John Bunny est un cowboy, dont la rotondité a eu pour conséquence qu'il est devenu la cible de blagues facile sur le ranch où il travaille. Il décide de rendre aux rieurs la monnaie de leur pièce... Il s'envoie un faux télégramme qui annonce l'arrivée de sa soeur jumelle, Kitty, et une fausse lettre qui lui demande de se rendre au tribunal pour une affaire, pile au moment où sa "soeur" doit arriver... Au moment venu, "Kitty" est fêtée et devient, à l'unanimité, la cuisinière du ranch. Les cowboys commencent à multiplier leurs propositions de mariage...
Pour ce dernier point, un élément est à ajouter: l'un des cowboys est complice et il suggère aux autres d'effectuer leurs demandes pour le geste seulement, car "Kitty" n'est sans doute pas une représentante des canons de la beauté de cette rude époque de pionniers...
Bon, je le dis ici sans détour: je n'aime pas John Bunny. Je sais qu'il était une superstar de la comédie à cette époque, mais il est vraiment d'un, voire de deux, autre(s) siècle(s)... Ses rondeurs ne sont pas en cause bien entendu, mais le problème c'est qu'à une époque où on disait à un acteur "tu es rondouillard, tu dois faire de la comédie", il restait possible à l'acteur en question de développer son art au-delà de cette simple condition physique. A part des grimaces, je ne vois pas ce que Bunny apporte à son activité... Si on voulait être méchant, on pourrait le comparer à Oliver Hardy. Mais on ne le fera pas, Hardy était un génie, Bunny était probablement oublié dix ans après ce film.
Pendant la Crise de 1929, Aaron Kurlander (Jesse Bradford) est un adolescent rêveur et débrouillard... Qui vit avec ses parents (des immigrés Allemands) et son frère (Cameron Boyd) dans un hôtel où tous les jours, ils ont peur de croiser quelqu'un qui va leur demander de s'acquitter de leur loyer. Personne ne le sait parmi les professeurs des enfants, ou leurs camarades... Mr Kurlander (Jeroen Krabbe) cherche du travail, et MmeKurlander est très malade: Sullivan, le petit frère d'Aaron, va devoir quitter la chambre pour aller vivre avec son oncle...
C'est le troisième film de Steven Soderbergh, et le premier fait pour un studio (Gramercy, branche "expérimentale" de universal). A mi-chemin entre une évocation douce-amère de la crise (St Louis, 1933) et le roman initiatique, cette histoire de grand garçon qui se fait tout seul, livré à lui-même dans la misère de l'après 1929, et qui par la force de son imagination et de son caractère, à survivre contre vents et marées, est souvent irrésistible. Le fameux, proverbial et bien entendu tout ce qu'il y a de fictif "vert paradis" de l'enfance laisse place ici à la peur du lendemain, la tuberculose, la séparation d'une famille, et les conséquences de la stratification sociale, et des stigmates inévitables dans la société Américaine de 1929...
Il y a probablement eu une attraction du réalisateur pour le fait de recréer une époque, comme avec Kafka, et comme il le ferait dans d'autres films à des degrés divers, mais ici l'illusion passe par un choix raisonné et économique de lieux, de costumes et d'attitudes, sans parler des obsessions de l'époque: Lindbergh, mais aussi et surtout la crise de 1929, les bidonvilles et la débrouille... Les acteurs sont tous excellents, et en premier les jeunes: Jesse Bradford qui joue Aaron est très solide, et Amber Benson, l'une de ses voisines, est déjà très impressionnante...
Betty (Balfour) est une enfant de riche, Américaine et gâtée, qui ne se refuse aucun caprice. Mais son père (Gordon Harker), de plus en plus irrité par les frasques de sa fille, commence à trouver qu'elle exagère, et pas qu'un peu. Entre deux bouffées de gros cigare, il décide de tenter de la freiner un peu. Alors que la jeune femme vient de s'illustrer en rejoignant son petit ami parti en croisière, grâce à un avion (qu'elle a coulé!), elle apprend que son père lui impose désormais de vivre par ses propres moyens...
