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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 15:49

Un avocat sans le sou et sans scrupules non plus tombe sur une possible affaire juteuse: recueillant les derniers mots d'un accidenté de la route, en plein carnaval de Nice, il commence à faire chanter son ancienne maîtresse, remariée à un bourgeois chatouilleux de sa réputation... Mais un mystérieux playboy, qui se surnomme lui-même Le Joker, surveille la situation et prend parti pour la jeune femme, dont la petite soeur lui plait...

C'est l'un des derniers films de la Nordisk, la compagnie Danoise fondée 22 années auparavant, et qui avait pendant un certain temps été à l'avant-garde absolue du cinéma mondial. Mais les temps sont durs, un autre pays a été identifié comme la Mecque du cinéma, et en Europe l'Allemagne, la France et l'Italie sont les nouveaux meneurs de jeu: l'enjeu pour les studios à cette période est tout bonnement leur survie, à travers la possibilité ou non de maintenir une production locale indépendante. Depuis le début de la décennie, Dreyer, par exemple, avait souvent passé les frontières, réalisant des films pour la Suède, l'Allemagne, la Norvège ou la France. Anders Sandberg tournait en Allemagne, Benjamin Christensen, parti dès 1918, était désormais aux Etats-Unis, et Urban Gad ne tournait plus.

Ce film est assez quelconque: mis en scène sans la moindre imagination, mais avec soin, il est totalement inoffensif... C'est la conséquence d'une telle situation: co-production Germano-Danoise, il est réalisé par un vétéran sans grand génie, et interprété par des Danois (Philip Bech), des Anglais (Henry Edards et Miles Mander), des Allemands (Elga Brink) et des Français (Gabriel Gabrio, Renée Heribel). Le propos est déplacé à Nice, ce qui permet de mettre en scène une sorte de société fantoche qui n'a rien d'autre à faire que de faire la fête en permanence et de se vautrer dans le champagne. Le personnage principal, interprété par Edwards, est une sorte d'Arsène Lupin, l'illégalité en moins, qui dispose de revenus considérables... 

Considérable? Le film ne l'est pas. Et la compagnie Danoise qui l'a produit n'a pas pu être sauvée...

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Published by François Massarelli - dans 1928 Muet
19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 08:59

Un manager d'un sport de combat a perdu son champion, au moment d'affronter un colosse. Il lui faut impérativement trouver un candidat pour le remplacer: comme on ne veut pas trop admettre la situation délicate la décision est prise de rédiger une petite annonce codée. Au lieu de faire appel à des lutteurs, on fait appel à "un acteur spécialisé dans les rôles violents"... Le pauvre type choisi (Jacques Tati) n'est pas autre chose, lui qui doit subir 24 heures sur 24 l'animosité de son épouse à son égard...

Oublions vite ce film, dont le script est signé de Tati, et dans lequel il interprète un personnage principal vite relégué à l'arrière-plan, par des acteurs désagréables, pas toujours compétents, et par une bande-son occupée en permanence par un dialogue agressif et jamais drôle: le contraire donc de son cinéma à venir... On peut remarquer qu'en lutteur malgré lui, Tati se souvient probablement de la leçon de Chaplin, mais même le match est parasité par d'autres actions d'autres personnages... 

 

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Published by François Massarelli - dans Jacques Tati Comédie
17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 18:06

En 1978, à l'occasion d'une rencontre entre le club de Football de Bastia et celui d'Eindhoven, Jacques Tati filme l'effervescence de la population locale qui repeint tout aux couleurs du club...

C'est parce qu'il savait que Tati était un grand fan de sport que le président du club, Gilbert Trigano, lui a demandé de réaliser ce court métrage. Il ne s'agissait donc pas seulement d'une commande de circonstance. On reconnaît l'oeil de Tati qui a placé sa caméra quelquefois en attente de quelque chose qui pouvait éventuellement se passer (des gamins qui jouent avec des pétards, ou des mamies qui se livrent à des séances de graffiti sur les murs Bastiais)...

Mais c'est quand même assez austère: si comme moi vous êtes un farouche ignorant militant de la chose sportive, ça vous laissera froid. Il faut croire que je ne suis pas le seul, puisque ce film de 25 minutes est resté très longtemps inédit, oublié et non monté... C'est donc le dernier film de Jacques Tati, sorti en... 2000, soit 18 ans après sa mort.

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Published by François Massarelli - dans Jacques Tati
17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 17:30

 

Dans un cirque, Jacques Tati, Monsieur Loyal et clown occasionnel, présente un spectacle qui se veut démocratique: d'un côté, le public peut participer, et de l'autre les artistes sont parfois supplantés par des curieux qui ont plus de talent...

