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15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 13:39

"L'homme au doigt manquant" (il n'est connu que sous ce patronyme générique) s'évade de prison, et ne tarde pas à réassembler sa bande de malfrats. Avec leur aide, il kidnappe un banquier avec l'intention d'en obtenir une rançon en échange... Mais la banque confie l'affaire à un détective doué...

L'ombre de Feuillade, encore et toujours, plane sur ce film, dont Sandberg, qui a déjà réalisé plusieurs films avec le même personnage et le même univers, fait une fois de plus un laboratoire de mise en scène atmosphérique. Il utilise avec une grande efficacité toutes les ressources offertes par le cadre, la profondeur de champ, le montage, et le décor...

Le titre est clair et explicite, mais l'identification du bandit qu'il permet est souvent utilisée pour des gros plans dynamiques, qui montrent que sandberg a tout compris de l'utilisation du signe cinématographique, à travers le recours à ces plans lents qui voient la main au doigt manquant en action: trois ans avant les premiers films de Fritz Lang, qui sera (en autre disciple déclaré de Louis Feuillade) un maître absolu de cette technique narrative... Un excellent exemple est cette scène au vours de laquelle une des complices du malfrat est dans un café, parlant avec un employé de banque: il frime un peu, montrant un badge qui lui donne accès aux endroits stratégiques de la banque. Lentement, elle prend le badge et le met à portée des mains de '"l'homme aux neuf doigts" (pour reprendre la terminologie originale). On verra juste la main de celui-ci, lentement, qui s'empare de l'objet...

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Published by François Massarelli - dans A.W. Sandberg Muet 1916 Noir
15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 09:20

C'est le premier film d'une série de cinq, qui seront tous réalisés par Sandberg. Tous n'ont pas survécu, et ce moyen métrage qui devait totaliser environ 40 minutes n'est pas non plus complet: il y manque un début qui aurait été une exposition... Cela étant dit, étant admis qu'on ne me fera jamais dire qu'il est bénéfique qu'un film se voie privé d'une partie de son métrage, le fait est qu'en l'état, ce film policier commence de la plus belle des façons, par une poursuite spectaculaire...

Le titre de la "série", tout d'abord": il signifie tout simplement "l'homme au doigt manquant"... On est en plein dans une période de création d'un genre, le cinéma policier, sous l'influence de Jasset et Feuillade, et Sandberg sacrifie au principe d'un héros et d'un anti-héros récurrents, comme Fantômas et Juve dans les cinq films de Feuillade, qui inspireront à peu près tout le courant policier (Lang en tête!) pour le reste du cinéma muet et même au-delà...

Deux policiers, Jackson (Alf Blütecher) et Warren (birger Von Cotta-Schonberg), sont à la poursuite d'un dangereux malfaiteur, Smith (Aage Hertel), qu'ils soupçonnent d'être le mystérieux bandit au doigt manquant, et il leur échappe. Par un stratagème, il les attire tous deux, séparément, dans une villa, afin de se débarrasser d'eux: ils sont tous deux, prisonniers, alors qu'une bombe va exploser... Notons que dans les copies Anglophones, Jackson devient Stacey et Smith le moins transparent Morton.

Coups de théâtre, poursuites, déguisements, ligotages, séquestrations, sauvetages de dernières minutes... Avec de telles situations, on ne s'étonnera pas que Sandberg, sous l'influence des styles baroques de Feuillade et Jasset, se jette à fond dans la bataille du suspense, et ça marche... Le film est sans doute un modeste effort, un complément de programme destiné à fidéliser les foules comme il en existait des tonnes dans toutes les cinématographies durant les années 10, mais il est très réussi...

 

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Published by François Massarelli - dans 1915 A.W. Sandberg Muet Noir
15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 09:19

Meyer, un mari (Oscar Stribolt) profite de l'absence de son épouse partie prendre des vacances à la mer, pour mener la grande vie. Mais quand elle revient, elle a la désagréable surprise de retrouver chez elle un homme, fin saoul, qui ne se rappelle même pas qu'il n'est pas M. Meyer...

