Sorti en septembre 1955, Deputy Droopy est l'un des derniers films de Tex Avery, et précisément son avant-dernier Droopy! C'est aussi un remake de Rock-a-bye bear, dont il reprend la principale idée: une situation dans laquelle il est crucial de ne pas faire entendre le moindre bruit... Droopy est un adjoint au shérif d'un conté, qui lui confie une mission: garder un coffre-fort rempli. Et bien sur, deux malfrats qui écoutent à la fenêtre s'apprêtent à ne faire qu'une bouchée du chien. Sauf que le shérif prévient: au moindre bruit, il accourt et il tire dans tous les sens. Les bandits vont donc devoir être particulièrement prudents... A chaque fois qu'un cri menace de se faire entendre, ils courent en direction d'une colline environnante pour le laisser sortir...
Les accessoires utilisés ici pour le gag (...le seul gag, quand on y réfléchit bien) du film sont hétéroclites et assez inventifs: un rocking-chair, un chat, un homard, des pétards, une plume, un vilebrequin chauffé au rouge, une bouteille de lait... Et on obtient ici une situation paradoxale: avec un remake, basé sur UN SEUL GAG (Comme d'autres films de Avery, et beaucoup de films de Freleng, d'ailleurs), c'est hilarant.
...A condition de ne pas avoir d'aversion pour le style de plus en plus géométrique (L'influence UPA, nous dit-on), et disons-le assez moche, de l'animation. Ni pour la voix sans grand intérêt d'un Droopy de plus en plus désincarné... A noter la présence de deux metteurs en scène au générique: le départ de Tex Avery se précisait à l'horizon, et la succession par Michael Lah (Qui allait tourner un certain nombre de Droopy en solo, pas vraiment fabuleux) était déjà en train d'aménager les cartons.
Ce film des auteurs de Tom et Jerry est une intéressante curiosité, qui nous fait croire dans un premier temps que nous allons voir un court métrage de Noël, pompeux, lénifient et dégoulinant de bons sentiments. Ce n'est pas tout à fait le cas: Good will to men est un remake (à la fois une réactualisation, et un nouveau film qui contient des ré-emplois) du film de Hugh Harman, Peace on earth, sorti en 1939. Les deux films ont été faits à l'initiative du producteur Fred Quimby.
Good will to men présente des différences avec le film plus ancien, notamment dans le contexte et le choix des protagonistes, ainsi que dans les images guerrières qui le ponctuent. Mais la trame est la même: des animaux (Dans ce film, ce sont des souris) qui vivent une vie bien tranquille à l'ombre de ruines déroutantes, se préparent à fêter noël, et les adultes apprennent une chanson aux petits. Parmi les mots, il y en a un qui les intrigue, car les jeunes n'ont jamais entendu parler de ces hommes dont il est question. Les adultes (Ici, une vieille souris, un prêtre qui a lui connu les humains) leur expliquent donc: c'était des créatures obsédés par la destruction de leur prochain... Et le film nous montre alors des images de guerre et de destruction.
Certes, ça plombe l'ambiance, et ça reste bien sûr circonscrit dans un cadre religieux: la discussion entre les générations se conclut sur un rappel des commandements du décalogue, et l'inévitable question "mais si c'était un ensemble de règles pour vivre en harmonie, pourquoi s'en sont-ils détournés?"... Mais le film vaut par sa franchise, certes un peu naïve, mais franchement rafraîchissante. A noter que si les petites souris ressemblent à autant de "Jerry" miniatures, on est bien loin de l'univers de la série fétiche des deux metteurs en scène. les descriptions apocalyptiques, sensées dans le film de 1939 prévenir la guerre, sont désormais d'autant plus fortes, qu'on sait ce que risque l'humanité après Hiroshima et Nagasaki.
