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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 23:48

Chloé (Garance Clavel), maquilleuse, vit à Paris en co-location avec Pierre, un ami.Elle est embêtée: elle a une semaine de vacances, la première depuis 3 ans, mais elle risque d'être coincée à Paris car Pierre (Olivier Py) ne souhaite pas s'occuper du chat Gris-Gris... On lui conseille de demander à madame Renée (Renée Le Calm), une spécialiste des félins qui en garde toujours des dizaines chez elle... 

Chloé part, revient, et apprend la nouvelle: Madame Renée a perdu Gris-Gris... Elle commence alors à le chercher, d'abord activement, puis elle commence à se chercher elle-même par la même occasion...

Le film a été tourné, souvent en caméra sur l'épaule, dans un quartier en pleine mutation: le 11e arrondissement de Paris. C'est souvent souligné, à travers des conversations des habitants, dont probablement beaucoup d'authentiques autochtones mélangés aux acteurs de Klapisch; il a aussi capté la réalité, les démolitions de vieux immeubles, par exemples, les graffiti dans les quartiers. Certaines scènes faisant intervenir des pompiers, clairement, sont effectuées "live", avec de probables authentiques soldats du feu, de même pour les policiers et gendarmes. Enfin, quand Garance Clavel erre la nuit à la recherche d'un peu de réconfort, la caméra capte incidemment des fêtards noctambules qui font les imbéciles à la vue de la caméra...

C'est que le film a du beaucoup reposer sur de l'improvisation, et des scènes tournées en adaptation au quartier, dans de vrais appartements parfois. S'il en ressort une impression occasionnelle de vécu, pour autant, Klapisch se refuse à jouer systématiquement sur le fil du rasoir misérabiliste des films à la Française: on n'est ni chez Pialat, ni chez Eustache... Ouf. Et il s'attache bie sûr à faire vivre ses personnages (dont de nombreux savoureux, à commencer par le Djamel (Zinedine Soualem), qui aime à rendre service à tout le quartier, parfois au péril de sa vie! Il est extrêmement attachant. Madame Renée aussi, d'ailleurs...

On verra passer Romain Duris plusieurs fois comme un fil rouge, comme une impression d'une possibilité amoureuse, mais c'est une fausse piste. En fait, en cherchant son chat, Chloé va surtout trouver sa propre solitude, et trouver peut-être aussi l'âme soeur, de façon inattendue peut-être qu'il lui suffisait de mieux regarder au plus près, au lieu de partir en vadrouille... Que ce soit pour trouver l'amou, ou pour trouver son chat.

Et pendant ce temps, nous apprennent la radio et les affiches électorales, la nation élit un nouveau président, les propriétaires excluent les artistes, et la gentrification du quartier a déjà commencé, mais au moins ce film, qui voit Zinedine Souallem évoluer sur les toits à des années-lumière de Musidora et des Vampires de Louis Feuillade, nous en aura restitué l'espace d'une heure et demie, la saveur...

 

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Published by François Massarelli - dans Cédric Klapisch
11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 21:00

Rob Gordon (John Cusack) tient un magasin de disques à chicago, principalement des occasions. Inutile de dire qu'il est lui-même un musicophile endurci, le genre à consacrer des murs entiers de son appartement à sa collection. Il a deux employés, deux losers certes (Todd Louiso et Jack Black) mais qui sont finalement mieux lotis que lui: sa petite amie Laura (Hiben Hjejle) vient de le quitter, et il s'interroge grandement sur ses capacités à vivre heureux en ménage...

Il s'interroge, ça oui, et le fait directement en s'adressant à nous par caméra interposée. Le dispositif renvoie bien sûr à Goodfellas de Martin Scorsese mais au lieu d'être utilisé avec parcimonie, il occupe tout l'espace et c'est judicieux, car sinon il est probable qu'on se désintéresserait vite des éternels ratés sentimentaux du bonhomme... Avec le recours au dialogue avec le spectateur, on a un angle d'approche du narrateur qui nous le rend si sympathique dans sa maladresse affichée...

