Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 17:08

100 ans après les frères Lumière, on demande à David Lynch d'utiliser leur matériel dans le but de créer un film, d'une minute et en muet... L'auteur de Mulholland Dr. a donc pris le parti de faire une oeuvre qui s'inscrive parfaitement dans le ton de ses autres films, en particulier ceux qu'il a tournés juste avant et juste après le passage au siècle et au millénaire suivants...

En quelques plans disjoints, il montre une histoire qu'il sera compliquée de résumer, comme de comprendre d'ailleurs... Une histoire qui montre la police intervenir dans une famille après le meurtre d'une jeune femme...

Les images, en noir et blanc, muettes, se font à la fois l'écho des films des premiers temps, et de l'univers parfois cauchemardesque de Lynch, qui aime à faire travailler le spectateur, en dehors de toute logique...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans David Lynch
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 16:59

C'est pendant le tournage ou la préparation de Eraserhead, son premier long métrage, que Lynch a tourné ce petit film en vidéo. On y voit Catherine Coulson (l'épouse de Jack Nance, qui était assistante sur Eraserhead, et qui est sans doute surtout connue pour avoir interprété l'un des rôles les plus bizarres de Twin peaks: Margaret, la "femme à la buche"...) dans le rôle d'une femme amputée des deux jambes, qui écrit une lettre (dont le texte nous est donné en voix off) pendant qu'un infirmier (David Lynch) s'occupe de ses moignons...

C'est un plan-séquence dont le contraste repose sur le décalage entre la tranquillité affichée de Coulson (qui fume tranquillement une cigarette pendant qu'elle écrit sa lettre), et le fait que Lynch semble s'attaquer à des plaies qui pourraient bien être de la gangrène... Le thème constant de la corruption du quotidien dans la civilisation Américaine, la grande obsession de Lynch...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans David Lynch
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 16:51

Avec ses trente-quatre minutes, ce film largement narratif et tourné en 16 mm était une commande de l'American Film Institute... C'est le moyen métrage qui a changé la vie de Lynch, qui a pu ainsi devenir un cinéaste, tout en se faisant copieusement remarquer...

Un couple dysfonctionnel a un enfant, qui grandit dans la peur constante de se faire rabrouer (il a en particulier un mauvais traitement récurrent, à chaque fois qu'il s'oublie dans son lit, il doit mettre la tête dans son urine...). Pour avoir de la complicité avec quelqu'un, il fait pousser une grand-mère...

Etrange film, qui semble naître de l'animation à la Lynch, tout comme les personnages naissent de silhouettes en papier et de dessins torturés... Nettement plus figuratif que ne le sont les précédents films de l'auteur, ce n'en est pas moins très inconfortable! On retrouve une esthétique proche de ce qui deviendra Eraserhead, le premier long métrage de Lynch...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans David Lynch
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 16:45

Un cauchemar de fièvre? C'est en tout cas, derrière une façade de collage surréaliste entre film narratif et animation lysergique, un film qui met mal à l'aise...

L'animation met en scène une récitation de l'alphabet, qui dégénère et se répète... Et la partie filmée montre une femme (Peggy Lynch) hantée par cette récitation insupportable...

Le mélange entre réalité et rêve, animation et prise de vue réelle, et enfin abstraction et la réalité concrète du film d'horreur, montre un unives déjà bien cohérent...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli
30 septembre 2024 1 30 /09 /septembre /2024 16:36

On pouvait faire confiance à David Lynch, artiste et graphiste occasionnel, pour entrer dans le monde du cinéma en faisant des films qui ne ressembleraient à aucun autres... C'est, avec ce film précis (d'ailleurs s'agit-il vraiment d'un film?), particulièrement vrai: 

C'est une boucle, qui dure environ une minute, et qui était projetée sur des sculptures torturées, de la tête de Lynch lui-même, vue par Jack Fisk. Les sculptures s'ornaient de caches, de couleurs animées, et d'organes... Le principe était de montrer ces têtes de statue devenir, en une minute, progressivement malades... Les animations étaient toutes assez franchement dégoûtantes, préfigurant l'oeuvre d'un cinéaste hanté par l'effet de la corruption de l'intérieur, qui se répand sur un extérieur anodin. 