C'est tout sauf subtil, et c'est un peu inattendu de la part de Sandberg, qui allait se spécialiser dans le drame et le mélodrame: son Clown de 1926 est une merveille... Mais le film se distingue des productions plus basiques de Lauritzen, par le recours à un dispositif intéressant: le mari rentre chez lui pour y voir son copain saoul aux prises avec son épouse, par le truchement de trous de serrures. La mise en scène se divise alors en trois... Pour le reste, c'est de la kolossale Komédie...

https://www.stumfilm.dk/en/stumfilm/streaming/film/ungkarl-og-aegtemand

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Published by François Massarelli - dans Comédie A.W. Sandberg DFI Muet
15 juin 2025 7 15 /06 /juin /2025 08:49

C'est une comédie d'une bobine, réalisée en 1914 par le futur metteur en scène des drames flamboyants comme Le Clown (1926) ou Revolutionhochzeit/Un mariage sous la terreur (1928), ou les adaptations très soignées de Dickens réalisées entre 1921 et 1924... Un petit peu inattendu, mais pour qui est un observateur de la façon dont fonctionnaient les studios de Copenhague, pas tant que ça! Sandberg, après tout, était un réalisateur sous contrat, et il en était à ce stade au début de sa carrière.

On reconnaîtra dans ce fragment un autre grand nom du cinéma Danois, tout aussi peu connu, sauf si on s'intéresse à son surnom: Carl Schenström, plus connu en France donc sous le sobriquet de Doublepatte (qui avec Harald Madsen, dit Patachon, formait un duo comique de superstars qui préfiguraient Laurel et Hardy)... Un acteur versatile, qui est d'ailleurs assez méconnaissable ici, en fait. Il n'était pas encore doté de son impressionnant nez postiche, et tout porte à croire que dans cette comédie incomplète il ne soit que le comparse...

Le film est donc réduit, d'une bobine (soit 15 minutes environ) à un fragment de deux minutes, qui présentent des gags, sans qu'on ait le contexte, difficile donc dans ces conditions de s'y retrouver dans l'intrigue! Voici ce que l'on peut reconstituer:

L'épicier Mikkelsen (Holger Pedersen-Gissemand) a soif et se rend dans une taverne où il se saoule en compagnie de ses amis. Il renverse du soda un peu partout, et essuie le poêle du café avec un mouchoir. Puis il s'essuie avec le même mouchoir et se couvre de suie. Quand il rentre chez lui il s'endort dans la baignoire, où son épouse qui le retrouve le lendemain le prend pour un ramoneur, qui si j'en croie le titre, avait sans doute prévenu qu'il passerait...

C'est encore un de ces films dont un fragment a survécu par accident, lorsqu'un documentariste a décidé d'incorporer un extrait d'un film dans une compilation consacrée au cinéma Danois entre 1913 et 1923... Même si on doute que le film soit du plus grand intérêt, on souhaite quand même qu'un jour, on puisse en retrouver une copie. Ces deux minutes ont rejoint la précieuse collection que le DFI consacre, sur leur site internet, à leur patrimoine muet: plus de quatre cent films y sont consultables, en HD et gratuitement...

 

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Published by François Massarelli - dans Muet A.W. Sandberg
14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 22:29

Dans un bureau, la secrétaire (Gertrude Selby) est la coqueluche de tous les employés (Raymond Griffith et Fatty Voss)... Y compris du patron (Gene Rogers), d'ailleurs, ce qui déplait fortement à son épouse (Alice Howell)... Elle vient rendre des visites impromptues afin de s'assurer de la bonne marche de l'entreprise...

C'est à nouveau un film L-KO de Lehrman, qui tente ici de sortir des sentiers battus de Sennett, qui était très à l'aise à l'extérieur... Il nous propose un marivaudage dans un bureau, qui n'est pas conclu dans les copies existantes puisqu'il manque la résolution de la deuxième bobine...

A noter, sur la photo ci-dessus, c'est bien Raymond Griffith sans la moustache. 

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Published by François Massarelli - dans Alice Howell Muet
14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 22:18

Un homme (Billie Ritchie) se trouve dans un bar quand on vient l'avertir que son épouse (Alice Howell) s'apprête à mettre au monde un cinquième enfant... Avec une certaine réticence, il rentre mais confronté non pas à un mais trois bébés, il prend la fuite, d'autant qu'il ne semble pas très apprécié, déjà, par ses quatre enfants.  Une fois "libéré", il rencontre une jeune héritière (Gertrude Selby) et s'apprête à l'épouser...

C'est le premier film dans lequel Alice Howell travaillait pour L-KO Komedies, le nouveau micro-studio de Henry "Pathé" Lehrman, un transfuge de la Keystone (il est responsable entre autres de Kid auto races at venice, le premier film dans lequel Chaplin arborait son costume).