Le film fait évidemment la part belle aux obsédés de la musique, et aux collectionneurs fous, aux maniaques du pressage, aux dingos des pochettes... Jack Black évidemment prend un place phénoménale mais jamais au détriment du héros. John Cusack, d'ailleurs, n'est pas venu seul: sa soeur Joan joue sa soeur dans le film... On trouve aussi Lisa Bonet dans un petit rôle, Catherine Zeta-Jones, Tim Robbins et... Bruce Springsteen.

Certes, c'est sans doute un film de Stephen Frears qui représentait plus une commande pour lui, à traver l'adaptation d'un roman de Nick Hornby. Mais c'est un plaisir de voir une comédie romantique qui semble n'avoir aucun effort à faire pour sortir des sentiers battus...

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Published by François Massarelli - dans Comédie Stephen Frears Ponytail
10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 22:24

New Orleans, dans les années 80... Un maniaque tue les protituées, escort girls et autres travailleuses du sexe...L'enquête est confiée à l'inspecteur Wes Block (Clint Eastwood), un homme divorcé, père de deux jeunes filles. La séparation est compliquée, et le policier est amené à visiter les lieux de plaisir où les victimes travaillaient, et parfois à s'adonner aux activités multiples qu'on y pratique... Par ailleurs, le policier est abordé par Beryl Thibodaux (Geneviève Bujold), la dirigeante d'une associaton de défense des femmes et de prévention du viol. Elle souhaite être associée à l'enquête... Mais Block est de plus en plus troublé par la situation qui l'amène à fréquenter de plus en plus de prostituées... Pendant ce temps le tueur suit Block comme son ombre, à moins que ce ne soit le contraire...

D'une part c'est un film noir d'une grande efficacité, et d'un ton assez singulier, avec son héros qui se révèle son propre côté obscur, sas tomber dans le pathos en permanence. A ce niveau, la performance toujours toute en subtilité de Clint Eastwoodfait merveille pour composer un personnage tout en mystère. Comme le fit une prostituée qui agit en tant que témoin, mais va bientôt coucher avec lui, en parlant du tueur: je ne voyais pas son visage, peut-être que c'était vous... La première scène, d'ailleurs, très efficace, installe une incroyable ambiguité: la future victime est suivie par un homme dont nuos ne voyons que les chaussures, une paire de Puma... Il se révèle être un policier dont nous voyons à peine le visage... Puis sans transition nous entrons dans la vie de Wes Block, et le premier plan de lui nous montre ses chaussures: des Puma...

Wes Block n'est pas Harry Callahan, pas plus qu'il n'est Ben Shockley (The Gauntlet), qui était lui-même, par bien des côtés, un Harry Callahan atténué. Non, Block est un brave homme, bravepère de famille qui aime et protège ses filles, les accompagne partout et aimerait bien passer plus de temps avec elle. Il fait bien son métier, a l'estime de ses collègues et supérieurs... Il est sinon respectueux, en tout cas, pas un rebelle à l'autorité, juste un fonctionnaire avec une morale et un gros problème: son épouse est partie, et ça ne passe pas... Dans ces circonstances, sa recherche gourmande du plaisir ressemble à une fuite en avant, qui pose des problèmes justement parce qu'il a une morale, et qu'il finit par se dire que la seule différence entre lui et le tueur est que ce dernier est passé à l'acte... Intéressant que l'acteur ait joué ce film après avoir commencé à insuffler un peu de morale et de doute dans l'ADN de Harry, à travers Sudden Impact, le seul film des aventures de l'inspecteur Callahan qu'il ait dirigé lui-même...

