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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 21:11

Oui, Taylor, n'est pas que le protagoniste d'un des mystères judiciaires les plus insistants qui soient (cherchez, et vous trouverez tout ce qu'il y a à savoir sur cette sombre histoire jamais résolue): c'est aussi un cinéaste des années 10, dont bien sûr nous n'avons que peu de films (il n'est ni Griffith, ni DeMille, et les films de cette période ont massivement disparu), mais il y en a. 

Ben Blair est un film Pallas, une filiale de Paramount à laquelle Julia Crawford Ivers a beaucoup collaboré. Comme The Call of the Cumberlands, c'est un véhicule pour l'acteur Dustin Farnum et sa partenaire Winnifred Kingston. C'est très proche du western, sans être à 100% identifiable au genre: dans une famille très riche, le fils doit se rendre dans l'Ouest avec sa femme et sa fille, car il est malade et la grande ville ne lui sied plus; arrivé dans l'Ouest, il se sent mieux, et la petite commence à vivre au milieu de la nature... avec un ami, Ben Blair, à l'histoire plus que rocambolesque: sa mère enceinte de lui, a fui son mari en compagnie d'un moins que rien. Une fois la mère décédée et l'amant parti, Ben a été recueilli par son vrai père. Devenus adultes, les deux amis ont une vision différente des choses: Ben (Dustin Farnum) est amoureux, et Florence (Winnifred Kingston) souhaite retourner avec sa mère à New York pour vivre une vie moderne...

Beaucoup de choses, en fait: d'une part, le film accumule les péripéties, et le script de Julia Crawford Ivers complique le mélodrame avec adresse, permettant à Farnum de faire la totale: un homme, un vrai, mais un amoureux transi... Un sentimental, mais qui a une mère à venger... Et enfin, un homme de bon sens, qui oppose sa morale infaillible à un Est corrompu rempli de menteurs... C'est profondément distrayant, et Taylor passe son temps à surprendre. Son sens du cadre et du rythme est impeccable, et sa direction d'acteurs est splendide.

 

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Published by François Massarelli - dans 1916 Muet Julia Crawford Ivers William Desmond Taylor Western **
24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 18:29

Les années (19)10, ça a l'air reculé comme ça, mais il y a un point sur lequel nous aurions des leçons à prendre: les femmes étaient non seulement acceptées au poste de réalisatrice dans les studios Américains, mais la pratique était encouragée. Il était bien vu de confier une production à une réalisatrice, et c'est ainsi qu'ont pu travailler Lois Weber, Ida May Park, et Elsie Jane Wilson, entre autres. Ivers était scénariste et en 1915, elle a tourné ce premier de quatre longs métrage...

Hélas, si les studios étaient plutôt avancés en 1915, les hommes ont vite repris le dessus, et l'incurie de la préservation des films de l'époque aidant, on n'a que peu de traces de ces oeuvres. Par exemple, il ne subsiste de ce film qu'une seule bobine, la quatrième...

Elle est remarquable: il y est question d'une partie de carte qui dégénère, à cause d'un tricheur, et le montage nous fait évoluer de point de vue en point de vue  avec un gros plan sur la main du tricheur... Le perdant va s'attirer des ennuis et entraîner un ami dans sa chute, qui pour le couvrir va falsifier les comptes de la banque où ils travaillent tous deux: une belle séquence en montage parallèle. Voilà, c'est à peu près tout... Ah, j'oubliais, un "jeune" acteur débute avec ce film, il s'appelle George Fawcett, et on ne peut pas le rater... C'est lui qui interprétait le rôle principal du film, dans un arc narratif quasiment absent de la bobine: il était un juge intransigeant dans les tribunaux, qui se rattrapait ensuite en s'investissant dans l'aide aux familles de ses "victimes"...

 

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Published by François Massarelli - dans Julia Crawford Ivers Muet 1915 **
22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 10:03

Deux garçons, Fritz et Adolphe, sont vendus à un Cecchi, artiste de cirque qui va les entraîner à la dure pour qu'ils le suivent dans son métier. Avec deux jeunes filles, Louis et Aimée, ils deviennent partenaire sur la piste et inséparables dans la vie, unis face à la sévérité de leur mentor. Aimée en particulier est très attentive au bien-être de Fritz... A la mort de Cecchi, Fritz (Robert Dinesen) a une idée: créer un numéro unique et spectaculaire, Les Quatre Diables, mêlant acrobaties et sensations fortes. Ils deviennent une sensation, et du coup leur fortune change: Lucy, une belle jeune aristocrate commence à tourner dangereusement autour de Fritz...

