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8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 21:42

C'est un remake de The little orphan, de 1948: en voici un rappel du scénario: Jerry vaque à ses occupations, et reçoit une visite, celle de son neveu, une petite souris vorace... Il faut en permanence le nourrir...

Sinon, le film reprend vraiment toutes les situations, et quasiment tous les gags, se contentant d'évacuer toute apparition de mammy-Two-Shoes, la domestique Afro-Américaine. Le film est une reprise de certaines portions d'animations, même si Tom et Jerry ont été modernisés. Enfin, le format est pasé au Cinémascope...

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 21:36

Tom reçoit une lettre de son cousin George: il s'apprête à venir chez lui, mais lui demande de l'assurer qu'il n'y a pas de souris, car il en a peur. Tout en barricadant le trou de Jerry, Tom s'apprête à recevoir son cousin, et à lui faire peur par pure malice... Mais ce sera Jerry, qui sans jamais comprendre qu'il a affaire à un autre chat (George est un sosie de Tom qui parle avec la voix de Droopy), s'amusera beaucoup...

C'est un film mené à vive allure, avec une situation logique qui aurait pourtant fait le bonheur de Tex Avery... L'animation est celle de Hanna et Barbera dans la fin des années 50, mais ça reste très acceptable. On note avec plaisir qu'il offre une vraie variation sur les habitudes, en faisant de Jerry le méchant, et en imaginant cette situation délirante...

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Published by François Massarelli - dans Tom & Jerry Animation
8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 14:34

Le rideau qu'on a déchiré, dans le titre de ce film, est bien entendu le rideau de fer. Torn curtain naît de la présence occasionnelle, dans les journaux de l'époque, d'anecdotes contant la défection de scientifiques de l'Ouest... Entre la fin de la seconde guerre mondiale et le début des années 60, Hitchcock s'est très prudemment tenu à l'écart de la politique, et n'a jamais eu besoin de nommer ses espions (Ou ses commerçants en secrets, comme le fameux et excellent van Damme de North by northwest). C'est pourquoi l'apparition de deux films qui se vautrent dans le dur de la guerre froide (Par souci de suivre la mode du "réalisme"?) font tâche au milieu de son oeuvre... Mais ce n'est pas la seule raison. Le meilleur des deux reste bien sûr celui-ci, remarquez...

Le professeur Michael Armstrong (Paul Newman) et son assistante et fiancée Sarah Sherman (Julie Andrews) participent tous deux à un congrès en Scandinavie, mais le comportement de Michael intrigue de plus en plus Sarah: il n'était pas franchement emballé face à la décision de la jeune femme de l'accompagner, reçoit des messages intrigants et doit retirer un colis suspect dans une étrange librairie à Copenhague. Sans prévenir, il rompt avec Sarah, et annonce se rendre à Stockholm... En fait, c'est à Berlin Est que Michael, suivi de Sarah qui ne digère pas la situation et veut la comprendre jusqu'au bout, se retrouve, et annonce devant un parterre de journalistes, qu'il a décidé d'offrir ses services aux "démocraties populaires"... Mais on va se rendre très vite compte, bien entendu, que la vérité est beaucoup plus complexe.

Le film est raté à plus d'un titre, et pour commencer, bien sûr, il est trop long. Bien que divisé en trois parties distinctes, il est mal foutu et souffre d'un déséquilibre qui est essentiellement du à une scène longue, mais longue... Je veux parler du voyage en bus, motivé par la nécessité de "sortir" les deux Américains d'Allemagne de l'Est. Si on apprécie l'arrivée de Julie Andrews dans l'univers d'Hitchcock, qui campe une jeune femme "moderne" mais pas trop, on peut quand même faire remarquer qu'elle n'est que l'assistante du professeur Armstrong... En matière de modernité, on peut sans doute faire mieux!

