Une immigrante clandestine, Hulda (Alice Howell), arrive aux Etats-Unis en voyageant incognito depuis la Hollande. Durant le voyage, elle se fait un ami, Jack (Fatty Voss)... Une fois arrivés ils vont tous deux trouverdu travail, Jack comme garçon de café, et Hulda comme, hum, danseuse... Car elle a une façon de danser le folklore hollandais qui n'appartient qu'à elle...
La compagnie Century qui s'était construite sur les ruines de la L-KO était à n'en pas douter une toute petite structure, et on sent, sinon l'amateurisme (on en est loin), en tout cas une certaine tendance à utiliser les bouts de ficelle... Comme The immigrant, de Chaplin, qui s'est construit sur des associations d'idées et des virages à 180°, ce film s'est construit semble-t-il autour de plusieurs idées mises bout à bout. On retrouve cet esprit de récupération et d'économies, dans le fait quun acteur au moins a une totalité de trois, sinon cinq rôles: c'est James Finlayson. C'est gentiment plaisant, et à mon avis cette équipe avait vu le film de Chaplin. Je ne sais pas si de son côté le grand acteur-metteur en scène a été voir celui-ci...
Sinon, l'expression "In Dutch" veut dire qu'on a un contentieux avec quelqu'un...
La fin de la vie de Charlie Parker, racontée dans un certain désordre, sur un plan émotionnel... On commence par trois courtes séquences qui installent une bonne fois pour toutes le propos: d'abord un gamin noir, dans un taudis, jouant de la flûte sur une mule. Puis un adolescent qui s'entraîne au saxophone alto, dans le même quartier... Et sans transition, Charlie Parker (Forrest Whitaker) sur scène en plein solo, subjuguant son auditoire sous l'oeil gourmand de son employeur fréquent et ami, co-révolutionnaire du be-bop, Dizzy Gillespie... Il sera donc ici question de l'apport de Charlie Parker au XXe siècle, au jazz, à l'histoire de la musique et à l'Amérique, comme étant indiscutable, absolu, et essentiel. De fait, Eastwood semble avoir façonné "son" Bird comme son Red Stovall de Honkytonk Man. A moins que ce ne soit le contraire!
Le choix de ne pas garder la chronologie des événements tranquille se justifie de multiples façons, car le film aurait pu être une litanie de grandeur et de décadence, voire de décadences tellement la vie de "Bird" a été marquée par les bas plus que les hauts... et puis la mode de ce genre de narration de A à Z a complètement été oblitérée depuis les années 50, qui ont vraiment installé le flash-back comme étant une façon bien plus avantageuse de tourner des biopics...
Donc si on s'aventure dans ce film sans savoir un peu de quelle manière Charlie parker a vécu, on n'en saura pas beaucoup plus sur la chronologie des événements, mais on aura au moins accès à une lecture émotionnelle de la vie de Bird. Dès le départ, Eastwood nous assène finalement ce par quoi il fallait commencer: engoncé depuis son adolescence dans une spirale de la destruction, Charlie Parker rentre éméché, et probablement sous l'influence de produits calmants/dopants à son foyer, où il est confronté par Chan (Diane Venora) son épouse: obsédé par le fait qu'il ne peut que la décevoir, il effectue ne tentative de suicide presque sous ses yeux...
L'échec a commencé pour Bird, nous dit le film, par une rencontre qui a mal tourné: alors qu'il participait à une jam session en compagnie d'une de ses idoles, le saxophoniste Buster Franklin (Keith David... Franklin n'a jamais existé, mais il pourrait s'agir d'une allusion au maître du saxophone dans les années 30, le grand Coleman Hawkins), le tout jeune Parker s'est enfermé dans sa bulle, et en a été sorti par une cymbale qui a volé à côté de lui. La cymbale va devenir un leitmotiv qui souligne les démons du musicien...
