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16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 16:32

On prépare un diner, et pas qu'un peu: nous voyons le couvert qu'on met sur la table, le tout sous l'oeil impatient de Jerry la souris qui va profiter de l'absence de Mammy-Two-Shoes pour se servir... Mais il n'est pas le seul, dès la domestique partie du salon, Tom appelle une connaissance pour l'inviter à dîner...

A partir de là, soit au bout de 60 secondes environ, c'est un festival, de chicaneries et autres humiliations pour commencer, Tom réduisant Jerry en esclavage d'un côté, mais Jerry profitant de toutes les failles dans l'attention du chat pour lui faire un mauvais coup. Ensuite, la violence évidemment, froide, méchante et méthodique: Jerry en particulier n'a pas son pareil pour faire en sorte que Tom mange sa queue, et on utilise beaucoup le feu dans ce film... Enfin, ça finit dans l'acharnement, sans que le dîner attendu ne puisse commencer.

M'est avis que le repas en question, avec je l'imagine des convives humains, est nettement moins intéressant que ces sept minutes de cartoon virtuose.

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 12:01

La même année qui vit la sortie de Duel au cinéma (en Europe), le metteur en scène a été invité à réaliser un nouveau film de long métrage pour la télévision, inspiré d'un script de Robert Clouse: ce dernier n'est pas un inconnu des amateurs de films d'action, et le propos de ce mini-long métrage (73 minutes) était bien dans la ligne d'un cinéma de divertissement, qu'on en juge:

Une famille de New York, en villégiature en Pennsylvanie, aperçoit une belle maison, et l'épouse constate qu'elle est à vendre. Ils l'achètent, et commencent à y habiter avec leurs deux enfants, un garçon et une petite fille qui commence à marcher... L'épouse, Marjorie (Sandy Dennis), qui ne travaille pas reste à la maison pendant que Paul, le mari (Darren McGavin), réalisateur de films de publicité, se rend à New York tous les jours. Mais Marjorie sent une présence, et commence à écouter les voisins qui eux savet que la maison est la demeure d'un démon redoutable. Marjorie commence à se demander si elle ne serait pas possédée...

C'est assez étonnant que la télévision Américaine, dernier rempart dans les années 70 des conservatismes de tout poil, ait confié la réalisation d'un film d'épouvante au jeune réalisateur de Duel; il avait montré qu'il pouvait sur un budget très serré aller loin dans la démonstration émotionnelle, et la manipulation émotionnelle du spectateur... Pourtant, pendant le plus gros du film, Spielberg se retient, préférant effectivement distiller par toutes petites doses le poison du fantastique, gardant l'explosion de frissons pour la fin: c'est très efficace, et du point de vue de la production, qui souhaitait sur un petit budget avoir un film qui fait peur mais pas trop, situé dans le cadre sacro-saint de la famille, c'était une mission accomplie haut la main.

Mais il est vraiment très troublant, dans ce film bardé de références et de messages subliminaux tous liés à la vie de Steven Spielberg, d'y trouver des traces de ce que The Fabelmans met en lumière, cette relation brisée entre une mère au foyer qui perd pied, et le reste de sa famille. S'il y a bien un personnage que Spielberg charge (discours parfois rendu obscur par une évidente consommation d'alcool pourtant pas mentionnée dans le dialogue, gifles et colères soudaines, caprices même), c'est celui de la mère. Sinon, Spielberg est déjà en pleine possession de son art, et le montre tranquillement; il profite aussi avantageusement d'un script qui lui permet de citer Les diaboliques de Clouzot: réminiscence inconsciente, copie ou coïncidence? Je ne sais pas et peu importe, mais l'idée est très bonne, et fonctionn presque à la fois comme un fil rouge et un coup de théâtre... 

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Published by François Massarelli - dans Steven Spielberg Boo!!
16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 11:53

Anders (Anders Danielsen Lie) est un jeune toxicomane en cure de désintoxication; il a une "permission" au 31 août pour se rendre à un entretien d'embauche prometteur à Oslo, et en profite pour se reconnecter avec ses proches...

Dès le début, on sent bien que les intentions affichées par Anders ne tiendront pas, et que c'est un requiem auquel nous assistons. Le film est une adaptation du roman Le feu follet, de Drieu La Rochelle, déjà adapté par Louis Malle avec Maurice Ronet.

Et le principal problème, c'est que nous suivons Anders dans ses pérégrinations, et surtout dans ses discussions. On parle tout le temps, psychologie principalement: si comme moi vous détestez ces conversations durant lesquelles des gens intelligents qui s'écoutent parler analysent chaque geste, chaque regard, chaque mot, chaque pet de la personne à laquelle ils s'adressent, que ce soit dans la vraie vie ou au cinéma, vous aurez le même sentiment de vide irritant devant ce film.

