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17 août 2025 7 17 /08 /août /2025 14:52

Il serait futile d'imaginer qu'une fois qu'on a vu un James Bond, on es a tous vus... Maintenant que ce point a été rappelé, il y a eu un glissement après On her majesty's secret service, vers une certaine facilité, une certaine médiocrité même. Et ce film va dans ce sens, en ne sachant pas trop quel chemin prendre: "camp", soit du quatorzième degré, à la façon d'une séquence d'introduction qui ressemble à un épisode des Avengers, époque Emma Peel? Ou le bon vieux film d'espionnage, constamment plombé par un acteur principal qui de toute façon ne fait aucun effort pour se déârtir de son mépris pour le personnage et la mission?

Donc Bond (Roger Moore, pour sa deuxème incarnation) est aux prises avec Scaramonga (Christopher Lee), un tueur recruté par le KGB qui a depuis décidé de se lancer en solo (on voit la volonté de s'éloigner des vieux clichés géopolitiques qui restreignent les possibilités commerciales). Sa mission (qui n'en est pas une officiellement) va le mener jusqu'à Hong Kong, où il va se faire passer pour sa cible (c'est facile, il a un téton en trop), et passer de lit en lit et de lit en piscine, tout en se livrant à quelques arts martiaux...

C'est assez moyen, et autant le prendre à la rigolade, comme d'ailleurs l'ont fait la plupart des membres de l'équipe. On peut aussi s'amuser à glousser devant les efforts faits pour souligner l'impuissance de "l'homme au pistolet d'or", ce qui confirme que la puissance politique peut aller de pair avec l'incapacité. Ceci n'est pas un commentaire sur le président actuel des Etats-Unis, bien entendu.

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Published by François Massarelli - dans Bond
16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 16:23

Dans une église, un peintre effectue de menus ajustements sur une colonne au-dessus d'un bénitier. Pour rendre sa tâche plus facile, il rapproche le pot de peinture noire du bénitier... Quand deux femmes à l'allure très pieuse entrent, elles ne font pas attention et avant de se signer, elles trempent leurs mains dans la peinture.

On n'attendait peut-être pas l'auteur de Germinal sur ce terrain, mais ce serait oublier que Pathé se posait souvent en rempart contre l'esprit de son principal concurrent, la Gaumont. Chez Gaumont, on n'aurait jamais été tenté de se moquer, même un rien du tout, de la religion! Et cet exercice, d'ailleurs, se résout en un seul plan d'une minute...

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Published by François Massarelli - dans Muet Albert Capellani
16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 16:12

On ne sait donc pas qui a tourné ce film, daté en 1905, et qui appartient à une série de bandes bien moins prestigieuses que celles qui ont fait la gloire de Pathé, ou de la si chaste Gaumont! Une dame vient se confesser à un moine, qui s'émoustille de plus en plus... au point de commencer à regarder dans son décolleté!

C'est quand même ce genre de film qui a fait la réputation "populaire" de Pathé, alors que Gaumont adoptait une attitude extrêmement prude...

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Published by François Massarelli - dans Muet
16 août 2025 6 16 /08 /août /2025 16:02

Un pêcheur de perles tombe à l'eau, et a la surprise de se trouver au fond de l'océan, dans le royaume féérique d'une troupe de sirènes et autres bacchantes...

On a souvent taxé Zecca d'intentions plagiaires à l'égard de Méliès, sans proendre en compte sa faculté à sortir du studio... C'est ce qu'il fait ici, proposant une vision évolutive du cinéma à la façon de Méliès, dont il reprend bien sûr les décors théâtraux en carton-pâte et le sens du proscénium. Mais il soigne tant et si bien sa copie à l'époque où Méliès, lui, commençait à montrer des signes de fatigue, et semblait incapable d'évoluer, justement... Zecca en s'inspirant de Méliès, a finalement su faire avancer le cinéma, sans aucun doute.

Ce film soigné alterne des vues prises en décors réels, et des reconstitutions délirantes d'univers imaginaires, tournées en studio, et coloriées au pochoir.

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Published by François Massarelli - dans Muet Ferdinand Zecca
15 août 2025 5 15 /08 /août /2025 23:13

Les questions posées par un tel film sont nombreuses, les réponses plausibles aussi; mais si toutes les questions sont à peu près légitimes, aucune réponse ne peut être satisfaisante... Car ce film est en quelque sorte interdit d'antenne, de diffusion, et de publication officielle sur DVD ou Blu-ray. Officielle, j'insise bien. On le trouve sur un certain nombre de pirates, mais aussi sur l'un des DVD "Retour de flamme" chez Lobster... Un écrin qui va comme un gant à ce drôle de bijou...