Et puis il y a la drogue: pour Bird, ça a commencé dès les années 30, quand il était adolescent. Au départ, c'était la morphine, qui était particulièrement répandue suite aux années 10, les nombreux éclopés qui étaient revenus d'Europe l'avaient rendue courante, et Hollywood l'avait propagée en Californie. Mais Parker était passé à l'héroïne, probablement au début des années 40. Ce n'était pas un secret, tous ceux qui abordent "Bird" dans le film font allusion sans tabou à ce fléau dont il est presque devenu le symbole absolu. Un fléau difficile à comprendre pour les non-initiés, bien sûr, ce que le film aborde avec une naïveté frontale: quand le trompettiste Red Rodney (Michael Zelniker) visite la chambre de Bird pendant une tournée, et lui montre fièrement qu'il s'est mis à l'héroïne, le saxophoniste est atterré...
C'est qu'il n'a jamais vécu, le film le montre, dans une quelconque impression que l'héroïne le rendait grand, contrairement à ce que tant de musiciens qui l'ont suivi, certains dans la tombe, pensaient: Jimmy Heath, par exemple, a avoué que c'est volontairement qu'il était tombé dedans... Miles Davis s'y est intéressé très tôt, Gerry Mulligan, et tant d'autres contemporains (John Coltrane, Sonny Rollins...): tous en sont sortis vainqueurs, finalement. Pas Bird.
Et pourtant le film insiste sur la volonté de normalité, l'aspiration au bonheur de Charlie Parker, auprès de Chan mais aussi en compagnie de sa musique. Lui qui ne s'est jamais départi d'un complexe d'infériorité, nous dit le film, a quand même tout fait pour réussir à sa façon le "rêve Américain", en obtenant de sponsoriser un club de jazz (le Birdland), de jouer avec des ensembles de cordes (il considérait ces enregistrements extrêmement controversés comme une preuve éclatante de sa réussite), et d'élever ses enfants... Mais sans rien renier de sa musique, qui l'engageait à 200%.
Une jolie scène, probablement basée sur les souvenirs authentiques de Chan Parker, nous montre le couple entendant à la radio pendant un voyage en voiture, un réappropriation d'un solo de Parker par le chanteur King Pleasure (Parker's mood)... Alors que Chan souhaite changer la station de radio, Parker veut, au contraire, entendre de quelle façon sa musique est diffusée au public... C'était le même Parker qui, bien que héraut d'une version révolutionnaire de la musique de jazz, qui secouait les conventions, vouait une admiration sans bornes à Benny Goodman, chef d'orchestre et clarinettiste qui avait, lui, réussi... sans un gramme d'héroïne.
Un héros américain qui a du composer, nous dit le film, avec sa toxicomanie, la justice, le racisme évidemment (bizarrement traité surtout sur le mode de la blague, dans le film: à travers une tournée de Parker, qui a engagé le blanc Red Rodney, et le fait passer pour un albino pour une tournée dans le Sud), mais aussi les sales coups du sort, comme la mort d'un enfant qui sera d'autant plus mal vécue, que Bird était de l'autre côté des Etats-Unis quand il l'a appris...
Eastwood n'a peut-être pas livré la biographie de Charlie Parker la plus fiable, et fidèle à sa manière, l'a sans doute considérablement simplifiée. Mais ce qui en sort, à travers les grands moments comme à travers les scories (cet abominable moment, où Parker recroise "Buster Franklin" qui joue du rock 'n roll, ou en tout cas ce que Eastwood identifie comme tel), c'est une fascination pour un homme exceptionnel, qui n'a pas su triompher de ses démons. Cette sincérité de l'artiste qui a voulu s'approcher d'une de ses idoles, et en livrer un portrait ultra-sensible, est la marque de Clint Eastwood.
A noter pour finir, que Lennie Niehaus (1929-2020), qui a signé la musique, et a la redoutable tâche de parfois "incarner" Parker à travers son saxophone alto (tous les solos qui n'ont pas été repris directement des enregistrements de Bird ont été joués par lui), était l'un des nombreux musiciens, qu'ils soient noirs, blancs, verts ou rouges, qui sont venus au jazz après avoir entendu la révolution incarnée par Gillespie, Powell, Clarke, Pettiford, Monk, Dorham, Johnson, Dexter Gordon, Charlie Christian... Et Charlie "Bird" Parker.