Le terrain de jeu de cette découverte du personnage par lui-même, c'est New Orleans, mais idéalisé, entre jazz dans la rue et prostitution à tous les étages. Pour le jazz, c'est le vieil ami Lennie Niheaus qui s'en charge. L'ancien saxophoniste alto, l'un des oubliés de la West Coast (il a travaillé pour l'orchestre de Stan Kenton, une sommité du jazz de l'Ouest) s'est chargé ici de superviser le jazz de la bande-son, et travaillera à nouveau pour Eastwood en devenant le compositeur attitré du réalisateur, de Pale Rider (1985) à Blood Work (2002). Une des particularités du film, qui peut être due à la méthode Malpaso (Eastwood est très peu dépensier sur ses films) est qu'aucun des personnages n'a la moindre trace de l'accent de Louisiane... Il aurait sans doute fallu payer des lingiustes, des coachs, et entrainer tout ce petit monde, et ça coûte des sous!

D'autre part, venons-en maintenant au fait le plus compliqué à appréhender de ce film, l'un des meilleurs films avec Eastwood dans les années 80: le film était semble-t-il prévu pour être dirigé par Eastwood, mais le scénariste Richard Tuggle rêvait de le mettre en scène. L'acteur a cédé, mais a semble-t-il (les acteurs l'ont souvent dit et répété) regretté d'avoir accepté, car Tuggle était paraît-il trop lent. Ce qui avait coûté à Philip Kaufman son poste en 1976, mais cette fois Eastwood n'a pas pu se permettre de licencier son réalisateur, car le remplacement de Kaufman sur le tournage de Josey Wales avait fortement déplu au syndicat des réalisateurs! Ce qui n'a pas empêché Eastwood, selon les témoignages de l'équipe, de se mêler du tournage, comme l'avait fait Howard Hawks sur The Thing, de Christian Niby...

Tout en étant l'un des mieux réalisés de ses films des années 80, Tightrope renvoie tellement à l'univers de Clint Eastwood qu'il semble difficile de ne pas lui en attribuer au moins la moitié du mérite. La première scène, d'ailleurs, comme bien d'autres, porte sa marque: la pénombre, le jeu des points de vue (celui du tueur en plus de celui de sa victime), et l'utilisation de la caméra pour lier les deux personnages, tout en donnant des signes simples (les chaussures, la silhouette de la femme qui l'identifie assez facilement, etc). La façon dont l'acteur, aussi, se lance à fond dans la démonstration toute en subtilité de sa complexité, en fait un personnage (masochiste, comme toujours) totalement Eastwoodien...

 

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Noir
10 juin 2025 2 10 /06 /juin /2025 17:21

Mabel Normand quitte son foyer, et quasiment le film, et laisse derrière elle... Un chien, un chat et un oiseau. Comme le chien tend à vouloir suivre sa maîtresse, le chat décide d'en profiter pour un (fort légitime mais ce n'est que mon point de vue) canary-burger... Le chien, bien que minuscule, va jouer les justiciers (ou les trouble-fête mais là encore c'est une affaire d'opinion).

C'était, déjà dans l'air: les compagnies se faisaient déjà toutes concurrence pour faire "jouer" leurs animaux. On crédite ici souvent Teddy le chien et Pepper le chat pour ce film, mais il me semble que ces animaux-stars de l'écurie Sennett ont été formés plus tardivement. Reste que ce film n'a pas grand intérêt...

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Published by François Massarelli - dans Mack Sennett Muet Mabel Normand Wonder dogs
8 juin 2025 7 08 /06 /juin /2025 14:16

Un garçon (Sonny Edward), un chien et un ours qui s'ennuie dans sa cage, ont tous en commun de s'ennuyer... Chacun de son côté, ils s'échappent, et vont se retrouver dans la même fugue...

Nell Shipman avait co-réalisé avec David Hartford l'un des premiers films Canadiens, Back to God's country, en 1919. Elle y retrouvait l'esprit des oeuvres de James Oliver Curwood (que le film adaptait d'ailleurs très officiellement), mais on finira par se rendre compte que ce qui l'avait principalement intéressée était... La présence d'un ours apprivoisé. Son deuxième long métrage, Something New (1920), qui manque singulièrement d'intérêt, la montrait aussi en compagnie d'un chien... 

