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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 11:23

Une émission de télévision typique des années 60: Elmer Fudd présente un personnage qui va être célébré... Dans le public, assis à côté de Granny, Bugs Bunny et Daffy Duck... L'un d'entre eux va être invité à partager quelques moments en direct, afin de revenir sur sa vie, et ce n'est évidemment pas le canard. Ce sera l'occasion de revoir des extraits d'autres films, un en solo, (A hare grows in Manhattan), un autre avec Elmer (Hare do), et enfin un avec Yosemite Sam dans son incarnation de pirate (Buccaneer Bunny). Compte tenu des exactions de Bugs dans ces films, l'hommage va se transformer en vendetta.

...ou du moins aurait du parce que les animateurs ont l'air aussi fatigués que les personnages. S'il y a ici un enjeu (En gros, quand Daffy Duck va-t-il intervenir pour tirer la couverture à lui et se ridiculiser, comme d'habitude), le propos est surtout au recyclage facile et inutile.

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Published by François Massarelli - dans Daffy Duck Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 15:24
The hoose-gow (James Parrott, 1929)

C'est parce qu'ils ont été pris dans un raid que Laurel et Hardy vont en prison, et ils ne sont pas seuls: avec eux, il y a tout un panier à salade bien rempli... The Hoose-gow, c'est l'un des nombreux termes d'argot qui désignent un centre de détention en Anglais Américain; pour votre information linguistique, le terme, né en Californie et donc fortement popularisé durant les années 30 par les films, provient d'une mauvaise compréhension/restitution du mot Espagnol Juzgado, qui désigne une cour de justice... Et nos deux héros y ont déjà séjourné, très précisément dans The second hundred years en 1927, mais cette fois c'est dans un bagne à ciel ouvert qu'ils vont se retrouver pour accomplir des tâches fascinantes. La première bobine est consacrée à l'arrivée et même une pathétique tentative d'évasion, et la deuxième montre la vie quotidienne, entre travaux forcés, et repas pris en plein air, et se conclut par une visite du gouverneur interprété par bonheur par James Finlayson.

Le retour à la bataille de nourriture, ici, s’effectue avec du riz, qui va servir d’ingrédient à l’habituelle explosion de comportements antisociaux attendue dans tout bon Laurel et Hardy qui se respecte, est en fait versé dans le radiateur d’une belle voiture, et le résultat est parfaitement dégoûtant. Outre Finlayson, le film nous permet de retrouver Tiny Sandford, et aussi Leo Willis, parfait en bagnard avec sa trogne, un acteur de seconds rôles souvent employé chez Roach, mais aussi chez Lloyd : il joue l’un de ses grands frères dans The kid Brother, en 1927.

Bien, sur, Laurel et Hardy retrouveront la prison pour un film de long métrage cette fois, Pardon Us, également réalisé par James Parrott, et qui sera leur premier véritable effort de longue haleine. Un signe qui ne trompe pas: ça les inspire...

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Published by François Massarelli - dans James Parrott Laurel & Hardy
21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 09:07

Maya, le distributeur de ce film, a beau jeu de tenter un amalgame avec le sulfureux film Shortbus, de John Cameron Mitchell, dans lequel un certain nombre d'acteurs et autres personnalités du continent Nord-Américain se livrent à des séances de zizi-panpan en toute liberté, de façon explicite, et sans être pour autant des acteurs spécialisés du genre. Sook-Yin Lee, alors présentatrice de la télévision Canadienne, faisait justement partie de la distribution et elle en était même le personnage principal. Passée réalisatrice, pour cet unique long métrage, elle a situé son intrigue dans le même sujet, en évitant toutefois de reprendre la route (Totalement à la mode par ailleurs) du sexe "en vrai".

