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8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 18:38

C'est 1920, il est donc prohibé de s'imbiber ce qui pousse de nombreux américains de tout âge et de tout standing à le faire! Justement, la veille, Jimmy (Harrison) et Bobby (Vernon), deux amis, ont un peu poussé le bouchon. Jimmy reçoit une lettre de son père qui lui reproche sa conduite... et ses fréquentations: il décide de retourner à la maison familiale en compagnie de Bobby, qu'il fait passer pour un fils de pasteur...

Bobby est vite accepté même s'il trouve la farce difficile pour son moral... Par contre la soeur de Jimmy lui reproche clairement de ne pas être "un homme des cavernes", comme elle dit... Le journal apprend à tout ce beau monde qu'un dingo parcourt les campagnes des environs, qu'il est retourné à l'état sauvage, et qu'il est TRES dangereux... Ca donne aux deux garçons une idée de farce...

On les voit venir gros comme une maison, fatalement... Mais c'est un film gentiment loufoque, qui montre le mauvais esprit assumé et affiché de façon militante, face aux imprécateurs de la prohibition, une réforme qui a probablement été la plus dommageable pour les multitudes! On voit aussi toue une époque qui ne s'embarrasse pas de subtilité dans les clichés, avec son hilarant "homme des cavernes" en liberté. Bon, tout ça c'est du cinéma, hein. Oui, mais avec une massue.

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Published by François Massarelli - dans Muet Al Christie Groumf
8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 12:40

Un jeune homme se fiance avec une jeune femme, celle-ci est très heureuse...Jusqu'à ce jour fatidique où elle aperçoit clairement, dans un parc, son fiancé avec une autre. Elle le somme de s'expliquer (dans une petite scène téléphonique), et il bredouille qu'il s'agit de sa soeur. La fiancée qui n'est pas duo=pe annonce arriver directement, accompagnée de sa famille... C'est alors que le copain d'université arrive opportunément chez le héros, qui lui propose de jouer le rôle de sa soeur...

C'est vaguement en cousinage avec Charley's aunt, une pièce qui a reçu un énorme succès à Broadway (et qui fut filmée avec rien moins que Syd Chaplin lui-même en 1925). Au-delà de l'impossibilité de gagner pour le héros, qui n'a évidemment jamais eu de soeur, est donc un menteur, et mérite toutes les punitions qui lui tomberont sur le coin de la figure, le film est intéressant pour ses à-côtés: quand la fiancée arrive avec ses parents, on voit très vite que le père est en fait un vieux cochon, qui passe son temps à soulever le pudique voile qui couvre la nudité d'une statue, par exemple...

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Published by François Massarelli - dans Edwin Porter Thomas Edison Muet
8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 12:32

Basé sur un comic strip New Yorkais de T. E. Powers, ce film tient presque du cartoon, tel qu'il sera pratiqué à la Warner: deux hommes convoitent une jeune femme qui n'est pas très pressée pour les départager. C'est donc une guerre de tranchée entre les rivaux... Qui passe par des méchancetés, des coups bas et des traîtrises particulièrement élaborées...

C'est drôle, et ça réussit à ne pas être trop répétitif... Comme de juste, il est très vite impossible de prendre parti (contrairement à ce qui se passera dans les films étalant la rivalité entre Bugs Bunny et daffy Duck, par exemple). La multiplicité des décors et des environnements fait aussi de ce film une belle représentation du New York estival de 1907...

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Published by François Massarelli - dans Edwin Porter Muet Thomas Edison
8 mars 2024 5 08 /03 /mars /2024 12:21

Cohen, un commerçant dont les affaires ne marchent pas comme il le voudrait, joue de malchance... Non seulement les clientes ne se précipitent pas dans son magasin de prêt-à-porter, mais quand il reçoit un lot de bonnets, un chiffonnier croyant que l'énorme colis à l'extérieur du magasin est uneinvitation à se servir, s'en saisit. Cohen réussit à récupérer certaines des coiffes mais le mal est fait, la marchandise abimée, et les carottes cuites... Une seule solution, une escroquerie à l'assurance...

Ca n'a sans doute pas l'air d'être grand-chose, mais ça accumule: la façon dont Cohen est représenté, avec un nez anormalement crochu, qui se retrouve chez son épouse aussi; leur empressement hors norme, pour ne pas dire leur aressivité, à faire venir les clientes qui n'en ont aucune envie; la façon dont dans la rue, quand Cohen est parti à la chasse aux bonnets, tout le monde se moque allègrement de lui... Et puis cette idée d'escroquerie à l'assurance, qui partirait d'un incendie volontaire (dans lequel tant qu'à faire on sacrifie un chat), est basée sur un artoon de l'époque, d'ailleurs vendu en carte postale. Bref, de là à dire que le film est antisémite, il n'y a qu'un pas. Que je franchis sans vergogne: c'est que le cinéma de cette époque ne s'embarrassait pas de délicatesse dans la peinture des minorités... 