Car All this and rabbit stew est un film exceptionnellement bien goupillé, du Tex Avery à son apogée, qui bénéficie en la personne de Bugs Bunny d'un personnage qui l'inspire... En même temps, c'est presque un remake d'un autre film d'Avery, voire de deux: dans A wild Hare, Bugs est aux prises avec Elmer Fudd en chasseur. Dans The heckling Hare, c'est à un chien glorieusement idiot qu'il s'attaque. Ici, il est aux prises avec un jeune Afro-Américain, et ce n'est pas une lumière.

On pourra se tortiller dans tous les sens, en invoquant l'époque... L'environnement, le goût des productions de Schlesinger pour tous les humours ethniques, et le goût de tous les studios de dessin animé ou de comédie pour l'utilisation des stéréotypes douteux, il n'en reste pas moins qu'on ne peut ignorer qu'il sagit d'un film raciste, et qu'on ne poura en aucun cas mettre ça sous le tapis. 

C'est aussi un film drôle, enlevé, rythmé de main de maître, par un Texan qui n'a jamais reculé devant un gag potentiellement raciste... Ce film fait partie des Censored 11, 11 films Warner que la firme se refuse obstinément à nous laisser voir, alors qu'il serait tellement plus sain, dans une opération de pédagogie, de laisser transparaître ce qui fit cet esprit que les gens bien (je ne parle donc pas ici des fascistes de tout poil, dirigeants interlopes de partis, potentiel-le-s candidats à la présidence française, présidents des Etats-Unis ou éventuels ministres de l'intérieur) n'ont heureusement plus, tout en ayant la capacité de laisser notre libre arbitre se frotter à des oevres avec lesquelles nous avons le droit de ne pas être d'accord.

Qu'elles soient affligeantes ou, comme c'est le cas ici, profondément humoristiques, il est bon que nous ayions le loisir de les juger sur pièces, sinon le monde entier va finir par dire des conneries.

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Published by François Massarelli - dans Tex Avery Bugs Bunny Looney Tunes Animation
14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 17:21

Né dans le Maine, et avec une carrière attachée à Hollywood, Californie, et tant qu'à faire Monument Valley, on peut toujours être surpris que John Ford se soit tellement réclamé de sa culture Irlandaise... Au point de prétendre que sous son pseudonyme de John Ford, se cachait un gentleman du nom de Sean Aloysius O'Fearna, ce qui était faux. Son vrai nom était en effet Sean Feeney, un nom un peu plus passe-partout, mais son frère Francis avait quand même décidé de ses rebaptiser Ford, entrainant la même démarche pour son cadet, désormais Jack puis John Ford.

L'irlande? Certes, il y est allé, y a sans doute développé des habitudes, des amis même. Il y a sans doute observé un peu la vie et s'est gorgé de ses paysages. Il en a même fait des films, pour la plupart tournés aux Etats-Unis: Hangman's house (1928), The informer (1935), The plough and the stars (1936)... The quiet man (1952) était une révolution pour lui puisqu'il l'avait tourné en Irlande. Mais l'Irlandisme de John Ford, pour une large part, était finalement une pose romantique... Tout comme sa tendance à garder de la place pour des personnages qui se revendisaient de leurs racines Irlandaises, mais dont la principale manifestation culturelle était une forte consommation de bibine!

Le principal défaut de ce film, tourné en deux temps trois mouvements en Irlande, avec des acteurs du cru, et quelques Britanniques, est justement de s'inscrire dans une vision faussé e et très approximative du pays dont Ford n'a jamais cessé de se réclamer. Il consiste enune suite de trois sketches, assez mal fichus, et très verbeux, dans lesquels on pourra toujours trouver une consolation en regardant la façon dont Ford a profité d'être sur place pour filmer les décors authentiques: dans The majesty of the law, un policier (Cyril Cusack) se rend chez un ami (Noel Purcell) pour lui signifier qu'il doit payer une amende; dans A minute's wait, un train arrêté pour une minute devient un théâtre burlesque, autour d'un certain nombre d'événements et discussions burlesques, dont une demande en mariage, et un grand nombre de pintes de bière; enfin, dans 1921, Ford revient sur la Révolution Irlandaise, à travers une tentative d'évasion...

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Published by François Massarelli - dans John Ford
14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 16:59

En deux films, Feed the kitty (1951) et Kiss me cat (1952), Chuck Jones a établi la complicité paradoxale entre le gros chien Marc Anthony et le petit chat Pussyfoot... Cette fois, dans Feline frame-Up, Jones fait intervenir un autre animal parfois vu dans d'autres films, le chat Claude: Marc Anthony doit défendre le petit chat contre l'inventivité de l'autre félin en matière de méchanceté, tout en se défendant lui-même: son maître trouve en effet que le gros chien se comporte de façon indigne avec les deux chats, ce que Claude va très vite mettre à profit. Son idée est donc d'exploiter l'amitié profonde entre Marc Anthony et Pussyfoot pour faire exclure le chien...

