc assez fréquent à l'époque.

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 11:21

Il ne reste que des fragments de ce film, notamment des éléments montrant le comportement d'Harpagon chez lui, sa méfiance à l'égard des visiteurs, puis à la fin, un segment qui le montre contempler le suicide et même faire une tentative de se jeter dans un puits après la disparition de sa fameuse cassette...

Pas grand chose à se mettre sous la dent, dans un film fait probablement pour rentrer dans le rang.

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
28 octobre 2022 5 28 /10 /octobre /2022 11:05

Ce film d'environ 8 minutes est parfois attribué à Manuel, l'assistant de Méliès, qui a réalisé beaucoup de films de moindre envergure à cette époque pour alimenter le stock de a Star-Film... Pourtant Méliès lui-même y apparaît, et une scène au moins est typique de sa production, tout en étant assez brouillonne...

L'intrigue en est confuse: un noble hautain se rend au village et rencontre une bohémienne qui lui joue un vilain tour en l'amenant dans une lugubre caverne, où il va être témoin de nombreux phénomènes surnaturels, dont une apparition d'un fantôme antique. Puis il est amené à échanger son rôle avec un forgeron...

Bon, on n'y comprend rien, peut-être y avait-il une narration, mais elle a disparu. Et les nombreuses apparitions, déguisées et allégoriques, avaient certainement un sens au niveau du script. Quant à l'auteur, il reste bien difficile de trancher. Peut-être la première et la dernière séquence sont-elles de Manuel, et la séquence d'effets de Méliès?

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Published by François Massarelli - dans Muet Méliès
26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 16:52

Des scientifiques jettent des produits toxiques dans une quantité alarmante dans la rivière Han, qui quelques années plus tard voit une chute de la population piscicole... Puis une créature apparaît un après-midi, sous un pont de Séoul; la famille Park va être bouleversée: car la bestiole, qui est féroce, est aussi vorace, et elle se sert sur les berges dans la population humaine! Et parmi les victimes (mangées? enlevées? le doute subsistera longtemps!), il y a Hyun-seo, la petite fille de Park Hee-bong, qui tient une baraque de snack sur les bords de la rivière. Le père, Park Gang-du, est un bon à rien dont la vie va être particulièrement chamboulée: il décide vite de tenter le tout pour le tout pour sauver sa fille... D'autant que celle-ci le contacte depuis l'antre du monstre avec un téléphone portable.

Le film accumule les situations limites, et fidèle à son style, Bong accumule pour sa part les couches de genre! Au film de monstre (appelez ça comme vous voudrez, thriller, film d'horreur, etc) il ajoute une forte dose de comédie ironique et de satire sociale féroce, et traite malgré tout cette intrigue comme elle doit l'être: avec sérieux, et comme un drame humain. La famille Park, unie dans l'adversité, ne l'est pas sans heurts: le père n'a pas vraiment réussi, mais ses enfants non plus: l'un des fils est donc un bon à rien officiel (qui regarde la télévision au lieu de travailler en donnant des bières à sa fille de 12 ans, qui vole les clients de la baraque de son père...) et est totalement méprisé par ses frères et soeurs; l'autre fils est sur-diplômé, avec l'attitude hautaine qui va avec; mais il n'a pas trouvé d'emploi pour autant, et son passé de militant syndical lui colle à la peau! Enfin la fille est une sportive reconnue, mais... elle ne recevra qu'une médaille de bronze à l'épreuve de tir à l'arc à laquelle elle participe.

Le héros/anti-héros est finalement une énigme, un personnage sur lequel la vie semble avoir glissé: son existence est centrée sur sa fainéantise et il semble avoir décidé une bonne fois pour toutes, que ça n'avait pas d'importance. ...Jusqu'à ce qu'un monstre ne croise son chemin! A partir de là, l'obsession du personnage, son acharnement, vont le transformer... On retrouve une caractéristique des personnages de Bong Joon-ho, un certain jusqu'au-boutisme qui confine finalement au burlesque! Mais dans ce monde qui tourne à l'envers, où les médias du monde entier se tournent vers la Corée du Sud, que l'état-major Américain comme les autorités Sud-Coréennes se mettent à chercher une contamination par un virus inconnu, qui en fait n'existe pas, que les personnages n'assument rien, et que la responsabilité passe par la fenêtre, tout à coup, un moins-que-rien se lève et décide enfin d'assumer la sienne! Pendant ce temps, la petite fille aussi prend ses responsabilités et tente de trouver des solutions, à son niveau, pour s'en sortir et rejoindre sa famille: elle se vante même auprès d'un camarade d'infortune: elle a la chance de vivre dans la baraque d'un vendeur minable, c'est un luxe!