Etrange sortie de piste pour Jacques Tati. On jurerait que ce film est fait de bouts de ficelles, tournés au hasard des occasions, et assemblés afin de permettre la sortie artificielle d'un sixième long métrage du maître: ça ne sonne pas très charitable, mais il est effectivement dur d'entrer dans un film qui affiche aussi ostensiblement son côté patchwork... Et pas de Hulot à l'horizon: je suis d'accord avec Stéphane Goudet, le spécialiste de Tati, quand il dit que tout, dans l'oeuvre du metteur en scène / acteur, concourt à désintégrer le héros Hulot, au point de l'avoir littéralement perdu dans un champ envahi de voitures anonymes à la fin de Trafic. Et ici, même si Tati remplace Hulot et occupe sa part d'espace en montreur de cirque, et même s'il profite de l'occasion pour y interpréter ses sketches de pantomime qui l'avaient révélé en 1935, il disparaît souvent des plans qui le montrent, et sort du film sur un énième relais, après avoir symboliquement donné une étoile couverte de paillettes à une jeune chanteuse/danseuse, et laisse des enfants s'approprier la scène vide comme pour laisser place aux jeunes...

Mais ce type de fin, il la pratique aussi depuis Les vacances de M. Hulot, quand il s'éternise sur le lieu de villégiature (St-Marc Sur Mer, 44) après que les vacanciers l'aient déserté, et il a systématiquement procédé à des conclusions similaires dans les trois longs métrages de fiction qui ont suivi. Cette fois, pourtant, Tati n'est que Tati si on peut dire, et il n'est qu'un participant, avec ses talents (la pantomime, intacte 40 ans après) et ses défauts (pourquoi danse-t-il en faisant semblant de chanter, c'est un moment très embarrassant, et je ne sais pas si c'est du second degré...). Son propos, dans ce film qui commence par montrer que le public joue aussi (de jeunes membres du public se coiffent de balises de chantier avant d'entrer dans le cirque), c'est d'abolir les barrières entre public et artistes, de montrer que le public peut remplacer les artistes, et de proposer une vision tellement fausse du public (des photos de gens sont ostensiblement placées sur les gradins) qu'on en profite aussi pour redéfinir le vrai et le faux...

C'est donc ambitieux, c'est aussi mal foutu: le grain de la vidéo est absolument atroce et se marie mal avec le grain de la pellicule: des séquences ont été tournées en France en 1974, d'autres en Suède en 1973, et le plus gros du tournage était en vidéo légère dans un cirque-théâtre à Stockholm. Le son est comme d'habitude, pas vraiment synchronisé, ce qui devient carrément embarrassant quand on présente la chanteuse Pia Colombo, qui a l'air de réaliser un play-back sur une autre chanson que celle qu'on entend. 

La qualité des numéros présents est inégale aussi, on se souviendra longtemps du numéro des Vétérans, un groupe d'acrobates-musiciens-clowns, mais ils viennent faire des variations des mêmes cascades à quatre reprises... Un numéro musical hilarant est bien trop court. Une intervention d'un clown qui prétend être illusionniste est menée admirablement à sa logique... Hélas, signe des temps, un groupe de rock hirsute joue un titre de sa composition, très 1972, durant ce qui ressemble à une éternité, et en prime Tati, qui avait manifestement planifié de longue date cette présence envahissante de ce qu'on appelait à l'époque de la musique pop, a filmé trois groupes différents dans trois lieux différents (avec des guitares différentes) et ça se voit... Mais le film accumule aussi les gags subtils purement visuels, parfois tellement délicats qu'on ne les verra pas, et aussi des non sequiturs, des étranges passages sans fin, qui nous feraient presque penser à une autre expérience burlesque contemporaine du film, télévisuelle celle là, autour d'un autre cirque, mais volant.

Voilà, c'est le chant du cygne involontaire d'un artiste exigeant, curieux de tout, et qui avait prévu de rebondir, filmant par ailleurs un ajout à ses Vacances de M. Hulot en hommage à Jaws de Spielberg, en 1978; en 1978 également, il tournait Forza Bastia, un court métrage de commande à la gloire du club de football de Bastia, qui allait rester dans les tiroirs pendant 22 années avant que Sophie Tatischeff ne le monte et ne le montre... Tati qui voulait continuer à remonter ses films ad vitam aeternam, souhaitait à la fin de sa vie mener un dernier projet, intitulé Confusion, dans lequel tout aurait été mélangé, réalité et mensonge, personnage et acteur, public et artistes. En l'absence de ce curieux film qui ne se fera jamais, contentons-nous déjà de cette intrigante Parade...