C'est malgré tout son personnage qui va nous fournir le point de vue nécessaire à la compréhension de la première partie (durant laquelle elle doit croire à la défection de son fiancé), même si on peut la juger bien naïve au départ. Et elle acquiert une noblesse qui reste valide jusqu'à la fin du film... Mais Paul Newman est antipathique au possible, par exemple lorsqu'il manipule un professeur Est-Allemand pour lui soutirer des secrets, ce qui est rappelons-le le but de sa mission!

Quelques passages surnagent vraiment, à commencer par l'accumulation de mystères autour du personnage de Michael, vus par Sarah qui a peur de comprendre... Les moments durant lesquels le film ressemble à un petit thriller, au début, sont rendus d'autant plus intrigants par l'absence de musique... La scène la plus célèbre est celle durant laquelle le policier qui suit Michael partout se fait tuer... par un universitaire Américain et une fermière est-Allemande, et ni l'un ni l'autre ne savent y faire, alors Hitchcock nous montre, enfin, à quel point il est difficile de tuer un homme! Une jolie scène, muette et vue à distance, durant laquelle Michael révèle enfin à Sarah qu'il est en fait en mission pour les Etats-Unis, est gâchée par le fait qu'il est impossible que les Est-Allemands qui regardent eux aussi la scène ne se doutent pas de ce qui est en train de se passer...

J'ai fait allusion plus haut à l'absence occasionnelle de musique. L'histoire est connue: Bernard Herrmann a bien composé une partition pour le film, mais elle fut refusée. Hitchcock lui a substitué une bande originale de John Addison, fonctionnelle mais sans plus... Une page se tourne. Et le film suivant sera encore pire.

 

Torn curtain (Alfred Hitchcock, 1966)
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Published by François Massarelli - dans Alfred Hitchcock
8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 09:38

Dans un futur probablement un peu trop proche, la terre a bien changé: les armées n'existent plus et les humains doivent faire face à une pénurie de nourriture comme on n'en a jamais vue... on pousse les adolescents qui se construisent vers l'agriculture pour essayer d'enrayer le déclin et la famine inévitables... Comme le dit une enseignante, le gouvernement tente de permettre aux gens de survivre sur terre avant de regarder vers les étoiles... La même ajoute d'ailleurs qu'elle ne croit pas, pas plus que le gouvernement, au "mythe" d'Apollo: l'homme, officiellement, n'a jamais mis le pied sur la lune...

Cooper (Mathew McConaughey), un ancien pilote de la NASA, a donc tenté une reconversion, mais le naturel prend vite le dessus. Il élève deux enfants, un garçon de quinze et une fille de dix ans, cette dernière ayant depuis le décès de leur mère développé une sorte de rapport compliqué avec la réalité: elle affirme recevoir des visites d'un "fantôme" qui cherche à communiquer avec elle... Un jour le "fantôme" en question, situé dans sa bibliothèque, les guide vers une base secrète de la NASA: l'organisation existe toujours et a enclenché une tentative de reconquête de l'espace pour sauver l'humanité...

Compliqué: bien sûr, c'est le trait principal du cinéma de Nolan, qui aime à rendre ses films complexes et les édifie d'une façon qui pousse le spectateur à déconstruire et reconstruire en permanence les images qui lui sont proposées. D'une certaine façon, Dunkirk et Oppenheimer sont sans doute ses films les plus simples... Pas Interstellar

J'ai souvent été irrité par les excès que ça peut légitimement entraîner, notamment avec Inception dans lequel la structure en poupées-gigogne et la posture de défi du metteur en scène finissent par déboucher sur le vide (certes visrtuose) et l'esbroufe... Ce film pourtant débouche sur une sorte de science de l'image dans laquelle, tout en prenant le risque de perdre le spectateur, il nous promène dans une poésie cinématographique qui se situe du côté des plus grands. Il y a beaucoup de science dans cette science-fiction là, et ça fait parfois mal au cerveau: mais il suffit probablement de se laisser aller à la rêverie provoquée par ces maquettes, qui ont été privilégiées sur les effets numériques. Ceux-ci sont présents, certes, mais ils jouent le rôle de la vinaigrette dans la salade...