Cristin Milioti (Yes, THE "mother" pour les initiés) interprète une jeune femme qui découvre sa féminité dans le cadre d'une recherche intérieure liée à la découverte du fait qu'elle a rejeté toute sexualité durant des années. Les raisons en sont multiples: ses parents semblent se détester avec insistance, elle a eu un cancer qui l'a laissée boiteuse et, estime-t-elle, trop petite, elle a honte de son corps, qu'elle cache derrière des tonnes de vêtements informes, etc... L'élément déclencheur, c'est une nuit d'amour ratée avec un garçon qu'elle aime, mais qui ne va réussir à provoquer chez elle que des rires (Elle est épouvantablement chatouilleuse) et une grande dose d'embarras... Il prennent la décision de prendre du champ, et elle se décide à prendre le taureau par les cornes et à apprendre sur le tas.

Une comédie romantique malgré tout, ce film parfois franchement foutraque passe de moments loufoques en moments aux limites de l'embarras, avec humour et un soupçon d'absurde. Cristin Milioti, qui en était clairement à ses débuts, se jette à l'eau avec un aplomb notable, littéralement comme au figuré. Un film... Canadien, car oui, il y en a. Mal foutu, mais pas vraiment calibré...

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Published by François Massarelli - dans Canada Comédie
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:52
La science des rêves (Michel Gondry, 2006)

Stéphane Miroux (Gael Garcia Bernal) a vécu au Mexique, mais sa maman est Française. peu de temps après le décès de son père, il revient à Paris, où Madame Miroux (Miou-Miou) lui a trouvé un travail, qui lui dit-elle conviendra à son côté créatif: mais en réalité il est supposé faire de la photo-composition chez un éditeur de calendriers. Comme en plus il ne parle plus très bien le Français et est obligé de s'exprimer en Anglais, sa situation n'a rien d'enviable. Et pour couronner le tout, Stéphane rencontre sa jeune voisine Stéphanie (Charlotte Gainsbourg), et tombe amoureux d'elle instantanément. A cause d'un quiproquo, il ne lui révèle pas être son voisin, et va se réfugier dans ses rêves pour gérer l'impossible situation dans laquelle il se trouve.

Eternal sunshine of the spotless mind est d'une certaine façon la version rose de ce film étrange et séduisant, qui sera prolongé par l'étonnante version de L'écume des jours que le metteur en scène tournera quelques années plus tard. Mais dans cette histoire comique et triste d'un artiste qui se sent d'autant plus déplacé qu'il n'est à sa place ni professionnellement, ni linguistiquement, il faut lire de l'auto-biographie, celle d'un réalisateur Français totalement anti-conformiste, et qui a des difficultés à ne pas provoquer lui-même son propre rejet par les femmes qu'il aime. Et on se prend à regretter, d'une façon, que le couple formé par Charlotte Gainsbourg et Gael Garcia Bernal ne puisse pas concrétiser leur amour, tellement ces deux-là sont bien ensemble...

Le film, douloureux, est constamment sur le fil du rasoir, grâce à son acteur principal, qui évolue dans un monde burlesque et inquiétant, dans lequel ses rêves sont mis en images avec des séquences bricolo qui ont fait la réputation de son metteur en scène, et des acteurs choisis pour entourer les héros, on se réjouira bien sur de la présence de Guy, alias Alain Chabat. En roue libre, il aurait pu tout aussi bien s'appeler le Professeur Thibault, du nom d'un scientifique nécessiteux, mais mythique.

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Published by François Massarelli - dans Michel Gondry Alain Chabat
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:44

Bugs Bunny se réveille, et sort de chez lui... les ennuis commencent, car l'animateur est d'humeur joueuse: sa créature va souffrir de mille façons, au gré des changements d'inspiration, des crayons et des pinceaux qui vont être utilisés pour lui donner vie. Comme Bugs Bunny est plutôt râleur, il va tâcher de ne pas se laisser faire...