Une mère et son fils adolescent qui effectuent leur visite mensuelle de la supérette locale, lors week-end du "labor day" (Le premier lundi de septembre aux Etats-Unis), sont gentiment mais sûrement pris en otage, avec la plus grande discrétion, par un homme blessé. Il vient s'installer chez eux, pour un ou deux jours dit-il, le temps de se rétablir: il s'est évadé de l'hôpital où on l'avait opéré de l'appendicite, mais sinon il purgeait une peine de prison pour meurtre... La vie s'organise autour de la présence ferme, mais jamais agressive, de l'homme recherché par toutes les forces de police locales, pendant le pont du Labor day.
Reitman a un don particulier pour aller farfouiller dans les recoins les plus inattendus de l'Amérique profonde. Ici, il entremêle les genres: une histoire initiatique, celle d'un garçon de treize ans amené à guider sa mère dans les étapes de la vie (Kate Winslet), suite à des déconvenues en cascade qui l'ont laissée très diminuée; une histoire de cavale à suspense, avec l'arrivée inopinée de l'évadé (Josh Brolin) dans la maison; le suspense est dilué à travers de nombreuses scènes, qui jouent souvent (dans la première partie) sur l'ambiguïté de ce que va faire l'homme, avant de changer (dans la deuxième partie): le fils va-t-il ou non dénoncer la présence de l'homme chez sa mère? Enfin, bien sûr, une histoire d'amour se dévoile; pourtant, nous ne quitterons jamais le point de vue du garçon.
Il a donc fallu faire des choix, ne pas en montrer trop, montrer aussi le trouble d'un jeune adolescent qui ne sait pas trop quoi faire de l'histoire d'amour de sa mère... La bande-son est utilisée au maximum pour participer à la suggestion, à la création d'une enveloppe émotionnelle fragile autour du jeune acteur Gattlin Griffith. S'il faut maintenant mentionner un défaut, c'est une fois de plus dans le choix particulièrement irritant et particulièrement à la mode, de ne jamais poser la caméra. Pourquoi faut il que tout plan, y compris celui d'un étalage de supermarché, soit pris par une caméra qui se déplace latéralement? Faut-il impérativement copier les pires manies inutiles de Peter Jackson?
Un film délicat, dont le mélange des genres a semble-t-il effarouché une grande partie du public... Et c'est bien dommage. Mais Jason Reitman doit commencer à s'en douter: tous ses films ne peuvent pas être Juno!
Trois GIs fêtent à New York la victoire et leur démobilisation: ils vont accomplir de grandes choses, et se promettent de se retrouver dans dix ans, au même endroit... Ted Riley (Gene Kelly) sera avocat, et il se mariera avec sa petite amie; Angie Valentine (Michael Kidd) sera cuistot, et il ouvrira un restaurant pour y faire de la cuisine à la Française; et Doug Hallerton (Dan Dailey) peindra, il envisage d'ailleurs de retourner en Europe pour y peindre des chefs d'oeuvre.
Bon.
En fait, la petite amie de Ted avoue dès la fin de la guerre qu'elle ne l'a pas attendu et il va abandonner ses rêves pour devenir manager d'un boxeur déclassé, Angie va ouvrir un fast-food familial, et Doug va devenir une huile, certes... mais de la publicité. Sans parler de son mariage qui va vite tourner au désastre. Alors quand ils se retrouvent, les trois ex-amis n'ont plus rien à se dire...
La bonne fée, là-dedans, sera la belle Jackie Leighton: rencontrée par hasard, la très efficace (Et esthétique: c'est Cyd Charisse) cadre dans la publicité va réussir à les réunir pour une émission de télévision, séquence émotion... l'occasion pour chacun des trois d'affronter ses démons.
Les trois, les trois, c'est vite dit: Michael Kidd a peut-être fondu un peu au montage, mais Kelly et Dailey, en revanche, ont droit à leur évolution, et à des aventures détaillées: un pétage de plombs monumental et hilarant pour Dailey, qui n'en peut plus de l'univers corporatiste dans lequel il évolue, et une aventure à la Kid Galahad pour Kelly qui tombe dans les griffes de la mafia. Comme on le voit, avec ce troisième film de Kelly et Donen, on n'est plus tout à fait dans l'univers rose bonbon des deux premiers. Ca racle dur, et la vie n'a pas été tendre avec ces trois anciens soldats... A tel point que le film, honnêtement, a le plus grand mal à démarrer. Heureusement, avec Cyd Charisse, l'intrigue décolle, et le niveau remonte de façon spectaculaire. Mais l'impression générale est celle d'un mélange parfois mal fichu, qui rend le film un peu indigeste.