C'est la première version d'une histoire qui sera souvent filmée, notamment par Murnau dont la version de 1928, un film perdu, est sans doute l'une des oeuvres les plus recherchées des années 20. Ce qui ne doit pas enlever d'intérêt à cette version qui a au moins deux mérites, à vue de nez: c'est la première, d'une part. Et en prime elle est toujours disponible! Mais son intérêt va plus loin... 

Car en 1911, le cinéma Danois domine, et impose en Europe la vision d'un cinéma qui s'installe dans la longueur, et qui explore les genres les plus divers. Un mélodrame, après tout, correspond en ces années d'avant-guerre à un divertissement qui pourra résonner dans tous les pays, un calcul simple mais qui s'avérera payant... Et les auteurs vont pousser le bouchon un peu plus loi, en choisissant notamment de tout faire reposer sur un final grandiose, dans lequel on verra enfin le numéro de cirque tant attendu, mais aussi un suspense fort: car nous savons qu'Aimée veut se venger de Fritz, et ces deux artistes sont d'ailleurs, parmi les quatre diables, ceux qui vont tenter le "saut de la mort", sans filet...

Nous le savons, parce qu'une scène nous montre Aimée souligner de son doigt cette mention (unde net, en Danois) sur une affiche. Le suspense repose donc sur l'attente par le public d'un dénouement fatal... Mais aussi sur le montage, qui délaie à loisir en étendant le champ des prises de vue. Le film est très moderne dans son découpage, et franchement en avance sur la plupart des concurrents de 1911; et la censure Danoise était sans doute moins pointilleuse qu'ailleurs, du coup si la suggestion reste de mise, on n'a pas beaucoup de doutes sur la teneur des rendez-vous entre Fritz et Lucy...

Le mélodrame Danois, avec ce film et avec Afgrunden de Urban Gad, devient donc particulièrement baroque...

Le film est disponible en streaming sur le site du DFI: les intertitres sont en Danois, mais c'est très facile à comprendre...

https://www.stumfilm.dk/stumfilm/streaming/film/de-fire-djaevle

 

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Published by François Massarelli - dans Muet DFI 1911
22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 09:15

M. Robinet est un fieffé séducteur, qui rencontre une jeune femme, la suit dans les transports en commun, et devient particulièrement lourd, au point de lui laisser dans son sac un message... Qui est lu par le mari: il penche pour l'action immédiate, et va à la rencontre de l'infortuné dragueur, et le provoque en duel. Duel qui ne se passe pas très bien pour Robinet: le mari le blesse... ce qui fait instantanément fondre le coeur de la belle, fin du film.

Sauf que... Marcel Fabre (a.k.a. Marcel Perez) a eu l'idée de tourner intégralement son film en cadrant les pieds des protagonistes, une idée qui sera reprise par Gaston Ravel l'année suivante pour un excellent film chez Gaumont. Bien meilleur que celui-ci, mais ici nous avons non seulement l'idée originale, nous avons aussi un ton qui se permet d'aller beaucoup plus loin que le ton ambiant de la comédie contemporaine le permettait. Grâce au subterfuge qui consiste à ne cadrer que les pieds, le film se termine quand même par un déshabillage sans équivoque à quelques centimètres d'un lit... Le film est détenu par la cinémathèque de Milan, qui l'a mis en ligne ces derniers jours...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Muet Marcel Perez
22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 09:08

Si en effet Max veut grandir, c'est parce que son beau-père potentiel ne le laissera épouser sa fille Jane (Renouart) que s'il est plus grand. Car il est vrai que, comme Langdon, Chaplin ou encore Keaton, Max Linder n'est pas très grand. Et il a décidé de s'en moquer dans ce petit film rempli de petits bonheurs: 

D'une part, le comédien-scénariste-metteur en scène se laisse aller à des gags absurdes et techniques, impliquant déformation de l'image, truquages et autres machines folles, et ça lui va très bien... Ainsi on appréciera la machine qui consiste en un curseur qui comprime l'image du film de façon verticale, par exemple. Ou la machine à allonger le corps par l'électricité...

Ensuite, il se moque une fois de plus des moeurs de l'époque, en soulignant à quel point il faut que le jeune homme séduise son beau-père comme condition sine qua non de son mariage: le film se termine quand même par la palpation des jambes du futur gendre par le futur beau-père, qui tente de voir si c'est du lard ou du cochon, pour reprendre une expression triviale...