"C'est probablement ce qu'il y a de plus bas dans ma production", disait Hitchcock selon Françoitrufo de son huitième film. Il avait l'impression qu'il sortait de nulle part, n'allait nulle part, mais si c'est loin de faire partie du meilleur de son oeuvre, je le trouve injuste. C'est après tout une comédie sans prétention, dans laquelle le metteur en scène semble remplir avec brio son contrat, à savoir se moquer des séquelles du "jazz age" qui en cette fin des années 20, finissait par débarquer en Europe. Et il le fait avec style, en utilisant comme toujours sa mise en scène avec bonheur. Il fait feu de tout bois, et s'amuse même à placer une petite énigme, autant pour Betty que pour le spectateur: qui est cet étrange bourgeois qui envahit peu à peu la vie de Betty, et la regarde en permanence du coin de l'oeil? D'ailleurs, c'est, en écho au titre, une image récurrente, qui montre le point de vue du bonhomme à travers un verre qu'il est en train de vider...
Pour le reste, Betty Balfour, vedette imposée à Hitchcock, est honnête, même si on soupçonne que l'actrice Anglaise était sans doute plus à l'aise, avec sa gouaille, pour incarner ces jeunes femmes qui travaillent, figures populaires de l'écran Britannique, et qu'Hitchcock savait si bien nous montrer.
Incidemment, on vient d'apprendre avec la fin des travaux de restauration des films muets d'Hitchcock, que les copies disponibles de Champagne sont toutes issues du deuxième négatif, et ne représentent pas exactement le montage souhaité à l'époque. Evidemment, on pourra toujours dire qu'au moins on dispose du film, et on en a sauvegardé un négatif, fut-il de second choix.
Le Docteur Alex Cross (Morgan Freeman) est un inspecteur et psychologue basé à Washington. Il décide d'aider sa famille dans une affaire de disparition: sa nièce, en effet, est portée disparue dans le cadre d'une affaire d'enlèvements en série, et on a trouvé plusieurs corps de victimes... Il se rend en Caroline du Sud,autour de l'université, et mène l'enquête, pendant qu'une jeune femme médecin, Kate McTiernan (Ashley Judd) est enmevée à son tour. Mais elle parvient à s'évader...
C'est l'une des belles idées, qui permet d'ailleurs au film d'échapper à l'accusation de surfer sur le succès de Seven! Car le film de Fincher se tenait strictement dans le point de vue des enquêteurs, opposant les visions et méthodes sérieusement différentes de Brad Pitt et Morgan Freeman... Ce film en revanche va unir les points de vue de Kate McTiernan, victime mais pas du tout potiche, et d'Alex Cross.
Et un fantôme inévitable va se manifester, qui donne tout son sens au fait qu'Alex Cross se devait d'être un Afro-Américain: si le film se déroule en mettant en parallèle (de façon très embrouillée, si vous voulez mon avis) deux enquêtes, l'une à l'est, l'autre en Californie, une des clés du film reste strictement localisée en Caroline, dans le Sud, donc, dans une maison de l'horreur dont les fonctionnalités remontent à l'esclavage et à la Guerre Civile. Bref: on n'en sortira jamais...
Une histoire d'amour et de conflit inter-générations, sous un versant de comédie, raconté du point de vue d'un rocking-chair? C'est à peu près ça...
Un couple s'aime, et les deux tourteraux souhaitent se marier, mais le père (George Ober) de la jeune femme (Clara Kimball Young) désapprouve son choix (Tom Powers)... Quand il vient à l'improviste, le jeune homme est dans le rocking-chair (...SON rocking-chair) et le quitte précipitamment avant l'irruption du père. Voyant l'objet en mouvement, le vieil homme croit qu'il est hanté...
C'était gonflé, et c'est raconté avec une certaine économie de moyens. C'est un film assezs soigné, dont il est impossible à ce stade de déterminer l'auteur...