 

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Published by François Massarelli - dans Jacques Tati
16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 18:04

La famille Atreides est désignée par l'empereur pour gérer désormais la planète désertique Arrakis (également connue sous le nom sans ambiguité de "Dune"), là où se trouve la précieuse Epice... Mais c'est un piège et non un cadeau, car le baron Harkonnen, ennemi mortel de la famille Atreides, ca utiliser l'opportunité pour les attaquer. Leto Atreides (Oscar Isaac) est fait prisonnier, mais sa concubine Jessica (Rebecca Ferguson) et leur fils Paul (Timothée Chalamet) parviennent à s'enfuir. Leur but: rejoindre le peuple des Fremen, dans le désert, pour s'allier à eux...

C'est sans espoir: quel que soit le metteur en scène, quel que soit le style (opéra grandiloquent pour Lynch, pieds sur terre et physiquement logique pour Villeneuve), je suis aussi réfractaire à l'univers de Dune que je l'ai toujours été, et incapable de prendre autrement que par la rigolade ces fronçages de sourcils si sérieux que, je n'en doute absolument pas, l'équipe a certainement pris au premier degré. Je l'espère pour eux, en tout cas. 

Cela dit, on finit, après quarante-cinq minutes d'exposition, par prendre du plaisir, un plaisir essentiellement esthétique, devant ce film lent et majestueux, où Denis Villeneuve ne peut s'empêcher de toujours sembler prendre le point de vue de l'observateur étranger, un observateur souvent fasciné comme pouvait l'être par exemple la linguiste de The arrival...

Bon, tout ça reste évidemment austère pour les non-initiés de toute façon, d'autant qu'il s'agit assez clairement de l'exposition d'une série de films...

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Published by François Massarelli - dans Denis Villeneuve Science-fiction
16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 17:56

La caméra de Lamprecht se promène en Sicile, au pied de l'Etna... Et en profite pour visiter les villages environnants, et saluer la population...

Filmant le volcan, Lamprecht agit finalement bien plus en touriste qu'en cinéaste, se désintéressant bien vite d'un géant de feu, qui bien qu'actif, reste bien sage durant le séjour. Pas de drame en vue donc, et on notera que Lamprecht, qui aimait croire qu'il montrait la vie sans la moindre idéologie, est une fois de plus attiré en optimiste par la vie en apparence indolente des habitants... Le film est manifestement peu connu, absent des filmographies officielles.

https://www.youtube.com/watch?v=sr_ItruvadE

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Published by François Massarelli - dans Gerhard Lamprecht Muet Documentaire
15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 09:22

Trois histoires sur l'occulte sont racontées à Robert Benchley: dans la première, une jeune femme laide (Betty Field) se voit dotée d'un masque qui la rend belle pour enfin oser aborder l'homme qu'elle aime (Robert Cummings); la deuxième histoire est celle d'un avocat (Edward G. Robinson) qui se voit prédire un destin tragique par un chiromancien (Thomas Mitchell): il tuera un homme. Comme il est pragmatique, l'avocat décide de s'en occuper le plus vite possible afin de pouvoir passer à autre chose... Enfin, un funambule (Charles Boyer) est assailli par le doute après avoir effectué un rêve dans lequel il a un accident pendant son numéro; un rêve dans lequel il rencontre une mystérieuse femme (Barbara Stanwyck) dont il tombe amoureux. Quand il la croise dans la vraie vie, Gaspar comprend que son rêve était prémonitoire...

Il y a fort à parier que si Duvivier n'était pas le metteur en scène de ce film, on n'en parlerait pas autant: avec sa compilation de trois intrigues (il y en avait quatre à l'origine), le film aurait tout du bouche-trou de série B. Mais dans les mains du réalisateur, qui dispose en prime d'un excellent casting, le film prend une distinction et une classe impressionnante, tout en restant d'abord et avant tout un exercice de style brillant et fort bien exécuté. Et quel style! Les séquences de la fête costumée du premier segment (avec des costumes qui sèment le doute, puisque le thème est clairement l'enfer et le paradis), notamment d'impressionnants plans-séquences, les gros plans enchaînés dans le rêve de Gaspar, Duvivier adapte avec brio sa mise en scène aux studios Américains...

Deux détails pour finir: d'une part, Duvivier depuis Un carnet de bal, qui a été refait avec Alexander Korda (Lydia), et Tales of Manhattan, est clairement devenu l'homme des films-anthologie. Je ne suis pas sûr que cet aspect le réjouissait, mais il lui permettait de se livrer à son péché mignon, les fins tragiques, plusieurs fois par film! Sinon, l'ironie cinglante du deuxième segment est aisément reconnaissable, puisqu'il s'agit d'une adaptation de Lord Arthur Savile's crime d'Oscar Wilde.