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Published by François Massarelli - dans Joachim Trier
15 avril 2023 6 15 /04 /avril /2023 11:56

La carrière entière de Spielberg tourne autour de deux axes fondamentaux du cinéma, qu'à mon sens il a repris de Hitchcock lui-même; non qu'il les lui ait volés, loin de là. Il en a repris le flambeau, dans un improbable passage de relais, qui s'effectue grâce, précisément, à Duel. C'est assez rare pour être signalé: ce long métrage est en réalité un film de télévision, tourné spécifiquement pour l'émission d'ABC Movie of the week, et Spielberg a fait des pieds et des mains pour le tourner, car il avait lu la nouvelle de Richard Matheson et avait eu vent du script. Plus notable encore, le metteur en scène, qui n'avait que vingt-cinq ans, n'avait aucun vrai long métrage à son actif, si ce n'est un épisode de Columbo (Murder by the book). Et ce film est ce que Spielberg a obtenu en 12 ou 13 jours de tournage, après avoir fait le choix difficile de tout tourner en extérieurs, ce qui se voit dans le réalisme impressionnant de cette histoire, qui rappelons-le est celle d'un homme conduisant une voiture sur les routes désertiques de l'Ouest, qui voit tout à coup un camion le choisir comme jouet, et lui mener une vie infernale sur la route jusqu'à un point de non-retour. On ne verra jamais le visage du camionneur, et tout le film est vu du point de vue de David Mann (Dennis Weaver), le conducteur forcé de trouver en lui la force et l'ingéniosité primale qui lui permettront de faire face à son tueur potentiel.

Je parlais donc des deux axes Hitchcockiens qui ont comme par enchantement été donnés à Spielberg, comme un héritage avancé si on veut, puisque Hitchcock était après tout encore en activité au moment du tournage de Duel: D'une part, tous les films de Spielberg, toutes les scènes même, sont organisées autour de la notion de regard. Vous pouvez vérifier, c'est une obsession. D'autre part, le metteur en scène a pris au pied de la lettre la transgression contenue dans Psycho (dont certains passages de la musique composée par Billy Goldenberg pour Duel reprennent d'ailleurs la violence de la magnifique partition de Bernard Herrmann), et a fait de tous ses films des défis, en proposant de montrer ce qu'on n'a jamais vu ou ce qu'on n'ose jamais imaginer (tout comme Hitchcock avait révolutionné la représentation du crime avec Psycho entre autres): un requin qui attaque un bateau, un OVNI qui se pose, un paysage rehaussé d'un nombre incalculable de dinosaures, le débarquement de Normandie "comme si vous y étiez", l'attaque de New York par des vaisseaux infra-terrestres...Spielberg a rendu possible au cinéma tellement de choses... Eh bien ça commence avec Duel, et son incroyable pitch de départ: man meets truck...

Le film est dénué de toute tricherie, et repose finalement sur une montée pure du suspense, qui coïncide avec la lente mais sure transformation du personnage principal, qui va passer de "Je n'en crois pas mes yeux" (car pour rester dans les allusions au regard, n'est-ce pas ce qu'on se dit, dans plusieurs langages, quand on est confronté à l'impossible?) à un instinct de survie nécessaire. Tout va se jouer entre cet homme qui conduit une voiture rouge, et tente d'échapper à un camion presque sans conducteur, mais pas sans opiniâtreté. La caméra va se situer dans la voiture et autour, et Spielberg maîtrise de façon impressionnante ses dispositifs à une ou plusieurs caméras afin de tourner son petit film. Ce à quoi il est parvenu en treize jours est tout bonnement incroyable, tout comme la maîtrise instinctive des moyens; plans uniques, aux dispositifs difficiles à reproduire, montage grandiose, piste sonore ultra-travaillée... Certes, ce n'était qu'un petit film pour la télévision (dont la version de 1971 s'est vue complétée l'année suivante après un accueil triomphal à Avoriaz), mais quand on voit la carrière qu'il a fait, et ce qu'il porte en germe de Jaws à la série des Indiana Jones, on est bouche bée...

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Published by François Massarelli - dans Steven Spielberg Television
15 avril 2023 6 15 /04 /avril /2023 11:41

Un auteur en tue un autre... Pour toucher une prime d'assurance, l'un des deux écrivains d'une série de livres à succès, dont le partenaire vient de décider de travailler en solo, supprime ce dernier, à partir d'un pan extrêmement élaboré. Mais il y aura deux grains de sable: d'une part, une femme peut témoigner d'un fait qui flanque son alibi par terre; un témoi à supprimer, donc... d'autre part, et c'est encore plus embêtant, le détective en charge de l'affaire, le lieutenant Columbo (Peter Falk), est peut-être miteux et à côté de la plaque en apparence, mais il s'avérera vite redoutable...