Le film, navigant en permanence entre drame, suspense et horreur, comédie et satire très méchante, permet aussi à son auteur de jongler avec les thèmes: celui de la famille qui va être si important, dans Mother ou Parasite; celui de l'obsession déjà mentionnée, qui était le lot des personnages de Memories of murder, mais aussi dans une certaine mesure de Barking dogs never bite. Il raille aussi un état perdu dans ses contradictions, et prompt à suivre les Américains dans une quête absurde d'un virus qui dédouanerait les scientifiques (des coréens et des Américains, qui travaillent main dans la main): la science, aussi, en prend pour son grade, et le film décrit un chaos social avec une fronde populaire monumentale (des scènes hallucinantes d'émeute au bord du fleuve ont été filmées de loin, depuis l'autre rive, ce qui leur donne une impressionnante vérité), qui est motivée par le héros le plus paradoxal qui soit: un minable officiel...

Tout cela serait fabuleux, s'il n'y avait le monstre; il ne me convainc pas, d'abord parce qu'il est tellement générique, tellement comme les autres monstres, qu'il n'a aucune sorte de caractère vraiment fascinant. Hitchcock l'a toujours dit, le mal doit être réussi dans un film. Ici, il ne l'est pas, il est même l'intrus dans un film par ailleurs impeccable... Et les gens de Weta (la boîte de Peter Jackson) ont du recycler un design déjà existant, c'est d'une laideur absolue, mais il y a pire: la HD a ceci d'impitoyable que les effets numériques doivent vraiment être réussis si on veut y croire. Pas là... Mais ce monstre, aussi raté soit-il, n'est pas le plus important du film: ce qui compte, c'est l'urgence, l'extrême de la situation, la peur, la soudaine intrusion d'un élément imprévu dans ce qui aurait pu être une journée sans histoire, filmée d'un point de vue humain... la violence aussi, captée avec une ironie constante dans des séquences magistrales. Même avec les réserves que j'ai émises, nous sommes devant un grand film, d'un très grand metteur en scène.

 

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Published by François Massarelli - dans Bong Joon-Ho Boo!!
26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 07:08

Un salon de coiffure, les coiffeurs emperruqués s'affairent, une dame s'installe à droite (Fernande Albany), et très vite, un client lourdingue, irrespectueux des dames, et incapable de rester en place arrive. Il subira diverses avanies, notamment celle... de changer de couleur.

Oui, car il est noir, et c'est bien là que le bât blesse... Car le film est non seulement vulgaire, idiot, manquant totalement d'intelligence et de subtilité, il est aussi profondément raciste. Le client noir, en effet, est un parfait imbécile, qui n'a aucun filtre et a en prime les mains baladeuses. Sa tentative de séduction (hum...) de Fernande Albany débouche chez cette dernière par un profonde dégoût motivé par la couleur de sa peau, et une bonne part de l'argument du film réside dans l'échange entre les couleurs de peau du client et de la dame...

Remarquez, tant qu'on y est, plaignons-nous aussi du traitement infligé aux deux garçons coiffeurs, et aussi du côté balourd de la représentation de la femme comme étant une massive bourgeoise sans aucune sophistication... ce film qui ne fait pas dans la dentelle ne nous fera pas apparaître celui qui l'a signé. L'a-t-il tourné? Ou fait-il partie de ces comédies vite faites, mal faites (et tournée pour être montrée en accéléré, l'effet en devenant encore plus insupportable), qu'il déléguait à ses assistants pour faire du rendement? Ce qui expliquerait, un peu, la présence dans le canon de Méliès d'un tel désastre, qui ferait passer Mack Sennett pour Shakespeare...