Le titre parodie celui de Neptune's daughter, un film Universal de Herbert Brenon sorti en 1914, qui présentait la nageuse Annette Kellerman dans son premier rôle d'une courte carrière. Le film avait été suffisamment un succès pour que les compagnies de comédie se l'approprient dans un esprit parodique: Stan Laurel, chez joe Rock ou chez Hal Roach dans les années 20, se livrera beaucoup à cette pratique... La compagnie L-KO ayant finalement rendu l'âme, c'est désormais sous l'appellation Century que John Blystone dirige les courts métrages d'Alice Howell.
Pourtant, pas grand chose à voir avec la féérie de l'original dans ce film, une comédie de deux bobines menée tambour battant: Alice (Howell), la fille d'un pêcheur, est amoureuse du marin Joe, mais le capitaine de ce dernier la convoite et la kidnappe sur son bateau...
Tout sauf sophistiqué, c'est le seul film de la série Century de 1917 qui présentait Alice Howell en vedette qui ait semble-t-il survécu. Le style est assez proche de celui de la Keystone, mais avec un engagement physique qui renvoie un peu plus à Roscoe Arbuckle, dans les courts métrages qu'il a réalisés avec Buste Keaton et Al St-John: Alice Howell n'était pas actrice à éviter les cascades, et elle paie de sa robuste personne du début à la fin. Ce n'est pas du Shakespeare, ça c'est sûr...
Une jeune femme (Alice Howell) décide de devenir une star à la compagnie L-KO. Mais ce n'est pas si facile...Dans un premier temps, on ne lui offre qu'une place de co-concierge auprès de Raymond Griffith. Apprenant qu'une parade va mettre en avant deux aspirants acteurs qui vont incarner le vice et la vertu, les deux malchanceux décident de prendre leur place...
C'est à une époque troublée que ce film a été tourné: le fondateur de L-KO (Lehrman Knock Out Komedies) venait de se retirer de l'affaire... Le film a été réalisé par John Blystone, engagé pour le remplacer. Alice Howell, en tout cas, a pu commencer à interpréter des premiers rôles... On retrouve ici une dynamique assez typique des courts métrages tournés dans les studios, qui font justement intervenir les protagonistes eux-mêmes, dans leur propre rôle... Ca va vite et c'est particulièrement loufoque. A noter, la première bobine a disparu.
Ce mélodrame Danois date d'une époque durant laquelle le pays du Nord, anciennement champion incontesté du cinéma Européen, et donc mondial, est en lutte pour garder sa première place... Mais c'est bien fini. Les Danois, qui savent qu'ils ne peuvent plus exporter comme avant vers la France, l'Italie ou l'Angleterre, en cette époque où les alliances scellent des pactes authentiquement guerriers, se tournent plus que jamais vers les genres éprouvés, en premier lieu le mélodrame!
Joe Higgins (Valdemar Psilander) est clown dans un petit cirque familial. Un noble de la ville qui vient voir le spectacle est impressionné et lui propose de venir avec lui pour faire carrière sur les scènes citadines. Il accepte, à la condition de pouvoir emporter avec lui Daisy (Gudrun Houlberg), la femme qu'il aime, et ses parents. Des années après, Joe court de succès en succès, mais il découvre que Daisy, qu'il a épousée, le trompe avec le comte Henri (Robert Schmidt). Il la confronte, elle part, et c'est la déchéance...
Le film est hautement prévisible, et nous conte précisément la chute d'un homme. La scène qui va servir de révélateur pour Joe, pas pour le public, sera vue par lui dans un miroir, qui lui montre littéralement ce qui se passe dans son dos. Quelques scènes plus tard, Joe éméché croise dans un restaurant une troupe de gens en pleine débauche: parmi eux, Daisy et le comte sont occupés à lutiner d'autres amants. Joe fait un scandale... qui secoue violemment la jeune femme. Ainsi, Sandberg semble établir non seulement le thème classique du mélo, la ville qui corrompt, mais par ces deux scènes il insiste sur cette déchéance comme un drame intérieur, inhérent à Joe lui-même. Et quand il croise Daisy, tous les deux sont dans un très mauvais état...