C'est le premier travail d'envergure de Spielberg, réalisé la même année que la version télévisée de Duel. Le réalisateur autodidacte d'à peine 25 ans rongeait un peu son frein à la Universal, où on lui confiait des tâches certes acceptables, mais largement alimentaires, quand cette proposition de réaliser le premier épisode (après deux pilotes qui avaient laissé la production insatisfaite) d'une série destinée au succès lui est tombée sur les bras...

Si le travail de Falk lui appartenait et ne nécessaitait pas d'être dirigé, puisque après deux épisodes il campait à la perfection le personnage, Spielberg est responsable de tout le reste: direction d'acteurs évidemment, cadrage souvent virtuose (il réussit à mêler à la fois la nécessité télévisuelle d'une abondance de gros plans et une composition de plans larges en combinant le tout avec un sens dramatique qui débouche souvent sur de l'ironie), montage à l'avenant, et un rythme sans faille. Le film (l'épisode dure 75 minutes et a été tourné en 35mm) possède déjà le flair de Spielberg pour créer du suspense ou du malaise de façon imperceptible, et ce dès son ouverture: un modèle du genre, basé sur un montage parallèle, et une utilisatil magistrale du rythme... Sinon, c'est un épisode de Columbo, que voulez-vous en dire de plus?

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Published by François Massarelli - dans Steven Spielberg
13 avril 2023 4 13 /04 /avril /2023 17:22

Alors qu'il poursuit Jerry, Tom le chat se retrouve... à la fourrière. Pour récupérer sa proie, il lui faudra de l'imagination, et pourquoi pas, un déguisement... Avec une tête de chien amovible, il s'introduit dans la place...

C'est l'époque durant laquelle, quelques années avant que Chuck Jones n'explore dans une de ses séries fétiches la méthode infaillible de l'échec, Tom finissait par ressembler au futur personnage du coyote: condamné à échouer lamentablement (le film suivant sera même une exploitation de toutes les variations possibles et imaginables du ratage de tous ses plans...), mais revenant sans cesse à la charge avec les idées les plus improbables...

Ce qui nous fait sans aucun souci un film absolument recommandable. On remarque en particulier l'effort permanent effectué par les auteurs pour ne jamais perdre le fil de l'histoire, et ne pas se contenter d'enfiler les difficultés et les gags, sans se permettre occasionnellement de creuser les conséquences des actes du personnage. Par exemple, une grosse tête de chien qui ne peut pas passer par les espaces entre les barreaux, voir la photo.

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry
13 avril 2023 4 13 /04 /avril /2023 17:10

Anticipant partiellement sur un chef d'oeuvre de Tex Avery (Bad Luck Blackie, 1949), ce film nous présente Jerry la souris, comme d'habitude confronté à la fringale obsessionnelle de Tom le chat, mais cette fois il a un garde du corps... Un gros chien, un de ces bouledogues de dessin animé qui peuplent tant de courts métrages... de Tex Avery: du coup on serait tenté de l'appeler Spike.

Quand Jerry sort le chien d'un mauvais pas (il est enfermé dans un camion de la fourrière), il lui propose protection: s'il est en danger, il lui suffira de siffler, et le chien viendra à son secours. Un concept qu'il faudra longtemps à Tom pour intégrer! 

C'est un excellent dessin animé, dans lequel le dosage entre délire graphique, violence inouïe et logique narrative (comme d'habitude, le film n'abandonne jamais vraiment son intrigue de départ) fait mouche... Dans le film de Tex Avery, ce sera un chat aux prises avec un chien, qui recevra à chaque fois qu'il sifflera (avec un sifflet) l'aide d'un chat porte-malheur...

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
10 avril 2023 1 10 /04 /avril /2023 15:45

Dans le cabinet prestigieux d'un avocat New Yorkais, George Simon (John Barrymore), nous assistons à un ballet quotidien et incessant: pendant que Simon et son associé jonglent avec les affaires en cours, les affaires qui se terminent et celles qui se profilent, des clients attendent, se jaugent, et les secrétaires, assistants et autres collaborateurs vont et viennent. Si tout sourit à George Simon, une affaire qu'il avait traitée un peu à la hussarde risque de lui exploser méchamment à la figure, et par dessus le marché, son épouse se sentant délaissée va partir en mer avec une connaissance commune...