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 07:05

Une vignette, inspirée de l'histoire antique, et réduite à un simple fragment... Méliès est présent: c'est une indication très importante car à cette époque le magicien se bat contre des moulins... La Star-Film est dans une situation financière et administrative plus que délicate, la concurrence des gros groupes européens est sans pitié, avec en particulier Pathé et Gaumont qui monopolisent le marché, et l'émergence d'autres compagnies avec des vues modernes: Eclair, ou encore Le Film d'Art. Tous ces gens ont des idées nouvelles et tous pratiquent la location de films, pas Méliès qui continue à les vendre à des forains...

Par ailleurs, les sujets du cinéma à la fois se diversifient et se fédèrent autour de genres bien définis, pendant que Méliès s'accroche à son principe, selon lequel le cinéma c'est d'abord et avant tout du merveilleux: le film à trucs, son principal genre à lui, ne séduit plus guère les foules, et du reste Pathé en produit au kilomètre, et pas spécialement mal fait, en plus, sous la responsabilité entre autres de Segundo de Chomon... Pour couronner le tout, pendant que Méliès continue à privilégier un format court, les films des autres compagnies s'allongent. En 1906, Gaumont a sorti une Passion du Christ par Alice Guy, qui totalisait plus de 40 minutes, et Albert Capellani adapte L'assommoir: certes, il réduit le roman de Zola, mais il dure quand même 35 minutes...

Ce film semble vouloir rivaliser, et n'est pas de taille... On y trouve un argument antique et exotique à la fois, avec des décors peints façon Méliès, mais aussi du drame; les effets spéciaux servent une histoire, mais l'absence d'intertitres a du être un handicap dans bien des circonstances pour un public désormais habitué à consommer les films avec de la lecture.

Plus grave, l'interprétation, du pur style théâtre 1890, est exécrable... Méliès n'est d'ailleurs pas en reste. La gestuelle de cette antiquité est tirée d'un spectacle de patronage, et les acteurs sont unanimement ridicules. Le film, réduit à moins de deux minutes, a malgré tout été sauvegardé...

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Published by François Massarelli - dans Méliès Muet
25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 23:36

La vie et surtout, semble-t-il, la mort de Brian Jones, le membre des Rolling Stones qui est à l'origine de l'existence du groupe, celui dont on dit souvent (et en particulier dans ce film) qu'il était au début l'âme du groupe, et qui fait partie du célèbre soi-disant Club 27, donc un artiste parti trop tôt, dans la destruction, avant ses 28 ans...

d'une part, le film fait la part belle au destin tourmenté et surtout à la mort de son sujet, une mort annoncée de multiples façons, dans le film, à travers l'accent sur les mauvaises décisions, pratiques, fréquentations, tout en passant de manière exagérément rapide sur un certain nombre de points: je ne parle même pas de l'anecdote la plus embarrassante sur Jones, la fameuse histoire de l'uniforme nazi (dont une photo nous est présentée), mais... de sa participation au groupe. Alors oui, on verra quelques images et on entendra quelques sons, mais l'impression est qu'en 6 ans, il a traversé le groupe dont on nous dit qu'il l'a fondé sans faire trop de vagues! 

Sans doute y'avait-il un problème de droits, sans doute les survivants ont-ils soit décliné leur participation, soit demandé un prix exorbitant, ou se sont-ils opposés à ce que le film parle trop d'eux.  Peut-être que pour les concepteurs du film, le groupe était finalement accessoire! Presque un accident dans la carrière de Brian Jones...

Mais l'impression qui domine, j'en ai peur, c'est que Brian Jones lui-même a sans doute été un accident dans la carrière du groupe! Une impulsion géniale, un coup d'envoi, puis une lente descente vers la déliquescence pendant que les quatre autres (cinq, en comptant le fidèle Ian Stewart) entamaient une série de décennies impressionnantes, et comme chacun sait ils nous enterreront tous... Sauf Charlie Watts.