Cette comédie très courte a l'air bien austère, et même franchement crue: un homme souhaite dormir, mais il ne le peut pas car son voisin du dessous est très énervé, et quand il est énervé il tape avec insistance sur un punching-ball... exaspéré, l'homme tente d'intervenir chez ses voisins, mais sans succès. Il se résout à leur faire concurrence...
Le montage, dans un film comme celui-ci, est crucial: nous devons à la fois voir ce qui se passe dans les différents espaces (il y en a quatre: l'appartement du monsieur en colère, celui du boxeur, l'escalier entre les deux étages, et la rue à l'extérieur de la maison), et comprendre les liens (le son d'un côté, qui est absent pour cause de muet, et les interactions hostiles) qui font sens dans cette petite histoire...
Nous ne sommes pas aidés par le jeu outré, hystérique, mécanique des acteurs, mais une explication nous est fournie par les chercheurs, non seulement pour le côté mécanique, mais aussi pour l'existence de ce petit film mal fichu. A l'origine, il y avait un autre film, du même titre, qui a eu tant de succès... que le négatif a rendu l'âme. Les copies en ont a priori toutes disparu. Cette deuxième version est donc un remake, commandé pour combler le vide, et fait aussi mécaniquement que possible.
Alors là, c'est TRES compliqué... A l'origine de ce film, il y avait un projet pharaonique, probablement inspiré de l'actualité cinématographique des années 70: Anatole Dauman, producteur exigeant et réputé de cinéma d'auteurs, avait produit pour un des plus grands cinéastes Japonais un film aussi explicite que miraculeux, qu'il sur-vendait parfois comme un film pornographique (L'empire des sens, de Nagisa Oshima). Ce qu'il n'était pas. A l'inverse, Bob Guccione, patron d'un empire porté sur la fesse, à savoir le magazine Penthouse, a donc décidé de le faire à son tour...
En brouillant les pistes, d'une part: son film allait raconter la Rome Antique, et tant qu'à faire cette partie de l'histoire qu'on connait moins, à savoir l'époque de Caligula César, héritier de son grand-père Tibère qui lui-même avait récupéré le pouvoir après Auguste, l'héritier direct de Jules! POur le scénario, Guccione a eu l'étrange idée de faire appel à Gore Vidal, donnant ainsi une connotation sophistiquée à son projet. Mais en confiant la mise en scène à Tinto Brass, réalisateur auto-proclamé obsédé sexuel, qui déjà à l'époque réalisait des films d'une confondante vulgarité avec une obsession particulière pour les popotins, il montrait comme une certaine tendance au grand écart! Grand écart encore, aux côtés de grands acteurs Britanniques comme Peter O'Toole, Helen Mirren, John Gielgud et bien entendu Malcolm McDowell, le film montre des acteurs venus d'autre horizons: Teresa Ann Savoy tournait à l'époque des films érotiques... Et le producteur-impresario est venu avec ses "Penthouse Pets", des mannequins pas souvent frileuses...
Le projet était délirant, et avait trop de capitaines. Vidal est parti en claquant vertement la porte en apprenant que Brass refusait de lire son script. Guccione remplaçait en douce des scènes du film derrière le dos de tout le monde en tournant des scènes porno et en les insérant sans ménagement ni logique. Et Brass afini par être viré pour s'en être plaint!
Les acteurs (les vrais, désolé pour cette vision des choses, mais quand on compare le jeu de Mirren et celui de Savoy on voit bien qu'un métier, ça s'apprend) ont gardé un souvenir vivace d'un tournage, disons, coloré. Mon anecdote préférée reste la réaction de Gielgud qui confessait à la fin de sa vie, lui qui fut longtemps un gay militant dans le milieu du théâtre et du cinéma, quand c'était encore plus difficile que maintenant, qu'il "n'avait jamais vu autant de bites de sa vie"... Le terme est une traduction fidèle du sien...