Et puis, après tout, comment pouvait-il en être autrement? Les deux réalisateurs ne souhaitaient pas retravailler ensemble après leurs deux films, et le fait de les rassembler a précipité une brouille qui ne s'est d'ailleurs jamais démentie jusqu'à la mort de Kelly! Et comme les deux hommes avaient généralement des vues différentes sur le style de leurs films, l'un prêchant le réalisme à tout crin, l'autre attiré par le factice, on se trouve ici sur un versant conflictuel de l'opposition entre ces deux tendances. Et Kelly peine dans un premier temps à gagner la sympathie pour son personnage... Ce qui n'empêche ni les grands moments (Kelly en roller skate dans les rues de New York, Cyd Charisse en meneuse de revue sur un ring avec un choeur de gueules cassées), ni les prouesses techniques (un numéro synchronisé filmé en split-screen...). donc si le film n'est pas Singin in the rain ni On the town, il ne mérite absolument pas le manque de succès qu'il a subi... Ni bien sûr le traitement indigne que le studio a fait subir, mais qui explique bien sur le flop! Donc si vous voulez voir un musical amer, un brin cynique, voire parfois mordant (la satire de la télévision), ne cherchez pas plus loin...
Reprenant le principe de son film précédent pour la série Porky Pig, Porky the rainmaker, Avery se replonge dans le mélodrame rustique. Et il imagine cette fois une petite ferme pour la famille de Porky pig (Une nouvelle fois rajeuni contrairement au propriétaire de ferme dans Porky's poultry plant, de Tashlin), qui est sur le point d'être saisie par un créancier qui ressemble à s'y méprendre au parfait méchant de mélo, dont Avery se paiera plus d'une fois la fiole dans les années à venir, le plus notable étant Simon Legree dans Uncle Tom's Bungalow.
Seule solution pour sauver la ferme: aller en ville et faire fortune, ce que Porky fait avec son fidèle cheval... Il trouve un travail comme livreur de lait, mais ce sera bien vite une catastrophe. Heureusement, il peut compter sur un soutien inattendu, celui d'un Taon (En Anglais, Horsefly, dans la mesure où ces sales bêtes qui piquent s'attaquent bien évidemment aux chevaux, et en particulier à leur château arrière, une source de gags récurrents dans ce film), qui grâce à ses petites manies, va permettre aux héros de gagner une fortune.
L'équipe Avery fonctionne fort bien, et les animateurs progressent très vite. C'est encore Jones qui fait ici des merveilles, et le film est une constante source de prouesses, dans lesquelles le réalisateur fait ses gammes avec de plus en plus d'assurance.
Ceci est le premier film de Frank Tashlin, qui avait quand même un certain bagage en animation, ayant travaillé entre autres pour le studio Van Buren, et pour Ub Iwerks. Et dès le départ, il se démarque complètement des autres "superviseurs" (toujours ce terme, imposé par Leon Schlesinger qui refusait qu'on appelle ces metteurs en scène des "directors", allez savoir pourquoi. Enfin au moins, contrairement à Disney, il les créditait...) par son utilisation du montage, et par la vitesse folle qui s'empare de ce petit film.
Porky Pig commence une journée tranquille à la ferme, mais tout ne va pourtant pas très bien: les volailles sont enlevées les unes après les autres par "l'ennemi public des poulets N°1", un faucon... Quand il attaque et s'empare d'un poussin, Porky réplique en sortant un avion et fonce pour rattraper la victime. Il s'ensuit une confrontation irracontable, entre le cochon et son avion d'un côté, et le faucon qui a fait appel à des copains à lui, et à un moment, ça dégénère même en rencontre sportive en plein ciel, avec un poussin pour ballon!