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Published by François Massarelli - dans Max Linder Muet Comédie
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 19:06

Cherchant à échapper à ses nombreux créanciers, Max gagne à la loterie, grâce à un bossu qui lui a vendu un ticket... Il a l'intention de le remercier et a l'idée dangereuse de mettre une annonce dans le journal, provoquant un afflux de bossus.

Ce film de trois minutes, dans un état assez lamentable, est en ligne sur le site de la Cinémathèque de Milan, qui vient de charger sur leur site un grand nombre de films en accès gratuit. C'st un film plus ou moins méconnu, qui n'a pas laissé beaucoup de traces, et qui rappelle que Max Linder a énormément tourné, dans à peu près tous les sens... 

Ce film appelle quelques commentaires, quand même: il nous rappelle à quel point le comédien savait être économe de la pellicule, par exemple, puisque ces trois minutes passent très vite. Ensuite, il s'y met en scène en comédien célèbre avec des ardoises un peu partout, ce qui était faux mais cocasse. Enfin, si une autre expression existe (une veine de...), il nous rappelle qu'il fut un temps durant lequel le bossu, mais oui, portait bonheur...

 

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Published by François Massarelli - dans Max Linder Muet Comédie
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 17:15

Harold et Snub Pollard courent après la même jeune femme (Bebe Daniels), qui travaille chez le même antiquaire qu'Harold. Celui-ci apprend de son patron que, les affaires n'étant pas florissantes, il va devoir licencier la jeune femme. Harold trouve un stratagème pour renflouer les caisses...

C'est l'un des films de la période de transition, quand Lloyd s'essayait à un nouveau personnage pour se débarrasser de l'univers de Lonesome Luke. Mais c'était bien souvent Lonesome Luke avec des lunettes, d'autant que les acteurs autour de lui étaient les mêmes dans les deux séries de courts métrages... 

C'est doc assez limité, avec de gentils moments de slapstick, d'autant que le film raconte ce qui s'apparente à une véritable arnaque: si l'honnêteté de ses personnages sera souvent douteuse, Lloyd sera plus inventif à l'avenir, y compris devant des situations similaires: voyez Speedy (1928)...

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Published by François Massarelli - dans Harold Lloyd Comédie Muet
21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 15:57

1856, en Oregon, les chercheurs d'or commencent à se fédérer en agglomérations, et les liens sont assurés entre la "grosse ville" Portland et les petites installations comme Jacksonville. Les Indiens sont là eux aussi, dans les bois, mais la cohabitation s'effectue, sauf quand une tribu s'inquiète du fait que les colons commencent à construire un peu trop de cabanes... Nous suivons des protagonistes divers dans ce contexte fragile: les Dance, une famille de colons qui ont trouvé l'endroit où installer leur ferme, un peu à l'écart de la ville de Jacksonville; ils ont recueilli Caroline, une jeune femme venue avec ses parents et désireuse de s'installer pour de bon; George Camrose (Brian Donlevy) est un homme d'affaire avec une addiction au jeu, mais c'est aussi un brave homme: son ami et associé Logan Stuart (Dana Andrews) va d'ailleurs chercher sa fiancée Lucy (Susan Hayward) pour lui à Portland; enfin, dans la petite localité, le costaud Honey Bragg est un spectacle permanent pour la population, qui fait des paris sur les innombrables bagarres qu'il lance. Mais Stuart pense que Bragg est bien plus que ça, et le soupçonne de meurtre, dans ce camp fragile où tout le monde se promène avec de l'or sur soi...

Difficile de résumer un film qui se passe presque comme une chronique: ça ferait presque penser à Stars in my crown, la nostalgie en moins. Et deux autres aspects essentiels le différencient de cet autre film: Canyon passage est situé sur une très courte période là où Stars porte sur une dizaone d'années, et ce western-ci est d'une grande noirceur derrière le Technicolor et le volontarisme des héros... Car pour que "boy meets girl", à la fin, il y aura eu un grand nombre de morts violentes...

