Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:43

Le coyote tente de chasser l'oiseau, et ça ne marche pas... comment voulez-vous décrire un tel film quand on a vu tous les courts métrages de la série, et qu'aucun d'entre eux ne diffère dans ses intentions?

Le film est plaisant, mais on y sent l'évolution évidente dans deux sens bien affirmés: d'un côté, la stylisation de plus en plus poussée des décors, de l'autre l'animation de plus en plus schématique.

Pour le reste... C'est une définition de la routine affirmée! On notera l'apparition de gags à ramifications multiples, qui cassent légèrement l'impression (revendiquée et soulignée en rouge) de redite...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Wile E. Coyote Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:37

Avant qu'il ne ralentisse considérablement le tempo, et qu'il n'affadisse son univers, Chuck Jones a été un réalisateur parfait pour Daffy Duck, qu'il ne dirigeait pourtant qu'avec parcimonie... Ici, on retrouve Daffy et Porky en protagoniste du XVIIe siècle, autour de l'hypothèse d'un repas de dinde...

Porky pourchasse une dinde, mais daffy aide cette dernière à se cacher, jusqu'à ce qu'il entrevoie les possibilités gourmandes d'un retournement de veste. Mais la dinde n'est pas prête à se laisser faire...

Je réalise à quel point il est impossible de vraiment résumer ce film: certes, l'intrigue est bien là, mais... Le style, délirant et plastiquement constamment inventif, ne peut se laisser décrire. On est face à des prouesses d'animation qui rappellent les moments les plus extrèmes des dessins animés Warner, ceux de Tex Avery bien sûr, de Bob Clampett, et rendons-lui justice, des fameux Dover Boys de Chuck Jones.

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Looney Tunes Animation Chuck Jones
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:30

Comme s'il avait l'intention d'étendre l'univers simili-Mexicain de Speedy Gonzales, Friz Freleng met en scène deux corbeaux qui se livrent à l'indolence, et en même temps à un sport très répandu dans les films qui s'évertuent à nous faire rire, qu'ils soient en prises de vues réelles ou qu'ils soient animés: mourir de faim...

Deux corbeaux, donc, sont sur un arbre à ne rien faire d'autre que de chanter en harmonie, quand l'un d'entre eux avise une sauterelle... Ils vont tout faire pour attraper la bestiole, qui j'en ai peur, est trop forte pour eux...

Bonne surprise qu'un duo qui n'a pas fait long feu, si ce n'est qu'on les verra dans un autre film (Crow's feat, 1962), et qu'ils seront réinventés en chats dans Mexicali Schmoes (1959)... ca permet d'éviter le sentiment insistant de déjà vu! Ici, la lutte inégale est proportionnelle à la bêtise des deux principaux protagonistes...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Friz Freleng Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 18:25

C'est l'hiver... Une vieille dame qui passe les vacances en montagne apprend avant de rentrer à son chalet, que les routes sont barrées: elle s'inquiète pour ses deux animaux de compagnie, qui n'ont rien à manger... De leur côté, le chat (Sylvester) et le canari (Tweety Bird) sont pacifiquement installés, mais le chat se rend compte qu'il convoite l'oiseau... Pour couronner le tout, un autre animal a faim: une souris rendue folle par la famine et qui s'employer à tenter de manger... le chat.

Comme toujours dans un dessin animé, la faim est un excellent moyen de commencer une intrigue! Ce qui aurait pu n'être qu'un film très moyen, avec deux animaux affamés dont un prêt à manger l'autre, devient un conte noir et sordide avec deux actions en parallèle, manger... ou être mangé!

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 15:16

Red riding hood, c'est Le petit chaperon rouge. Ici, le nom est changé pour introduire un intraduisible jeu de mots, un de plus... Ce n'est pas la première fois que chez Warner on s'amuse avec le conte.