C'est impeccable! Si Tashlin, qui a probablement hérité de son unité, a aussi repris assez fidèlement le design de jack King pour le héros porcin, son style est beaucoup plus moderne dans son graphisme, et surtout dans la science du mouvement: en témoigne ici une scène durant laquelle Porky nourrit ses poulets, dont la troupe bouge en grappe d'un tas de graines à l'autre. Et plus le film avance, plus le rythme s'accélère, jusqu'à ce que des plans de moins d'une seconde se succèdent, au plus fort de la bataille. Pour un premier film réalisé en solo, c'est une sacrée performance, et ça nous rappelle une chose: moins connu qu'Avery ou même que Clampett, Tashlin était l'un des plus importants animateurs de la WB.
On avait quitté Robin Griffin (Elizabeth Moss) en 2013; la jeune inspectrice de Sydney perdait sa mère, et revenait en même temps sur les lieux de son enfance, en Nouvelle Zélande, un endroit particulièrement sauvage dans lequel les passions mortelles se déchaînaient, autour d'une énigme: une fillette de douze ans, enceinte, a disparu. Ou est-elle? ...Et d'ailleurs, qui est le père? Et Robin Griffin affrontait ses démons: une police locale qui accepte de réintégrer brièvement l'inspectrice Griffin, mais lui mettait des bâtons dans les roues au seul prétexte que c'est une femme; un potentat local quasi-mafieux, le père de la petite, qui a des secrets bien embarrassants à protéger; un ancien petit copain qui revient de nulle part; et deux spectres: le viol en réunion subi par Robin à ses seize ans, d'une part, et la grossesse qui en a résulté...
Et c'est de cette dernière que part cette nouvelle série. Car si Robin est enfin revenue à Sydney, elle a vécu plusieurs années à Laketop, au point même de préparer un mariage avec Johnno Mitcham, l'homme avec lequel elle a traversé toutes ces épreuves. Mais... il n'est pas fiable, comme cela nous est expliqué dans un épisode, et du coup Robin s'est décidée à reprendre sa vie d'avant... Et à revivre dans la même ville que sa fille, qu'elle a laissée à un couple quand elle avait deux jours. Grâce à une lettre envoyée quand elle avait douze ans par la petite Mary (Un événement dont nous avions connaissance dans la première série car il était discuté entre Robin et sa propre mère mourante), elle sait où la trouver, et va tenter, enfin, de donner suite à la volonté de sa fille.
Et ça ne va pas être facile, d'une part parce que les parents adoptifs ont beau être en plein processus de séparation, la mère (Nicole Kidman) est d'autant plus farouchement arc-boutée sur ses prérogatives que Mary est justement en conflit avec elle! Et bien sûr, Robin est confrontée à une enquête, autour de la découverte d'un cadavre, celui d'une prostituée, d'origine Asiatique, retrouvée dans une valise immergée... Qui a tué la jeune femme? Pourquoi? Pourquoi porte-t-elle en elle un foetus qui n'a aucun lien biologique avec elle? Et comment se fait-il que parmi les personnes souvent présentes au bordel, il y ait... Mary, la fille biologique de Robin Griffin?
Bref, celle-ci, qui menace sérieusement de tourner alcoolique, va avoir des occasions de replonger dans son travail, et bien sûr, d'y laisser un certain nombre de plumes, comme on dit parfois.
Prenant le contre-pied du premier volet, situé à l'autre bout du monde, Campion et son co-scénariste Gerard Lee ont cette fois opté pour un polar urbain, au rythme fait de constantes ruptures de ton. J'ai souligné le risque alcoolique de Robin, mais ça fait partie des fils rouges en effet! Un autre fil rouge est la présence à la fois encombrante et réjouissante de Miranda Hilmarson, une stagiaire que son supérieur confie à Robin, et qui cache elle aussi un certain nombre de secrets: interprétée par la grande (A tous points de vue, si vous avez vu Game of thrones, vous voyez ce que je veux dire) Gwendoline Christie, elle est une constante source d'émerveillements... Et comme dans la première série, l'intrigue se résout suite à une mise à plat d'un grande nombre de fausses pistes, dans lesquelles on aimera se perdre, mais on verra aussi une grande cohérence dans une thématique liée à la féminité sous tous les angles possibles et imaginables. Et le fil de la série est enrichi par le choix d'un second metteur en scène qui fait merveille sur des séquences de suspense voire d'action (une agression de Robin par une vieille connaissance, qui surprendra par sa sauvagerie). Tout en restant maîtresse du jeu, Jane Campion a su déléguer avec intelligence, pour obtenir le meilleur de la situation.