Ce qu'on peut en dire tient en deux points: d'une part, si Lehrman et ses comédiens on reconnait Hank Mann, par exemple) sont des anciens de chez Sennett, le style de film ne fait guère d'efforts pour s'en éloigner! Et d'autre part, Billie Ritchie semble avoir une mission ici, celle de ressembler à Chaplin, du moins à l'idée qu'on se faisait des personnages qu'il jouait. Et... c'est raté, et particulièrement désagréable.

 

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Published by François Massarelli - dans Alice Howell Muet
14 juin 2025 6 14 /06 /juin /2025 21:51

Tom Highway (Clint Eastwood) est un sergent instructeur du corps des Marines qui se voit transféré pour insubordination vers son ancien bataillon. En chemin, il croise la route d'un jeune musicien, Stitch Jones (Mario Van Peebles), qu'il va retrouver dans son groupe de jeunes recrues... La plupart d'entre eux sont indisciplinés, totalement réfractaires à l'effort, et le sergent sera aussi dur qu'il le faut...

Lon Chaney était un personnage du même genre dans Tell it to the Marines, de George Hill (1926), qui devait faire face à des recrues mal dégrossies, se faire détester d'eux, tout en les appréciant en silence... Une situation particulièrement galvaudée, qui trouvera son ultime retournement dans le classique des classiques de l'entrainement des Marines au cinéma: Full Metal Jacket. Mais le film de Kubrick ne sortia qu'en 1987. En attendant, on va être très clair: ce film d'Eastwood n'est pas un classique, et encore moins un bon film...

Certes, il a des qualités, après tout: comme à chaque fois qu'Eastwood doit justifier du degré de marginalité d'un de ses personnages, il y met une dose d'humour qui rend tout premier degré impossible, comme si lui, justement, n'y croyait pas. ...Mais d'une part ça vire au sempiternel (le sourcil levé, le "Grr" au bord des lèvres, et la voix modulée pour être encore plus rauque qu'au naturel... Ca lasse), et d'autre part, le conflit avec un petit con de rockeur mal fagotté (qui nous prouve s'il en était besoin que Clint Eastwood ne connait décidément rien au rock 'n roll), joué avec excès par Melvin Van Peebles, est encore plus lassant...

Mais il y a pire: si on ne peut pas prendre au sérieux une guitare électrique qui se met en mode Van Halen dès qu'elle est branchée, il est difficile aussi de prendre au sérieux cette histoire d'intervention héroïque venue de nulle part, sur l'île de Grenade... Bref, un film pour pas grand chose... Si ce n'est qu'une fois ce désastre sorti, Eastwood a mis en chantier un film majeur.

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood
13 juin 2025 5 13 /06 /juin /2025 18:52

Al St-John vient faire du gringue à Alice Howell qui peint une palissade avec son père, mais un rival (Rube Miller) tente de les séparer. Les moyens utilisés sont assez peu orthodoxes. Pour faire simple, on y trouvera, par exemple, un canon...

Côté face, c'est un tout petit film assez typique de Sennett, dans lequel les stars ont tendance à ne pas trop s'embarrasser de subtilité... D'ailleurs, on y trouve Al St-John, c'est tout dire! Donc poursuites, coups bas, coups de pieds bien placés... Toute la panoplie.

Côté pile, c'est l'un des films préservés de la carrière d'Alice Howell... Les historiens du cinéma ont toujours été injustes avec la comédie, en la prenant largement pour argent comptant, et en se contentant d'en glorifier quelques génies sélectionnés sur des critères pas toujours clairs: pourquoi Chaplin, Keaton, Lloyd et Langdon (dans cet ordre généralement) seaient-ils nécessairement meilleurs que Stan Laurel, Charley Chase, Lupino Lane, Hank Mann, James Parrott, Snub Pollard... Et bien sûr on constate que dans cette liste il n'y a que des hommes. Pourtant les femmes aussi tournaient: Mabel Normand, Anita Garvin, Marion Byron, Zasu Pitts, Kate Price, Gale Henry, Alice Howell, Bebe Daniels... et même Marion Davies et Colleen Moore! Non, c'est assez injuste en effet: comme si les historiens avaient considéré que la comédie avait été une chose trop sérieuse pour la confier à des femmes! 