D'ailleurs de quoi ce film parle-t-il exactement? Comme d'habitude ce serait une erreur de se lancer dans le visionnage d'un film de science-fiction en y cherchant des solutions d'avenir. Non, le film parle, surtout, de la difficile survie aux liens. En ajoutant la distorsion du temps aux liens humains, aux affections, amours, et autre sentiments familiaux, questionne les tissus qui maintiennent les gens les uns contre les autres...

Et puis il y a un commentaire sinon visionnaire, en tout cas acerbe sur le monde en devenir des contemporains du tournage du film: on a anticipé dans Interstellar l'idée d'une terre qui n'en finit pas de se renfermer sur elle-même, avec cette enseignante qui assène au père de famille que sa fille devrait arrêter de croire au mythe de la conquête de l'espace, puisque le gouvernement a établi que l'homme n'a jamais été sur la lune. Ca fait particulièrement froid dans le dos...

Pour le reste, le film repose sur sa construction, elle-même fortement dépendante de ses énigmes, qui s'avèrent intrigantes... On y joue sur le temps, ce qui ne surprend pas tant quand on voit que dès le départ les questions de relativité du temps sont mises en exergue dans des discussions qu'il vaut mieux ne pas trop disséquer. Si on sent ici un petit cousinage avec le film Arrival de Denis Villeneuve, c'est quand même clair que ça tourne définitivement à l'avantage de ce dernier...

 

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Published by François Massarelli - dans Christopher Nolan Science-fiction
8 avril 2025 2 08 /04 /avril /2025 09:27

Sur un quai de Seine à paris, le clochard Pivoine (Michel Simon) philosophe au matin sur la montée des eaux pendant que son collègue Macaroni, coiffeur de son état (rené Lefebvre) finit la nuit dans leur installation, en compagnie d'une jeune femme (Line Noro)... Ils échangent quelques mots sous les yeux des passants...

...Quelques mots que nous n'entendrons pas: non que le film soit muet, mais il a tout simplement été perdu, et reconstitué à partir d'images muettes, peut-être des chutes. Le documentariste Sauvage gardait ses coupes, ses chutes et ses prises de second choix, c'est ce qui a permis à quelques films de ne pas disparaître totalement.

Le film? Difficile à juger forcément... s'il est étonnant que Sauvage se soit permis ce grand écart vers la comédie sociale alors que son domaine a toujours été l'obervation cinématographique (il allait ensuite collaborer avec Léon Poirier sur La Croisière Jaune, autour dun rallye Citroën au Sahara), sans doute a-t-il jugé plus prudent d'essayer le cinéma sonore avec une courte fiction...

Du reste, s'il a bien filmé les clochards dans leur installation en studio (et ça se voit), il a entrecoupé son film de vision des passants, et de nombreuses prises de vues authentiques des quais de scène, comme pour atténuer l'effet de l'artificialité. On y retrouve son oeil...

 

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Published by François Massarelli - dans André Sauvage
6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 22:44

Le peintre Edouard Groeg (un illustre inconnu) était un ami d'André sauvage, et il semble bien que ce film soit une sorte d'improvisation délirante des deux amis avec leurs épouses respectives, un passe-temps burlesque interprété par des gens qui font bien peu d'efforts pour cacher leur statut d'amateurs...

Groeg est donc M. Tesson, un minéralogiste un peu (beaucoup, plutôt) original, qui vit seul avec ses chats et ses sales manies. Quand M. Cymbol (Sauvage), son épouse arrivent chez lui avec une amie, il commence à s'intéresser à cette dernière...

On est un peu surpris devant une tentative de faire un film burlesque de la part d'André sauvage. Mais le court métrage en question n'était sans doute pas destiné, au départ, à être montré au public: cela étant, contrairement à d'autres oeuvres du metteur en scène, il a été conservé...