...ce petit film de rien du tout serait donc une sorte d'anticipation sur Twin Peaks...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans David Lynch Parapluie Table de dissection Machine à coudre
29 septembre 2024 7 29 /09 /septembre /2024 15:50

Notorious est le 9e film Américain d'Hitchcock, et l'avant-dernier produit  durant la période de son contrat avec Selznick. Non que ce soit un film Selznick, puisque comme chacun sait le metteur en scène n'aura tourné que trois films sous la houlette de son "patron," mais celui-ci a passé son temps à "louer" les services de son poulain à d'autres, résultant le plus souvent en des productions de prestige pour d'autres studios: la Fox (Lifeboat), Universal (Saboteur, Shadow of a doubt) ou RKO (Suspicion, Mr & Mrs Smith). C'est avec certains de ces films, en particulier Suspicion ou surtout Shadow of a doubt, qu'Hitchcock a sans doute le plus pris ses marques, et préparé le terrain pour ses productions futures, et bien entendu produit certaines de ses oeuvres les plus personnelles des années 40. Notorious en fait donc partie, et c'est en effet un film très important...

Prévu pour être une production Selznick, le bébé a été refourgué à la RKO par le producteur, avec son metteur en scène. Si ensuite David Selznick, qui ne savait pas ce qu'il voulait, tâchera d'influer en faisant remplacer l'acteur principal par Joseph Cotten, on ne peut que se réjouir que Hitchcock et Grant aient tenu bon... C'est donc la deuxième collaboration des deux hommes, et après le playboy soupçonné d'intentions criminelles de Suspicion, c'est à nouveau un Grant différent des habitudes qui se présente à nous. Face à lui, une Ingrid Bergman en grande forme, et le duo est de fait explosif, inspirant Hitchcock de façon décisive. Pour terminer ce tour d'horizon rapide, on se réjouira de trouver sous la marque éminemment Hitchcockienne du criminel sympathique, Claude Rains qui est à la hauteur, contrebalancé par un chef des services secrets Américains joué par Louis Calhern, trop poli pour être honnête.

Tout en surfant sur la vogue des films d'effort de guerre (Qui rappelons-le venait juste de se terminer), Notorious est à la fois un film d'espionnage élégant, et un drame sentimental d'un genre nouveau, profondément adulte, et dont le principal combat se situe au niveau de la morale et du devoir...

Notorious, un adjectif qui a un double sens: d'une part, notion de célébrité, mais d'autre part cette célébrité n'est pas liée à une notion d'oeuvre, d'accomplissement; il en ressort que le terme a des connotations péjoratives très marquées. De fait, à Miami, Alicia Hubermann (Bergman) est la fille, constamment surveillée par la presse, d'un homme d'origine Allemande, qui vient d'être jugé coupable de trahison et envoyé en prison: il complotait avec des Nazis... Elle noie son mal-être dans l'alcool et les plaisirs, et fait la rencontre d'un mystérieux inconnu, dont elle tombe instantanément amoureuse, Devlin (Cary Grant). celui-ci est un espion Américain, dont le travail est de recruter Alicia... et de l'envoyer séduire Alex Sebastian (Claude Rains), un riche ami de son père qui pourrait bien être au centre du complot, et qui a toujours eu un faible pour la jeune femme. Avec réticence, voire dégout, Devlin exécute les ordres, malgré le fait que les deux héros vivent désormais ensemble, et la descente aux enfers dAlicia commence, supervisée par un Devlin de plus en plus amer au fur et à mesure que le film se déroule...

A cette intrigue mi-sentimentale, mi-policière, le metteur en scène ajoute des discussions entre les espions, dirigés par Louis Calhern, au cours desquelles les Américains révèlent de façon parfaitement odieuse tous leurs préjugés vis-à-vis d'Alicia qu'ils prennent pour une trainée. Devlin ne cache pas son dégout à la fois pour ses supérieurs, mais aussi pour Alicia, qu'il n'a pas suffisamment protégée contre la tâche dégradante qui lui est confiée. Mais derrière cette notion de devoir, le devoir de Devlin de demander à la femme qu'il aime de coucher avec un Nazi (!), ou le devoir de cette même femme de fermer les yeux et de penser à l'Amérique,se cache également l'insurmontable peur de s'engager directement pour Devlin, qui avant les dix dernières minutes n'a jamais avoué ses sentiments à Alicia... Est-ce par morale, parce qu'il désapprouve sa conduite passée, ou la croit incapable de changer, est-ce parce qu'il la croit aussi peu digne qu'une prostituée, etc.. La question est souvent posée, sans réponse, par Alicia, et les échanges entre les deux amants deviennent de plus en plus noirs au fur et à mesure que le film avance... L'amour, ce n'est pas toujours un bouquet de violettes. Ici, en particulier, mélangé avec le devoir, ça devient quelque chose de bien différent d'une partie de plaisir.