Ce film raconte, suivant les versions, l'accession (violente) au pouvoir de Caligula, fils adoptif de Germanicus, lui-même fils décédé de l'empereur Tibère. Epris de sa soeur mais marié à une prêtresse libertine, Caligula a lentement laissé le pouvoir le rendre plus fou et tyrannique que jamais. Entretemps, il aura participé avec allégresse à la décadence totale de l'empire Romain...
Il y a si je ne me trompe pas cinq versions: la version originale, dite "uncut", voulue par Bob Guccione, et "volée" à Tinto Brass. Guccione y a inséré une dizaine de minutes de sexe très explicite. La version originale recoupée pour l'export dans les pays Anglo-saxons, qui culmine à moins de deux heures, et qui élimine une bonne part des scènes les plus problématiques. Pas toutes, sinon il n'en resterait rien! Une version internationale, aussi longue que l'uncut, mais privée de ses scènes porno, remplacées par des séquences alternatives. Une version alternative Italienne (Io, Caligola) a été montée à partir de chutes (le film a été tourné avec un nombre excessif de scènes, autant que de prises) en 1983. Enfin, la nouvelle version, présentée à Cannes en 2023, est supposée donner à voir une vision proche de ce qu'une collaboration éventuelle entre Vidal et Brass aurait pu donner si le metteur en scène avait suivi les plans de son prestigieux scénariste, et le tout sans une seule des scènes pornographiques (elles sont essentiellement regroupées sur deux séquences, en réalité) voulues par Guccione. C'est Caligula, the ultimate cut, confectionné à partir de chutes, là encore, propose un montage beaucoup plus cohérent. Cette version est due à Thomas Negovan, un fan du film qui entendait restaurer la vision originale du film.
Au final, ce film est surtout notable pour ses excès, ses ratés, son baroque, ses horreurs, et pas vraiment pour ses leçons d'histoire. Il semble concentrer à lui tout seul, les possibilités les plus folles de la rencontre entre le cinéma d'auteur (quoique... Tinto Brass?), l'Histoire, et l'esprit Penthouse, soit des filles dans le plus simple appareil. Un résultat plus que vulgaire, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais un mélange détonnant qui était dans l'air: comme on dit souvent, "ça, après tout, on ne l'a pas essayé". Ce qui ne veut pas ire que ce puisse être une bonne idée pour autant, la preuve!
Un magazine lance un projet de concours, celui de l'organisation du mariage le plus original. Trois couples sont choisis: Isabel (Meredith MacNeill) et Josef (Stephen Mangan) sont deux joueurs de tennis, hyper-compétitifs et stressés; Sam (Jessica Stevenson) et Matt (Martin Freeman), deux romantiques, et enfin Joanna (Olivia Colman) et Michael (Bobert Webb) sont des naturistes militants (surtout Michael)... Avec l'aide d'un couple d'organisateurs de mariages (Vincent Franklin, Jason Watkins), la compétition commence sous l'oeil des caméras.
Oui, car en 2006, on était encore sous le choc de la téléréalité, et c'était encore considéré comme un geste de bravoure d'essayer de parodier la chose. Aujourd'hui c'est devenu une norme, donc cet aspect ne fonctionne plus du tout. Sans surprises, finalement: les gens s'engueulent, se rabibochent; la production s'écharpe devant les choix imposés par les candidats, et les naturistes passent leur temps à poil. ...et pas une seule fois, pas une seule, ça n'est drôle. C'est affligeant...
Frank Drebin (Leslie Nielsen) revient, deux ans après avoir protégé la reine d'Angleterre... et perdu l'amour de sa vie, Jane (Priscilla Presley). Dans cette nouvelle démonstration de son incompétence, nous allons à nouveau assister aux efforts surhumains déployés par l'équipe du film pour accumuler les gags idiots, les situations scabreuses, et tenter du même coup de raconter une histoire cohérente, que je ne vous détaille pas ici, car honnêtement, c'est encore moins important que dans le premier James Bond venu...