Sans surprise, c'est une fois de plus un triomphe: Elizabeth Moss est impressionnante, et le petit monde de Jane Campion, une fois de plus penché sur la maternité, la condition féminine, et l'avenir d'une jeune femme déboussolée, est à nouveau enrichi par un chef d'oeuvre. Une habitude.
La campagne, le rustique, l'agricole: voilà un domaine qui a toujours inspiré Tex Avery... En voici une preuve, située au tout début de sa carrière: dans ce film, la ferme de la famille du jeune Porky est en proie comme toute la localité à une sécheresse impressionnante. Et du coup, la nourriture vient à manquer pour les bêtes, qui menacent de faire la grève! Son père demande à POrky d'aller chercher de quoi nourrir les animaux avec e dernier dollar qui leur reste, mais il se laisse tenter par... une boîte de pilules miracles! Elle ont un effet instantané sur la météo, et déclenchent à volonté averses, tempêtes, ouragans... Croyant à une arnaque, le père renverse la boîte et les animaux les uns à la suite des autres se nourrissent des pilules, créant des situations bien compliquées...
C'est mignon, bien mené, impeccablement animé, et parfaitement rythmé. On peut noter quà cette époque, Avery n'arrivait pas à "fixer" une équipe, et les animateurs changent quasiment à chaque film. Mais ici, c'est bien Chuck Jones qui fait l'essentiel du travail. Et sinon, le final est du pur Avery: un iris se ferme sur la fin, laissant une oie à l'extérieur, qui demande aussitôt à réintégrer la ferme... Avery reviendra à cette atmosphère avec beaucoup de bonheur dans Milk and money, répétant d'ailleurs ce même gag, avec un autre personnage.
Porky Pig a, en effet, un animal de compagnie: c'est une autruche... Au début du film, on lui apporte un télégramme qui l'informe qu'une association qui organise des concours d'animaux est favorable à la participation de son autruche Lulu... Ils se mettent en route, mais on leur refuse l'accès au train. Il va falloir user de stratagèmes...
...Et c'est tout, le reste est une série de gags liés à la présence envahissante d'une autruche dans un wagon, à la nécessité de la dissimuler, à cette étrange faculté qu'ont les autruches de cartoon de bouffer tout ce qui passe à leur portée, dont un accordéon! L'autruche est animée plus ou moins bien, mais sa sonorisation passe par une voix très irritante.
Le principal intérêt de ce film est sans doute qu'il s'agit d'une sorte de répétition pour King, car il reviendra à un sujet similaire chez Disney, avec dès l'année suivante Donald's ostrich, qui est clairement, sinon un classique, en tout cas un excellent film.
To shanghai, en Anglais, est un verbe qui désigne l'action d'embarquer un marin de force sur un bateau, ce qui évidemment n'est d'une part pas forcément agréable à vivre, et d'autre part, bien sur, un prétexte intéressant pour un film. Ce que prouvent des courts métrages burlesques, comme par exemple le film de Chaplin Shanghaied (1915), ou bien sur ce film de Jack King...
Porky pig fait partie des victimes de ce traitement, effectué sous les ordres d'un capitaine peu scrupuleux, et "interprété" par un bouledogue. Ce qui est typique de la manière Disney, bien entendu, et du reste autour de notre cochon central on retrouve à peu près toute la basse-cour et tous les animaux de la ferme, au sens très large: il y a un morse. Le film suit un canevas assez classique: vexations, punitions, privations de nourriture, et finalement les marins se liguent contre leur tortionnaire. L'animation, disons, est fonctionnelle...