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Published by François Massarelli - dans Muet Mack Sennett Alice Howell
13 juin 2025 5 13 /06 /juin /2025 18:33

A Seattle, Angela Childs (Zoe Kravitz) se remet plus ou moins bien d'une agression qu'elle a subie... Et les mesures de confinement post-covid ne l'encouragent pas à sortir. Elle travaille pour une corporation qui a développé une IA de compagnie, Kimi, qui se veut à la pointe de la technologie et des tendances. Si sa vie personnelle est surtout consacrée à rester chez elle sans jamais sortir, ce qui désole sa maman, et Terry (Byron Bowers), un petit ami potentiel qui habite en face de chez elle, sa situation lui permet de se concentrer à son principal travail: effectuer une modération de "Kimi" en réécoutant les échanges échantillonnés par sa hiérarchie, et contribuer à améliorer le logiciel. C'est en effectuant ce travail qu'elle tombe sur un enregistrement qui la convainc qu'une femme a été assassinée... Elle remue ciel et terre pour qu'on l'aide à yvoir clair, mais elle se heurte très vite à un mur, celui de l'entreprise elle-même, puis un autre, quand des hommes de main tentent de la kidnapper...

Ca fait quelques années que Soderbergh s'intéresse aux luttes inégales entre individus et corporations. Erin Brokovich, Traffic, The Informant, Contagion, Side effects et Unsane présentent tous des aspects de ce type de situation, dans des proportions et des intentions toutes très différentes. Le film noir est propice à la paranoïa, et le réalisateur a toujours copieusement joué dessus, y compris en mentant allègrement au spectateur dans deux de ces films qui  se révèlent, quand on les voit, bien différents de ce qu'on attend.

Mais il n'en a jamais fait un systématisme, et ici il met sa mise en scène assurée, hyper-efficace, au service d'une intrigue certes paranoïaque, mais profondément juste dans le recours au point de vue d'une persone qui a de profondes difficultés sociales, qui sont ici admirablement mises en perspective. Car le film va vite devenir l'histoire d'une résurrection, mais à travers la violence. Il y a un peu de Lisbeth Salander dans Angela, mais une Lisbeth qui n'aurait pas cette froideur et ce jusqu'au-boutisme qui caractérise l'héroïne suédoise. 

Et grace à cette histoire Soderbergh montre aussi le portrait en creux d'une époque noire, celle d'une humanité qui est stoppée dans son élan par un virus, et qui laisse finalement l'écart entre les individus et les corporations se creuser...  C'est peu dire que le film est assez pessimiste! Mais il est aussi passionnant, porté par une actrice fantastique, et un recours au point de vue qui ne peut que nous en frappelr d'autres... Panic room, de Fincher, ou encore... Rear Window d'Hitchcock! C'est qu'on en voit, des choses, depuis l'appartement d'Angela. 

Enfin, le film se veut, au moment où tout le monde se précipite sur les IA, le portrait amusé d'une civilisation dans laquelle les applications les plus improbables peuvent, finalement, s'avérer extrêmement utiles quand on a deux tueurs dans son salon.

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Published by François Massarelli - dans Steven Soderbergh Noir
12 juin 2025 4 12 /06 /juin /2025 21:48

A l'époque de l'ère Victorienne, en Nouvelle Angleterre, Byron et Vanessa Sullivan (qui est sa principale modèle tant elle l'inspire) sont de jeunes mariés (Harvey Keitel et Sondra Locke) tout à fait adorables... Byron est peintre, et son meilleur ami (Beau Bridges) le lui assure: son style dans la lignée des impressionnistes est très prometteur, il est sur le point d'être découvert. Mais les amoureux ont un accident grave, et Vanessa meurt. Inconsolable, Byron détruit une grande part des tableaux prévus pour une exposition... Mais un tableau épargné, celui de Vanessa in the garden, va lui permettre de retrouver la jeune femme...

C'est un casting inattendu, un décor aussi peu souvent montré chez Clint Eastwood: la Nouvelle Angleterre au tournant du siècle, évidemment, jure un peu avec l'obsession Californienne du réalisateur. Mais ici, nous sommes face à un épisode d'une série anthologique, Amazing stories, dont le producteur exécutif et créateur est rien moins que Steven Spielberg, qui a d'ailleurs écrit cet épisode.

L'alliance des deux maîtres sur ces 20 minutes, dévouche sur un petit film d'une grande délicatesse, qui va directement à l'essentiel. On retrouve ici le Spielberg "rose" des anthologies (comme sur ses propres épisodes de la série, du reste), et Eastwood, accompagné de Sondra Locke qui même un rien trop agée pour son rôle, est adorable, se livre avec une certaine gourmandise à un exercice de style qui ne lui ressemble pas, tout en s'offrant un nouveau film dans lequel il ne sent pas obligé d'apparaître...

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Published by François Massarelli - dans Clint Eastwood Steven Spielberg Télévision