Il en va de ce film comme de toutes les productions liées aux trois trublions Zucker, Abrahams & Zucker: tout est lié à l'envie de placer un maximum de gags, et d'allusions, de parodier, de se moquer et de faire sa fête au bon goût le plus élémentaire. On n'a l'impression qu'on est toujours dans le même film, The naked gun, et c'est exactement ça. Il y a des fans.. Maintenant je dois admettre qu'une fois qu'on a vu Airplane... On a tout vu. Quelques gags surnagent, malgré tout, mais c'est mécanique.
Ah, notons toutefois que Barbara Bush s'en prend vraiment plein la figure...
Une bande d'amis sans trop de sous (ils se prêtent mutuellement de l'agent, tant et si bien qu'on se demande qui a bien pu commencer, tellement ils sont fauchés) monte une combine qui confine à l'escroquerie: Albin (Denis Podalydès) est en couple avec Justine (Sandrine Kiberlain), à laquelle son patron (Daniel Auteuil) a confié la mission délicate d'organiser un week-end à faire chavirer pour lui et une mystérieuse inconnue. Il lui a octroyé un budget de 14000 Euros, avec le droit de garder une commission. Les amis s'affairent et organisent, avec un budget dérisoire, une croisière en péniche, avec une obligation: pour faire pro, aucun d'entre eux ne doit révéler qu'ils se connaissent, y compris bien sûr Albin et Justine.
Sauf que la mystérieuse inconnue, justement, c'est Justine, qui l'apprend à son corps défendant, et en présence d'Albin...
C'est la troisième fois si je ne m'abuse que Bruno Podalydès a utilisé l'eau (fluviale ou maritime, peu importe) comme métaphore de la liberté des vacances et de l'oubli du quotidien. Ici, le titre semble assumer le côté potentiellement minable de cette épopée à trois sous, qui tente de faire passer un séjour sur une péniche pour le summum de la sophistication, et n'y parvient, mais alors pas du tout du tout...
Par moment, on a presque l'impression d'assister à une version parodique et un rien franchouillarde de Ocean's eleven, mais cette impression est tempérée par une certaine poésie, et aussi une gentille galerie de portraits: les amis, tous dans la débrouille (l'une a trouvé un boulot, qui l'oblige à faire la serveuse en accueillant les clients d'un café en chansons, façon Michel Legrand, une autre survit en monnayant des services en télétravail sur internet, consultation psy à 5 Euros, et aide contre l'insomnie à 10 Euros!), vont tous assumer une fonction (l'un sera tous les éclusiers) ou un personnage (un autre décide qu'il sera le capitaine, et ça tombe bien, il a justement emprunté une péniche; c'est Bruno Podalydès), et chacun se prête au jeu avec plus ou moins de talent, ou plus ou moins de conviction...
En chemin, bien sûr que Frank (Auteuil) fera tout pour séduire son employée, en s comportant souvent comme un (certes sympathique) patron auquel tout est acquis; bien sûr qu'Albin et Justine, ctte dernière à deux doigts de quitter son compagnon) remettront leur couple en jeu; et on assistera à un chagrin d'amour entre Jocelyn (le capitaine) et son mousse, qui le quitte pour une jolie naïade croisée en chemin... De résolution, il n'y aura pas vraiment, juste le sentiment d'avoir accompagné une croisière loufoque, dans laquelle on oubliera le tumulte idiot d'un monde qui ne tourne décidément pas rond: au début du film, dans une présentation d'un projet à l'entreprise de Frank, on aura un jeune cadre commenter un graphique en disant "là, il y a une courbe qui monte, et là, une autre qui descend"...
C'est probablement mineur, mais il se peut que la poésie de certaines répliques, et certaines situation absurdes finissent par nous rester en tête. Comme ce personnage de Caramel (Jean-Noël Brouté), qui est gardien de musée et qui tous les jours amène un de ses tableaux et l'installe dans la galerie pour entendre la réaction des gens... Il joue aussi (mal) de la guitare, et entendra cette remarque frappée au coin du bon sens: "passé un certain âge, quand un adulte sort une guitare, on s'attend à ce qu'il sache jouer"...