A la base, le petit Chaperon Rouge se rend chez sa grand-mère (qui va sortir de l'histoire occasionnellement, même si elle aura le dernier mot), avec comme cadeau un canari (Tweety Bird). En chemin elle croise le loup, qui bien sûr connait l'intrigue, même s'il a parfois des soucis de mémoire... Mais on va aussi croiser un chat (Sylvester), ce qui va occasionner un double conte, avec deux intrigues similaires en parallèle...

Ce qui est une fort belle idée, mais la réalisation, avec le style de plus en plus économique de la Warner en ces années 50, laisse à désirer. Et ces dessins animés avec les deux personnages ont tendance à se répéter, quand même...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Friz Freleng Animation Looney Tunes
28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 09:00

A l'origine de ce film noir, très noir, qui tranche radicalement sur le reste de la filmographie de Klapisch, une envie, celle de tourner un "film d'hommes", et de rappeler une tradition du film criminel français...Touchez pas au grisbi, de Becker, serait un excellent exemple. Mais un film scorsesien aussi, dans lequel la voix serait celle du ou des truand(s).

Jean (Vincent Elbaz), et ses amis "Lecarpe" (Simon Akbarian), "Loulou" (Dimitri Storoge) et "Mouss" (Zinedine Soualem) sont des gangsters, spécialisés dans le hold-up express. Des coups pas trop ambitieux, préparés aux petits oignons... Pour l'un de ces casses, ils ont pour "mission" de filmer leur exploit, pour se faire un extra. On leur signale une eune cadreuse qui travaille pour la télévision, qui n'a pas l'air d'être trop à cheval sur les principes. Caty (Marie Gillain) se retrouve donc confrontée au monde du crime et de la nuit, en se demandant si elle va savoir faire ce qui est attendu d'elle...

On retrouve ici l'univers de Cédric Klapisch, fait le plus souvent d'une démarche collective (cinq malfaiteurs amenés à évoluer ensemble, tout en préservant leur individualité, parfaitement définie sous nos yeux). Et le maitre mot de ce film dont les forces de l'ordre (comme on dit) sont totalement absentes, c'est bien sûr, comme dans tant de films noirs, la morale...

Mais pas celle qui est commune, et supposée acceptée (?) et reconnue (??) de tous, non, la morale personnelle, celle qui dicte à la minute près nos choix. Dois-je ou non accepter cette proposition qui m'est faite, qui me semble si dangereuse, et si excitante à la fois? Dois-je accepter de porter une arme? Dois-je accepter de procéder à ce qui ressemble fort à de la prostitution? ...Dois-je vraiment presser la détente et supprimer la vie d'un homme? Car si la voix off qu'on entend au début est celle de Jean, dans un début qui renvoie clairement à, Goodfellas (Les Affranchis) de Scorsese, il n'empêche que son point de vue va être piraté. C'est un film d'hommes, avec ses codes, son narrateur, mais qui va être investi par une jeune femme... Et pour Caty le cheminement va être très inattendu.

Il y a beaucoup d'ironie, beaucoup de pression aussi sur le versant moral comme je le disais. Car une bonne part du fiml nous fait suivre avec une certaine crainte les aventures de "Caty chez les hommes", avec le sentiment qu'il va lui arriver malheur. Mais elle devient vite le grain de sable, chez des grands gamins avec des flingues, persuadés qu'ils sont qu'ils vont pouvoir, jusqu'au bout, profiter de la "Baraka". Mais comme le signale Mouss, la baraka, ça a aussi et surtout été de survivre, mais jamais d'éviter la prison, car des quatre bandits, trois en ont fait... Et certains d'entre eux en referont.

Tout en étant l'un des plus graves de ses films, l'humour de Klapisch, et son sens du détail aussi, qui passe par un jeu impeccable (Mouss essayant de concilier ses activités de gangster et son métier de chorégraphe de la nuit Parisienne, Souallem jouant du regard en permanence; Vincent Elbaz, à la fois mûri et intentionnellement trop jeune pour ses pompes en croco, qui joue au caïd sans jamais questionner ses propres choix), se combinent pour détailler les caractères, nous rapprocher ou nous éloigner des personnages. Certes, c'est "noir", mais on n'échappe jamais à la poésie, au timing propres au réalisateur, dont je pense qu'il signait là l'un de ses meilleurs films, même s'il s'agit aussi de l'un des plus atypiques.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Cédric Klapisch Noir
27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 14:22