Jamais deux sans trois? Ce troisième film, moins ambitieux (seulement trois bobines) est à nouveau une histoire de cohabitation et de complicité. Mais le film reste assez clairement un effort amateur, avec un héros mal défini (le june garçon) et des animaux plus ou moins bien dirigés...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet ** Nell Shipman 1921 Wonder dogs
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 22:56

A San Francisco, nous voyons une femme éliminer un homme, pendant ce qui ressemble à une étreinte... Pendant ce temps l'inspecteur Harry Callahan (Clint Eastwood) fais ce qu'il fait le plus, sinon le mieux: il se voit reprocher ses méthodes par ses supérieurs, par les politiciens, les juges... Alors comment s'étonner qu'au passage, en ville, entre deux grognements, il ne réalise (avec la fameuse réplique "Smith & Wesson and me") un massacre en débarrassant un diner des quelques gangsters qui s'apprêtaient à mettre l'établissement à sac. Puis, devenu la cible d'une famille mafieuse après qu'il ait eu un coup de sang, il échappe de peu à un attentat... Puis se livre à un autre massacre pour faire bonne mesure, subit un autre attentat... etc.

Mis au vert, Callahan est envoyé à San Paulo, où il va croiser la route de la peintre Jennifer Spencer (Sondra Locke), dont la soeur a été violée il y a quelques années lors d'une de leurs sorties, et qui est devenue l'ange exterminateur aperçu au début du film...

Aux thèmes habituels des films qui mettent en scène Harry Callahan (la disparité entre l'efficacité et le professionnalisme de l'inspecteur, et les lourdeurs protocolaires d'une justice qui ne souhaite pas assumer d'être parfois radicale, les bisbilles entre un monde politique qui souhaite tout lisser, et un inspecteur qui reste attaché à l'esprit de la Frontière, et aurait plutôt tendance à vouloir tirer d'abord et discuter ensuite...), viennent s'ajouter une sorte d'officialisation du fait que Harry est seul: on lui adjoint d'autorité un compagnon, le bulldog Meathead... Et il va croiser le chemin d'une femme qui accomplit de façon illégale une vengeance qu'il ne peut que comprendre...

On n'a bien sûr pas l'habitude de voir Harry accompagné d'une femme, et si le fait que ce soit Sondra Locke, sa partenaire dans un certain nombre de films quand même, nous y aide, il est vrai que ce film ne joue pas la même partition que d'habitude. Après tout, il e sagit sans doute pas d'humaniser Harry, mais bien plutôt de montrer sous un angle différent le sens, disons, particulier, de la justice qui l'habite. Car même s'il est expéditif, de droite, bardé de préjugés (on se souvient de sa diatribe rigolarde sur les étrangers dans le Dirty Harry de Don Siegel) et peu encombré de compassion, Harry est surtout mû par une morale sans le moindre compromis...

Pourtant dans ce film où il assume la mise en scène, pour l'unique fois de la carrière d'Harry, Eastwood choisit de détourner l'un des codes de la franchise: après une trentaine de minutes qui le voient se mettre toute sa hiérarchie à dos, Harry Callahan mis devant la nécessité de se mettre au vert part, alors que la caméra s'envole, comme elle le fait dans chacun des films, à la toute fin. Comme si ce qui devait suivre devenait en quelque sorte une variation officieuse... C'est presque une enquête privée à laquelle Eastwood va se livrer, qui va le mener à prendre parfois de drastiques décisions, notamment face à la tueuse qu'il trouvera sur ses pas.

C'est je pense le plus intéressant de tous les films de la franchise, dans lequel avant d'être définitivement trop vieux pour le rôle, Eastwood s'autorise une série constante de variations, en même temps pour faire bonne mesure, que quelques passages obligés. L'efficacité narrative est à son comble, les facilités (la police contre le département de la justice, ça finit par tourner en rond) sont gardées au minimum, et l'humour, s'il est bien présent, reste souvent grippé par la gravité de l'histoire des deux femmes qui ont été violées.

Une morale, je vous dis...