Charles Musser, historien spécialiste des films Edison, attribue a priori cette ignominie à McCutcheon. En l'absence des deux réalisateur nominatifs, tous deux morts et enterrés, je m'abstiens donc de tout autre commentaire sur le sujet, et me contente d'ajouter, qu'en plus, il faut le dire: le film n'est pas terrible du tout...

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Published by François Massarelli - dans Thomas Edison Edwin Porter Muet
7 mars 2024 4 07 /03 /mars /2024 19:07

Parmi les films sauvegardés par Ben Model et compilés dans sa série de DVD (chez Undercrank) Accidentally Preserved, nombreux sont les films distribués par Educational pictures, une structure dont les films n'ont pas été aussi bien conservés et catalogués que ceux d'Hal Roach... En particulier on y retrouve les films de la série Cameo, dont celui-ci. C'est tout un pan de la comédie Américaine qui semble se révéler...

Une jeune femme doit se marier (elle perd un intérêt financier considérable par contrat sinon) et hésite entre deux prétendants: Cliff Bowes et Eddie Boland. Inutile de dire que la concurrence est rude, mais elle finira assez rapidementpar faire son choix. L'auytre (Eddie Boland) se vengera de multiples (et loufiques) façons...

Le film doit beaucoup à deux sources qiu ne sont pas forcément contradictoires: une pièce de Roi Cooper Megrue, produite par Belasco, et intitulée Seven Chances, dans laquelle un homme devait se marier le jour même afin de ne pas perdre un héritage considérable qui le sauvait de la faillite... Et le film One week, de Buster Keaton, dans lequel le héros et sa toute nouvelle épouse arrangeaient une maison préfabriquée dotée d'une vie propre à cause de la malice d'un soupirant éconduit... Et si je dis qu'elles ne sont pas contradictoires, c'est que l'année suivante, Keaton allait justement se charger de l'adaptation de Seven chances...

Mais soyons justes, ce film (qui pour faire bonne mesure, emprunte un soupçon de Grandma's boy, de Harold Lloyd, avec la concurrence des deux soupirants) est tout à fait réussi...

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Published by François Massarelli - dans Muet
7 mars 2024 4 07 /03 /mars /2024 19:00

Ce film rare (péservé grâce aux efforts de l'indispensable Ben Model) présente la première manière des frères Fleischer, qui seront à une période des concurrents sérieux à Disney, avant l'avènement des départements cartoon de la WB et de la MGM... Leur idée était de mêler le cartoon et la vraie vie dans des saynètes qui osaient repréesenter les concepteurs des films eux-même (soit Dave et Max Fleischer, respectivement réalisateur et animateur) en dialogue voire en lutte avec leurs créatures d'encre et de celluloïd, en particulier Koko le clown, justement héros de ce film... 

Il y joue avec la liberté que lui procurent ses concepteurs, et crée à son tour une ravissante poupée mécanique pour danser avec lui... Mais ça dégénère bien vite.

On voit ici que la comparaison avec les oeuvres contemporaines de Disney (Alice in Cartoonland) tournerait bien vite à l'avantage des deux frères. Leur film est plus riche en invention, et possède déjà ce ton libre et quasi "adulte" qui ferait la réputation du studio à l'époque de Betty Boop...

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Published by François Massarelli - dans Muet Dave Fleischer Animation
7 mars 2024 4 07 /03 /mars /2024 18:49

C'est en observant un policier en civil dans l'exercice de ses fonctions que Billy Franey, vagabond patenté, aura une idée... Le policier a en effet pris en flagrant délit un automobiliste qui s'est garé à la hauteur d'une borne d'incendie, il écope donc d'une amende, payable de suite. Billy Franey trouve donc une borne qu'il va transporter avec lui sur les trottoirs, au gré du traffic des automobilistes... ce qui finira comme de juste par attirer l'attention de la maréchaussée.

C'est mécanique, mais c'est drôle et ça a le bon goût d ene pas durer trop longtemps... Et comme la prohibition est toute neuve, difficile de ne pas voir de l'ironie dans cette histoire aquatique, où même si le protagoniste tend à se mouiller, tout finira par tomber à l'eau! Mais il faudra pas moins de trois gendarmes pour en venir à bout, dans une scène finale idiote, et assez franchement réjouissante, dans laquelle une abondance de bouches d'égoût sont fort bien mises à contribution...