La compilation Wonder dogs, consacrée par Kino aux films mettant en scène des chiens dans l'ombre de Rin-tin-tin, l'a parfaitement démontré: les gens raffolaient des films qui mettaient en scène ces animaux de compagnie, le plus souvent en "meilleurs amis de l'homme", et si possible dans des contextes policiers... Ce film en est un exemple. L'accent, d'ailleurs, y est mis sur l'action, à partir d'une intrigue très passe-partout.

Tout y est blanc ou noir, binaire et clairement penchant du côté du mal ou du côté du bien. Alors qu'un valeureux policier (Edward Hearn) secondé de son non moins valeureux chien Peter The Great, agit contre des bandits, l'animal déchire le vêtement d'un homme... Il s'agit du frère de la fiancée du héros, un caissier de banque qui est tombé dans les griffes des malfaiteurs...

Le film est prétexte à des péripéties certes téléphonées, mais parfaitement représentées, par un maître du film d'action à l'époque: c'est lui qui avait réglé la mémorable séquence de la course de chars, dans le Ben-Hur de Fred Niblo, et accéléré le mouvement de manière impressionnante dans The phantom of the opera. Ici, il se livre à l'inévitable poursuite lors de la dernière bobine... Un film qu'on oubliera pourtant très vite...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans 1926 Muet ** Wonder dogs
27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 09:25

Un écureuil qui se promène sur une branche, dans un parc, s'avise qu'un magasin vient d'ouvrir, dont le nom est sans équivoque: Nuts. Il est évident que ce que vend l'enseigne, tout simplement, ce sont des noix, de tout ordre... Donc il s'aventure, et va découvrir, toujours de plus en plus grandes, merveille après merveille...

Non seulement The ice age ("L'age de glace" pour les réfractaires à l'anglais) c'est laid comme tout, mais en prime, le principal "atout" de ce film en images de synthèse, à savoir les aventures de l'écureuilmouth Scrat, fut pompé sans vergogne sur ce film: une merveille, lui, d'abord d'animation, de la vraie, et de design. C'est Chuck Jones à son meilleur, avec un crescendo déraisonnable, l'histoire d'un gentil écureuil qui, face à la frustration (il s'attaque à une noix de coco), va devenir un monomaniaque dangereux, à la façon du premier coyote venu...

Chuck Jones démontre ici quelle était sa méthode à l'époque "classique"; partir de Disney effectivement, puis en douceur pervertir et miner son intrigue, en basant toute la narration sur les réactions d'un animal. C'est la même chose, peu ou prou, avec les aventures de Marc Anthony (le chien qui a adopté le petit chat Pussyfoot, une merveille aussi), ou avec les mésaventures du chat Claude...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 21:26

Le Texas, en 1963: deux prisonniers s'évadent du pénitencier d'état de Huntsville.Lors de leur cavale, ils s'introduisent dans une maison où ils recherchent de quoi manger. Ils tombent neé à nez avec une famille de Témoins de Jehovah, les Perry: une mère seule avec ses trois enfants, deux filles et un garçon plus jeune, Phillip (T.J Lowther). Terry, l'un des deux évadés (Keith Szarabajka), se comporte de façon violente, et son partenaire "Butch" (Kevin Costner) intervient pour l'empêcher de violer la mère... Les deux hommes prennent le garçon en otage, mais très vite Butch se rend compte qu'il faut se débarrasser de Terry avant qu'il ne commette un malheur et s'en prenne au petit...