L'origine théâtrale ne fait aucun doute, comme souvent chez Wyler, qui n'avait pas peur de l'afficher; et comme d'habitude il va transcender cet aspect en concentrant sa mise en scène et son montage sur le rythme et le geste. Et avec Barrymore, qui n'est pas loin de tourner Twentieth Century pour Hawks (son film le plus frénétique), le réalisateur peut demander la lune en matière de tempo, il l'aura. On obtient d'ailleurs un film Universal qu'on imaginerait presque à la Warner... j'ai dit presque: si Lloyd Bacon ou Roy del Ruth avaient tourné ce film, avec Warren William en lieu et place de Barrymore bien entendu, l'un aurait poussé vers la comédie et l'autre vers la farce...

Et Bebe Daniels aurait été remplacée par Joan londell, qui jouera d'ailleurs un rôle un peu similaire à Rexy Gordon dans Jimmy the gent de Michael Curtiz: la secrétaire un peu effacée mais dont les sentiments pour son patron sont si évidents que lui seul ne les a pas encore remarqués! Mais Bebe Daniels est absolument poignante dans le rôle, et elle est presque le fil rouge de ce film, offrant d'ailleurs au spectateur un point de vue à suivre, sain et équilibré... C'est que devant le nombre de gens qui entrent et sortent sur le plateau, qu'on ne quittera jamais, il fallait au moins ça.

Le film est donc le portrait sans concession d'un homme qui a réussi dans tout sauf manifestement dans ce qu'il a de plus cher... Et il ne réalisera que l'espace d'une minute dans le film que c'était ce qu'il a de plus cher. C'est aussi un miroir grinçant d'une société qui s'oublie en voulant aller toujours plus vite. Un portrait en creux de l'homme qui en vieillissant oublie ses idéaux. Un beau portrait intime d'un avocat Juif auquel tout a réussi, avec une mère gentiment mais sûrement envahissante... Un rappel de la différence cruelle des classes, une comédie des moeurs d'un bureau, et que sais-je encore? Entre drame et comédie, c'est l'un des premiers grands films de Wyler...

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Published by François Massarelli - dans William Wyler Pre-code John Barrymore
9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 17:29

Richard Stoker (Dermot Mulroney) meurt dans un terrible accident, laissant une veuve éplorée, Evie (Nicole Kidman) et une fille inconsolable, et même pire: furieuse, India (Mia Wasikovska). Furieuse, principalement, contre sa mère qu'elle va vite accuser de ne pas suffisamment afficher son deuil.

Arrive l'oncle Charlie (Matthew Goode), dont India n'a jamais entendu parler, et qu'Evie ne connaît pas. Il se rend vite indispensable (et même plus) auprès de cette dernière, et agace fortement India, mais très vite elle se rend à l'évidence: si elle le soupçonne fortement davoir une idée derrière la tête, elle est, elle aussi, très attirée par son oncle...

Un oncle Charlie venu de nulle part, qui trouble sa nièce? Ca nous rappelle forcément quelque chose, et ce n'est pas un hasard, mais le film s'éloigne très vite de ce dangereux modèle. Car contrairement à Shadow of a doubt, d'Hitchcock, qui opposait sur le terrain familial le trouble oncle Charlie (Joseph Cotten) à la douce nièce Charlie (Teresa Wright), dns ce film-ci le crime et les travers psychopathologiques vot se dérouler précisément sur le terrain de jeu de la famille...

Et ça manque cruellement de subtilité, et de retenue. Park Chan-wook transpose dans cette intrigue Américano-Américaine de vieux secrets enfouis, son sens de la mise en scène qui se joue du temps, et si vous voulez mon avis, il en fait beaucoup trop... L'interprétation est adéquate, mais cette (re)plongée dans le mal absolu finit par sonner comme juste un film à frissons, efficace certes, de plus. Ou de moins. 

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Published by François Massarelli - dans Park Chan-Wook
9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 17:17

Tom reçoit un télégramme, l'informant qu'il hérite d'un million... Jerry lui signale que c'est sous condition: pour toucher le pactole il lui faudra s'abstenir de la moindre trace de violence... Y compris contre une souris.

Comme son prédecesseur, The zoot cat, ce film de 1944 montre s'il en était besoin que Hanna et Barbera sont désormais sous une forte influence, celle de leur voisin de palier Tex Avery! L'intrigue en elle-même aurait sans aucun souci pu être celle d'un cartoon avec Spike, et la façon dont Jerry apparaît constamment, venu de nulle part, renvoie à l'omniprésence inquiétante de Droopy...

Mais surtout, l'influence se ressent, sinon dans l'animation (toujours superlative, et sur ce point Hanna et Barbera dans les années 40 ne craignaient absolument personne), dans le rythme effrené d'un film peut-être moins connu que d'autres (au hasard, The Yankee Doodle Mouse), mais fortement satisfaisant, avec un final jubilatoire.

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Published by François Massarelli - dans Animation Tom & Jerry