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Published by François Massarelli - dans André Sauvage Muet
6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 22:13

Ca commence, vraiment, n'importe comment: en lieu et place du logo Warner attendu, c'est une reprise de celui qui était utilisé our les Looney Tunes, dont on sait à quel point Joe Dante est un fan! Il a d'ailleurs souvent rappelé à quel point il estimait avoir une dette envers Chuck Jones, qu'il a engagé pour un petit rôle dans Gremlins. Et les segments des Looney tunes sont justement une occasion pour Jones de retourner à l'animation: le film commence donc par une courte tentative de prise de pouvoir de Daffy Duck sur Bugs Bunny. Sans aucun rapport, évidemment, avec les Gremlins... C'est en revanche totalement en phase avec l'anarchie totale du long métrage...

Spielberg, en confiant ce film au réalisateur du premier Gremlins (1984), savait-il que celui-ci allait se permettre tout ce qui lui passerait par la tête? En tout cas, le film a un semblant de scénario: alors que la boutique du vieux Wang est incendiée par des partenaires véreux qui travaillent pour l'affreux M. Clamp (Un autocrate multi-millionnaire vaguement mafieux, amoureux de son nom au point de le mettre partout, et d'ailleurs son nom se finit par mp, bref un salaud fasciste, quoi), les deux jeunes héros de Gremlins sont désormais des employés du gros business New-Yorkais... Donc de Clamp.

Billy est sérieusement mis sous pression par sa supérieure, sa petite amie Kate travaille à l'accueil des établissements Clamp et sinon le mogwai Gismo a été recueilli dans un laboratoire de recherche qui appartient à Clamp... 

A partir de là, on se doute qu'il y aura les catastrophes habituelles, mais la décision de Dante a été de ne se fixer aucune limite... Il n'hésite jamais à soulignerà gros traits les incohérences forcées, et nous livre très très vite les conditions de son chaos infernal orchestré par les Gremlins, pires que dans le premier film... Et son mauvais esprit s'en prend allègrement à la maladie des années 80 qui sont en train de passer à la décennie suivante, celle du profit, du libéralisme sauvage et emrpeint de mauvais goût... sachant que sa cible est inspirée de Donald Trump, on ne peut évidemment que lui donner raison.

De toute façon, Gremlins 2 devient très vite une sorte de parodie de parodie, un film impossible à prendre au sérieux, dans lequel toute l'énergie se concentre sur le sabotage, à tel point que les Gremlins, créatures douées voire surdouées pour le sabotage total, prennent le pouvoir sur le tissu filmique, au point de sortir de l'écran pour envahir les salles de montage. Deux versions existent, une pour le cinéma, et une pour la télévision, dans lesquelles le film est parasité par d'autres médias (dont les Looney Tunes, donc, voir plus haut: finalement cette ouverture avait un sens)... Une habitude pour Dante, mais rarement avec autant d'énergie destructrice. Et pourtant il n'est pas trop difficile d'aimer le film, qui a le bon goût de ne jamais cacher ce qu'il est, c'est à dire presque un accident industriel, une suite inutile d'un classique inattendu, un film qui n'aurait jamais du exister...

Inutile de dire que les rapports entre Dante et Spielberg ont du sérieusement souffrir en conséquence de ce film saboté. La carrière du metteur en scène est d'ailleurs passée dans le rouge à partir de cette période, et il ne s'en est jamais vraiment remis, acceptant des films de plus en plus rarement proposés, et de moins en moins intéressants...

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Published by François Massarelli - dans Joe Dante
6 avril 2025 7 06 /04 /avril /2025 17:36

En 1927, le documentariste André Sauvage a donc tourné ce voyage en Grèce, et en a tiré un long métrage... perdu. Seules restent des images disjointes, des chutes, des plans de second choix, des coupes et quelques fragments...

Réduit à une demi-heure sans véritable ordre ni construction, le "film" (ou son fantôme...) porte malgré tout en lui un je-ne-sais quoi de totalement poétique, une sorte de portrait d'une certaine vérité, à l'écart des images d'Epinal: des vues de la misère et de la joie, des hommes au travail, de la vie forcément "exotique" de cet ailleurs qui nous est présenté à l'écran. Quant à savoir ce que Sauvage a mis dans son film, eh bien... On ne saura jamais!