Toute cette situation de départ va servir non seulement de toile de fond, mais aussi d'une certaine manière de principale couche narrative dans le film, à laquelle Eastwood va ajouter l'équipée pittoresque (on est dans le Sud et même plus précisément au Texas, donc...) d'un shérif chargé de l'enquête: Red Garnett (Eastwood lui-même) a une histoire avec "Butch, qu'il avait mis en prison. Il sait que c'est un voyou, mais pas un tueur... Il est aussi flanqué d'une envoyée du gouverneur, une criminologue (à une époque où c'était vraiment très nouveau)... Celle-ci est incarnée par Laura Dern, et dans un premier temps, on est vraiment à la lisière de la comédie de caractères, avec le vieux briscard qui se paie assez volontiers la fiole de la jeune universitaire... Mais une autre couche de sens donne une tout autre dimension au film, qui pour un peu évoquerait presque une sorte de road movie à la Sugarland Express...

Car c'est 1963, on est au texas, et le président est annoncé: c'est sur fond de visite imminente, en terre hostile, du président Kennedy, dont on sait comment ça s'est fini, que le film se déroule. Ces multiples couches de sens vont à la fois complexifier le film, et le rendre incontournable, car la mise en scène extrèmement fluide et directe d'Eastwood est très à l'aise dans cette histoire d'un gamin élevé dans une famille ultra-rigoriste, et qui est tout à coup confronté à l'aventure, en compagnie d'un homme qui pourrait faire figure de substitut paternel! Mais d'une part, la justice est complexe, et on sait désormais que chez eastwood, elle est toujours au moins à double tranchant: car pour un "Red" Garnett, qui peut savoir que l'homme qu'il recherche n'est pas un fou criminel, et va essayer de le préserver, combien de tueurs fous de la gâchette, comme ces inquiétants agents fédéraux, dont on se demande s'ils sont au Texas pour empêcher qu'un malheur arrive au président, ou pour participer à son assassinat...

Le personnage de Laura Dern humanise un peu plus le film, ainsi que le personnage foncièrement conservateur mais sympathique, de Garett... Derrière son identité de jeune auxiliaire de justice, fraîche émoulue de l'université, se trouve un regard neuf. Et Garett, qui manifeste une évidente hostilité à l'idée de la venue de Kennedy, va montrr un sens de la nuance dans son appréciation de la situation. Si Phillip, qui rêve d'échapper à la religiosité excessive de son foyer, suit de plus en plus volontairement "Butché, il est évident que le mal s'incarne en revanche dans le personnage de Terry, qui lui est un fou dangereux; pourtant il ne survivra pas longtemps à ses pulsions.

Je parlais de Sugarland express tout à l'heure... C'était l'époque où Spielberg s'intéressait à beaucoup de films qu'il ne ferait jamais, dont celui-ci! Et la présence de Laura Dern, tout droit sortie de Jurassic Park, n'est sans doute pas un hasard. Mais le conflit entre la jeune recrue, et le vieux flic avec une morale, vaudrait à elle toute seule le détour, tout comme l'admirable dynamique entre l'évadé et le gamin qu'il prend en affection... 

C'est comme ça qu'on fait un très grand film, un film dans lequel un jeune garçon qui n'a rien vu de sa vie, surprotégé par sa mère, se retrouve face à la tentation du mal, une tentation si complexe qu'elle a pris la forme de l'homme le plus aimant qu'il puisse rencontrer. Un film dur, adulte, vénéneux,qui explore magistralement après Unforgiven une nouvelle facette sombre de l'humanité.

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Kevin Costner
20 juillet 2025 7 20 /07 /juillet /2025 16:38

Dans la collection erratique et peu glorieuse des films de McKimson avec le coq Foghorn Leghorn, certains films ressortent, principalement par leur casting; c'est le cas de celui-ci, qui introduit le personnage de Egghead, Jr: un poussin surdoué confié à la sagacité douteuse et la sagesse frelatée du grand coq.

Le point de départ c'est que Foghorn pense qu'il a besoin d'amour, et vient courtiser une poule, une jeune veuve; pour lui plaire, il accpte de s'occuper de son petit, qui n'a pas les mêmes conceptions que lui... Le personnage du petit, d'ailleurs réduit à l'essentiel, est formidable justemnt parce que (sans jeu de mots) c'est quasiment une coquille vide, un personnage dont on peut faire ce qu'on veut... 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Animation Looney Tunes