A ces deux personnages, et aux cyniques Américains, on notera qu'Hitchcock ajoute des Nazis, qui pour certains d'entre eux (Anderson, joué par Reinhold Schünzel, ou Sebastian-Claude Rains) sont aimables, gentils et prévenants: comment ne pas contraster les manières d'homme du monde de Sebastian, avec le geste de Devlin qui donne un coup de pied brutal sur le cheval d'Alicia pour provoquer la rencontre entre celle-ci et sa cible? Il compte, tout  simplement sur un geste chevaleresque de l'Allemand... Le visage acceptable voire séduisant du mal, c'est l'un des thèmes d'Hitchcock, qui nous avait déja montré, dans sa galerie de portraits, Paul Lukas dans The lady vanishes, par exemple, ou l'oncle Charlie de Joseph Cotten dans Shadow of a doubt... Ici, il accompagne son "méchant" d'une mère plus difficile, qui est par certains cotés sa mauvaise conscience, jouée par Madame Konstantin, elle est l'une des premières mères monstrueuses de l'oeuvre. Il y en aura d'autres...

Enfin, Hitchcock ne se contente pas de filmer les ébats (Bergman et Grant réussissent à donner l'impression d'une intimité très forte, qui a du faire exploser les petites lunettes de plus d'un censeur aux Etats-Unis), il montrent aussi les espions à l'oeuvre, grâce à l'intrusion d'un "McGuffin" intéressant (Du minerai d'uranium, caché dans des bouteilles millésimées), d'un objet essentiel (La clé de la cave, gardée jamousement par Claude Rains, mais subtilisée au péril de sa vie par Ingrid Bergman, Alicia devenue entretemps Mrs Sebastian), d'une occasion en or (Une réception à la maison Sebastian, au cours de laquelle Devlin a été invité, et durant laquelle Sebastian ne lâche pas son épouse d'une semelle), et de deux erreurs qui conduiront fatalement Sebastian à soupçonner son épouse (une bouteille cassée dans la cave, et la clé manquante après la soirée). Ajoutez à cela un baiser comme seul prétexte rationnel de la présence de Grant et Bergman dans la cave, et un travelling avant qui rappelle celui, fameux, de Young and innocent, et on aura une séquence d'anthologie... Mais la fin, qui voit Grant intervenir directement dans la maison Sebastian pour sauver Alicia affaiblie par des doses quotidiennes de poison, est aussi un haut moment de suspense.

Voilà, nous tenons avec Notorious un film d'une grande classe, dans lequel Hitchcock a réussi à résoudre à sa façon le problème de la quadratire du cercle: il propose un élégant drame sentimental, matiné d'une intrigue d'espionnage superbement mise en scène, le tout baigné de réflexions fondamentales sur l'engagement, aussi bien idéologique que sentimental, le devoir, et les préjugés amoueux face aux apparences. Après ce film, un de ses grands classiques, il ne lui restera plus qu'à tourner vite fait (mal fait) un dernier film-pensum pour son mentor Selznick, et il sera prêt à voler de ses propres ailes...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock Cary Grant
25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 15:15

L'arrivée de Marie-Antoinette d'Autriche (Kirsten Dunst), à la cour de Louis XV (Rip Torn), puis son mariage arrangé avec le Dauphin Louis Auguste, Futur Louis XVI (Jason Schwartzmann) pour garantir l'alliance entre la France et l'Autriche... De quoi déchanter, et très vite, entre l'oeil impitoyable des dames de la cour, ou devant la pression sociale représentée par la présence de la maîtresse officielle du Roi, Madame Du Barry (Asia Argento). La future Reine de France doit s'inventer un univers pour pouvoir survivre...

Prenant tout le monde à contrepied après ses deux premiers longs métrages, si actuels et si modernes, Sofia Coppola réalise beaucoup plus un portrait de Marie-Antoinette dans les coulisses de l’histoire qu’une biographie de la Reine. Elle nous montre, surtout, une adolescente qui doit tout abandonner un jour, pour se retrouver dans la position inconfortable d’être au milieu de tout et de tous, forcément regardée et scrutée, et devant forcément décevoir: tout lui est mis sur le dos, dont l’incapacité de son époux Louis XVI à l’honorer (Si j’osais, je dirais qu’il avait facilement la chique coupée, mais ce serait un rien tranchant…), et rien ne peut la sauver aux yeux de l’opinion. Ses goûts pour le luxe (Anticipant sur The bling ring, d’ailleurs…) ne sont qu’une manifestation de sa frustration, une fuite en avant due à l’aliénation d’une jeune femme qui a tout perdu pour ne pas gagner grand-chose.