Bien sur, ça nous rappelle quelque chose, puisque c'est exactement le même principe que Duck Amuck, réalisé par la même unité, celle de Chuck Jones sur un scénario de Michael Maltese. c'est Daffy Duck, l'éternel insatisfait, qui avait cette fois à souffrir de l'humeur farceuse d'un animateur, qui changeait le décor, l'orientation, les couleurs de son plumage, enlevait ou remettait sa tête, le déformait... Et il était révélé à la fin que c'était Bugs Bunny. Ici, le lapin est victime de la vindicte d'Elmer Fudd. Pour le reste, c'est le même principe mais pas le même film, et s'il faut choisir entre les deux je pense que Duck Amuck est meilleur...

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Published by François Massarelli - dans Animation Bugs Bunny Looney Tunes
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 17:37

On s'attendrait à ce que Bugs Bunny fasse allusion à une erreur de sa part, et qu'il ne regrette de ne pas avoir tourné à gauche à Albuquerque, mais ce genre de phrase est plutôt courante dans les films de Chuck Jones: ici, il s'est effectivement trompé, car il est en plein Sahara, alors qu'il croit être à Miami Beach. Il continue à se comporter en véritable touriste New Yorkais, puisqu'une fois confronté à une oasis avec une toute petite mare d'eau, il fait une remarque sur la taille trompeuse de l'Océan Atlantique... Et c'est à peu près à ce moment que sa nemesis se manifeste: l'inévitable Sam, qui se fait appeler Riff-Raff Sam, intervient à dos de dromadaire, et c'est une confrontation classique qui commence...

Bugs va se barricader dans un fort du genre de ceux qu'on trouve dans les films d'aventures des années 30, et nous allons assister à l'affligeante succession des tentatives de Sam pour entrer. On l'aura compris, il n'y aura rien de nouveau, mais ce sera vraiment drôle et parfaitement satisfaisant...

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Published by François Massarelli - dans Bugs Bunny Animation Looney Tunes Friz Freleng
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 14:48

Jerry Warriner (Cary Grant) et son épouse Lucy (Irene Dunne) s'entendent bien, mais sont-ils encore amoureux? La question ne se pose pas, en fait, ils se sont tellement éloignés l'un de l'autre qu'ils n'ont même plus le temps de se la poser: quand le film commence, l'un et l'autre sont de retour d'un week-end douteux, et se mentent mutuellement comme des arracheurs de dents... le divorce est donc inévitable. Le film va nous raconter comment, durant les six mois de la période légale qui précède la finalisation de la séparation, ils vont essayer de se remettre ensemble, tout en sauvant la face, l'un avec une chanteuse-danseuse de cabaret d'abord puis une riche héritière d'une part, et l'autre avec un richissime magnat du pétrole, en provenance de l'Oklahoma (Ralph Bellamy, décidément destiné à jouer les rivaux de Cary Grant, comme dans His girl friday). Mais le rapprochement, on le comprend très vite, est inéluctable...

Leo McCarey était un touche-à-tout de la comédie, qui n'aimait rien plus que d'explorer la veine la plus sentimentale de son art, comme le prouvent à leurs façons respectives des films aussi divers que Make way for tomorrow, The bells of St-Mary, ou même An affair to remember, qui est d'ailleurs plus un film sentimental qu'une comédie. Mais j'ai toujours trouvé qu'il était plus à son aise dans cette veine, la "screwball comedy", un genre dont ce film est un des fleurons. Il prend un plaisir communicatif à diriger ces grands acteurs dans une intrigue qui joue toujours autour de thèmes risqués, sans jamais se vautrer dans la vulgarité. Après tout, il est évident même si ce n'est jamais dit qu'aussi bien Irene Dunne que Cary Grant se sont trompés mutuellement, et il est beaucoup question de sexe dans le film... Mais rompu 'exercice par son passage chez Hal Roach, à diriger Charley Chase (Dont les courts métrages sont un peu la matrice du genre tout entier du reste), Max Davidson, Anita Garvin ou Laurel et Hardy, McCarey sait triompher de la censure. Il le démontre dans ce film brillant, aux dialogues enlevés, au rythme soutenu, et... aux sous-entendu bien épicés. Servez chaud.