C'est l'esprit de la frontière, d'ailleurs, qui domine, en trois types de populations: les Dances et la tentation de s'arrêter et de s'installer; au contraire, Stuart, clairement identifié comme le héros, a la bougeotte, et en dépit du nombre de personnes qui lui signalent sa réussite (il est dépositaire de l'or de ses concitoyens, et il arrondit sérieusement ses fins de mois) il n'a qu'une seule envie: voyager, changer d'air, et surtout ne pas se fixer; enfin, George présenté comme un faible, montre les risques qu'on prend à s'engager sur la frontière à la légère... Dans le film, il sera une victime à la fois de ses démons (le jeu) et de la population qui le désigne assez vite comme un nuisible. De fait, il est accusé d'avoir tué un homme, et si nous ne l'avons jamais vu le faire nous avons suffisamment d'indices pour le confirmer! Tourneur enfin choisit d'incarner le mal absolu et insaisissable çà travers Honey Bragg, l'intenable fier-à-bras, brutal, méchant, et même assassin et violeur. Le metteur en scène fait un superbe usage de l'ellipse pour nous montrer à quel point le personnage est un élément disruptif de la nature même, à l'opposé des tribus indiennes...

C'est toujours empreint de lyrisme, souvent étonnant dans les choix de l'intrigue, tourné dans de magnifiques paysages (notons qu'on est loin ici des westerns habituels, et qu'en 1856, l'Oregon était un paysage de montagnes, de forêts et de lacs à perte de vue, donc on s'éloigne des clichés du western d'Arizona!). Tout ça fait un film irrésistible, riche, et surprenant dans lequel une fois de plus Tourneur oppose les individus à la foule, et une fois de plus cette dernière n'en sort pas grandie.

 

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Published by François Massarelli - dans Jacques Tourneur Western
19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 16:27

L'officier Hermann (Ivan Mosjoukine) passe des soirées entières au milieu des autres officiers, à regarder sans y prendre part aux parties endiablées de cartes. Entendant une anecdote racontée par un de ses collègues, dont la grand-mère, une vieille comtesse, a un jour joué trois cartes particulières qui lui ont donné la fortune, il décide de questionner la vieille aristocrate sur son secret. Il cherche à l'approcher en séduisant sa dame de compagnie, et bientôt il réussit à pouvoir lui parler...

Ce sera un désastre.

Ce film est l'un des plus célèbres parmi les films de l'époque pré-révolutionnaire en Russie. Protozanov y développe un style de narration qui joue sur l'extrême lenteur, d'une part: lenteur de jeu et lenteur de rythme. Et il y filme dans des décors et des éclairages particulièrement soignés... Donc soyons clair: le rythme est si particulièrement lent, qu'on risque assez souvent de s'y perdre, paradoxalement... Mosjoukine, pour l'un de ses rôles les plus notables avant son arrivée à Paris, y est l'ombrageux, tourmenté officier abstinent qui ne veut jouer qu'à coup sûr... Et qui pourrait bien être une métaphore narquoise d'autre chose, d'autant que le bellâtre est bien prompt à sortir son arme de poing pour faire peur aux vieilles dames!

Sinon la technique du film fait la part belle aux truquages (eh oui, brave gens, on n'a pas attendu Netflix pour voir des films avec des effets spéciaux), notamment la surimpression, tant utilisée dans les films de Bauer pour véhiculer les pensées, souvenirs, regrets et tourments des protagonistes... Et une séquence finale montre Mosjoukine pris au piège d'une gigantesque toile d'araignée...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet 1916 Ivan Mosjoukine *
18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 17:01

Dans ce film très court, un objet perdu par les aliens lors de la bataille de New York (pour ceux qui sont étrangers à la chose, c'est un haut fait d'armes dans lequel se sont distingués les justiciers Marvel assemblés pour le film The Avengers de Joss Whedon) a été récupéré par deux petits escrocs minables (Jesse Bradford et Lizzy Caplan). Un agent du S.H.I.E.L.D. (Maximiliano Hernandez) a pour mission de récupérer la chose et de neutraliser les deux malfaiteurs qui font beaucoup parler d'eux en cambriolant des banques de façon spectaculaire avec le machin venu de l'espace...

C'est grâce à ce petit film, un petit amuse-gueule rendu possible par la faveur exceptionnelle dont jouissaient les films Marvel de l'époque auprès du public, que le studio a décidé de donner son feu vert à la série Agents of S.H.I.E.L.D., dont les protagonistes avaient initialement pour mission de nettoyer après les missions des prestigieux héros. Et on y apprécie le mélange de l'intrigue vaguement ancrée dans la science-fiction, et de comédie, mais aussi le fait qu'après tout, un minable n'est pas toujours si minable que ça. Et voir Lizzy Caplan en cambrioleuse dénuée de toute sophistication est assez amusant...

 

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Published by François Massarelli - dans Marvel Comédie