La dernière bobine, située après la mort de Daisy, le premier "climax" du drame (il y en a un deuxième, mais je ne vous le révélerai pas), est fascinante par une utilisation assez rare du flash-back, quelques années avant la structure chronologique déroutante de La charrette fantôme... Joe se remémore les bons moments entre deux gorgées de mauvais vin, et on voit non seulement les scènes que nous avons déjà vues, mais aussi d'autres, qui prolongent le drame, et la vie qui est sous nos yeux. Valdemar Psilander, qui EST le spectacle à lui tout seul, est évidemment impérial dans ce film et lui assurera un succès non négligeable... D'autant plus qu'il est décédé quelques semaines avant la sortie! mais le film avait ses mérites propres, avec ou sans sa vedette: ce qui allait persuader Sandberg, neuf années plus tard, de retourner à la conquête de l'Europe avec un remake en tous points superbe...
Copie du film (sans sous-titres) disponible sur le site du Danske Film Institut:
"L'homme au doigt manquant" (il n'est connu que sous ce patronyme générique) s'évade de prison, et ne tarde pas à réassembler sa bande de malfrats. Avec leur aide, il kidnappe un banquier avec l'intention d'en obtenir une rançon en échange... Mais la banque confie l'affaire à un détective doué...
L'ombre de Feuillade, encore et toujours, plane sur ce film, dont Sandberg, qui a déjà réalisé plusieurs films avec le même personnage et le même univers, fait une fois de plus un laboratoire de mise en scène atmosphérique. Il utilise avec une grande efficacité toutes les ressources offertes par le cadre, la profondeur de champ, le montage, et le décor...
Le titre est clair et explicite, mais l'identification du bandit qu'il permet est souvent utilisée pour des gros plans dynamiques, qui montrent que sandberg a tout compris de l'utilisation du signe cinématographique, à travers le recours à ces plans lents qui voient la main au doigt manquant en action: trois ans avant les premiers films de Fritz Lang, qui sera (en autre disciple déclaré de Louis Feuillade) un maître absolu de cette technique narrative... Un excellent exemple est cette scène au vours de laquelle une des complices du malfrat est dans un café, parlant avec un employé de banque: il frime un peu, montrant un badge qui lui donne accès aux endroits stratégiques de la banque. Lentement, elle prend le badge et le met à portée des mains de '"l'homme aux neuf doigts" (pour reprendre la terminologie originale). On verra juste la main de celui-ci, lentement, qui s'empare de l'objet...
C'est le premier film d'une série de cinq, qui seront tous réalisés par Sandberg. Tous n'ont pas survécu, et ce moyen métrage qui devait totaliser environ 40 minutes n'est pas non plus complet: il y manque un début qui aurait été une exposition... Cela étant dit, étant admis qu'on ne me fera jamais dire qu'il est bénéfique qu'un film se voie privé d'une partie de son métrage, le fait est qu'en l'état, ce film policier commence de la plus belle des façons, par une poursuite spectaculaire...
Le titre de la "série", tout d'abord": il signifie tout simplement "l'homme au doigt manquant"... On est en plein dans une période de création d'un genre, le cinéma policier, sous l'influence de Jasset et Feuillade, et Sandberg sacrifie au principe d'un héros et d'un anti-héros récurrents, comme Fantômas et Juve dans les cinq films de Feuillade, qui inspireront à peu près tout le courant policier (Lang en tête!) pour le reste du cinéma muet et même au-delà...
Deux policiers, Jackson (Alf Blütecher) et Warren (birger Von Cotta-Schonberg), sont à la poursuite d'un dangereux malfaiteur, Smith (Aage Hertel), qu'ils soupçonnent d'être le mystérieux bandit au doigt manquant, et il leur échappe. Par un stratagème, il les attire tous deux, séparément, dans une villa, afin de se débarrasser d'eux: ils sont tous deux, prisonniers, alors qu'une bombe va exploser... Notons que dans les copies Anglophones, Jackson devient Stacey et Smith le moins transparent Morton.
Coups de théâtre, poursuites, déguisements, ligotages, séquestrations, sauvetages de dernières minutes... Avec de telles situations, on ne s'étonnera pas que Sandberg, sous l'influence des styles baroques de Feuillade et Jasset, se jette à fond dans la bataille du suspense, et ça marche... Le film est sans doute un modeste effort, un complément de programme destiné à fidéliser les foules comme il en existait des tonnes dans toutes les cinématographies durant les années 10, mais il est très réussi...