Il y a fort à parier que Jones, qui souhaitait toucher à tout, tout expérimenter, a accepté de se lancer dans l'entreprise avec gourmandise; on retrouve sa patte dans la gestuelle des trois films, et le rythme lui est propre. Qu'il n'y soit pas revenu longtemps ne nous étonnera pas: il était plus attiré par le fait d'explorer la noirceur dans la plupart de ses films, et il avait après tout déjà fort à faire avec ses propres séries, notamment le Coyote, ainsi qu'avec les nombreux films de Bugs Bunny, Daffy Duck, Pepe le Pew ou les all-stars qu'il tournait. Que le premier des trois films soit devenu un classique prouve au moins que l'alliance de la tendresse et de l'humour visuel décalé de Chuck Jones fonctionnait... Et ces films d'un autre âge insouciant fait de confort et de conformité, les années 50 aux Etats-Unis, n'ont pas vieilli, réussissant à provoquer le rire encore aujourd'hui. Qu'un metteur en scène touche-à-tout ait mis à profit des dessins animés plus volontiers destinés aux enfants pour se concentrer sur l'alliance amicale inattendue entre deux animaux qui ont habituellement tendance à se faire la guerre ne manque finalement pas de piquant, mais je ne me rendrai pas sur ce terrain, me contentant de dire qu'en ces temps ou la méfiance entre les communautés refait surface de manière alarmante, on peut toujours se réfugier auprès de Marc Anthony et Little Pussyfoot.

Quant à ce pauvre Claude, il conviendrait sans doute de le réhabiliter, d'autant qu'il s'agit d'un chat roux. On lui pardonnera d'autant plus facilement sa vilénie et son machiavélisme!  

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Published by François Massarelli
14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 16:51

Le gros chien Marc Anthony entend ses patrons (Oui, ils ont adopté le petit chat trouvé par Marc Anthony dans le film Feed the kitty, qui répond au patronyme de Little Pussyfoot) discuter de l'efficacité du chaton en matière de chasse aux souris. Craignant de voir le couple se débarrasser de son ami, le chien déploie des trésors d'ingéniosité pour élever sa réputation... Sans que ça ne donne de résultats très probants: il n'y a pas plus gentil que Pussyfoot...

La souris avait déjà joué un rôle important dans une scène de Feed the kitty. Ici, c'est une bestiole diabolique, qui va vite venir à bout de l'innocence de Pussyfoot. Comme d'habitude, ce film est admirablement observé, mis en scène, et tout ici tient aux réactions des personnages, principalement Marc Anthony, merveilleux caractère à l'expressivité exceptionnelle....

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 16:41

Il est probable que bien des personnages mythiques de dessin animé de court métrage ont ainsi commencé leur carrière: par une apparition dans un one-shot, soit un film à part. Il suffit de penser à One froggy evening du même Chuck Jones, ou pour quitter la Warner Bros, à Screwball Squirrel, inventé par Tex Avery pour les besoins d'une attaque virulente anti-Disney à la MGM. Marc Anthony, le gros chien, n'a pas fait bien sûr une carrière proche de celle d'un Bugs Bunny ou d'un Daffy Duck, loin s'en faut, mais son apparition dans trois Merrie melodies de la WB entre 1951 et 1953 a assuré au gros chien tendre et ami inconditionnel inattendu d'un tout petit chat, un culte durable...

Dans Feed The Kitty (1951), le plus connu, le bouledogue Marc Anthony croise la route d'un minuscule chaton, commence par se comporter en chien vis-à-vis du petit, qui n'en a cure: il adopte tout de suite le gros animal, qui fond littéralement, et le rapporte chez lui; ça tombe mal, la patronne est justement en pétard dans la mesure ou le gros chien a tellement de jouets qu'elle n'en peut plus de ranger. Il va donc falloir dissimuler la présence du petit chat...

On est donc en territoire domestique, un domaine cher à Hanna et Barbera avec leur série fétiche Tom et Jerry; le succès de celle-ci explique sans doute le fait que la WB ait demandé à Jones de revenir de temps à autre à ce couple paradoxal d'animaux. Pour autant, on peut commencer par douter que le metteur en scène soit le créateur idéal pour ce type de dessin animé, ce qui expliquerait sans doute le fait que seuls trois courts métrages aient été réalisés: Jones avait besoin d'espace, de folie, pas vraiment de quotidien et de quiétude.