Non, ce que veut raconter ce film, à grand renfort de théories, de témoignages dont certains littéralement fumeux (hum...), et tous vaguement contradictoires, c'est que la mort de Jones est en fait un meurtre, voilà tout. Je ne suis pas convaincu, et j'ai tendance à considérer tout film un tant soit peu complotiste comme un machin à éviter, à plus forte raison quand il tente de se déguiser avec les accents de la vérité! Tout le monde n'a pas le talent d'Oliver Stone quand il se lance dans un délire paranoïaque, comme JFK, il peut au moins, lui, le faire avec un certain génie, et c'est de toute façon de la fiction... Ce documentaire musical sans musique déçoit et nous laisse sur notre faim parce qu'ici, les Rolling Stones sont absents. Même Brian Jones!

 

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Published by François Massarelli - dans Documentaire Musical
23 octobre 2022 7 23 /10 /octobre /2022 21:40

Quatrième long métrage de Martin McDonagh, ce film partage avec ses trois prédécesseurs (ainsi qu'avec le court métrage Six shooter, premier film du metteur en scène en 2004) un format de comédie d'humour très noir dans des circonstances dramatiques...

A Inisherin, une île isolée à quelques encablures des côtes Irlandaises, deux hommes sont amis. Et le fermier Padraic (Colin Farrell) vient chercher le musicien Colm (Brendan Gleeson), pour se rendre au pub, parce qu'à 14h, c'est ce qu'ils font tous les jours. ...mais pas cette fois! Padraic voit bien qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, et sa soeur (Kerry Condon) lui dit d'ailleurs "peut-être qu'il ne t'aime plus"... 

C'est exactement ça: Colm ne souhaite plus perdre son temps avec Padraic, qui le prend très mal. Afin d'enfoncer le clou, Colm explique à son ami qu'il ne doit plus lui parler, ou alors il se coupera les doigts un à un... ce qui pour un violoniste est un problème! Mais Padraic ne voulant pas perdre cette amitié, s'acharne...

On retrouve un peu la dynamique déjà établie dans In Bruges, entre les deux acteurs principaux! Mais à la richesse visuelle et la sophistication décalée de la Venise Belge, ici, se substitue une Irlande certes de cartes postales, mais aussi d'une incroyable austérité. Ces murets qui délimitent les terrains et les chemins, qui semblent tracer des vies dont on ne peut dévier, donnent un cachet particulier à cette magnifique mais terrible région côtière! 

Et justement, dévier, c'est ce que veut Colm, qui interroge la fatalité et se dresse contre une sorte de destin qui le pousserait à regretter toute sa vie de ne pas remettre en question une amitié bizarre avec Padraic, qui, il faut bien le dire, n'est pas à première vue un prix Nobel... pas à seconde vue non plus d'ailleurs. Le film, cruellement, le montre tromper l'ennui dans lequel son amitié perdue le place, en passant du temps avec Dominic, le fils du gendarme local, qui est officiellement l'idiot du village. Et Siobhan, la soeur, part de l'île, parce qu'elle ne supporte plus de vivre avec son frère...

Le film est riche en dialogues noirs mais hilarants, ciselés en répétitions magiques, qui enfoncent le clou d'un point de non-retour. On comprend que Colm en ait assez, mais on comprend que Padraic ne se laisse pas faire! Et dans cette querelle de voisinage qui dégénère en guerre civile (pendant qu'une autre, authentique guerre civile celle-là, se déroule en coulisses), on en vient à constater qu'à travers cette parabole, McDonagh nous parle ni plus ni moins que de ruptures, de fins de ban, d'une amitié qui arrive au bout, et de la difficulté de prendre son indépendance... Quel pays mieux que l'Irlande peut prétendre à être idéal pour une telle thématique? Et s'il est inévitable, compte tenu de sa place dans l'histoire du cinéma, qu'on pense parfois à The quiet man et à John Ford, on ne pourrait pas être plus loin de cette Irlande-là, qu'avec cette histoire amère...

Le film est plus austère que jamais, et en particulier plus difficile à passer que Three Billboards outside Ebbing, Missouri, mais il vaut la peine d'être vu... Ce qui ne sera pas possible avant le 28 décembre, date de la sortie générale; pour l'instant il n'a été montré que dans des festivals...

 

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Published by François Massarelli - dans Martin McDonagh Comédie