 

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Noir
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 00:27

Un banquier (Van Dyke Brooks) rigoriste et froid, contre l'avis de son épouse (Mary Maurice), répudie son fils (James Morrison): il le trouve trop aventureux et dépensier... Mais quand lui-même a des ennuis à cause de son inconséquence financière, il meurt d'une crise cardiaque. Son épouse est amenée à la déchéance... Leur fils en apprenant la triste nouvelle part à sa recherche...

Le film est un mélodrame strict, réalisé par l'undes acteurs principaux. C'était le début d'un long déclin pour la Vitagraph, dont la plupart des stars arrivaient au bout de leur course. Florence Turner avait fondé sa propre compagnie et était partie en Grande-Bretagne en compagnie de Larry Trimble. Seul lien avec les années fastes, le chien Jean restait une star, et il sert ici de fil rouge, et de révélateur, car c'est en l'apercevant dans la rue que le fils va pouvoir retrouver la trace de sa mère...

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Published by François Massarelli - dans Wonder dogs Vitagraph Muet
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 00:20

Oscar (William Humphrey) pense qu'il aime Alice (Florence Turner), mais il est épouvantablement jaloux... Il n'apprécie pas qu'elle ait un chien, le colley Jean, ni qu'elle voie parfois un ami, le gentil Horace (Leo Delaney). Un jour, après qu'il ait manifesté son mécontentement, il refuse de se jeter à l'eau pour sauver son rival, qui ne devra d'avoir la vie sauve que grâce au chien d'Alice...

C'est une fois de plus simple et direct, et animé par un jeu retenu, surtout de la part de Florence Turner. Le film a été tourné dans le Maine, dans exactement les mêmes décors de bord de lac que la charmante comédie A tin-type romance de 1910...

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Published by François Massarelli - dans Florence Turner Vitagraph Wonder dogs Muet
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 00:14

Nous assistons à deux parcours, celui d'un couple d'abord (Leah Baird et William Humphrey). Ils s'aiment, mais le temps a passé et ils n'ont pas pu avoir d'enfant... En lieu et place ils ont bien un chien (le colley Jean), mais... Ensuite, nous faisons la connaissance d'une petite fille (Adele de Garde), qui est orpheline, et elle est exploitée. Une veille de Noël, elle décide de braver la neige et de s'enfuir, et elle se réfugie... chez le gentil couple qui n'en revient pas de son bonheur...

C'est direct et simple, et l'une des immenses qualités de ces films Vitagraph avec le chien star Jean est justement que l'animal est présent, comme un fil rouge, mais il n'est pas question de tout faire reposer sur lui... C'est fort bien troussé, et le jeu est excellent. Un seul regret finalement, le fait que Florence Turner, trop jeune pour le rôle, n'ait pas interprété la mère...

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Published by François Massarelli - dans Vitagraph Wonder dogs Muet
7 juin 2025 6 07 /06 /juin /2025 00:04

Comme Jean the Match-maker, ce film est une comédie d'une bobine, mettant en scène le chien Jean, et la "Vitagraph Girl", Florence Turner. Le chien, dans le film, est la propriété de Phil (Leo Delaney), un jeune homme, qui croise la belle Beth, sur une plage, un jour. Ils sont amoureux, ils se promènent, et ont l'idée d'immortaliser la journée par une photo. Chacun d'entre eux en possède un exemplaire sur lui... Mais un jour que Phil ne peut présenter la photo, ils se fâchent... Il faudra la patience de Jean pour les remettre ensemble, et pour empêcher qu'ils ne mettent à exécution des projets funestes (et bien peu crédibles)... 

Les films de la série Jean que j'ai vus sont d'une grande qualité globale, principalement par leur jeu et la vitalité manifestée par ces intrigues simples, quotidiennes, et menées tambour battant... Mais celui-ci est le meilleur, et ce grâce à Florence Turner. Elle avait une approche moderne de la comédie, et jouait avec l'intégralité de son corps. Il faut la voir manifester son désespoir dans une scène de suicide... Où elle ne se mettra pas à l'eau parce qu'elle est trop froide. Elle incarne se frustration jusque dans ses orteils!

Authentique...

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Published by François Massarelli - dans Florence Turner Muet Wonder dogs Vitagraph