Mais dès le départ, il va se livrer à une observation, en axant toute la dynamique de ces films sur l'ingéniosité muette et le dialogue gestuel permanent de Marc Anthony, l'un des personnages les plus gentils (Un terme souvent gênant!) de toute l'histoire du dessin animé. Par ailleurs, Jones mise sur le contraste entre l'hyper-conscience de Marc Anthony, devenu le narrateur de ces histoires, et l'inconscience absolue du petit chat, due autant à la jeunesse qu'à l'insouciance, un état enfantin qu'il faut maintenir coûte que coute! Et le résultat est là: ces trois films, jamais mièvres, sont parmi les films les plus tendres faits à la Warner.

Lorsque, dans Feed the kitty, Marc Anthony a caché le chaton dans la farine, et qu'il voit sa maîtresse se lancer dans la préparation de cookies, il ne sait bien sur pas que le petit a quitté sa cachette, et le film devient ensuite basé sur les réactions du chien devant l'horreur de ce qu'il imagine: il ne peut rien faire contre sa maîtresse qui utilise un robot mixeur pour la pâte à gâteaux, et s'imagine à la fin que le cookie qu'on lui donne est tout ce qu'il reste de son ami. Les réactions du chien sont drôles, inventives (Et seront d'ailleurs reprises dans Monsters Inc, de Pete Docter, en guise d'hommage appuyé), mais elles sont surtout sincères et déchirantes, au premier degré...

 

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Published by François Massarelli - dans Chuck Jones Animation Looney Tunes
12 août 2025 2 12 /08 /août /2025 21:37

Un film nommé Absolute power qui raconte justement les coulisses d'un abus de pouvoir, fut-il intime? On n'attend pourtant pas Eastwood, qui consacrera un film neutre à J.Edgar Hoover, il faut le faire, sur le terrain du thriller politique. En clair, il n'est pas du genre à réaliser All the president's men...

C'est qu'après l'étrange quête philosophique noire de A perfect world, et l'histoire d'amour de The bridges of Madison County, le réalisateur a jeté son dévolu sur trois films qui appartiennent au genre policier... Le premier raconte donc les aventures d'un maître voleur, un amateur d'art qui fait très bien son travail... Mais Luther Whitney (Clint Eastwood) s'est attaqué à un gros poisson, très gros, même trop gros: car durant sa visite de l'appartement cossu d'un notable, l'épouse légitime rentre avec son amant, qui n'est autre que le président des Etats-Unis, Alan Richmond (Gene Hackman)... Luther se cache et depuis sa cachette va être témoin d'un crime, dont on ne tardera pas à l'accuser... Alors qu'il sait très bien que le meurtre est de la responsabilité du président, un Sudiste incapable de contrôler ses pulsions...

C'est Ed Harris qui interprète le limier chargé de l'affaire, et Laura Linney incarne la propre fille de Luther Whitney, qui vit à l'écart de son papa voleur... Le personnage joué par Eastwood est fascinant par le fait qu'il existe, finalement, si peu: père absent, secret et discret à l'extrême de par son métier, apte à se fondre dans la foule par des déguisements rocambolesques... Il y a du Arsène Lupin en lui, et l'ironie est que ce type qui gagne à ne pas être reconnu est témoin d'une scène embarrassante avant de devenir effrayante, derrière un miroir sans tain...

La séquence durant laquelle Whitney doit assister aux ébats depuis un miroir sans tain, est une nouvelle fois la preuve du fait qu'Eastwood aime vraiment beaucoup mettre ses personnages dans des situations incongrues! Mais la façon dont une fois de plus la sexualité s'exprime en terme très violents jette encore un peu le trouble sur l'univers du réalisateur. 

Whitney est pourtant, par bien des côtés, un homme revenu de ces égarements, un contemplatif qui dessine et peint à ses heures perdues. Un homme fasciné par le clair-obscur qui ne peut accomplir son métier illégal que dans l'obscurité... D'ailleurs le metteur en scène a demandé à son chef-opérateur, Jack Green, de pousser le bouchon sur la pénombre! Dès le départ, dès le générique, nous sommes dans l'oeil d'un homme qui se repait de la peinture des autres dans les moindres détails. 

Des trois films criminels mentionnés plus haut, celui-ci est le moins bon, mais l'ironie entre le côté dégoûtant de l'incident impliquant le président, l'efficacité froide de sa principale collaboratrice (Judy Davis) et la noblesse des goûts artistiques du "héros" font du visionnage une expérience toujours intéressante. Et sinon, je suis content de ne pas avoir parlé de Bill Clinton.

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Noir