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Published by François Massarelli - dans Comédie Leo McCarey Cary Grant
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 18:58

Laurel et Hardy dorment, mais le rhume de Hardy lui donne du fil à retordre. Stan Laurel va déployer bien des efforts pour le réconforter, mais de cataplasme en bain de pieds, ça va généralement mal se passer, surtout que le voisin du dessous (Charlie Hall) a l'insomnie agressive...

They go boom honore l'un des commandements les plus importants de la comédie façon Laurel et Hardy: si l'un des protagonistes, généralement Hardy, va mal, alors c'est lui qui devra souffir encore plus durant les vingt minutes que dure le court métrage! Enfin, le titre de ce film, qui a sa façon est un remake de Angora love mais sans chèvre, nous donne une indication sur la fin de ce film. un matelas gonflé au gaz de ville... pas une très bonne idée.

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Published by François Massarelli - dans Laurel & Hardy Hal Roach
19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 17:28

J'appellerais bien ça la "poétique de l'excès". Zemeckis, réalisateur touche-à-tout et virtuose, aime la comédie, qu'il a beaucoup pratiqué, aussi bien en tant que scénariste (1941, de Spielberg) qu'en tant que réalisateur (Un nombre important de films, dont les deux premiers, I wanna hold your hand, et Used cars, mais aussi le super méga-carton de 1984 Romancing the stone avec Michael Douglas). Mais il a une façon de faire, qui est essentiellement résumée par la façon dont Christopher Lloyd, l'un de ses acteurs fétiches, interprète le Docteur Brown dans Back to the future: de façon survitaminée, surcaféïnée, et pour tout dire excessive. Pas de repos, pas de calme, on n'a pas le temps! Ce film drôle mais profondément irritant est là pour le prouver...

Deux femmes, deux amies qui sont en concurrence amoureuse depuis la fac (Meryl Streep et Goldie Hawn) se disputent le même homme, un chirurgien esthétique interprété par Bruce Willis. Elles vont aller très loin pour gagner, même si au passage elles le perdent: l'idée ce n'est pas de gagner, mais c'est bien que l'autre ne gagne pas. Et elles vont signer une sorte de pacte avec une sorte de diable drôlement aguichant: c'est Isabella Rossellini, et elle n'est pas tellement habillée dans les scènes qu'elle a tournées. Grâce à ce marché (Coûteux) elles vont toutes deux retrouver la jeunesse, et découvrir l'immortalité. Mais elles vont devoir aussi faire très attention à leur corps, parce que ce n'est pas parce qu'elles sont immortelles qu'elles ne risquent pas de l'abîmer...

Aucune scène dans ce film généreusement idiot n'est calme, ça part dans tous les sens. On peut trouver ça gentiment loufoque, d'autant que les acteurs se sont copieusement amusés. n peut aussi se lasser de tant de folie, qui débouche quand même sur une certaine vacuité. les femmes en prennent pour leur grade, et on se rappelle du fait que Zemeckis n'aime pas tellement ses personnages. A la vision de ce film, c'est une évidence...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Robert Zemeckis
18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 17:16

Et donc, un jour, George Lucas lâcha enfin l'affaire... il était temps, en fait. Parce que je pense que l'auteur de Star Wars était devenu le pire ennemi de ses films, et de ses spectateurs; à force de vouloir réécrire l'histoire à coup de pixels, de vouloir éliminer un à un les obstacles (Acteurs, décors, même idées) qui l'empêchaient de donner sa vision, il s'était mis à tourner certains des pires films de tous les temps (L'infecte deuxième trilogie, de sinistre mémoire) tout en effaçant le souvenir des authentiques premières versions de ses films anciens (De Thx 1138 à Star Wars, tous modifiés de façon parfois indigne, et sans oublier les deux suites de Star wars -Oui, je rappelle que le film de 1977 ne s'appelait pas autrement!- tournées par d'autres). Comme il me semble inutile de parler en long, en large et en travers de l'intrigue de ce nouveau film dans lequel Lucas n'a eu que le droit de se taire, passons en revue les 11 commandements de Star wars, si vous le voulez bien:

*De vrais héros tu inventeras, et humains ils resteront: ça tombe bien, on a ici une relève assurée, avec énergie, et par des relatifs nouveaux venus. D'une certaine façon, Abrams retourne à la source Niponne du premier film en donnant à l'attirail de son héroïne des allures de la tenue de Toshiro Mifune dans Les sept samouraïs... Wait and see.