Meyer, un mari (Oscar Stribolt) profite de l'absence de son épouse partie prendre des vacances à la mer, pour mener la grande vie. Mais quand elle revient, elle a la désagréable surprise de retrouver chez elle un homme, fin saoul, qui ne se rappelle même pas qu'il n'est pas M. Meyer...
C'est tout sauf subtil, et c'est un peu inattendu de la part de Sandberg, qui allait se spécialiser dans le drame et le mélodrame: son Clown de 1926 est une merveille... Mais le film se distingue des productions plus basiques de Lauritzen, par le recours à un dispositif intéressant: le mari rentre chez lui pour y voir son copain saoul aux prises avec son épouse, par le truchement de trous de serrures. La mise en scène se divise alors en trois... Pour le reste, c'est de la kolossale Komédie...
C'est une comédie d'une bobine, réalisée en 1914 par le futur metteur en scène des drames flamboyants comme Le Clown (1926) ou Revolutionhochzeit/Un mariage sous la terreur (1928), ou les adaptations très soignées de Dickens réalisées entre 1921 et 1924... Un petit peu inattendu, mais pour qui est un observateur de la façon dont fonctionnaient les studios de Copenhague, pas tant que ça! Sandberg, après tout, était un réalisateur sous contrat, et il en était à ce stade au début de sa carrière.
On reconnaîtra dans ce fragment un autre grand nom du cinéma Danois, tout aussi peu connu, sauf si on s'intéresse à son surnom: Carl Schenström, plus connu en France donc sous le sobriquet de Doublepatte (qui avec Harald Madsen, dit Patachon, formait un duo comique de superstars qui préfiguraient Laurel et Hardy)... Un acteur versatile, qui est d'ailleurs assez méconnaissable ici, en fait. Il n'était pas encore doté de son impressionnant nez postiche, et tout porte à croire que dans cette comédie incomplète il ne soit que le comparse...
Le film est donc réduit, d'une bobine (soit 15 minutes environ) à un fragment de deux minutes, qui présentent des gags, sans qu'on ait le contexte, difficile donc dans ces conditions de s'y retrouver dans l'intrigue! Voici ce que l'on peut reconstituer:
L'épicier Mikkelsen (Holger Pedersen-Gissemand) a soif et se rend dans une taverne où il se saoule en compagnie de ses amis. Il renverse du soda un peu partout, et essuie le poêle du café avec un mouchoir. Puis il s'essuie avec le même mouchoir et se couvre de suie. Quand il rentre chez lui il s'endort dans la baignoire, où son épouse qui le retrouve le lendemain le prend pour un ramoneur, qui si j'en croie le titre, avait sans doute prévenu qu'il passerait...
C'est encore un de ces films dont un fragment a survécu par accident, lorsqu'un documentariste a décidé d'incorporer un extrait d'un film dans une compilation consacrée au cinéma Danois entre 1913 et 1923... Même si on doute que le film soit du plus grand intérêt, on souhaite quand même qu'un jour, on puisse en retrouver une copie. Ces deux minutes ont rejoint la précieuse collection que le DFI consacre, sur leur site internet, à leur patrimoine muet: plus de quatre cent films y sont consultables, en HD et gratuitement...
Dans un bureau, la secrétaire (Gertrude Selby) est la coqueluche de tous les employés (Raymond Griffith et Fatty Voss)... Y compris du patron (Gene Rogers), d'ailleurs, ce qui déplait fortement à son épouse (Alice Howell)... Elle vient rendre des visites impromptues afin de s'assurer de la bonne marche de l'entreprise...
C'est à nouveau un film L-KO de Lehrman, qui tente ici de sortir des sentiers battus de Sennett, qui était très à l'aise à l'extérieur... Il nous propose un marivaudage dans un bureau, qui n'est pas conclu dans les copies existantes puisqu'il manque la résolution de la deuxième bobine...
A noter, sur la photo ci-dessus, c'est bien Raymond Griffith sans la moustache.