Inévitablement, lors de la sortie de ce très beau film très réussi, on a surtout parlé du sacrilège qui consiste à accompagner ce film d’une musique du XXe siècle, et d'un montage peu orthodoxe, qui fait la part belle à des effets particulièrement modernes, sans parler d'une esthétique particulièrement sous l'influence de l'image de la mode et de celle de la publicité! Et alors ? ce n’est pas un film historique, c’est un portrait subjectif, magnifiquement interprété par Kirsten Dunst et Jason Schwartzman. Et Sofia Coppola a transformé l’essai en osant accentuer le glamour de cette peinture d’un monde oisif en pleine fuite en avant comme  prolongement de l’univers des riches contemporains. Derrière l'histoire d'une Reine infortunée, mal-aimée et mal-comprise, Sofia Coppola nous tend plus le miroir déformant de notre époque, qu'un simple portrait historique...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Sofia Coppola
21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 17:58

Un "homme de la ville" se retrouve embourbé avec sa voiture en pleine campagne, et pendant que les habitants du coin, dont Roscoe Arbuckle, l'aident, il séduit la fiancée (Minta Durfee) de ce dernier... Puis il l'attire vers la ville et sa corruption, dans un établissement fort mal fréquenté...

Le terreau du mélodrame, à savoir le contraste entre la campagne humaine et la ville corrompue, était aussi idéal pour la comédie. Il est vrai que Sennett avait commencé chez Griffith, et il en restait des réflexes et des facilités...

Ce film est intéressant à plus d'un titre: d'une part c'est l'une des premières réalisations de Roscoe Arbuckle soi-même, qui allait passer plusieurs années à réaliser des courts métrages de plus en plus élaborés, tout en faisant semblant de se cantonner dans le style gras et lourd de Sennett... Ensuite, le comédien y raffine un personnage rural auquel il reviendra souvent. 

Enfin, et surtout, on sent bien que tout le studio ou presque a été mobilisé dans ce stampede délirant, de Al St John aperçu en silhouette menaçante dans le bouge, à Mack Swain (flanqué du jeune Charles Parrott, futur Charley Chase), de Minta Durfee à Leo White, de Phyllis Allen à Edgar Kennedy. Donc c'est évidemment de la grosse comédie,  mais faite avec goût!

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Roscoe Arbuckle Muet Mack Sennett Charley Chase
21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 17:52

Bien qu'il soi plus ou moins sous la surveillance accrue de son épouse (Minta Durfee), Roscoe Arbuckle est un fieffé coquin, qui tente de séduire toutes les femmes qui passent à sa portée...

Arrive alors un rajah (Edgar Kennedy), qui est pris pour une femme en raison de ses vêtements... Dragué par les hommes, il crie vengeance, et il va s'avérer particulièrement remonté contre la tentative de Roscoe. 

C'est un film, je l'admets, particulièrement idiot. Il est très probable qu'il s'agissait d'alimenter les montagnes de pellicule sorties par la Keystone et de réaiser en deux ou trois heures un film vite fait mal fait...

Mais bon, Edgar Kennedy en rajah, ça interpelle, quand même...

 

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Mack Sennett Roscoe Arbuckle Muet
21 septembre 2024 6 21 /09 /septembre /2024 17:40

Ce film du studio Sennett, situé au début de la carrière du comédien Roscoe Arbuckle, le montre déjà entre deux eaux, cherchant à la fois à incarner l'un des héros stéréotypés qui étaient de la manière typique à la compagnie Keystone à cette époque: un homme simple, réduit à une caractérisation en l'occurrence très physique, celle d'un homme fort, comme on dit... ce que le titre souligne sans la moindre subtilité. A cause de ce genre de titre, le comédien sera affublé toute sa carrièere durant de ce sobriquet qui renvoie à son poids et son embompoint...

A Griffith Park, Arbuckle et son épouse (Dot Farley) sont témoins d'un drame: une petite fille qui a échappé à la surveillance de sa baby-sitter (Minta Durfee) manque de se noyer: le héros se précipite et la sauve... La petite étant la fille du commissaire de police (George Nichols), il confie un poste au héros du jour. Devenu un policier en uniforme, Arbuckle va tomber victime des circonstances et d'un groupe de garnements...

Tout va très vite: en 12 minutes, il va passer pour mort, être célébré en héros, puis sera arrêté pour vagabondage, et devra voir son épouse flirter avec le commissaire. Et malgré cette précipitation, je ne peux m'empêcher de penser que ce film montre déjà une différence essentielle entre le style d'Arbuckle et ce qu'on cherche à lui faire faire...

Partager cet article
Repost0
Published by François Massarelli - dans Muet Roscoe Arbuckle Mack Sennett