*De façon dynamique, tu commenceras: pas de course poursuite interrompue par une longue conférence sur les midi-chloriens ou toute autre connerie du genre: on veut que le film commence par de l'action intelligemment menée, et ici, ça démarre fort. Les personnages sont en situation, le décor est superbement campé...

*Ton public, tu gâteras, certes, mais point trop n'en faut: donc, pas d'avalanche d'effets, pas d'excès à ajouter des bestioles dans tous les coins: la juste dose, bien sûr!

*Des décors réels, tu utiliseras: à nouveau, on est servi! enfin, pourrait-on dire... C'est vrai, c'est palpable, et il y a du sable... C'est un univers qui nous rappelle tant de souvenirs...

*De discours verbeux sur l'état de lieux des forces du mal, tu t'abstiendras: on a compris... le côté obscur, c'est trop tentant. c'est une motivation qui nous suffit, alors pas de discours, des actes! L'avantage de passer après deux trilogies, chacune basée sur sa propre version du fascisme, c'est que le public n'a pas besoin qu'on le lui explique.

*Un méchant, c'est une nécessité: Kylo Ren, est fasciné par Darth Vader, et en plus, c'est Adam Driver. J'adore Adam Driver! Il prend un plaisir palpable à jouer un héros torturé, dont on apprend très vite l'histoire embarrassante. Du coup, il en est renforcé...

*Tes atouts, tu dispenseras avec parcimonie, mais tu les placeras quand même parce que le public les veut: et si Lucas avait trouvé un moyen de faire revenir Han Solo, Leia, et Luke dans sa deuxième trilogie? Il fallait y penser avant! En attendant, Abrams, lui, il peut. Alors pourquoi s'en priver? Sauf que... non, rien.

*Des suites, tu rendras possibles, et ça, bien sur, il fallait se rendre à l'évidence. C'est prévu, et c'est plutôt bien fait. Tant mieux, tant qu'on ne nous propose pas d'avoir recours à Jar-Jar Binks.

*Une attaque d'escadrilles volantes dans un canyon, tu inséreras dans ton script. passage obligé, bien vu, et qui a le bon goût de ne pas être trop long...

*Une galerie de monstres idiots et malodorants, ainsi que des droïdes rigolos, tu créeras: ben tiens!

Enfin,

*les hommes et les femmes, égaux tu rendras: on aimait tant la dynamique Solo-Leia, dans la première trilogie... Ici, avec le petit bout de bonne femme incarné par Daisy Ridley, la relève est assurée. Elle est fantastique. Même si on peut regretter qu'il soit évident qu'on nous cache toute une tripotée de secrets à faire exploser le déconomètre pour les films suivants (Que je ne nommerai pas, jamais, Episode 19, Episode 32 ou Episode 456: ils ont des titres, ces films, enfin, aussi idiots soient-ils!)

Autant de commandements respectés dans ce film... Maintenant que J. J. Abrams, avec cet excellent film bien dosé dans lequel il s'adonne discrètement mais surement à ses péchés mignons (En gros, scènes dynamiques réglées comme du papier à musique, plans-séquences bien orchestrés, sens du détail bien géré et un certain flair pour rendre uniques même les plans les plus anodins), nous vengent des crimes de Lucas contre ses propres films. La prochaine étape: libérer les versions d'origine des trois premiers films... Oh, et puis, Abrams, tu peux continuer.

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Published by François Massarelli - dans Science-fiction JJ Abrams Star Wars