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Published by François Massarelli - dans Muet
6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 16:50

Dans ce film distribué par Educational Picrures, nous retrouvons Clyde Cook, un comique Australien, qui a tenté d epercer à travers trois contrats dans les années 20: d'abord via la Fox, puis Educational et enfin Hal Roach, et à chaque fois il semble qu'on n'ait pas trop du quoi faire de lui... Il a pourtant indéniablement une présence à l'écran, et une certaine expérience. Mais peut-être est-il un peu trop clair qu'il a piqué beaucoup de choses à beaucoup de comédiens. Un rien de Chaplin, un soupçon d'Harry Langdon et un je-ne-sais-quoi de Buster Keaton...

Le film n'est pas mauvais pour autant, il se laisse voir sans déplaisir, mais il ressemble parfois à la jonction de plusieurs films, qui passent un peu du coq à l'âne. On aprécie quand même l'impressionnant gest de la dernière chance qui représente une transition: après avoir (mal) repeint sa maison pour son épouse dictatoriale, Cook se jette par la fenêtre et s'engage chez les Marines!

Incidemment, le sergent instructeur sous les ordres duquel l'aspirant Cook va démontrer une fois d eplus son inefficacité, n'est autre que le grand Joe Roberts, qui avait l'année d'avant tourn le dernier d'une grosse dizaine de films avec Buster Keaton. Il n'avait plus que quelques semaines à vivre...

Et je m'en voudrais de ne pas rappeler que le co-réalisateur du film n'est pas n'importe qui, puisqu'il fut un collègue (chez Karno) de Chaplin, avant de se retrouver à la fois sous contrat en tant qu'acteur avec le grand comédien (à partir de 1916, et de façon sporadique au gré des films par la suite), et occasionnellement en tant qu'assistant-réalisateur. C'est lui sur la photo, et pour le reconnaître, ajoutez-lui n'importe quelle moustache, il vous sera sans doute plus familier... En attendant son expérience a du certainement jouer un grand rôle dans les impeccables scènes d'exercices militaires sur ce film.

 

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Published by François Massarelli - dans Muet
6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 16:41

Sous le nom de Paul parrott, James, le petit frère de Charley Chase, s'est fait une spécialité d'interpréter des films de très court métrage (donc une bobine) particulièrement surréalistes, qui tranchent comme pouvaient le faire les films de Snub Pollard pour le studio... Celui-ci est particulièrement intéressant, car il fait surtout intervenir James Parrott dans un one-man show, ce que peu de comiques du muet ont vraiment fait, le plus notable étant bien sûr Chaplin, avec One A.M.!

Donc, Parrott interprète un chasseur débutant (doté dun manuel) qui est tellement mauvais, que les animaux ont instinctivement compris que le meilleur endroit où se réfugier quand il est dans les parages, est directement à ses côtés...

On verra quand même, dans une petite séquence située dans la dernière partie du film, un groupe de chasseurs, avec plusieurs personnes qui étaient en contrat avec Roach à cette époque. On reconnaît en particulier le fameux loucheur du studio, George Rowe, et la délicieuse Jobyna Ralston, qui n'allait pas tarder à taper (doublement) dans l'oeil de Harold Lloyd (sa partenaire de Why worry? à The Kid Brother), et faire une belle carrière aussi bien dans la comédie, que dans des films plus dignes...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet James Parrott Jobyna Ralston
6 mars 2024 3 06 /03 /mars /2024 16:33

Réalisé pour les films Cameo, distribués par Educational, ce court métrage d'une bobine ne fait sans doute pas partie de la noblesse établie du genre burlesque, ça non... Mais il est rythmé, et ma foi assez plaisant, en dépit de sa tendance à se reposer sur des clichés et schémas qui me gênent: il y a des gitans.

Monte Collins et Lucille Hutton sont deux amoureux qui traversent la campagne en voiture en ne faisant pas trop attention: ils s'attirent les foudres d'un représentant de la loi (rustique, le genre agricole, quoi), mais surtout ils perdent le contrôle de leur véhicule, qui va s'emplâtrer dans une roulotte appartenant à des gitans. 

C'est là que le film, faiant comme la voiture, dérape: en effet, le chef des gitans, apercevant Lucille Hutton, décide d'échanger sa femme contre elle. Et l'épouse légitime n'est pas contre, une fois qu'elle a vu Monte Collins... La suite serait délectable, mais elle me semble surtout impossible à raconter: poursuite, quiproquos, et oui, mais oui! ..Un gorille, glorieusement faux, qui se mêle de la partie... 

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Published by François Massarelli - dans Muet