 

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Published by François Massarelli - dans Julien Duvivier Barbara Stanwyck
15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 09:06

Mamie Smith, une jeune orpheline (Marion Davies), a été placée par son orphelinat auprès d'une jeune mère (Hedda Hopper) qui vit seule avec son bébé. Le mari est parti faire fortune, mais semble s'être perdu en chemin vers le Mexique, et les dernières nouvelles ne sont pas bonnes, puisqu'il décide de rompre avec sa famille... A la mort de Mrs Caldwell, Mamie décide de partir à la recherche du père en compagnie de Zander, le petit garçon. En chemin vers le Mexique, elle va trouver une petite maison en Arizona tenue par trois bandits. L'un d'entre eux est troublé quand il apprend l'histoire du petit garçon...

C'est le premier film MGM de Marion Davies, et selon son habitude, William Randolph Hearst s'est mêlé de tout au point de tempérer quelque peu l'intérêt de la production. On est assez proche, une fois de plus, d'une atmosphère à la Mary Pickford, dont Marion imite ici une fois de plus les boucles... Elle est charmante mais un peu engoncée dans un rôle qui ne lui permet pas suffisamment d'exprimer son caractère extravagant: c'est dommage... Et le film est entièrement suspendue à un grand final qui prend tant de place qu'en l'attendant on s'ennuie un peu.

Reste d'authentiques scènes de comédie, qui sont à la fois une réminiscence évidente de Daddy Long Legs, de Marshall Neilan, avec vous savez qui, et l'occasion pour Marion Davies de jouer sans maquillage aucun des scènes de réelle comédie physique: elle y est excellente. On reconnaît aussi un truc qu'elle a utilisé assez souvent, dans Little Old New York ou plus tard dans Lights of old Broadway et The Red Mill: passer de scènes sans fard ni artifices, à un maquillage sophistiqué: la transformation du vilain petit canard en grand cygne, ou plus sûrement la transformation de Marion Davies en cette statue de normalité qui était tant souhaitée par William Randolph Hearst...

 

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Published by François Massarelli - dans Marion Davies Muet 1925 Comédie **
14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 13:28

Schenstrom et Madsen ont trouvé un coin de paradis, une plage sur laquelle ils essayent de séduire des baigneuses... Ils se font une amie, Mona, dont ils sont tous deux amoureux. Mais ils sont rattrapés par le service mirlitaire! Sommés de rejoindre leur base, ils vont se retrouver en cantonnement dans une ferme qui est tenue... par la tante de Mona:le monde est petit...

Ca manquait, sans doute, à leur panoplie: ceux qu'on connaît ici sous le nom de Doublepatte et Patachon ont, en effet, été minotiers, artificiers, acteurs, politiciens, photographes, vagabonds, maîtres de danse, voire Quichotte et Panza, mais jamais soldats, à une époque où a tradition du comique troupier était encore vivace: la même année, Maurice Tourneur sortait Les gaietés de l'escadron d'après Courteline... Mais ce n'est pas le meilleur du film, pourtant. 

Non, le meilleur ce sont les dix premières minutes, qui voient les deux héros rivaliser d'ingéniosité bizarre pour se faire une place sur le sable: cet univers reste celui auquel ils revenaient toujours, avec Lau Lauritzen qui reste de toute évidence le meilleur metteur en scène qui ait pu travailler avec eux, ou en tout cas celui qui les comprenait le mieux, leur laissait mener leurs personnages à leur guise, et ne cherchait pas à les diriger plus que nécessaire...

Ce film très moyen est le dernier muet du trio, un film muet tardif: seuls quelques pays, à l'est de l'Europe (l'URSS, la chine et le Japon notamment) pratiquaient encore l'art de la pantomime au cinéma. Et comme d'autres, Carl Schenstrom et Harald Madsen vont être à jamais assimilé à cette merveilleuse période du cinéma mondial. Y compris avec des films parfois médiocres, ce qui st clairement le cas de ce long métrage...

 

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Published by François Massarelli - dans Lau Lauritzen Muet 1932 Comédie Schenström & Madsen *
13 février 2022 7 13 /02 /février /2022 15:57

Un pianiste joue tellement fort d'un instrument, qu'il irrite tout l'immeuble. A plus forte raison quand il s'avère que le piano, enchanté, entraine malgré eux les habitants de la maison dans une danse sur laquelle ils n'ont aucun contrôle...

Ce n'est pas la première, ni la dernière incarnation de cette intrigue, mais c'est une excellente version, par l'allant et la conviction des interprètes, dont Alice Guy profite pour représenter les corps de métier de l'époque, avec leurs signes distinctifs.

Sinon, comment ne pas penser à une autre oeuvre, immortelle celle-là, dans laquelle un autre instrument maléfique oblige les gens à danser jusqu'à épuisement des troupes? Une flûte, six trous, et des petits bonshommes bleus... 

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Published by François Massarelli - dans Alice Guy Muet Comédie