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Published by François Massarelli - dans André Sauvage Muet * 1927
3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 22:25

Ce film est une promenade, et qui prend son temps, dans le Paris de 1927 - 1928, par André Sauvage, cinéaste qui avait choisi le documentaire comme étant son mode d'expression. Un moyen comme un autre d'assumer son envie de cinéma, à travers une vision poétique, calme et posée, des choses. 

On y sent une tendresse, une envie de s'arrêter sur la vision des gens; comme Grémillon pas loin de lui, comme Hawks aux Etats-Unis, Sauvage aimait sans doute les gens au travail, dont il capte parfois la concentration, à distance respectueuse... Mais il capte aussi ceux qui, à côté, flânent, et prennent leur temps. Lui aussi, et nous aussi du même coup.

Et comme il vient à Paris par les canaux, on profite de visions poétiques: la lente descente ou remontée d'une péniche à une écluse, restituée en accéléré, semble réussir à trouver le moyen d'être belle, au lieu de ressortir du burlesque par la simple grâce de l'accélération du mouvement; en s'enfonçant dans le Cnal Saint-Martin, le cinéaste voit et nous transmet des rayons de lumière qui viennent d'en haut... C'est d'une grande beauté.

Le film suit le rythme à la fois indolent et sûr des péniches, et nous invite à profiter de ce qu'un artiste ait arrêté le temps, pour laisser sa caméra s'imprégner des images d'une grande ville, donc d'un endroit qui ne peut que changer, et changer encore au gré des époques. Presque cent années plus tard, Paris est toujours Paris, mais ce n'est pourtant pas la même ville... Comme ces plans qui opposent des camions qui s'affairent, et un troupeau de chèvres battant le même pavé Parisien...

Bref: comme Berlin, symphonie d'une grande ville, mais sans sa luxuriance, ce film lent et contemplatif a le culot d'être toujours en mouvement, pourtant... Il se place du côté des observateurs, des traqueurs du détail, des Tati par exemple, ou de Vigo, mais sans l'acidité d'A propos de Nice. C'est un très beau film... 

 

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Published by François Massarelli - dans 1928 Muet André Sauvage *
3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 22:14

Sauvage fait partie de ces pionniers du documentaire qui sont si nombreux... mais pas en France: la Grande-Bretagne, me semble-t-il, pouvait en compter beaucoup plus... Les Allemands s'y frottaient aussi comme Ruttmann et son célèbre Berlin, symphonie d'une grande ville: c'était un exercice incontournable de l'avant-garde outre-Rhin.

C'est que souvent le documentaire en France dans les années 20 était une étape, un moyen de faire un premier film, avec ou sans visée didactique (la notion de époint de vue" a permis par exemple à Jean Vigo, Pierre Chenal ou Marcel carné de faire leurs premières armes...); mais faire carrière dans le documentaire, peu en France s'y risquaient.

Cette Traversée du Grépon est un film de montagne, consacré à une ascension de l'Aiguille du Grépon, un des sommets du massif du Mont Blanc (sis à 3400 mètres)... tel qu'il est, on ne se méfie pas outre mesure: on voit bien un film de montagne, avec son départ des voyageurs au petit matin, son exposé didactique de la marche à suivre, et ses belles et douces images à la dignité lyrique... Rien de nouveau, juste le plaisir de la montagne sur l'écran.

Et pourtant... le film tel que Sauvage, qui participait évidemment à l'expédition avec sa caméra, l'a conçu, est perdu. Ce qu'il peut en être montré aujourd'hui, ce sont leschutes, remontées dans un sens qui respecte la volonté du cinéaste dans son film initial. C'est peu banal: ce n'est pas un film, mais une sorte de fantôme cinématographique...

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Published by François Massarelli - dans André Sauvage Documentaire Muet